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Robert Laffont
EAN : 9782221123904
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 440
Format : 153 x 240 mm

L'Inconnue de Birobidjan

Date de parution : 26/01/2012

Des coulisses du Kremlin au Birobidjan, l’État juif créé par Staline en Sibérie ; du Goulag aux prisons du FBI ; du théâtre yiddish à Broadway… l’épopée extraordinaire d’une jeune actrice russe.

Une héroïne de légende, un grand roman d'aventures, d'espionnage et d'amour dans la Russie de Staline. 

Juin 1950, Washington. Accusée d'assassinat et d'espionnage, Maria Apron risque la chaise électrique. Pour se défendre, elle n'a que sa beauté et ses souvenirs. Telle Schéhérazade, elle va raconter son histoire pour sauver sa tête.
Maria...

Une héroïne de légende, un grand roman d'aventures, d'espionnage et d'amour dans la Russie de Staline. 

Juin 1950, Washington. Accusée d'assassinat et d'espionnage, Maria Apron risque la chaise électrique. Pour se défendre, elle n'a que sa beauté et ses souvenirs. Telle Schéhérazade, elle va raconter son histoire pour sauver sa tête.
Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïeva Gousseïev, commence par une révélation fracassante : en octobre 1932, étoile montante du théâtre moscovite, elle se laisse séduire par Staline. Mais, ce soir-là, l'épouse du tyran se suicide, et Staline veut effacer tous les témoins. La vie pleine de promesses de Maria se mue en une fuite éperdue.
Réfugiée au Birobidjan, le petit pays juif créé par Staline en Sibérie, Marina découvre l'incroyable vitalité du répertoire yiddish. Elle renoue avec le travail d'actrice, oublie la folie stalinienne et devient juive parmi les Juifs, alors que les nazis les massacrent partout en Occident. Puis elle tombe amoureuse. Il s'appelle Michael, il est médecin et américain. Marina croit enfin au bonheur. Mais qui peut échapper au maître du Kremlin ? Michael, accusé d'espionnage, est condamné au Goulag. Pour le tirer du camp où il doit mourir, Marina brave l'enfer sibérien.
En Sibérie comme dans l'Amérique de McCarthy, Marina défie l'Histoire, avec pour seules armes l'amour d'un homme, la puissance du théâtre et la beauté d'une langue.

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EAN : 9782221123904
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 440
Format : 153 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cannetille Posté le 12 Octobre 2021
    En 1950, alors que l’hystérie anti-communiste menée par McCarthy bat son plein et que le HUAC (House Un-American Activities Committee) s’en prend au milieu du cinéma depuis quelques années déjà, l’actrice Maria Apron est accusée d’être entrée aux Etats-Unis sous une fausse identité après avoir tué un agent secret américain infiltré en Union Soviétique. De son vrai nom Marina Gousseiev, la jeune femme tente de s’expliquer. Oui, elle est bien russe. Non, elle n’a jamais été communiste. Au contraire, poursuivie par les autorités soviétiques, elle a dû fuir Moscou et, se faisant passer pour juive, s’est réfugiée au Birobidjan, cet état juif autonome créé par Staline dans l’extrême Est du pays, à la frontière mandchoue. C’est là qu’elle a connu et aimé un médecin américain du nom d’Apron, bientôt envoyé au goulag pour espionnage, et qu’elle s’est retrouvée à nouveau contrainte de fuir, cette fois aux Etats-Unis… Certes rocambolesque, cette histoire ne s’en lit pas moins avec grand plaisir tant elle est bien menée et bien écrite, et tant elle présente d’intérêt historique. Car, au-delà des très rebondissantes aventures de sa très romanesque héroïne, plus encore que son évocation de la terreur stalinienne, des conditions du goulag et de la chasse... En 1950, alors que l’hystérie anti-communiste menée par McCarthy bat son plein et que le HUAC (House Un-American Activities Committee) s’en prend au milieu du cinéma depuis quelques années déjà, l’actrice Maria Apron est accusée d’être entrée aux Etats-Unis sous une fausse identité après avoir tué un agent secret américain infiltré en Union Soviétique. De son vrai nom Marina Gousseiev, la jeune femme tente de s’expliquer. Oui, elle est bien russe. Non, elle n’a jamais été communiste. Au contraire, poursuivie par les autorités soviétiques, elle a dû fuir Moscou et, se faisant passer pour juive, s’est réfugiée au Birobidjan, cet état juif autonome créé par Staline dans l’extrême Est du pays, à la frontière mandchoue. C’est là qu’elle a connu et aimé un médecin américain du nom d’Apron, bientôt envoyé au goulag pour espionnage, et qu’elle s’est retrouvée à nouveau contrainte de fuir, cette fois aux Etats-Unis… Certes rocambolesque, cette histoire ne s’en lit pas moins avec grand plaisir tant elle est bien menée et bien écrite, et tant elle présente d’intérêt historique. Car, au-delà des très rebondissantes aventures de sa très romanesque héroïne, plus encore que son évocation de la terreur stalinienne, des conditions du goulag et de la chasse aux sorcières après-guerre aux Etats-Unis, c’est la découverte du sort méconnu des Juifs en Union Soviétique pendant la seconde guerre mondiale qui rend ce roman passionnant. On y apprend ainsi l’instauration du Birobidjan en 1934, premier territoire juif officiel, son rôle de terre d’accueil pendant la Shoah et sa vitalité culturelle en yiddish. Une vitalité qui connaîtra le coup de grâce avec la création de l’État d’Israël. Utile rappel historique donc, mais aussi hommage aux auteurs juifs en Russie, en tête desquels on retiendra Pasternak, prix Nobel de littérature dont tout le monde connaît Le Docteur Jivago, le texte de Marek Halter se teinte aussi d’ironie, lorsqu’en pleine époque nazie en Europe, son héroïne russe cherche le salut... en se faisant passer pour juive ! Cette couverture la transformera d’ailleurs profondément, puisque la jeune femme n’aura de cesse de gagner sa légitimité au sein d’une communauté qui l’aura accueillie sans réserve. Appliquée à partager le mode de vie, la langue, la culture et le sort de son entourage juif, elle finit par devenir laïquement juive, conformément à cette conviction qu’à l’auteur qu’ « on ne naît pas juif, on le devient», et qu’ « un individu qui se dit juif est juif ». Ses points d’intérêt tant historiques que culturels, en plus du libéralisme religieux qu’il laisse entrevoir, font de ce roman, par ailleurs agréablement écrit et mené, une lecture tout à fait recommandable, à laquelle on pardonnera aisément ses premiers abords « rocambolesquement » romanesques.
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  • GeorgesSmiley Posté le 3 Janvier 2020
    Comment évoquer des sujets tragiques (le sort des Juifs européens au XXème siècle, les meurtres de masse du stalinisme, les procédés répugnants du McCarthysme) sans (trop) tomber dans le pathos ? Marek Halter réussit brillamment l’exercice en composant, à travers l’histoire de Marina, jeune et jolie comédienne dont le destin bascule le soir où elle croise la route et l’obscène brutalité d’un des plus grands assassins de l’histoire. Elle fuit le Kremlin, résiste aux terribles années de guerre, à la terreur des polices politiques, au mensonge élevé à un art et au désespoir qui borne le quotidien, pour finir entre les griffes du sénateur McCarthy et de ses acolytes l’accusant d’être une des espionnes ayant dérobé le secret de la bombe au profit de Staline. Au-delà de l’intrigue consistant à savoir si elle échappera ou non à la chaise électrique, le lecteur fasciné découvre l’univers cauchemardesque de l’Union soviétique des années 30-50 et comment la perversité du monstre régnant par la terreur le conduisit à déporter dans une contrée désertique au climat sibérien la majorité des Juifs d’Union soviétique avec leur quasi-assentiment. Ca se lit comme un polar mais, hormis les deux personnages principaux et leur belle histoire d’amour, tout le... Comment évoquer des sujets tragiques (le sort des Juifs européens au XXème siècle, les meurtres de masse du stalinisme, les procédés répugnants du McCarthysme) sans (trop) tomber dans le pathos ? Marek Halter réussit brillamment l’exercice en composant, à travers l’histoire de Marina, jeune et jolie comédienne dont le destin bascule le soir où elle croise la route et l’obscène brutalité d’un des plus grands assassins de l’histoire. Elle fuit le Kremlin, résiste aux terribles années de guerre, à la terreur des polices politiques, au mensonge élevé à un art et au désespoir qui borne le quotidien, pour finir entre les griffes du sénateur McCarthy et de ses acolytes l’accusant d’être une des espionnes ayant dérobé le secret de la bombe au profit de Staline. Au-delà de l’intrigue consistant à savoir si elle échappera ou non à la chaise électrique, le lecteur fasciné découvre l’univers cauchemardesque de l’Union soviétique des années 30-50 et comment la perversité du monstre régnant par la terreur le conduisit à déporter dans une contrée désertique au climat sibérien la majorité des Juifs d’Union soviétique avec leur quasi-assentiment. Ca se lit comme un polar mais, hormis les deux personnages principaux et leur belle histoire d’amour, tout le reste est (malheureusement) vrai, tragiquement vrai à un point tel qu’on finit par se dire que, si certains ont pu écrire que la France était, par le nombre de ses habitants et la longueur de son histoire, le plus grand ossuaire du monde, la Russie et ses satellites soviétiques constituent sans doute le plus grand déversoir de larmes et de désespoir de la Terre. « Parfois, un enfant qui était allé faire une course revenait et ne retrouvait plus sa famille. Tous disparaissaient du jour au lendemain, accusés de trotskisme, de défaitisme, d'insulte au bolchevisme. Une parole, une phrase, un rire vieux de vingt ans suffisait à vous condamner. Parfois, tous les ouvriers d'une usine étaient arrêtés au prétexte de sabotage. Des deux mille délégués au XXVIIème congrès du Parti de janvier 1934, mille huit cents ont été assassinés dans les deux années qui ont suivi. Même Kirov, le puissant maire de Leningrad qui s'y était fait applaudir, a été assassiné. Staline est allé pleurer sur son cercueil. Ensuite, selon sa volonté, le NKVD s'en est pris à l'Armée rouge. Soixante-dix mille officiers, capitaines, commandants et généraux ont été exterminés... La pire des pestes nous rongeait : la peur. Certains ne pouvaient plus voir leur reflet dans un miroir. Ceux qui ne supportaient pas se suicidaient. Cela semblait si apaisant, de mourir. C'était mieux que de vivre avec cette peur. Les suicides, on ne les comptait plus. Chaque fois que j'apprenais un nouveau suicide, je pensais à Nadedja Allilouïeva. Mais quand on n'avait pas le courage du suicide, il était difficile de ne pas devenir un monstre. La peur vous pourrit l'âme. On ne ressent plus rien d'autre. L'envie vous vient de caresser vos bourreaux... » Et au fin fond de la Sibérie, dans ce Birobidjan perdu au milieu de nulle part, où règnent, comme partout dans l’immense pays, le mensonge, la peur, les rancoeurs et les haines ordinaires qui se payent au prix fort, on trouve aussi un peu de chaleur humaine, d’entraide, de mains tendues qui allègent un tout petit peu le poids du malheur. Un roman passionnant, bien écrit et très émouvant. Une construction habile pour rendre hommage, à travers l’histoire d’amour de cette héroïne bien résiliente, à cette page d’histoire méconnue du Birobidjan, premier état juif du XXème siècle, et à ces millions de victimes silencieuses qui méritent vraiment qu’on ne les efface pas de nos mémoires.
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  • mamzelleoups Posté le 26 Octobre 2019
    À New-York, après la seconde guerre mondiale, la chasse aux sorcières contre les communistes bat son plein. Un journaliste assiste au procès d'une actrice russe, accusée d'être une espionne. Persuadé de son innocence, il va tout faire pour la disculper. Elle plonge alors dans ses souvenirs au Birobidjan, région autonome juive de l'est chinois. L'intrigue est intéressante mais j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Si j'aime souvent les mises en abyme, j'aurais ici préféré je crois que le récit soit plus linéaire.
  • Ellora Posté le 26 Septembre 2019
    Un livre de Marek Halter est toujours une très grande lecture. Ce roman n.echappe pas à la règle même si, sortant d’une série sur les femmes dans le religion ( Ève, Sarah, tsippora....), le style m’a un peu décontenancé durant quelques pages. Ici, il conte l’ histoire ´ à travers le procès de l’heroine devant le sénat américain dans les premières années du Mccartysme, de ce pays ( le birobijan ) créé par Staline pour y accueillir (parqués ?) les juifs de l’URSS. Comme d’habitude, Mr Halter nous raconte la difficile histoire de ce peuple sa culture mais cette fois sous la dictature de Staline. Ou comment une jeune femme russe, pour fuire des représailles possible se cache dans le birobijan et aprends à devenir juive pour finir arrêter aux États Unis sous le prétexte d’etre une espionne. Attention au dénouement. La politique politicienne est la mère de tous les vices.
  • cpuppinck Posté le 24 Décembre 2018
    Ce roman inspiré de l'Histoire avec un grand H m'a appris l'existence du Birobidjan et l'attitude de Staline vis a vis des juifs pendant la guerre. Un livre très intéressant qui montre la cruauté du régime stalinien.
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