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Bouquins
EAN : 9782221248119
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1440
Format : 132 x 198 mm

Le Buveur de temps

Romans & récits intimes

Date de parution : 10/09/2020

Il y a du bonheur à voir rassemblés les livres que l’on a écrits tout au long de sa vie. Ce bonheur se double de la sensation d’un privilège quand il s’agit d’une collection prestigieuse et familière. Être en « Bouquins », c’est un concept. Une occasion de s’interroger, aussi....

Il y a du bonheur à voir rassemblés les livres que l’on a écrits tout au long de sa vie. Ce bonheur se double de la sensation d’un privilège quand il s’agit d’une collection prestigieuse et familière. Être en « Bouquins », c’est un concept. Une occasion de s’interroger, aussi. Est-ce que je suis vraiment en « Bouquins » ? Et est-ce que je suis vraiment en bouquins ? Même sans majuscule, le s est de rigueur, puisqu’il y aura en l’occurrence deux « Bouquins », celui-ci qui regroupe mes romans et textes intimes, et un second qui sera celui des textes courts. C’est l’occasion aussi de saluer la chance, qui m’aura permis de poursuivre aussi longtemps un chemin d’écriture, et de rencontrer des éditeurs et des lecteurs. Chance amusée de peser un peu lourd dans les mains, après tant de volumes si minces. Mais quoi, à défaut de se laisser aller à l’embonpoint, c’est bon de pouvoir peser cela, de pouvoir se dire oui, ma vie avait peut-être ce sens-là. Être en bouquins.
Le Buveur de temps. C’est le titre d’un de mes premiers romans, et cela pourrait être aussi la définition d’une attitude et d’un regard qui valent pour tout ce que j’aurai fait. Il ne s’agit pas de prétendre à quelque mainmise sur le temps, mais d’une tendance plutôt constante à essayer de l’apprivoiser, voire à le déguster quand il se peut.
Philippe Delerm.

Ce volume contient : La Cinquième Saison Un été pour mémoireLe Buveur de tempsAutumnLes Amoureux de l’Hôtel de VilleMister Mouse ou la Métaphysique du terrierSundborn ou les Jours de lumièreMonsieur Spitzweg : Il avait plu tout le dimanche, Monsieur Spitzweg s’échappe, Quelque chose en lui de BartlebyLe PortiqueLa Bulle de TiepoloElle marchait sur un filEntrées libres Le Miroir de ma mèreÀ GaronneÉcrire est une enfanceJournal d’un homme heureux.

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EAN : 9782221248119
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1440
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AnSoFie Posté le 15 Juin 2020
    Mon premier "Delerm", pas mon préféré, mais mon premier pas dans son univers...
  • CraboBonn Posté le 15 Décembre 2012
    Ce livre a pour moi ete une rencontre. J'ai passe alors quelques temps avec un homme sorti d'une bulle et l'homme qui l'en delivra. quelques mots sur cet homme sortis d'une bulle ... Il vivait dans un tableau, a l'interieur d'une bulle rose-orange pale, quelques reflets jaune pastel. Un passant, un collectionneur de billes de verre et de kaleidoscope, le regarda autrement et l'invita dans l'autre bulle, la notre, la grosse bulle bleue comme on l'appelle ici, pour la distinguer des autres bulles du systeme solaire, bulles de savons et de pierre irisees par les regards des etoiles. Comme ca que ces deux comparses se sont rencontres. Quant a moi, je les ai croises sur les rayons de l'etagere d'une librairie. Une breve errance parmi les pages et un contact qui s'est vite etabli. Au toucher d'abord. Un echange de regards ensuite. Puis on a un peu patiente avant de se revoir. Je les ai laisse au milieu d'autres gens, d'autres histoires, d'autres voyages : qu'ils fassent connaissance avec un monde que je m'appretais moi aussi a decouvrir. Ensuite, nous nous sommes revus, episodiquement. Nous avons partage notre espace-temps et ils m'ont guide dans des reveries de mots d'encre. Dix... Ce livre a pour moi ete une rencontre. J'ai passe alors quelques temps avec un homme sorti d'une bulle et l'homme qui l'en delivra. quelques mots sur cet homme sortis d'une bulle ... Il vivait dans un tableau, a l'interieur d'une bulle rose-orange pale, quelques reflets jaune pastel. Un passant, un collectionneur de billes de verre et de kaleidoscope, le regarda autrement et l'invita dans l'autre bulle, la notre, la grosse bulle bleue comme on l'appelle ici, pour la distinguer des autres bulles du systeme solaire, bulles de savons et de pierre irisees par les regards des etoiles. Comme ca que ces deux comparses se sont rencontres. Quant a moi, je les ai croises sur les rayons de l'etagere d'une librairie. Une breve errance parmi les pages et un contact qui s'est vite etabli. Au toucher d'abord. Un echange de regards ensuite. Puis on a un peu patiente avant de se revoir. Je les ai laisse au milieu d'autres gens, d'autres histoires, d'autres voyages : qu'ils fassent connaissance avec un monde que je m'appretais moi aussi a decouvrir. Ensuite, nous nous sommes revus, episodiquement. Nous avons partage notre espace-temps et ils m'ont guide dans des reveries de mots d'encre. Dix en plus tard j'en garde un souvenir diffus, quelques notes posees et une petite musique joyeuse, celle des rencontres qui ont marques.
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  • SebastienFritsch Posté le 19 Avril 2012
    Toujours la même plume douce, qui parle d'enfance, d'amitié et de tout ces détails qui donnent sa couleur, sa chaleur, son odeur, sa consistance, à la vie : une promenade, une discussion autour d'un verre, l'intimité d'un appartement, le plaisir de regarder un saltimbanque un soir d'été, les paysages parisiens ou belges ou hollandais ou suédois, et aussi une collection de billes de verre, une autre de kaléïdoscopes. Tous ces détails, de même que l'enfance et l'amitié, sont magnifiés par le fait qu'ils sont découverts, au fil des pages, par un homme qui ne les a jamais connus. Et pour cause : cet homme, c'est celui que l'on voit sur la couverture du roman. Oui, c'est le personnage d'un tableau de Folon. Un jour, il sort du tableau, parce qu'il a rencontré le regard particulier d'un visiteur du musée où il est exposé depuis des années. Il sort du tableau comme on nait et il part à la découverte du monde et de la vie, entièrement vierge de souvenirs, de sensations, d'amitié et d'inimitiés, de joies et de tristesses. Ne devrions-nous pas faire pareil à chaque fois que nous reprenons le cours de notre existence, en nous levant le matin ?... Toujours la même plume douce, qui parle d'enfance, d'amitié et de tout ces détails qui donnent sa couleur, sa chaleur, son odeur, sa consistance, à la vie : une promenade, une discussion autour d'un verre, l'intimité d'un appartement, le plaisir de regarder un saltimbanque un soir d'été, les paysages parisiens ou belges ou hollandais ou suédois, et aussi une collection de billes de verre, une autre de kaléïdoscopes. Tous ces détails, de même que l'enfance et l'amitié, sont magnifiés par le fait qu'ils sont découverts, au fil des pages, par un homme qui ne les a jamais connus. Et pour cause : cet homme, c'est celui que l'on voit sur la couverture du roman. Oui, c'est le personnage d'un tableau de Folon. Un jour, il sort du tableau, parce qu'il a rencontré le regard particulier d'un visiteur du musée où il est exposé depuis des années. Il sort du tableau comme on nait et il part à la découverte du monde et de la vie, entièrement vierge de souvenirs, de sensations, d'amitié et d'inimitiés, de joies et de tristesses. Ne devrions-nous pas faire pareil à chaque fois que nous reprenons le cours de notre existence, en nous levant le matin ? Ou à chaque nouvelle heure qui commence ? Ces étranges amis (le visiteur-collectionneur-de-billes-et-de-kaléidoscopes et l'homme-peinture-qui-vient-de-prendre-vie), partagent dès cet instant une amitié simple, à laquelle viendra participer, après quelques semaines, un troisième homme : un jeune saltimbanque vêtu d'un costume florentin, qui danse dans les rues de Paris, et fige à chaque fois son public par son étrange magnétisme. Ce sera pour l'homme-peinture l'occasion d'une découverte supplémentaire. La vie de son premier ami, simple, calme, n'est pas la seule vie possible. Il existe des vies déchirées, douloureuses. L'homme-peinture l'apprendra avec le jeune saltimbanque. Et l'on découvrira que la plume de Delerm ne connait pas que la douceur : elle sait aussi peindre la douleur et la difficulté de l'apprivoiser. Et toujours avec finesse.
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