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Plon
EAN : 9782259278546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 264
Format : 135 x 210 mm

L'esprit des vents

Date de parution : 22/08/2019
Japon, 1945. Le souffle d'une amitié incandescente.
« Tateru apprend les vents. Sur une île, rien n'est plus important. Le vent, c'est un peu la majuscule de l'air. Elle lui donne un sens, une direction, le brasse, l'embrasse. Il affole les oreilles, domine la tâte. le vent, c'est son frère. L'île, sa soeur. Il les protège, calme... « Tateru apprend les vents. Sur une île, rien n'est plus important. Le vent, c'est un peu la majuscule de l'air. Elle lui donne un sens, une direction, le brasse, l'embrasse. Il affole les oreilles, domine la tâte. le vent, c'est son frère. L'île, sa soeur. Il les protège, calme la mer, nettoie les cieux. Il les tient par les épaules. »

Au printemps 1945, contraints à prendre la route de l'exode, le jeune Tateru, sa famille et son meilleur ami Ryu quittent la ville chinoise de Qingdao. La colonie japonaise doit fuir. Cela signe pour eux le retour dans un Japon dévasté, empreint d'illusions perdues.
Au coeur d'un Tokyo inflammable et déstabilisé par la présence américaine, les destins se chevauchent. Tateru n'est que vibrations, Ryu tout en observation, dans cette ville repeuplée, éruptive, assassine.

L'Esprit des vents est une ode à l'amitié dans un pays traumatisé mais renaissant.
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EAN : 9782259278546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 264
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

« Le vent fait vibrer Tateru ; Ryû est un observateur né. Dans le Japon de 1945, en ruines, brisé et humilié, qui veut se reconstruire sans même panser ses plaies, leur destin épouse celui d'une nation, qui doit choisir entre tradition et modernité, au cours d'un voyage plein de douceur et poésie. »
Sylvie / Fnac Nice

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Felina Posté le 4 Novembre 2019
    Découverte de la plume ciselée de François Simon, qui a, en plus d'être critique gastronomique commence à avoir une palette assez diversifiée quant à l'écriture. Il a déjà collaboré avec plusieurs journaux et revues. Seconde découverte, la période historique évoquée dans "L'esprit des vents". Elle m'a irrésistiblement fait penser au roman d'Oswald Wynd "Une odeur de gingembre". A la fin de la seconde guerre mondiale, les japonnais vivant à Qingdao, petite ville chinoise; sont renvoyé au Japon; le déshonneur pesant sur leurs épaules. Tateru et sa famille font partis des migrants. A cette époque, le Japon est un pays dévasté après sa défaite. Tateru et son ami de toujours Ryu vont réapprendre à vivre dans un Tokyo à fleur de peau, entre crime organisé et reconstruction, et passer en un instant d'adolescents insouciants, à des adultes qui se battent pour leur avenir, au gré des vents. La plume de François Simon est soignée, chaque mot est choisi avec soin et point trop n'en faut, même si le début laisse un peu à désirer. L'auteur, qui colle en cela au côté très réservé des japonnais; se penche davantage sur les événements découlant de cette seconde guerre mondiale, que sur les... Découverte de la plume ciselée de François Simon, qui a, en plus d'être critique gastronomique commence à avoir une palette assez diversifiée quant à l'écriture. Il a déjà collaboré avec plusieurs journaux et revues. Seconde découverte, la période historique évoquée dans "L'esprit des vents". Elle m'a irrésistiblement fait penser au roman d'Oswald Wynd "Une odeur de gingembre". A la fin de la seconde guerre mondiale, les japonnais vivant à Qingdao, petite ville chinoise; sont renvoyé au Japon; le déshonneur pesant sur leurs épaules. Tateru et sa famille font partis des migrants. A cette époque, le Japon est un pays dévasté après sa défaite. Tateru et son ami de toujours Ryu vont réapprendre à vivre dans un Tokyo à fleur de peau, entre crime organisé et reconstruction, et passer en un instant d'adolescents insouciants, à des adultes qui se battent pour leur avenir, au gré des vents. La plume de François Simon est soignée, chaque mot est choisi avec soin et point trop n'en faut, même si le début laisse un peu à désirer. L'auteur, qui colle en cela au côté très réservé des japonnais; se penche davantage sur les événements découlant de cette seconde guerre mondiale, que sur les émotions et autres sentiments de ses personnages. Il faut dire que c'est un véritable tsunami qui ravage le Japon en cette période d'après-guerre, et la présence américaine au pays du soleil levant n'arrange vraiment rien. Rien que Qingdao, la colonie que quittent Tateru et sa famille a un lourd passif historique. Mais la poésie qui émane de ce texte parle pour eux, Tateru et Ryu, qui vont vivre des événements personnels très durs et pourtant ces jeunes gens vont persévéré, chacun de leur côté pour tenter de suivre leur voie. La passion de Tateru pour les vents est très originale et apporte une dimension sensorielle plus qu'intéressante au lecteur dans ce récit. Par contre, les personnages secondaires manquent cruellement d'épaisseur. L'aspect historique est dense et rapporté avec sobriété et sans emphase. La surenchère n'est pas de mise avec Mr Simon, même s'il y aurait de quoi entre la dévastation du pays aussi bien économique que physique, la bombe atomique d'Hiroshima, les kamikazes, la notion d'honneur et l'ombre planante du hara-kiri... C'est dense, et même si le rythme du récit retombe à un moment, c'est pour mieux repartir d'une traite jusqu'à la dernière page. (...)
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  • Claireandthebooks Posté le 19 Septembre 2019
    En août 1945, Tateru,sa famille, et son meilleur ami Ryu doivent fuir le phare de Qingdao en Chine. Les occupants japonais doivent tous fuir et rentrer dans leur pays. Le Japon est dévasté par la guerre et les bombes. Les deux enfants tentent de trouver leurs marques dans un Tokyo désabusé, aux mains des américains, qui tente de se relever. Le titre de ce roman m'intriguait énormément, je le sentais très poétique. Et j'avais raison. C'est un premier roman à la fois doux et amer, aérien et brutal. C'est un roman d'amitié, entre deux petits garçons qui cherchent à se reconstruire l'un grâce à l'autre, après que leur vie ait été bouleversée. C'est aussi un roman de la débrouille, de l'envie de s'en sortir, de se relever de ses échecs. C'est enfin un tableau d'époque, sur le Japon d'après-guerre : on y me le la question des colonies, des traditions chinoises, des yakuzas, de la stratégie militaire japonaise... J'ai beaucoup aimé cette lecture, je l'ai dévorée en quelques jours à peine, et j'ai refermé le livre avec l'envie d'en avoir encore. Une très très belle découverte de la rentrée littéraire !
  • zorazur Posté le 9 Septembre 2019
    Ce roman est un pur régal, pour la qualité inimitable de la narration, pour la perfection du style, à la fois sobre, riche et imagé. On s’attache terriblement aux personnages pris dans l’engrenage implacable d’une Histoire qui les dépasse et de leur propre histoire aux retournements impitoyables, parfois douloureuse et tragique, parfois pleine de promesses. Il y a les angoisses et la belle inconscience de l’enfance, les découvertes de l'adolescence, dans l'entourage ou sous l'influence de personnages salvateurs ou douteux, les tentations et le désespoir des adultes. Et le Japon, entre douceur poétique et violence dissimulée, entre brise et tourbillons.
  • Cannetille Posté le 1 Septembre 2019
    Merci à Babelio et aux Editions Plon pour cette lecture dans le cadre de la Masse Critique Privilégiée. 1945. Les deux jeunes Tateru et Ryu doivent quitter la colonie japonaise qui occupait la ville chinoise de Qingdao. Pour tous leurs compatriotes, c’est une fuite honteuse et un retour déshonorant dans un Japon sous tutelle américaine, complètement ruiné et ravagé. Les deux enfants vont devenir adolescents dans un Tokyo qui repart de zéro et où fleurit sans entrave une dangereuse criminalité. François Simon manie la plume, fort joliment d’ailleurs, comme d’autres fleurètent avec un stylet : les phrases sont courtes, l’écriture précise et incisive, chaque mot choisi avec justesse. Aucun gras n’habille l’ossature du récit qui s’en tient aux faits, mettant de côté les sentiments sur lesquels les protagonistes n’ont guère le loisir de s’attarder, dépassés comme ils le sont par une situation et des évènements absolument sismiques pour la société japonaise. Si les personnages n’ont aucune complaisance avec eux-mêmes et se corsètent dans leurs efforts de survie, c’est à travers la poésie que transparaît leur âme, cette poésie que l’auteur est parvenu à faire fleurir sur l’extrême sobriété de son texte. Le cadre historique est évoqué avec réalisme et habileté, au travers d’évocations... Merci à Babelio et aux Editions Plon pour cette lecture dans le cadre de la Masse Critique Privilégiée. 1945. Les deux jeunes Tateru et Ryu doivent quitter la colonie japonaise qui occupait la ville chinoise de Qingdao. Pour tous leurs compatriotes, c’est une fuite honteuse et un retour déshonorant dans un Japon sous tutelle américaine, complètement ruiné et ravagé. Les deux enfants vont devenir adolescents dans un Tokyo qui repart de zéro et où fleurit sans entrave une dangereuse criminalité. François Simon manie la plume, fort joliment d’ailleurs, comme d’autres fleurètent avec un stylet : les phrases sont courtes, l’écriture précise et incisive, chaque mot choisi avec justesse. Aucun gras n’habille l’ossature du récit qui s’en tient aux faits, mettant de côté les sentiments sur lesquels les protagonistes n’ont guère le loisir de s’attarder, dépassés comme ils le sont par une situation et des évènements absolument sismiques pour la société japonaise. Si les personnages n’ont aucune complaisance avec eux-mêmes et se corsètent dans leurs efforts de survie, c’est à travers la poésie que transparaît leur âme, cette poésie que l’auteur est parvenu à faire fleurir sur l’extrême sobriété de son texte. Le cadre historique est évoqué avec réalisme et habileté, au travers d’évocations saisissantes et vraiment intéressantes qui font penser aux Sept roses de Tokyo de Hisashi Inoue : entre les vents qui sauvèrent le Japon de l’invasion mongole en 1274, les bombardements les plus terribles de l’histoire sur Hiroshima mais aussi sur Dresde, les kamikazes et leurs collines couvertes de fleurs, le code du seppuku, la différence entre les saules et les fleurs du monde de la nuit japonaise et la première locomotive à sel…, revit un Tokyo d’après-guerre si vivide que le lecteur s’y sent transporté. Curieusement, le début et la fin semblent presque ne pas faire complètement partie du même livre : après une première moitié où les personnages servent plutôt de faire-valoir à une vaste fresque historique, la seconde partie prend une tonalité plus proche d’un roman noir, resserré sur les destins de Tateru et de Ryu confrontés au monde du crime, organisé ou pas. La fin m’a laissée presque désemparée, écartelée entre la rupture abrupte d’un des destins évoqués, et l’absence de fin de l’autre, qui laisse la porte ouverte à une suite que l’on voudrait réclamer à l’auteur. Intéressant sur le fond pour une découverte saisissante du Japon d’après-guerre, ce roman est aussi séduisant sur la forme, portée par une belle écriture à la fois sobre et poétique. Monsieur Simon, quand publierez-vous la suite ? Coup de coeur.
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  • Floyd2408 Posté le 25 Août 2019
    L’esprit des vents de François Simon est un souffle tourbillonnant du Japon, à la sortie de la guerre, une photographie de ce peuple meurtri, un pays plongé dans le déshonneur de l’empereur, une aquarelle sombre d’un Tokyo dans une décadence silencieuse, une jeunesse perdue dans les méandres de l’incertitude, une vie dans l’inextricable d’une défaite où la honte perfore lentement la faiblesse humaine, une nation s’ouvrant à un monde nouveau. Ce petit préambule comme une avant bouche, salive les papilles des lecteurs novices désirant découvrir ce roman sous des angles alléchants et savoureux, comme l’auteur pouvait le faire dans son métier de critique gastronomique, un exalteur de sens, François Simon d’une écriture sensible et sensuelle éveille les papilles littéraires pour un plaisir agréable et simple. Ce roman est le premier de François Simon, d’une gestation lente, perdu dans un tiroir pendant 11 ans, pour enfin revoir la lumière, dépoussiérer l’ébauche de rencontre en rencontre, L’esprit des vents se cristallise, respire pour trouver place sur les étals des bibliothèques. La trame reste la culture nipponne à travers les aventures tumultueuses d’une famille Japonaise, habitant une petite île chinoise Qingdao, qui est en vérité une ville au bord de l’océan où trône un phare,... L’esprit des vents de François Simon est un souffle tourbillonnant du Japon, à la sortie de la guerre, une photographie de ce peuple meurtri, un pays plongé dans le déshonneur de l’empereur, une aquarelle sombre d’un Tokyo dans une décadence silencieuse, une jeunesse perdue dans les méandres de l’incertitude, une vie dans l’inextricable d’une défaite où la honte perfore lentement la faiblesse humaine, une nation s’ouvrant à un monde nouveau. Ce petit préambule comme une avant bouche, salive les papilles des lecteurs novices désirant découvrir ce roman sous des angles alléchants et savoureux, comme l’auteur pouvait le faire dans son métier de critique gastronomique, un exalteur de sens, François Simon d’une écriture sensible et sensuelle éveille les papilles littéraires pour un plaisir agréable et simple. Ce roman est le premier de François Simon, d’une gestation lente, perdu dans un tiroir pendant 11 ans, pour enfin revoir la lumière, dépoussiérer l’ébauche de rencontre en rencontre, L’esprit des vents se cristallise, respire pour trouver place sur les étals des bibliothèques. La trame reste la culture nipponne à travers les aventures tumultueuses d’une famille Japonaise, habitant une petite île chinoise Qingdao, qui est en vérité une ville au bord de l’océan où trône un phare, le gardien est un Japonais, Kanki, défiguré au visage par une chaudière, le papa de Tateru, vivant avec sa maman, Keiko et sa tante, Kazuko. Tateru rencontre un enfant de son âge Ryu, son père, Ryuichi, est photographe, une amitié rare va se dessiner. De cet endroit le destin va réunir ces deux enfants, Tateru flâne sur cette Nature, pour apprivoiser ses sens et découvrir la magie du vent, ensorcelant son âme, ces vents l’accompagneront toute sa vie. La magie des histoires de son père, celle Khan Kubilai berceront ses nuits comme un fantôme des esprits du Japon venant le visiter toute son existence. Au contraire Ryu est plus taciturne, pas rêveur, aidant son père à la photographie, une âme déchirée, sera le compagnon de l’amitié de Tateru. L’exode forcé des Colons entraine ces deux garçons dans une vie de fuite, vers la découverte du Japon meurtri, et d’un Tokyo sombre et en pleine mutation. François Simon livre avec beaucoup de précision certains passages importants de cette fin de guerre, le largage de la bombe Little Boy sur Hiroshima, l’empereur et son discours assez nébuleux, le rituel seppuku du général Anami, la préparation des kamikaze, avec ces jeunes japonais désœuvrés comme Shimpei, le bombardement de Dresde relaté par Minako, la tante de Tateru où son mari est mort, en février 1945 l’atmosphère de ce Japon, une nation prisonnière d’une guerre perdue, les excès des soldats GI’s et la tradition des apprenties geisha, avec la jeune Mamechiyo. Tous ses passages donnent au roman une épaisseur nouvelle, un lien immuable avec ce Japon à la sortie de la deuxième guerre mondiale, et Tokyo est quelque fois un personnage du roman, François Simon fait vivre cette ville à travers les protagonistes et d’elle-même. François Simon débute son roman comme un conte, une légende, la naissance de Tateru, son enfance dans ce décor maritime, de verdure, puis sa rencontre avec Ryu. Petit à petit s’articule le cadre profond historique de l’intrigue, la guerre, le Japon en débâcle, son peuple orphelin d’un déshonneur des traditions, se gangrène une jeunesse sans repère, voulant tout, toute suite, la peur de cette guerre perdue. Le destin de ces deux garçons voguant dans un japon en reconstruction, vont vivre ensemble et se retrouver l’un vivant chez sa tante veuve et l’autre clandestinement dans un club mafieux, travaillant pour le patron. Ces deux vies sont opposées l’un à l’autre, Tateru vivant avec Minako, qui aura une relation incestueuse innocente avec son neveu lors de leur voyage, sans que le sache, travaillant dans un restaurant et son ami Ryu devenu tueur, en tuant son père perdu d’un coup de couteau dans le cœur, ce métier aura une plénitude sur le charisme de cet adolescent, un jeune homme taciturne, aimant être l’œil de son patron épiant les faits et gestes des clients du cabaret mafieux. François Simon de sa culture gastronomique, nous livre certains passages sur le culinaire avec la tante resté sur l’île chinoise, pour offrir ces services dans une cuisine rafraichissante avec des huitres, et le jeune adolescent travaillant dans un restaurant. Ce roman est hymne à la liberté et l’amour, un chant d’amitié, une musique japonaise résonne en écho à cette histoire où les âmes perdues deviennent l’espoir.
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