Lisez! icon: Search engine
Omnibus
EAN : 9782258194502
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 864
Format : 154 x 240 mm

Le romancier de la mer

Romans et souvenirs

,

Date de parution : 07/01/2021
« Ce que j’aimais le plus en lui, c’est une sorte de native noblesse, âpre, dédaigneuse et quelque peu désespérée, celle même qu’il prête à Lord Jim. »
André Gide, La NRF, « Hommage à Joseph Conrad », déc. 1924
Jeunesse (nouvelle) – Le Miroir de la mer (recueil de 14 récits) – Le Nègre du "Narcisse" (roman) – Lord Jim (roman) – Le Frère-de-la Côte (roman)

« Comment un adolescent, né dans les plaines d’Ukraine à quatre cents kilomètres de la mer Noire et huit cents de la Baltique, peut-il...
Jeunesse (nouvelle) – Le Miroir de la mer (recueil de 14 récits) – Le Nègre du "Narcisse" (roman) – Lord Jim (roman) – Le Frère-de-la Côte (roman)

« Comment un adolescent, né dans les plaines d’Ukraine à quatre cents kilomètres de la mer Noire et huit cents de la Baltique, peut-il décréter un jour qu’il sera marin alors qu’il n’a jamais vu ni l’océan ni un navire et pas même rencontré le moindre navigateur ? Pourquoi, lorsqu’il se décide à écrire, Joseph Conrad ne choisit-il pas le polonais qui est sa langue maternelle ou le français qu’il maîtrise à la perfection, mais l’anglais qu’il a laborieusement appris en embarquant sur des navires marchands britanniques ? Ce sont là deux des interrogations qui ajoutent un parfum de mystère à une œuvre romanesque immense et fascinante. »

De tous les écrivains de la mer, Joseph Conrad est celui qui a restitué avec le plus d’authenticité la vie à bord d’un navire au temps où les grands-voiliers croisaient la route des premiers vapeurs. Cette anthologie regroupe les œuvres maritimes les plus remarquables d’un monstre sacré de la littérature anglaise dans des traductions révisées, dont Le Frère-de-la-Côte, son roman ultime et méconnu.

Préface et dossier de Dominique Le Brun
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258194502
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 864
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

« Si elle ne prétend pas résoudre le mystère Conrad (atavisme ukrainien, passeport anglais, culture française), la magnifique édition de ses écrits maritimes, dirigée par Dominique Le Brun, grand marin et fin lettré, rend sa géniale étrangeté à cet apatride qui semblait toujours hésiter entre la nostalgie et le détachement. »
Chasse-Marée

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • culturevsnews Posté le 1 Février 2021
    Il y a des romanciers dont le seul nom suffit à évoquer tout un univers. Prononcez celui de Joseph Conrad et tout de suite on a l’impression d’entendre claquer les voiles et clapoter les vagues. On s’imagine à la proue d’un trois-mâts filant sur les mers du Sud ou à bord d’un « steamboat » remontant le fleuve Congo entre deux murs de lianes. Ah, que de belles heures de lecture je dois à ce magnifique raconteur d’histoires! Adolescent, j’adorais son exotisme, sa prose au goût d’embruns, la richesse de son imagination. Ouvrir un de ses livres, c’était comme partir en voyage, embarquer pour une aventure dont j’ignorais tout, sinon que l’évasion et le plaisir seraient au rendez-vous. Et puis, en grandissant, peu à peu, je me suis ouverte à la complexité de cette oeuvre qui, sous ses dehors divertissants, cache en fait un profond pessimisme et une formidable aptitude à plonger dans les abysses de l’âme humaine. Si Conrad fait de la mer le théâtre privilégié de ses récits, c’est parce qu’il fut longtemps marin, mais les drames qu’il met en scène et les passions qu’il décrit dépassent de loin ce cadre particulier. Ce qui l’intéresse vraiment, c’est l’aventure intérieure... Il y a des romanciers dont le seul nom suffit à évoquer tout un univers. Prononcez celui de Joseph Conrad et tout de suite on a l’impression d’entendre claquer les voiles et clapoter les vagues. On s’imagine à la proue d’un trois-mâts filant sur les mers du Sud ou à bord d’un « steamboat » remontant le fleuve Congo entre deux murs de lianes. Ah, que de belles heures de lecture je dois à ce magnifique raconteur d’histoires! Adolescent, j’adorais son exotisme, sa prose au goût d’embruns, la richesse de son imagination. Ouvrir un de ses livres, c’était comme partir en voyage, embarquer pour une aventure dont j’ignorais tout, sinon que l’évasion et le plaisir seraient au rendez-vous. Et puis, en grandissant, peu à peu, je me suis ouverte à la complexité de cette oeuvre qui, sous ses dehors divertissants, cache en fait un profond pessimisme et une formidable aptitude à plonger dans les abysses de l’âme humaine. Si Conrad fait de la mer le théâtre privilégié de ses récits, c’est parce qu’il fut longtemps marin, mais les drames qu’il met en scène et les passions qu’il décrit dépassent de loin ce cadre particulier. Ce qui l’intéresse vraiment, c’est l’aventure intérieure de ses personnages. Celle de Lord Jim , par exemple, qui, à la suite d’une faute morale, n’aura de cesse de se racheter, quel que soit le prix de sa rédemption. Ou celle de Kurtz , anti-héros nietzschéen pris au piège de sa propre folie. L’univers de Conrad, c’est celui de Dostoïevski, Dieu en moins. Chez lui, point de salut. Ou guère. C’est la fatalité qui gouverne le monde et agite les fils des marionnettes que nous sommes. Désespoir ou lucidité, à chacun d’en juger, mais quel style, en tout cas, pour dire cette noirceur! A la fois post-classique et pré-moderne, rappelant Dickens et annonçant Faulkner, la prose conradienne est tout bonnement éblouissante de grâce, d’intelligence, de virtuosité. Elle ne se lit pas, elle se savoure. Telle page, parfois, semble touffue, mais ôtez-en un seul mot, une seule virgule, et le charme est rompu. C’est ça, la magie des grands écrivains!
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions OMNIBUS
Revivez chaque mois les chefs-d'œuvre classiques et populaires.