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Le Passager clandestin

Omnibus
EAN : 9782258149939
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 190 x 255 mm
Le Passager clandestin

,

Date de parution : 22/11/2018
Du pont d'un paquebot aux paysages enchanteurs de Tahiti, un roman exotique de Simenon magnifié par le dessin et les couleurs de Loustal.
Il y avait six canots sur le pont, calés dans leur berceau, sans compter la grande baleinière. Chacun était recouvert d'une bâche en grosse toile grise qui formait tente.
Une de ces bâches remuait, un vide se dessinait entre elle et le plat-bord, et l'on aurait pu penser à la présence de quelque animal si l'on n'avait distingué des doigts humains.
EAN : 9782258149939
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 190 x 255 mm
Omnibus

Ils en parlent

" Une occasion en or de redécouvrir un "roman dur" un peu oublié du créateur de Maigret. "
Rolling Stone

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Eroblin Posté le 22 Juillet 2019
    J’ai lu ce beau roman illustré à l’occasion d’une Masse critique et je dois dire que ce fut une bonne surprise. D’abord, j’ai découvert Simenon (eh non je n’ai jamais rien lu de lui-même pas la série des Maigret) et ensuite le dessinateur Loustal. Dans cette histoire, nous suivons les destins de quelques hommes dont le major Owen. Cet homme bien sous tous rapports vit de petites combines, de jeux de cartes ; son apparence débonnaire lui a toujours permis de se faire accepter partout, de faire partie des cercles privés où on peut jouer gros. Mais le major approche la soixantaine et il aimerait décrocher, un dernier coup et ensuite la retraite. Sa sortie a l’apparence d’un jeune homme, héritier sans le savoir d’une immense fortune. Le problème c’est qu’il vit à Tahiti. Aussi le major fait le voyage, mais sur place pas de Maréchal, parti en excursion. Par contre d’autres personnes attendent le jeune homme, notamment un certain Mougins qui regarde Owen avec dans l’œil une envie d’en découdre. Ce roman qui nous donne l’impression de vivre au ralenti s’attache au quotidien de ceux qui vivent là. Entre les indigènes et les français expatriés, la vie s’écoule entre journées langoureuses... J’ai lu ce beau roman illustré à l’occasion d’une Masse critique et je dois dire que ce fut une bonne surprise. D’abord, j’ai découvert Simenon (eh non je n’ai jamais rien lu de lui-même pas la série des Maigret) et ensuite le dessinateur Loustal. Dans cette histoire, nous suivons les destins de quelques hommes dont le major Owen. Cet homme bien sous tous rapports vit de petites combines, de jeux de cartes ; son apparence débonnaire lui a toujours permis de se faire accepter partout, de faire partie des cercles privés où on peut jouer gros. Mais le major approche la soixantaine et il aimerait décrocher, un dernier coup et ensuite la retraite. Sa sortie a l’apparence d’un jeune homme, héritier sans le savoir d’une immense fortune. Le problème c’est qu’il vit à Tahiti. Aussi le major fait le voyage, mais sur place pas de Maréchal, parti en excursion. Par contre d’autres personnes attendent le jeune homme, notamment un certain Mougins qui regarde Owen avec dans l’œil une envie d’en découdre. Ce roman qui nous donne l’impression de vivre au ralenti s’attache au quotidien de ceux qui vivent là. Entre les indigènes et les français expatriés, la vie s’écoule entre journées langoureuses et nuits alcoolisées. Les hommes surtout passent leur temps à boire, à reluquer d’exotiques jeunes filles, et à rêver d’autres vies. Le major Owen se laisse « encanaquer » par cette atmosphère, finalement ce Maréchal, est-il besoin de le prendre sous son aile pour le ramener en Angleterre ? Pourquoi ne pas rester dans cette île au bout du monde ? Je précise que le roman a été écrit dans les années quarante, aussi l’histoire est-elle imprégnée d’une ambiance coloniale où les « blancs » règnent sur cette île. Les dessins de Loustal rappellent par le choix de couleurs chatoyantes l’exotisme et la beauté de l’île. Un roman qui va de pair avec la canicule que nous vivons à l’heure actuelle : vite un transat et la mer devant moi !
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  • koalas Posté le 12 Juillet 2019
    Les vahinés, les palmiers, une île paradisiaque et l'océan pacifique à perte de vue. Qu'est venu y faire le major Owens qui préfère l'ambiance des pubs anglais enfumés et le confort des palaces ? Il recherche quelqu'un mais voilà il ne semble pas être le seul... Simenon rime souvent avec commissaire grognon ; là, pas de Maigret en vue mais un vieil Anglais bien sapé un rien blasé qui ne sirote que du whisky. Il n'a nullement envie de s'encanaquer mais va se laisser couler tout doucement dans cette vie simple pour le moins exotique. Avec Simenon, les dialogues, l'atmosphère et les personnages sont bien campés et ce coup-ci bien dessinés et mis en valeur par un illustrateur hors pair qui sait croquer entre autres de belles vahinés en paréo. Simenon et Loustal à Tahiti, c'est un grand pied au paradis. Je remercie Babelio, Masse critique et Omnibus pour ce dépaysant voyage à Papeete.
  • MadameTapioca Posté le 1 Juillet 2019
    Georges Simenon est mort le 4 septembre 1989. 2019 marque les 30 ans de sa mort. On ne présente pas Georges Simenon qui, avec près de 200 romans et 155 nouvelles est le troisième auteur francophone le plus traduit dans le monde. Son oeuvre est publiée notamment par les éditions Omnibus / Presses de la Cité qui ont eu la belle idée de faire illustrer certains de ces romans par Loustal. Jacques de Loustal, dit Loustal, auteur de bande dessinée et illustrateur français a publié à ce jour (et tous genres confondus) plus de 80 ouvrages. Son dessin facilement identifiable, très cinématographique, installe des atmosphères fortes. En tant que fervent admirateur de l'oeuvre de Simenon, il était le plus à même de mettre en valeur les mots et les ambiances si caractéristiques de l'oeuvre du père de Maigret. Dans « le passager clandestin », paru en 1947, point de commissaire Maigret, et loin de ses décors coutumiers, quartiers de Paris ou province française, le grand romancier fait surgir sur une toile de fond exotique des personnages ambigus, dont les motivations ne sont pas forcément des plus nobles. Inquiétants, fascinants, ils nous entraînent sur leurs traces, et nous nous demandons à chaque page ce... Georges Simenon est mort le 4 septembre 1989. 2019 marque les 30 ans de sa mort. On ne présente pas Georges Simenon qui, avec près de 200 romans et 155 nouvelles est le troisième auteur francophone le plus traduit dans le monde. Son oeuvre est publiée notamment par les éditions Omnibus / Presses de la Cité qui ont eu la belle idée de faire illustrer certains de ces romans par Loustal. Jacques de Loustal, dit Loustal, auteur de bande dessinée et illustrateur français a publié à ce jour (et tous genres confondus) plus de 80 ouvrages. Son dessin facilement identifiable, très cinématographique, installe des atmosphères fortes. En tant que fervent admirateur de l'oeuvre de Simenon, il était le plus à même de mettre en valeur les mots et les ambiances si caractéristiques de l'oeuvre du père de Maigret. Dans « le passager clandestin », paru en 1947, point de commissaire Maigret, et loin de ses décors coutumiers, quartiers de Paris ou province française, le grand romancier fait surgir sur une toile de fond exotique des personnages ambigus, dont les motivations ne sont pas forcément des plus nobles. Inquiétants, fascinants, ils nous entraînent sur leurs traces, et nous nous demandons à chaque page ce qu'ils cherchent. L'Aramis a quitté Panama pour faire escale à Papeete. A son bord, le major Owen remarque un passager clandestin caché dans le canot de sauvetage. Une fois à terre, il découvre qu'il s'agit d'une jeune femme qui se rend à Tahiti pour la même raison que lui, retrouver le fils naturel d'un magnat de l'industrie cinématographique récemment décédé. Avec ses fameux imparfaits et passés simples de l'indicatif, sa proverbiale économie dans l'emploi des épithètes comme des adverbes, le style Simenon est à son paroxysme dans ce roman. Simenon observait ses contemporains, dévoilait leurs failles et faisait éclater la vérité en toute simplicité, dans le calme et le silence. Le style Simenon, des décennies plus tard, continue d'hypnotiser la lectrice que je suis et « le Passager clandestin » fait partie des livres que les simenoniens de bon goût placent haut dans sa bibliographie. Ajouter à cela les dessins de Loustal, que l'on dit très inspirés de David Hockney, et vous obtenez un très bel objet livre au papier épais, de ceux que l'on aime avoir dans sa bibliothèque.
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  • Nahe Posté le 21 Janvier 2019
    Panama: en route vers Tahiti, l'Aramis embarque deux passagers de nuit, éveillant la curiosité des autres voyageurs. Dans ce petit monde, les liens se nouent rapidement et la nouveauté y est amplifiée, tout comme les petits défauts de chacun. Le major Owen est l'un des deux "nouveaux" voyageurs. Au cours de ses promenades nocturnes, il remarque la présence d'un passager clandestin que, curieux, il choisit d'aider comme il peut. Arrivé à Tahiti, Owen découvre l'ambiance particulière qui y règne, entre indigènes et expatriés. Il y lie connaissance, retrouve ses habitudes et cherche à mener à bien, tout en discrétion, la mission qui l'a amené dans les îles. Voici un cadre original pour un Simenon mais peu importe le décor, on y retrouve aisément la patte de l'auteur: une ambiance moite et touffue, une intrigue à l'apparente paresse, marquée par le monde de la nuit, une recherche qui se dévoile peu à peu, cristallisant la curiosité et la cupidité des occidentaux. Les planches de Loustal accompagnent le texte original et rendent bien la chaleur des îles et l'exotisme du décor, les dessins s'accordent au récit, soulignant encore davantage les petits travers des personnages et l'atmosphère lourde derrière une apparence paradisiaque. Un... Panama: en route vers Tahiti, l'Aramis embarque deux passagers de nuit, éveillant la curiosité des autres voyageurs. Dans ce petit monde, les liens se nouent rapidement et la nouveauté y est amplifiée, tout comme les petits défauts de chacun. Le major Owen est l'un des deux "nouveaux" voyageurs. Au cours de ses promenades nocturnes, il remarque la présence d'un passager clandestin que, curieux, il choisit d'aider comme il peut. Arrivé à Tahiti, Owen découvre l'ambiance particulière qui y règne, entre indigènes et expatriés. Il y lie connaissance, retrouve ses habitudes et cherche à mener à bien, tout en discrétion, la mission qui l'a amené dans les îles. Voici un cadre original pour un Simenon mais peu importe le décor, on y retrouve aisément la patte de l'auteur: une ambiance moite et touffue, une intrigue à l'apparente paresse, marquée par le monde de la nuit, une recherche qui se dévoile peu à peu, cristallisant la curiosité et la cupidité des occidentaux. Les planches de Loustal accompagnent le texte original et rendent bien la chaleur des îles et l'exotisme du décor, les dessins s'accordent au récit, soulignant encore davantage les petits travers des personnages et l'atmosphère lourde derrière une apparence paradisiaque. Un très bel ensemble !
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  • ckdkrk169 Posté le 26 Décembre 2018
    Je vous propose un voyage à Tahiti dans les années quarante cela vous tente ? Je vous parle d’une époque où ces îles lointaines étaient à un mois de bateau de la France. Georges Simenon, accompagné des dessins de Loustal, nous entraîne dans ce paradis en démarrant par une traversée sur un cargo mixte. Celui-ci accueille quelques passagers dont un major anglais et un français mystérieux en première classe. Tous deux embarquent à Panama pour une traversée de dix-huit jours en direction de Tahiti. Des incidents émaillent le voyage, le major découvre un passager clandestin caché dans un canot de sauvetage et fera tout pour l’aider. Arrivé à Tahiti, le mystère du passager clandestin est dévoilé, je vous laisse le découvrir. Nous partageons le quotidien des tahitiens, qualifiés « d’indigènes » par l’auteur, des français arrivés ici comme fonctionnaires ou missionnaires appelés « les blancs ». Le vocabulaire employé et le contexte décrit montre le décalage entre cette vie d’antan et notre monde actuel. Ce qui est inchangé : la gentillesse des tahitiens, leur symbiose avec la nature et le parfum des fleurs de tiare. L’auteur en profite aussi pour épingler quelques travers des « blancs » comme l’alcoolisme ou la concupiscence. Les dessins de Loustal... Je vous propose un voyage à Tahiti dans les années quarante cela vous tente ? Je vous parle d’une époque où ces îles lointaines étaient à un mois de bateau de la France. Georges Simenon, accompagné des dessins de Loustal, nous entraîne dans ce paradis en démarrant par une traversée sur un cargo mixte. Celui-ci accueille quelques passagers dont un major anglais et un français mystérieux en première classe. Tous deux embarquent à Panama pour une traversée de dix-huit jours en direction de Tahiti. Des incidents émaillent le voyage, le major découvre un passager clandestin caché dans un canot de sauvetage et fera tout pour l’aider. Arrivé à Tahiti, le mystère du passager clandestin est dévoilé, je vous laisse le découvrir. Nous partageons le quotidien des tahitiens, qualifiés « d’indigènes » par l’auteur, des français arrivés ici comme fonctionnaires ou missionnaires appelés « les blancs ». Le vocabulaire employé et le contexte décrit montre le décalage entre cette vie d’antan et notre monde actuel. Ce qui est inchangé : la gentillesse des tahitiens, leur symbiose avec la nature et le parfum des fleurs de tiare. L’auteur en profite aussi pour épingler quelques travers des « blancs » comme l’alcoolisme ou la concupiscence. Les dessins de Loustal mettent en valeur un récit dans lequel je me suis glissée avec plaisir : j’ai aimé les personnages auxquels je me suis attachée, l’ambiance polynésienne et l’histoire. Le dénouement est plutôt inattendu. Plongez dans ce beau livre pour découvrir une histoire dépaysante. Georges Simenon a visité la Polynésie dans les années trente et l’a aimée se dit-on après avoir refermé cet ouvrage.
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