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Les Essais

Robert Laffont
EAN : 9782221218815
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1184
Format : 132 x 198 mm
Les Essais

Michel ONFRAY (Préface)
Collection : Bouquins
Date de parution : 14/03/2019

À bien des égards, Les Essais constituent l’oeuvre fondatrice des lettres françaises et de la pensée occidentale moderne, dont Montaigne est l’un des pères. Or rares sont ceux qui, en France, peuvent vraiment lire Montaigne, hormis les spécialistes, à cause des difficultés du moyen français. Une nouvelle édition des Essais...

À bien des égards, Les Essais constituent l’oeuvre fondatrice des lettres françaises et de la pensée occidentale moderne, dont Montaigne est l’un des pères. Or rares sont ceux qui, en France, peuvent vraiment lire Montaigne, hormis les spécialistes, à cause des difficultés du moyen français. Une nouvelle édition des Essais s’imposait, non pas « modernisée » et encore moins « traduite en français moderne », mais rajeunie et rafraîchie, pour rendre enfin accessible l’oeuvre du plus contemporain de nos classiques, le seul qui sache allier savoureusement des réflexions sur l’amour, la politique, la religion, et des confidences plus intimes sur sa santé ou sa sexualité.
L’objectif de cette monumentale entreprise conduite par Bernard Combeaud, avec le concours de Nina Mueggler, est d’offrir des Essais restaurés et revitalisés, à partir de l’édition de 1595, pour que chacun puisse s’entretenir commodément avec un écrivain aux idées foisonnantes, salué par Stefan Zweig comme « l’ancêtre, le protecteur et l’ami de chaque homme libre sur terre ».
Les traductions du grec et du latin sont toutes originales, les notes ont été réduites au minimum. Seules la ponctuation, l’accentuation, l’orthographe ont été systématiquement modernisées dans le souci constant de préserver la saveur originelle d’une langue si singulière, de préserver les images, les jeux de mots, les idiotismes gascons ou latinisants propres au style de Montaigne.
Dans une longue préface inédite et percutante, Michel Onfray désigne l’auteur des Essais comme l’un de ses maîtres à penser et à vivre. Il explique « pourquoi et comment il faut lire et relire Montaigne », philosophe qui apprend à « savoir jouir loyalement de son être ».

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EAN : 9782221218815
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1184
Format : 132 x 198 mm
Robert Laffont

Ils en parlent

"Moderne ? Mieux : éternel."
Laurent Dandrieu / Valeurs actuelles
"Cette œuvre magistrale est rendue plus accessible aux lecteurs du XXIe siècle, grâce à une ponctuation et une orthographe modernisées ainsi qu'une réduction considérable des notes."
L'Amour des livres
"Plus actuelle, plus fluide, plus dans l'air du temps..."
Christophe Lucet / Sud-Ouest Dimanche

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nilebeh Posté le 9 Octobre 2019
    La base de toute une formation intellectuelle, en apprendre des passages par coeur, s'en nourrir encore et encore. Irremplaçable.
  • afadeau Posté le 9 Octobre 2019
    Les essais Mis en français moderne par Claude Pinganaud Publié en 2007 chez Arléa* (note à la fin de cet article) Edition « format poche, en un seul volume, dans une langue qui suit les règles d’orthographe et de ponctuation d’aujourd’hui, et où se manifeste une plus grande audace dans le rajeunissement de l’écriture. » C’est un livre de poche mais à la belle couverture cartonnée, aux pages fines et agréables à tourner et aux beaux caractères d’impression. Un très beau livre et une expérience qu’on ne pourra pas avoir sur liseuse numérique. C’est tout à fait réussi, et pour ma part j’ai choisi de lire au gré des envies tel ou tel chapitre, selon les titres qui donnent une bonne idée du contenu en évitant ainsi une lecture fastidieuse de 800 pages. Ouf... Oublié les éditions illisibles que l’on a pu croiser sur notre route, Claude Pinganaud a mis « Les essais » en français moderne, ce qui les rend accessibles et permet de savourer toute l’intelligence et la modernité du grand Michel de Montaigne. C’est une vie exceptionnelle, un siècle charnière au sortir de la renaissance en proie aux guerres de religion et de pouvoir, une œuvre universelle à portée de main.... Les essais Mis en français moderne par Claude Pinganaud Publié en 2007 chez Arléa* (note à la fin de cet article) Edition « format poche, en un seul volume, dans une langue qui suit les règles d’orthographe et de ponctuation d’aujourd’hui, et où se manifeste une plus grande audace dans le rajeunissement de l’écriture. » C’est un livre de poche mais à la belle couverture cartonnée, aux pages fines et agréables à tourner et aux beaux caractères d’impression. Un très beau livre et une expérience qu’on ne pourra pas avoir sur liseuse numérique. C’est tout à fait réussi, et pour ma part j’ai choisi de lire au gré des envies tel ou tel chapitre, selon les titres qui donnent une bonne idée du contenu en évitant ainsi une lecture fastidieuse de 800 pages. Ouf... Oublié les éditions illisibles que l’on a pu croiser sur notre route, Claude Pinganaud a mis « Les essais » en français moderne, ce qui les rend accessibles et permet de savourer toute l’intelligence et la modernité du grand Michel de Montaigne. C’est une vie exceptionnelle, un siècle charnière au sortir de la renaissance en proie aux guerres de religion et de pouvoir, une œuvre universelle à portée de main. Rares sont alors les livres ou un homme parle librement de sa vie et en cela se démarque fondamentalement de l’Eglise, et donc du pouvoir, par une pensée relativement libre des dogmes. Né en 1533, Montaigne est d’origine noble. Il effectue une belle carrière de magistrat et diplomate jusqu’en 1571(il a alors 38 ans...). Son père est mort en 1568 et il peut alors se retirer et vivre de ses rentes à la propriété familiale en Dordogne. C’est là qu’il se consacre à l’écriture tout en continuant de participer à la vie de la cité puisqu’il sera maire de Bordeaux de 1581 à 1585 et négociateur entre catholiques et protestants, entre Henri III et Henri de Navarre, futur Henri IV. Montaigne rédige les 3 livres des essais entre 1572 et 1588, soit entre le terrible mois d’août 1572 sous Charles IX (massacre de la Saint-Barthélemy) et ensuite de 1574 à 1588 sous le règne d’Henri IV qui mourra assassiné en 1589. Il s’agit de ce qu’on a appelé « les années sanglantes ». Livre 1 avec de nombreuses citations des poètes et philosophes de l’antiquité dans des chapitres courts. Un bon moyen de lire ou relire Virgile, Horace, Lucrèce et bien d’autres. J’ai noté que Lucrèce, « La nature des choses » est énormément cité, preuve de l’intérêt manifesté par Montaigne pour ce philosophe poète ou l’inverse ! Je ferai prochainement un article sur cet autre livre essentiel. De belles pages sur la tristesse, la guerre, l’oisiveté, les menteurs, le goût desbiens, la peur, la mort, l’imagination, la coutume, les enfants, le vrai et le faux, l’amitié (son amitié pour La Boétie), la modération, la raison, la modération, les vêtements, la solitude, les cannibales (après avoir décrit leurs coutumes bien différente des nôtres, il termine par « Tout cela n’est pas si mal : mais quoi, ils ne portent pas de haut-de-chausses ! », la gloire, l’inégalité, l’incertitude de notre jugement, de l’âge et des prières : « Nous prions par usage et par coutume, ou, pour mieux dire, nous lisons ou prononçons nos prières. Ce n’est enfin que mine. Et me déplaît de voir faire trois signes de croix au bénédicité, autant de grâce, et cependant, toutes les autres heures du jour, les voir occupées à la haine, l’avarice, l’injustice. » Livre 2 ou il évoque souvent son père Pierre de Montaigne et ou le chapitre « Apologie de Raymond Sebon » occupe quelques 120 pages... C’est là qu’il entend concilier foi et raison mais c’est aussi là où j’ai calé et passé au chapitre suivant tellement lecture est difficile. Montaigne a traduit le livre du théologien Raymond Sebon, « ne pouvant rien refuser au commandement du meilleur des pères qui fut jamais », où ce médecin, théologien, philosophe catalan entreprend de réconcilier foi et raison. En lisant cet essai, il est important de bien considérer l’époque. Montaigne l’a écrit à partir de 1580, soit 8 ans après le massacre de la Saint-Barthélemy et alors que les guerres de religions entre catholiques et protestants embrasent le pays depuis 1562 et se poursuivront bien après, jusqu’en 1598. A cette date historique, l’Edit de Nantes instaure, pour 87 ans, la naissance d’une certaine tolérance en Europe, et c’est déjà ça, après un siècle sanglant et tourmenté. Montaigne dans cet essai développe un scepticisme, un relativisme de toute chose qui lui a été souvent reproché car il ne prend pas vraiment parti pour un camp ou l’autre, pour une secte ou une autre comme il nomme les différents courants philosophiques (et religieux?) depuis l’antiquité. Je pense qu’en introduisant le doute face aux certitudes absolues des camps en présence, face à l’intolérance du pouvoir catholique seul détenteur du vrai depuis des siècles, il a réussi à tracer un nouveau chemin vers la raison. Jusqu’à Montaigne, la pensée devait être dans la norme. Après Montaigne la raison humaine pourra être explorée et d’autres viendront tel René Descartes, reprenant le flambeau et créant de nouveaux espaces de liberté. Pouvait-il, en pleine guerre de religion, même s’il l’avait voulu, ce qui est bien difficile à savoir, attaquer de front un camp ou un autre alors même qu’il était magistrat, bien installé dans l’élite et côtoyant le pouvoir ne place? Ses arguments sont complexes, quelquefois obscurs, ils vont dans un sens puis dans un autre, mais n’est-ce pas cela l’art de réfléchir, de disserter ? Il reste des passages très critiques sur la religion telle qu’elle est à son époque. « Les hommes y sont conducteurs et s’y servent de la religion; ce devrait être tout le contraire. »… « Notre religion est faite pour extirper les vices : elle les couvre, les nourrit, les incite. » Les arguments d’apologie me semblent moins nombreux et de l’ordre d’un état de fait (état de nature dont l’homme ne peut appréhender l’origine) qu’il faut accepter car facteur d’ordre dans la société. « De toutes les opinions humaines et anciennes touchant la religion, celle-là me semble avoir eu plus de vraisemblance et plus d’excuse qui reconnaissait Dieu comme une puissance incompréhensible, origine et conservatrice de toute choses, toute bonté, toute perfection… » Cet essai à partir d’un livre obscur même à l’époque de Montaigne est très vite l’opportunité pour l’auteur de digressions dans tous les domaines comme il à l’art de le faire dans tous les Essais. « Quant à la guerre, qui est la plus grande et pompeuse des actions humaines, je saurais volontiers (j’aimerais savoir) si nous en voulons servir pour argument de quelque prérogative ou, au rebours, pour témoignage de notre imbécilité (faiblesse) ou imperfection ; comme de vrai, la science de nous entre-défaire et entretuer, de ruiner et perdre notre propre espèce, il semble qu’elle n’a pas beaucoup de quoi se faire désirer aux bêtes qui ne l’ont pas. » « … qu’il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme. »… « Tout ce qui nous semble étrange, nous le condamnons, et ce que nous n’entendons pas : comme il nous advient au jugement que nous faisons des bêtes. »… « Les bêtes nous montrent assez combien l’agitation de notre esprit nous apporte de maladies. » Je trouve qu’à l’époque, et vu la position de Michel de Montaigne, sa philosophie est tout à fait courageuse et novatrice, d’ailleurs elle lui vaudra rapidement quelques ennuis de la part du pouvoir ecclésiastique comme rappelé dans le précédent article sur les Essais. Il cite Cicéron et fait sienne ses paroles : « il faut parler mais ne rien affirmer ; je serai toujours curieux de tout, doutant souvent, et toujours me défiant de moi-même. » L’auteur présente ses essais comme une introspection mais on devine bien que c’est tout à fait l’inverse que souhaite profondément Montaigne. Il sait bien que l’intolérance est du côté des « sectes » qu’il veut convaincre de la nécessité du doute afin d’apaiser les conflits qui durent depuis un demi-siècle. Proche de Charles IX et ensuite De Henri III, Henri de Navarre… Il est catholique au sein des terres huguenotes mais réussit de façon improbable et courageuse à se faire juge prudent des deux camps. Il sera diplomate dans les conflits en cours… « Vaut-il pas mieux se tenir hors de cette mêlée ? » En pleine guerre de religion, guerre civile en fait, le conseil est judicieux… La lecture est assez difficile malgré la ponctuation et l'orthographe moderne, malgré la traduction des citations... Mais le poésie et la belle langue élégante de Montaigne vient récompenser le lecteur à chaque page : « Et Zénon avait raison de dire que la voix était la fleur de la beauté. » « Car de faire la poignée plus grande que le poing, la brassée plus grande que le bras, et d’espérer enjamber plus que l’étendue de nos jambes, cela est impossible et monstrueux. » Michel de Montaigne n’a pas enjambé la montagne mais a progressé vers plus d’humanité et en cela je pense qu’il a une place énorme dans notre socle culturel commun. On a aussi de belles pages sur l’ivrognerie, la mort, la conscience, les enfants (« Quand je pourrais me faire craindre, j’aimerais encore mieux me faire aimer. »), les femmes (bien dur avec les femmes notre Montaigne : « Car cet appétit déréglé quelles ont du temps de leur groisses (grossesses), elles l’ont en l’âme en tout temps », la cruauté Livre 3 avec des réflexions plus personnelles et qui donne une bonne idée des valeurs et interrogations de cet auteur majeur, valeurs qui en retour nous interrogent nous, quelques siècles plus tard, beaucoup de choses restant d’une pleine actualité. Il est à l’origine du célèbre « Que sais-je ? », et le doute ne le place pas en grande estime avec la religion. Il se fait volontiers briseur de tabou quand il parle de sexualité : « Qu’a fait l’action génitale aux hommes, si naturelle, si nécessaire et si juste, pour n’en oser parler sans vergogne et pour l’exclure des propos sérieux et réglés ? Nous prononçons hardiment : tuer, dérober, trahir ; et cela nous n’oserions qu’entre les dents ? » Et de belles pages sur la conversation, la vanité, les boiteux... Montaigne entend servir l’homme, l’aider à vivre, réconcilier foi et raison. En se retirant dans sa propriété familiale à Montaigne, il donne une chance aux hommes d’aller vers plus de raison. En cela il préfigure déjà ce que sera l’avenir avec « Le siècle des lumières » et la révolution française. Mais le chemin est encore long et tous ne sont prêts pour remettre en cause les saintes certitudes : les essais seront tolérés par l’Eglise avant d’être mis à l’index en 1676. * Claude Pinganaud est à l’origine avec Jean-Claude Guillebaud de cette belle maison d’édition, Arléa, dont le nom est un mot valise, reprise du nom des filles de Guillebaud, Ariane et Léa. Article « clesbibliofeel » à retrouver sur mon blog avec mes livres essentiels
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  • heros_pitch Posté le 10 Décembre 2018
    Sorte de fourre-tout philosophique, racontant des histoires de personnages célèbres ou personnelles, d'où sortent d'excellentes phrases à méditer, ces essais sont une véritable photographie de la pensée d'une époque.
  • ChaK_ Posté le 22 Octobre 2018
    Petit recueil contenant plusieurs essai (l'oisiveté, la colère, le pédantisme et la cruauté) d'environ 120 pages. Autant l'oisiveté ne vaut pour ainsi dire pas grand chose (ça dure 3/4 pages...), même si le message est sympa, autant les autres essais sont clairement plus touffus. Je ne connaissait pas Montaigne, on pourrait même dire que je ne connais rien à la philo en dehors du nom des philosophes, mais grâce à ce petit bouquin (et surtout cette collection très sympatique) que je peux lire en dilettante, je peux enfin combler quelques lacunes. Ce ne sont pas sur pas les œuvres intégrales bourrés raz la tronche d'essais, mais ça permet d’appréhender un peu tout. Bref, j'ai BEAUCOUP aimé cet homme. Humaniste, simple, raisonnable. On me l'avait dit assez dur d'accès, et pourtant c'est assez limpide je trouve, peut être grâce à une traduction plus moderne. Toujours est il que ses textes sont pleins de bons sens et applicable à la vie de tout les jours contrairement au stoîcien Sénèque que je lisais il y a de ça quelques semaines. Il digresse un peu, des fois il fait un peu de hors sujet mais c'est pas grave :D Une lecture qui apaise je trouve.
  • Farlay Posté le 16 Septembre 2018
    À qui voudrait "jouir loyalement de son être", le gentilhomme gascon se déclare bien incapable de prêcher une méthode, comme on prescrit une cure d'amaigrissement. Il fait un peu mieux. Il peint le métier de vivre, qui est aussi un art, totalement inutile , et donc parfaitement négligeable, il est vrai. La preuve :il n'est pas coté en Bourse.
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