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Bouquins
EAN : 9782221133705
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm

Les Mille et une nuits - Tome 2

Joseph Charles MARDRUS (Traducteur), Marc FUMAROLI (Présentation)
Date de parution : 07/03/2013
Le chef-d'œuvre du conte oriental dans la seule traduction fidèle à l'original arabe.

"Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était...

"Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
Extrait de la 679e nuit.

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EAN : 9782221133705
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Enirtourenef Posté le 17 Avril 2021
    René R. Khawan remet chaque tome dans son contexte d'époque au travers d'une introduction et de notes qui s'intègrent très bien. La plume est agréable à lire. Il a fait le choix de ne pas séparer en Nuits (nuit 200 à 205, etc.) ce que je trouve bien car au final je pense que, la première curiosité passée, ça m'aurait vite ennuyée de lire ça de bout en bout. J'ai vraiment adoré cette lecture, les personnages ont frappé mon cœur tant ils sont réussis (le barbier est véritablement insupportable par son babillage incessant ! et c'est génial !)
  • Titlilou Posté le 4 Décembre 2020
    L'édition Phébus/Libretto Dames Insignes et Serviteurs galants est une version des manuscrits originaux traduit par René R Khawam (1917-2004). « Cette traduction restitue toute l'irrévérence, le merveilleux et la sensualité des Mille et Une Nuits qui passeront de l'oral à l'écrit » (Note de l'éditeur p9).  On y trouve en ouverture La Tisserande des Nuits qui présente l'histoire de Chahrazade, conteuse ingénieuse débordante d'imagination qui a su tenir en haleine (mille et une nuits durant) un mari sultan qui s'était promis de faire exécuter ses épouses au lendemain de leurs noces. S'ensuivent trois récits de Chahrazade riches en rebondissements, magie et poésie : -Le Marchand et le Djinn - le Pêcheur et le Djinn - le Portefaix et les Dames. Pour faire durer le suspens elle introduit au coeur de sa trame des rencontres successives où chacun des personnages confie aux autres sa propre aventure invraisemblable et rocambolesque très souvent sertie de vers chantés ou déclamés tels « les paroles du poète ». Ce premier tome très riche et captivant de la collection Libretto donne envie d'en apprendre davantage sur ce monde du XIII siècle qui transparaît quelque peu dans les notes en marge de René R Khawam. À bientôt le prochain volume...
  • denis76 Posté le 21 Septembre 2020
    Les Mille et une nuits est un ensemble de contes perses, une fiction du IIIè au VIIè siècle. « Simbad le marin » est un des contes. La princesse Shéhérazade lit chaque soir un extrait au roi de Perse pour qu’il évite de l’égorger ( je résume ). . A un porteur qui s’est arrêté devant sa porte pour souffler, et comparant sa pauvreté à la richesse de l’homme qui habite cette demeure, Simbad l’invite à écouter les sept voyages difficiles qu’il a effectués pour devenir riche. . Le premier voyage me fait penser ( de loin ) au bateau de pirates qui se coule pour éviter Astérix et Obélix :) Je pense que Saint-Exupéry s’est inspiré du deuxième voyage pour dessiner le serpent qui mange l’éléphant, dans « Le Petit Prince ». Il est possible aussi que Voltaire s’en soit inspiré pour placer Candide au Paradis, là où il découvre plein de diamants. . Ces contes sont distayants, sans plus.... Mais peut être une source d'inspiration pour des auteurs ultérieurs.
  • Rhapsodie Posté le 19 Août 2020
    Les Mille et une nuit se lisent comme un recueil de contes, divisé par "nuits" pendant lesquelles la belle princesse Shéhérazade narre des contes épiques au calife en s'interrompant à chaque fois en plein suspense d'une histoire au lever du jour. Avec cette ruse, elle empêche le roi de continuer sa funeste et terrible loi : celle d'épouser chaque jour une femme puis de la faire tuer le lendemain par son vizir (pour éviter ainsi d'être trompé). Shéhérazade avec ses histoires sauve non seulement sa vie mais donc celle de toutes les femmes du royaume. Et elle nous conte les contes arabes les plus célèbres, comme Ali Baba et les quarante voleurs, Sindbad le marin... Cela se lit comme des petites histoires épiques, avec généralement usage de la ruse pour se sortir de situations plus que délicates.
  • Clio1989 Posté le 28 Avril 2020
    Moralité : Le sultan aurait trouvé le moyen parfait de ne plus être cocu, et jusqu'à la fin de ses jours, s'il n'était si curieux. Ou bien : Il faut toujours satisfaire sa curiosité, quoiqu'il advienne, et espérer qu'il n'en résulte pas que du mal ? J'hésite...
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