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Le Cycle de Gormenghast

Omnibus
EAN : 9782258107748
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm
Le Cycle de Gormenghast

Patrick REUMAUX (Traducteur), Jacques BAUDOU (Préface), Michael MOORCOCK (Préface)
Date de parution : 03/05/2018

Un monument de la littérature de l’imaginaire, une œuvre culte à redécouvir.

Titus d’Enfer (1946) – Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956) – Gormenghast (1950) – Titus errant (1959)

Dans le château de Gormenghast, aux proportions si démesurées que des parties entières restent inexplorées, vit la famille Tombal : lord Tombal, comte d’Enfer, neurasthénique et plongé toute la journée dans les livres de...

Titus d’Enfer (1946) – Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956) – Gormenghast (1950) – Titus errant (1959)

Dans le château de Gormenghast, aux proportions si démesurées que des parties entières restent inexplorées, vit la famille Tombal : lord Tombal, comte d’Enfer, neurasthénique et plongé toute la journée dans les livres de sa bibliothèque, Lady Tombal, la comtesse, qui se partage entre ses chats et ses oiseaux, leur fille Fuchsia, adolescente solitaire et imaginative, d’autres membres et pléthore de notables et gens de maison, tous plus pittoresques, voire grotesques, les uns que les autres. Ce petit monde est régi par des rites et des traditions immuables et compliqués. L’histoire commence alors que naît Titus, 77e comte d’Enfer, dans l’indifférence générale. Parallèlement, le jeune Finelame s’échappe des cuisines où il était commis ; malin et manipulateur, il investit peu à peu le château et va en briser l’équilibre précaire, par l’incendie de la bibliothèque tout d’abord, qui va mener le comte à la folie, puis à la mort.
C’est dans cet univers déconcertant, baroque, halluciné et presque maléfique que grandit Titus, qui s’accommode de plus en plus difficilement du cérémonial du protocole et rêve du monde extérieur, lui qui ne connaît que le château. Le dernier volet, Titus errant, le voit fuir Gormenghast et partir à la découverte d’un ailleurs qui lui est complètement étranger et dont il est exclu.

 

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EAN : 9782258107748
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm

Ils en parlent

"Un château démesuré, labyrinthique, des personnages excentriques et grotesques, une intrigue à la Dickens [...] un monument de l'imaginaire"
 
Sud Ouest

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tachan Posté le 16 Novembre 2018
    C’est à l’occasion de la Masse critique d’octobre de Babelio que j’ai eu l’occasion d’obtenir cette édition du Cycle de Gormenghast chez Omnibus, que je remercie au passage ! J’avais depuis longtemps entendu parler de cet univers qui est l’un des éléments fondateurs de la fantasy occidentale. Le Cycle de Gormenghast est en effet une série de 4 ouvrages : Titus d’Enfer (1946), Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956), Gormenghast (1950) et Titus errant (1959) qui dont l’histoire se passe dans un château aux relents très gothique mais aux personnages baroques à qui il arrive des aventures pleines de mystères et de sombre magie. On est à la croisée des genres : fantastique et fantasy, et l’ambiance est très réussie. C’est incroyable comme l’auteur a fait preuve d’imagination alors qu’on n’est que dans les années 40 au début. En cela, les avants-propos qui figurent dans les premières pages et qui reviennent sur le contexte de création et de publication sont très intéressantes, merci à l’éditeur. Pour en revenir à ce cycle, nous sommes dans un univers très particulier. Dès les premières pages, on se retrouve propulsés dans cet univers d’un autre temps à la fois très gothique de part son château omniprésent,... C’est à l’occasion de la Masse critique d’octobre de Babelio que j’ai eu l’occasion d’obtenir cette édition du Cycle de Gormenghast chez Omnibus, que je remercie au passage ! J’avais depuis longtemps entendu parler de cet univers qui est l’un des éléments fondateurs de la fantasy occidentale. Le Cycle de Gormenghast est en effet une série de 4 ouvrages : Titus d’Enfer (1946), Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956), Gormenghast (1950) et Titus errant (1959) qui dont l’histoire se passe dans un château aux relents très gothique mais aux personnages baroques à qui il arrive des aventures pleines de mystères et de sombre magie. On est à la croisée des genres : fantastique et fantasy, et l’ambiance est très réussie. C’est incroyable comme l’auteur a fait preuve d’imagination alors qu’on n’est que dans les années 40 au début. En cela, les avants-propos qui figurent dans les premières pages et qui reviennent sur le contexte de création et de publication sont très intéressantes, merci à l’éditeur. Pour en revenir à ce cycle, nous sommes dans un univers très particulier. Dès les premières pages, on se retrouve propulsés dans cet univers d’un autre temps à la fois très gothique de part son château omniprésent, inquiétant et impressionnant où bien des mystères se jouent et baroque avec ses personnages plus farfelus les uns que les autres. L’écriture de Merwyn Peake nous embarque dans sa douce folie qui est très très théâtrale. Ainsi dès les premières lignes, je n’ai pu m’empêcher de m’imaginer dans un univers à la Tim Burton avec ces personnes plus barrés et loufoques les uns que les autres. J’entendais leurs répliques et actions surjoués au possible et cela m’a beaucoup fait rire. Il fallait bien ça pour passer les innombrables longueurs de ce cycle. Parce que s’il faut noter un défaut ici, c’est que la plume de l’auteur a beau être très belle et poétique (et le traducteur le rend bien), mon dieu comme il aime s’écouter… Les descriptions n’en finissent pas. On connait tout dans les moindres détails. La plus petites actions donnent lieu à des pages et des pages d’explications avant qu’on voit celle-ci se produire. Du coup, le récit manque vraiment de dynamisme et actuellement un tel titre se verrait tailler dans les grandes lignes, j’en suis sûre ^^! C’est vraiment dommage parce qu’avec son petit air à la Pratchett, Merwyn Peake a su créer un univers attachant, fait de personnages qu’on aime retrouver et voir évoluer, que ce soit le jeune Titus, le héros de cette vaste saga ou ses proche : sa soeur (sorte de Mercredi Adams), sa nounou d’un autre temps, son père neurasthénique, sa mère qui ne sait pas être mère, ses tantes à moitié folles elles aussi ou encore le feu-follet qui va venir tout bouleverser : Finelame. Ce sont des personnages dont il a su rapidement nous brosser le portrait en quelques phrases bien tournées et qu’on se fait un plaisir à suivre. Dans le premier tome : Titus d’Enfer, on assiste surtout à une présentation des personnages. Il y a peu de vraies actions et on suit surtout l’arrivée de bébé Titus. Du coup, je me suis un peu ennuyée. Cependant, il y a beaucoup d’humour et l’univers est extrêmement riche et marquant. La nouvelle Titus dans les ténèbres, nous fait plonger en plein coeur des rituels pesants du château et de la famille d’Enfer. En un peu plus d’une cinquantaine de pages, on découvre glacé les pensées de Titus, le jeune maître des lieux qui a bien grandi et qui doit vivre dans ce monde de cauchemar. C’est étouffant et assez terrifiant pour lui par moment. Le deuxième : Gormenghast, est le meilleur de la série. Titus a grandi et avec lui, on découvre l’univers dans et hors le château. L’univers, qui est désormais connu, est exploité à fond, avec des scènes délirantes (l’inondation, les jeux de billes entre le Doyen et Titus, les rituels incompréhensibles de la famille,…). On alterne entre scènes bouleversantes et hilarantes et toutes les histoires que l’auteur a pris le temps de développer, parfois longuement dans le premier tome, trouvent ici leur place et leur sens. Merwyn Peake nous fait plonger dans l’horreur avec beaucoup de talent. Il suffit de voir l’ignoble Finelame. D’ailleurs, la psychologie des personnages est très bien développée dans ce tome. Enfin dans le troisième et dernier tome : Titus errant, le plaisir retombe sensiblement. Titus quitte l’univers qui nous était maintenant devenu familier après près de 900 pages, pour aller se perdre dans la ville. Celle ci est plus banale que le château, et il n’y a plus de Fuchsia, de Finelame, ni aucun de ces personnages qui nous avaient fait rire et nous avaient tant fascinés auparavant. On perd ce qui faisait le charme des débuts, donc je me suis à nouveau ennuyée. Bilan de cette lecture : je suis ravie d’avoir découvert l’univers de Gormenghast qui m’intriguait depuis un moment. J’ai aimé la poésie de la plume, la loufoquerie et le grain de folie des personnages et la douce noirceur de l’univers. J’ai moins aimé les nombreuses longueurs, les descriptions à n’en plus finir, l’action qui se faisait un peu trop attendre. Je recommande cette lecture pour tous les curieux qui voudrait découvrir l’un des premiers textes de fantasy du XXe mais je ne sais pas si ceux qui aiment la fantasy actuelle y trouveront leur compte.
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  • Rosalia94 Posté le 9 Novembre 2018
    La première fois que j'ai lu Titus d'Enfer, j'étais adolescente. A l'époque le titre était paru chez Stock avec la fameuse couverture rose. J'avais des souvenirs d'un récit étrange et fabuleux qui m'avait marqué. Aujourd'hui je remercie Masse Critique de Babelio et l'éditeur Omnibus de pouvoir à nouveau me plonger dans le Cycle de Gormenghast. Cette critique s'adresse à ceux qui n'ont pas l'habitude de lire des livres de Fantasy. L'édition présente rassemble en un seul volume les quatre récits du Cycle de Gormenghast,oeuvre de Mervyn Peake qui, à mon sens, fait partie du patrimoine littéraire. En effet, écrit en 1946, le style et l'histoire imaginaire de Titus d'enfer ne ressemble à aucun autre livre. Remarquablement traduit, le vocabulaire précis, varié et imagé, permet de découvrir l'environnement d'abord, celui d'un immense et extraordinaire château. Puis les personnages, déjà par le choix de leur nom (Titus, Fuschia, Lord Tombal...) puis leurs descriptions, sont extravagants. "p.VII : l'intrigue de Titus d'Enfer et celle de Gormensghast se déroule dans une contrée indéterminée, à une période indécise." Ainsi découvre t-on Mervyn Peake, écrivain visionnaire et pionnier du genre, à l'imagination fertile. Je vous recommande cette oeuvre hors du commun, fantasmagorique, à lire en ces journées d'hiver (plus de mille pages),... La première fois que j'ai lu Titus d'Enfer, j'étais adolescente. A l'époque le titre était paru chez Stock avec la fameuse couverture rose. J'avais des souvenirs d'un récit étrange et fabuleux qui m'avait marqué. Aujourd'hui je remercie Masse Critique de Babelio et l'éditeur Omnibus de pouvoir à nouveau me plonger dans le Cycle de Gormenghast. Cette critique s'adresse à ceux qui n'ont pas l'habitude de lire des livres de Fantasy. L'édition présente rassemble en un seul volume les quatre récits du Cycle de Gormenghast,oeuvre de Mervyn Peake qui, à mon sens, fait partie du patrimoine littéraire. En effet, écrit en 1946, le style et l'histoire imaginaire de Titus d'enfer ne ressemble à aucun autre livre. Remarquablement traduit, le vocabulaire précis, varié et imagé, permet de découvrir l'environnement d'abord, celui d'un immense et extraordinaire château. Puis les personnages, déjà par le choix de leur nom (Titus, Fuschia, Lord Tombal...) puis leurs descriptions, sont extravagants. "p.VII : l'intrigue de Titus d'Enfer et celle de Gormensghast se déroule dans une contrée indéterminée, à une période indécise." Ainsi découvre t-on Mervyn Peake, écrivain visionnaire et pionnier du genre, à l'imagination fertile. Je vous recommande cette oeuvre hors du commun, fantasmagorique, à lire en ces journées d'hiver (plus de mille pages), bien au chaud, pour vivre l'aventure extraordinaire de Titus. Titus arrivera t-il à vaincre le malveillant Finelame ?
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