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La Nuit des aventuriers
Date de parution : 26/08/2021
Éditeurs :
Plon

La Nuit des aventuriers

Date de parution : 26/08/2021
Rentrée littéraire Plon 2021.
La Nuit des aventuriers est le roman vrai, au rythme et au souffle très travaillés, d’un coup d’Etat presque parfait. Si la conjuration du 2 décembre 1851 a si bien réussi, c’est qu’elle apparaissait  inéluctable à ses contemporains ; elle scellait la faillite manifeste des élites. Or, que vivons-nous aujourd’hui sinon la défaillance des nôtres ? Même enfermement, même cécité…
« C’est étrange, au boudoir, ces hommes en noir. Graves. Fermés. Détonnant parmi le mobilier précieux, tendu de satin parme brodé d’argent. C’est cela, parfaitement incongrus.
Ils esquissent des gestes, s’interrogent...
« C’est étrange, au boudoir, ces hommes en noir. Graves. Fermés. Détonnant parmi le mobilier précieux, tendu de satin parme brodé d’argent. C’est cela, parfaitement incongrus.
Ils esquissent des gestes, s’interrogent du regard… De toute évidence, ils attendent. On inclinerait volontiers pour le rendez-vous galant. Tout y invite en ce salon...
« C’est étrange, au boudoir, ces hommes en noir. Graves. Fermés. Détonnant parmi le mobilier précieux, tendu de satin parme brodé d’argent. C’est cela, parfaitement incongrus.
Ils esquissent des gestes, s’interrogent du regard… De toute évidence, ils attendent. On inclinerait volontiers pour le rendez-vous galant. Tout y invite en ce salon retiré, ouvrant sur les jardins immenses du palais présidentiel, tout, absolument tout. Mais à la longue, dans la nuit de décembre, cette douceur presque languide pourrait bien refroidir les ardeurs. On voudrait une bonbonnière ; c’est une veillée funèbre. »
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EAN : 9782259306386
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 210 mm
EAN : 9782259306386
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • talou61 28/09/2022
    Comment meurt une République ! Le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851 qui mit fin à la seconde République comme si vous y étiez ! Un style vif, un peu complexe, entrecoupé par des pensées du futur empereur. Il faut très bien connaître l'évènement et tous les intervenants pour s'y retrouver. Les pensées de Napoléon III surgissent brusquement et l'on se perd un peu. Les dernières pages, les paroles de Napoléon III jugeant notre démocratie contemporaine sont mal venues. J'ai trouvé que l'auteur était on ne peut plus complaisant avec le "Napoléon le petit " et son coup d'Etat ! Une lecture assez addictive et alerte !
  • migdal 23/12/2021
    Véritable reportage, cet écrit mène le lecteur en décembre 1851 et lui fait vivre le coup d’état qui introduit le second empire en le plaçant dans les coulisses de l’Elysée pour observer les acteurs, « les aventuriers », Fleury, Magnan, Morny, Persigny qui entourent le Président Louis-Napoléon, et leurs « exécuteurs de basses oeuvres », le préfet Maupas, le Colonel Espinasse qui occupent l’assemblée nationale et emprisonnent les rares députés remuants, dans une indifférence quasi complète de la population qui avait vu la République abolir les ateliers nationaux, sous les applaudissements de Victor Hugo, et limiter le suffrage universel le 31 mai 1850. Ecrit en insérant des dialogues extraits des mémoires ou rapports des acteurs du drame, ce roman est d’une grande rigueur et fort instructif. J’ai regretté malgré tout que son auteur se laisse aller à des comparaisons anachroniques (gilets jaunes par exemple) et adopte un ton assez méprisant vis à vis de la quasi totalité des personnes impliquées … à ses yeux nul ne sort grandi, ni le Président et son entourage, ni les opposants (députés ou membres de clubs), ni notre poète national Victor Hugo. La faillite de la deuxième république et de ses dirigeants provoque le réflexe « sortez les sortants » qui... Véritable reportage, cet écrit mène le lecteur en décembre 1851 et lui fait vivre le coup d’état qui introduit le second empire en le plaçant dans les coulisses de l’Elysée pour observer les acteurs, « les aventuriers », Fleury, Magnan, Morny, Persigny qui entourent le Président Louis-Napoléon, et leurs « exécuteurs de basses oeuvres », le préfet Maupas, le Colonel Espinasse qui occupent l’assemblée nationale et emprisonnent les rares députés remuants, dans une indifférence quasi complète de la population qui avait vu la République abolir les ateliers nationaux, sous les applaudissements de Victor Hugo, et limiter le suffrage universel le 31 mai 1850. Ecrit en insérant des dialogues extraits des mémoires ou rapports des acteurs du drame, ce roman est d’une grande rigueur et fort instructif. J’ai regretté malgré tout que son auteur se laisse aller à des comparaisons anachroniques (gilets jaunes par exemple) et adopte un ton assez méprisant vis à vis de la quasi totalité des personnes impliquées … à ses yeux nul ne sort grandi, ni le Président et son entourage, ni les opposants (députés ou membres de clubs), ni notre poète national Victor Hugo. La faillite de la deuxième république et de ses dirigeants provoque le réflexe « sortez les sortants » qui condamne le régime. Scénario revécu lorsque la troisième république transmet ses pouvoirs au Maréchal Pétain à l’été 1940 et lorsque la quatrième république appelle le Général de Gaulle au lendemain du 13 mai 1958. Cette découverte de Nicolas Chaudun me donne envie et curiosité de découvrir ses autres ouvrages sur Haussmann, la débâcle de 1870 et l’incendie du Louvre.
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  • Newwavebac 10/12/2021
    Livre très intéressant, au procédé assez original. C’est un pan de l’histoire tout à fait passionnant et en cette année Napoléon (2021), il est légitime de se pencher sur le coup d’Etat du 2 décembre 1851 dans une perspective « d’histoire réelle », à l’instar de ce que fait Camille Pascal dans ses livres. Nous suivons là les échauffourées qui ont suivi le coup d’Etat, les querelles entre Morny, demi-frère du Prince, Maupas, préfet de Paris et d’autres protagonistes dans l’entourage du futur Napoléon III. Le seul agacement provient des allusions au présent (quoi qu’il en coûte, Jupiter,…), où l’auteur joue au plus malin dans des références qui ancrent inutilement le livre dans une actualité déjà dépassée une fois le livre publié…
  • laumal 28/11/2021
    COMMENT FAIRE UN COUP D’ETAT SANS SE PRENDRE AU SERIEUX Derrière une sage couverture blanche, la couleur est tout de suite annoncée « Il y a des types qui sont clandestins, comme ça, et puis un jour ils deviennent ministres » Dans un de mes films cultes, L’Aventure c’est l’Aventure, Nino, Jacques, Simon, Alfred et Charlot se spécialisent dans les enlèvements ( celui de Johnny Hallyday, le Pape…) . J’ai retrouvé cette même ambiance d’amateurisme foutraque dans « La Nuit des Aventuriers ». Les bras cassés s’appellent ici Louis Napoléon Bonaparte, son demi-frère Morny, Persigny et un général peu scrupuleux boucher brûlé au soleil de l’Afrique , Saint Arnaud ; minute par minute, on suit le Coup d’Etat du 2 Décembre 1851, lequel inaugurera le Second Empire. Tout est fait très vaguement. On oublie la proclamation censée mobiliser les troupes, on promet des postes de ministère à tire larigot, on néglige de mettre des troupes au pied des églises, laissant n’importe qui sonner le tocsin, ordres et contrordres se succèdent. De même que Charlot, dans l’Aventure c’est l’Aventure avait oublié d’enfermer le Général Ernesto Juarez, la fine équipe oublie de coffrer Victor Hugo, le plus acharné de leurs opposants… Dans le camp d’en... COMMENT FAIRE UN COUP D’ETAT SANS SE PRENDRE AU SERIEUX Derrière une sage couverture blanche, la couleur est tout de suite annoncée « Il y a des types qui sont clandestins, comme ça, et puis un jour ils deviennent ministres » Dans un de mes films cultes, L’Aventure c’est l’Aventure, Nino, Jacques, Simon, Alfred et Charlot se spécialisent dans les enlèvements ( celui de Johnny Hallyday, le Pape…) . J’ai retrouvé cette même ambiance d’amateurisme foutraque dans « La Nuit des Aventuriers ». Les bras cassés s’appellent ici Louis Napoléon Bonaparte, son demi-frère Morny, Persigny et un général peu scrupuleux boucher brûlé au soleil de l’Afrique , Saint Arnaud ; minute par minute, on suit le Coup d’Etat du 2 Décembre 1851, lequel inaugurera le Second Empire. Tout est fait très vaguement. On oublie la proclamation censée mobiliser les troupes, on promet des postes de ministère à tire larigot, on néglige de mettre des troupes au pied des églises, laissant n’importe qui sonner le tocsin, ordres et contrordres se succèdent. De même que Charlot, dans l’Aventure c’est l’Aventure avait oublié d’enfermer le Général Ernesto Juarez, la fine équipe oublie de coffrer Victor Hugo, le plus acharné de leurs opposants… Dans le camp d’en face, ce n’est guère plus brillant : les députés sont « cueillis, les cils poissés de sommeil, encore coiffés de leur bonnet de nuit, la plupart des proscrits n’opposent qu’une résistance de pure forme. Des mots, encore et rarement spirituels », leur analyse politique est faite de « lénifiantes banalités « Je vous l’avais bien dit » » si vous m’aviez écouté » L’Empereur regarde cette comédie de lâchetés et démissions avec un détachement narquois, le regard introuvable derrière d’épaisses volutes de fumées qui empestent tous ses interlocuteurs. On se moque avec lui de cet amateurisme inventif ; on ressort consolé de notre époque, en se disant que l’esprit d’entreprise, l’énergie brouillonne, la désinvolture, la fantaisie et l’audace viennent à bout de tout si on a de la chance. Le style enfin est l’un des plus brillants des auteurs contemporains. Je n’ai lu aucun auteur vivant qui sache ciseler la langue comme ici, pour servir un récit tout en la maintenant dans un cadre classique. Le meilleur de l’esprit français, on vous dit !
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  • Bigmammy 22/11/2021
    2 décembre 1851 : la mécanique d'un coup d'état, l'attente angoissante de sa réussite. Nous voici au coeur d'une cellule de combat. Dans un salon du palais de l'Elysée drapé de couleur parme et rehaussé d'argent, sont réunis autour de Louis-Napoléon, Prince premier président de la Deuxième République élu au suffrage universel et sa garde rapprochée : son chef de cabinet Jean-François Mocquard, un général Ministre, le Préfet de police Maupas, un député … Tour à tour aussi, Charles-Auguste de Morny, le demi-frère du Président, le général de Saint-Arnaud, Emile Félix Fleury, Victor de Persigny. Ils jouent là leur carrière, ou leur vie en cas d'échec. La nuit sera longue mais tout se joue les deux journées suivantes. En fait, c'est l'impossibilité constitutionnelle pour Louis-Napoléon de briguer un second mandat qui provoque le coup de force. Car élu en décembre 1848 avec l'appui de Victor Hugo, il ne dispose d'aucune assise parlementaire. L'assemblée est majoritairement conservatrice et monarchiste. C'est sa troisième tentative après Strasbourg et Boulogne, il n'a plus droit à l'erreur. Son demi-frère a suggéré de procéder en pleine session parlementaire : dans la nuit, la plupart des représentants récalcitrants seront ainsi raflés, les empêchant de soulever leur circonscription. A Paris s'élèvent dès le... 2 décembre 1851 : la mécanique d'un coup d'état, l'attente angoissante de sa réussite. Nous voici au coeur d'une cellule de combat. Dans un salon du palais de l'Elysée drapé de couleur parme et rehaussé d'argent, sont réunis autour de Louis-Napoléon, Prince premier président de la Deuxième République élu au suffrage universel et sa garde rapprochée : son chef de cabinet Jean-François Mocquard, un général Ministre, le Préfet de police Maupas, un député … Tour à tour aussi, Charles-Auguste de Morny, le demi-frère du Président, le général de Saint-Arnaud, Emile Félix Fleury, Victor de Persigny. Ils jouent là leur carrière, ou leur vie en cas d'échec. La nuit sera longue mais tout se joue les deux journées suivantes. En fait, c'est l'impossibilité constitutionnelle pour Louis-Napoléon de briguer un second mandat qui provoque le coup de force. Car élu en décembre 1848 avec l'appui de Victor Hugo, il ne dispose d'aucune assise parlementaire. L'assemblée est majoritairement conservatrice et monarchiste. C'est sa troisième tentative après Strasbourg et Boulogne, il n'a plus droit à l'erreur. Son demi-frère a suggéré de procéder en pleine session parlementaire : dans la nuit, la plupart des représentants récalcitrants seront ainsi raflés, les empêchant de soulever leur circonscription. A Paris s'élèvent dès le lendemain des barricades, mais on fait donner la troupe … la nouvelle se répand ensuite en province où les troubles seront âprement réprimés. Mais les résistants manquent totalement de coordination. La hantise de la jacquerie, la peur du « rouge » ralliera au prince le « parti de la peur ». « la haine contre le riche, là où il y a des riches ; la haine contre le petit bourgeois, là où il n'y a que des pauvres ; la haine contre le fermier, là où il n'y a que des manoeuvres ; la haine contre le haut, à tous les degrés, telle est la France qu'on nous a faite. » écrit Auguste Romieu … Comme une préscience de certains mouvements bien plus récents … D'autres allusions à l'actualité sont subtilement glissées dans le texte. Louis-Napoléon est persuadé sauver la République. Il reste nimbé dans son mystère à travers les volutes de ses cigarettes, avec son regard impénétrable, ses scrupules : il ne pardonnera pas à Morny le sang des victimes. Plusieurs centaines de morts sur les Boulevards, bien plus en province car si la flambée manqua de cohésion, l'appareil répressif, lui, tourna sans un raté. L'état de siège est instauré sur plusieurs départements (Hérault, Gard, Vaucluse ...). le préfet Carlier reprend du service. La répression s'abat sur les 26000 insurgés arrêtés, déportés parmi lesquels on dénombre 5423 petits cultivateurs, 4350 journaliers. le 11 décembre, Victor Hugo part pour dix huit ans d'exil ...Le coup d'état sera approuvé largement par un plébiscite. La force aura eu raison des brouillonnes velléités républicaines de résistance … Cette nuit d'attente est dépeinte dans un style particulièrement efficace, un texte ciselé, une intrusion dans la tête du prince-président, une vraie tragédie antique … à transposer sans faute sur une scène de théâtre.
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