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Plon
EAN : 9782259307109
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 135 x 210 mm
Nouveauté

L'Unique goutte de sang

Date de parution : 19/08/2021
Rentrée littéraire Plon 2021.
Quand, dans le sud des Etats-Unis, la plupart des médecins refusaient de soigner les Noirs et que le lynchage restait une pratique courante...
Un pan glaçant de l'histoire américaine, évoqué de façon magistrale.
Au coeur du Tennessee des années vingt, Sidney, un adolescent noir, se retrouve pris au piège du désir de deux jeunes filles blanches qui provoquent le massacre de sa famille en l'accusant à tort.

Pourquoi un shérif adjoint a-t-il pris le risque de lui épargner le lynchage ? Dans cette Amérique...
Au coeur du Tennessee des années vingt, Sidney, un adolescent noir, se retrouve pris au piège du désir de deux jeunes filles blanches qui provoquent le massacre de sa famille en l'accusant à tort.

Pourquoi un shérif adjoint a-t-il pris le risque de lui épargner le lynchage ? Dans cette Amérique où n'avoir qu'une seule goutte de sang noir expose au danger, Sidney est-il pour autant sauvé ? 
Quand le jeune homme reprend ses esprits après les horreurs vécues, sa mémoire s'est effacée.
Un lien étrange l'unit néanmoins à ce policier et à un mystérieux garçon, qu'il va désormais suivre comme son ombre dans une tragique odyssée. Car un tourbillon de violence poursuit implacablement Sidney, des émeutes de l'été sanglant de Chicago jusque dans l'Arkansas, sous fond de blues de Bessie Smith, sœur exilée du Sud.

Dans cette quête de ses racines, quel rôle vont jouer Robert Abbot, porte-parole de la cause des Noirs, Alma, la jeune aveugle, Lewis, l'ancien esclave, et les âmes tourmentées de Harlem ? 

Mesure-t-on à quel point des liens de sang se sont créés au cœur de la haine entre les Noirs et les Blancs, de génération en génération, au-delà de l'inimaginable ?
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EAN : 9782259307109
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

« Il en faut du souffle et de l'audace pour écrire ce roman noir des Etats-Unis. Arnaud Rozan n'en manque pas, ni de l'un, ni de l'autre. Et encore moins de talent.
Retenez bien son nom, Avec ce premier livre magistral Arnaud Rozan signale d'emblée son entrée dans la cour des grands. »
Jean-Marc Brunet / Librairie Le Cadran Lunaire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mhfasquel Posté le 2 Octobre 2021
    Un roman splendide dans toute l'horreur de ce pan de l'histoire américaine. Une écriture belle, dans fioritures, à l'image de ce texte si fort, parfois d'une violence inouïe. Des personnages qui se démarquent et nous plongent dans leur quotidien instantanément. Chronique d'un drame annoncé... Merci pour ce magnifique roman, à découvrir dans aucun doute !
  • Ogrimoire Posté le 27 Septembre 2021
    Voilà typiquement un livre que j’adorerais adorer. Parce que, s’appuyant sur une histoire, réelle ou inventée, mais dont on se doute qu’elle a dû se produire et se reproduire, ce livre met en scène les idiots haineux qui, renforcés par la présence du groupe, oublient leur humanité. Et, naturellement, cela n’est pas sans rappeler notre actualité, quand des polémistes s’appuient sur la peur et la bêtise pour se pousser du col ; quand, au nom d’une religion, d’autres s’apprêtent à imposer un joug de fer à la moitié de la population et que les autres pays détournent le regard ; quand, face à une pandémie, de pseudo-intellectuels se posent en victimes, surfant sur les rumeurs, sans prendre seulement le temps de se renseigner. Mais, ici, les personnages m’ont consciencieusement tenus à distance. Ne croyez pas, cependant, que je sous-estime la difficulté de l’exercice auquel Arnaud Rozan s’est attaqué. Comment raconter, en effet, la pendaison de deux fillettes qui n’ont rien demandé, rien fait ? L’une des options est évidemment d’en faire un récit de fureur et de sang, âpre, brutal, aux reflets métalliques. Arnaud Rozan a fait un autre choix, comme le montre la citation choisie au-dessus : l’image de ces... Voilà typiquement un livre que j’adorerais adorer. Parce que, s’appuyant sur une histoire, réelle ou inventée, mais dont on se doute qu’elle a dû se produire et se reproduire, ce livre met en scène les idiots haineux qui, renforcés par la présence du groupe, oublient leur humanité. Et, naturellement, cela n’est pas sans rappeler notre actualité, quand des polémistes s’appuient sur la peur et la bêtise pour se pousser du col ; quand, au nom d’une religion, d’autres s’apprêtent à imposer un joug de fer à la moitié de la population et que les autres pays détournent le regard ; quand, face à une pandémie, de pseudo-intellectuels se posent en victimes, surfant sur les rumeurs, sans prendre seulement le temps de se renseigner. Mais, ici, les personnages m’ont consciencieusement tenus à distance. Ne croyez pas, cependant, que je sous-estime la difficulté de l’exercice auquel Arnaud Rozan s’est attaqué. Comment raconter, en effet, la pendaison de deux fillettes qui n’ont rien demandé, rien fait ? L’une des options est évidemment d’en faire un récit de fureur et de sang, âpre, brutal, aux reflets métalliques. Arnaud Rozan a fait un autre choix, comme le montre la citation choisie au-dessus : l’image de ces puisatiers avec leurs seaux de boue, et ces fleurs blanches, comme un odieux contraste. Et, lors de la lecture, là où j’imaginais la fureur du groupe, comme une chape de silence. Cela aurait pu fonctionner, cela, sans aucun doute, fonctionne pour d’autres lecteurs, mais cela n’a pas marché pour moi. Pour moi, ce décalage n’a pas rajouté à l’horreur, il a créé de la distance. Et à partir de là, je n’ai plus compris les choix posés par Sydney. L’histoire se déroulait sous mes yeux mais sans provoquer en moi les sensations qu’elle aurait dû, de colère, d’inquiétude pour Sydney, de chagrin… Cela s’appelle passer à travers. Je m’en excuse, Monsieur Rozan.
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  • hendrickxvirginie Posté le 24 Septembre 2021
    Je remercie Estelle des éditions Plon pour l’envoi de ce premier roman d'Arnaud Rozan qui est... exceptionnel ! Ce titre mystérieux prend tout son sens au fil des pages. Lorsque j’ai débuté ma lecture, je ne m’attendais absolument pas à être aussi retournée. Dans un Tennessee des années vingt, nous ne pouvons imaginer que la haine, le racisme ou encore le lynchage sera l’horreur absolue pour Sydney. L’Amérique possède dans son histoire une large noirceur qui glace le sang. Sydney est donc "un nègre" qui vient malheureusement pour lui en aide à deux gamines blanches, élevées dans la peur des noirs. Par la peur des représailles de leurs parents, elles vont provoquer la colère, la souffrance, la mort. Sydney sera le seul survivant de cette atrocité. Grâce à un adjoint du shérif, il sera sauver, une cavale commence alors. Ce roman, il débute fort, très fort. Il fait ressentir une émotion rare. J'ai eu les petites larmes qui ruissellent pendant ma lecture, ce qui ne m'était pas arriver depuis un bon moment. Arnaud Rozan nous embarque dans une vision atroce de cette époque où la haine raciale domine, et ce, même aux yeux de la loi. Vous découvrirez des passages... Je remercie Estelle des éditions Plon pour l’envoi de ce premier roman d'Arnaud Rozan qui est... exceptionnel ! Ce titre mystérieux prend tout son sens au fil des pages. Lorsque j’ai débuté ma lecture, je ne m’attendais absolument pas à être aussi retournée. Dans un Tennessee des années vingt, nous ne pouvons imaginer que la haine, le racisme ou encore le lynchage sera l’horreur absolue pour Sydney. L’Amérique possède dans son histoire une large noirceur qui glace le sang. Sydney est donc "un nègre" qui vient malheureusement pour lui en aide à deux gamines blanches, élevées dans la peur des noirs. Par la peur des représailles de leurs parents, elles vont provoquer la colère, la souffrance, la mort. Sydney sera le seul survivant de cette atrocité. Grâce à un adjoint du shérif, il sera sauver, une cavale commence alors. Ce roman, il débute fort, très fort. Il fait ressentir une émotion rare. J'ai eu les petites larmes qui ruissellent pendant ma lecture, ce qui ne m'était pas arriver depuis un bon moment. Arnaud Rozan nous embarque dans une vision atroce de cette époque où la haine raciale domine, et ce, même aux yeux de la loi. Vous découvrirez des passages insoutenables, de la barbarie, de la terreur... mais également une quête d’identité, une recherche de ses racines. L'unique goutte de sang, c'est un roman très bien documenté, écrit avec connaissances. D'une plume maîtrisée, nette et sensible, l'auteur nous plonge dans ce pan d'histoire avec justesse.  L'unique goutte de sang, c'est une lecture qui captive, qui vous force à faire une pause pour prendre une bouffée d'oxygène. Bref Arnaud Rozan offre aux lecteurs un premier roman prometteur et puissant qui ne laissera personne indifférent !
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  • JeanPierreV Posté le 23 Septembre 2021
    "Pour établir leur culpabilité, comme pour le reste, les nègres n’ont nul besoin de posséder une identité. Qu’importe le nom pour une vérité établie." (P. 17) Janice et Emily, deux gamines, sont découvertes prostrées, les bras et jambes griffées.  "De même que les deux jeunes filles étaient élevées dans la terreur du nègre, Sidney avait également grandi dès son plus jeune âge dans la peur du Blanc."Les robes des deux petites garces sont déchirées...elles accusent Sidney un gamin noir, un gamin de leur âge d'avoir voulu les violer. La chasse au nègre commence, première pages violentes d'un livre... Tout part d'un mensonge de deux gamines...un mensonge qui place le lecteur face à une vérité dérangeante, celle de la chasse aux Noirs, aux nègres disait-on...le lynchage Tant pis, on ne trouve pas le gamin, alors sa famille va payer ce crime, le payer cher, très cher. Les quelques gouttes de sang sur les robes des deux gamines vont être vengées par la violence de tous contre la famille. Tant pis si cette "justice" expéditive, la « loi de Lynch »  prônée par Charles Lynch, fait payer des innocents, exposés longtemps au public afin de donner une leçon à tous... Premières page d'une violence extrême, dérangeante.  Dérangeantes à plus... "Pour établir leur culpabilité, comme pour le reste, les nègres n’ont nul besoin de posséder une identité. Qu’importe le nom pour une vérité établie." (P. 17) Janice et Emily, deux gamines, sont découvertes prostrées, les bras et jambes griffées.  "De même que les deux jeunes filles étaient élevées dans la terreur du nègre, Sidney avait également grandi dès son plus jeune âge dans la peur du Blanc."Les robes des deux petites garces sont déchirées...elles accusent Sidney un gamin noir, un gamin de leur âge d'avoir voulu les violer. La chasse au nègre commence, première pages violentes d'un livre... Tout part d'un mensonge de deux gamines...un mensonge qui place le lecteur face à une vérité dérangeante, celle de la chasse aux Noirs, aux nègres disait-on...le lynchage Tant pis, on ne trouve pas le gamin, alors sa famille va payer ce crime, le payer cher, très cher. Les quelques gouttes de sang sur les robes des deux gamines vont être vengées par la violence de tous contre la famille. Tant pis si cette "justice" expéditive, la « loi de Lynch »  prônée par Charles Lynch, fait payer des innocents, exposés longtemps au public afin de donner une leçon à tous... Premières page d'une violence extrême, dérangeante.  Dérangeantes à plus d'un titre. Voilà comment il fallait, alors, traiter ces Noirs, ces "nègres" qui font peur. Sidney doit fuir, partir au loin, se faire oublier. récit d'une longue cavale, récits d'une jouissance collective quand l'un de ces Noirs est puni, sans jugement, la noirceur de sa peau étant à elle seule une preuve de culpabilité. "Cela devait être mené tambour battant, à une allure des plus expéditives, selon l’esprit de la « loi de Lynch »" D'autres, ailleurs, ont été punis parce qu'ils avaient eu le malheur de regarder un Blanc, de ne pas baisser les yeux, "la soumission était la contenance la plus sûre pour éviter des ennuis"... Tous n'étaient pas Noirs de peau ! certains étaient des Blancs, Blancs en apparence, des faux blancs, blancs de peau, mais "nègres" au dedans...ils sont  en effet des "octoroon", noirs pour un huitième de leur sang et sont également chassés et punis...! Mais un flic blanc, adjoint du shérif, favorisera la fuite du gamin.  Pourquoi donc cet officier de police a -t-il permis à Sidney de ne pas être sauvagement lynché? Cette fuite nous fera traverser la conscience d'un peuple, ses états-d'âme  et la géographie d'une nation. Une fuite au cours de laquelle il rencontrera d'autres Blancs prêts à l'aider, tous ne sont pas des salauds. Folie d'un peuple, folie des ces hommes racistes, folie d'une nation qui depuis a toujours voulu donner des leçons au monde, des leçons de droit et de droiture morale....et plaisir d'une lecture qui m'a fait voyager, dans cet inconscient collectif, mais aussi  dans l'honneur de quelques uns.. et l'horreur de bien d'autres Bref, une lecture dérangeante, mais quel bonheur d'être dérangé par ce voyage, de voyager dans les états d'âme de certains, dans leur inconscient, quel bonheur de découvrir cet auteur qui publie son premier titre. Roman? Non car notre actualité nous rappelle parfois que le passé peut ressurgir à tout moment dans la tête détraquée de quelques-uns... Merci à Babelio, aux  Éditions Plon et à Estelle qui m'ont transmis cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique. Merci de m'avoir  offert ce plaisir. N'oublions pas que pour  trop de personnes "Le sang noir ne s'efface pas." (P. 106) 
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  • Maelou01 Posté le 21 Septembre 2021
    1917 : Sidney, un jeune Noir, est pris dans l'engrenage de la violence. A Chattanooga, sa vie dérape lorsqu'il se trouve pris au piège du désir de deux jeunes Blanches. Les déclarations de ces deux filles vont être à l'origine d'un déchaînement de violence implacable et dévastateur. Contrairement à toute sa famille, il est sauvé par l'intervention du shérif adjoint. Il se réveille amnésique dans un hôpital réservé à des enfants blancs handicapés. Qui est-il ? Que lui est-il arrivé ? Après deux ans passés dans l'hôpital pour enfants, Sidney part pour Chicago enflammé par les émeutes de l'été rouge 1919 qui embrasent le quartier noir de South Side, mis à sac par les Irlandais, sans que la police n'intervienne. De Memphis à Harlem, en passant par l'Arkansas et Chicago, un lien invisible le relie au shérif adjoint Whyte, qui lui a évité la mort. Quel rôle vont jouer Robert Abbott, le créateur du Chicago Defender, porte-voix de la cause des Noirs ? Stéphanie Saint-Clair, la femme colère, gangster ? Bessie Smith, la voix bleue, cogneuse? Mon avis : Cet incroyable roman est un vrai coup de cœur. L'action au Tennessee en 1917 nous replonge dans un temps où les jeunes filles blanches sont élevées dans... 1917 : Sidney, un jeune Noir, est pris dans l'engrenage de la violence. A Chattanooga, sa vie dérape lorsqu'il se trouve pris au piège du désir de deux jeunes Blanches. Les déclarations de ces deux filles vont être à l'origine d'un déchaînement de violence implacable et dévastateur. Contrairement à toute sa famille, il est sauvé par l'intervention du shérif adjoint. Il se réveille amnésique dans un hôpital réservé à des enfants blancs handicapés. Qui est-il ? Que lui est-il arrivé ? Après deux ans passés dans l'hôpital pour enfants, Sidney part pour Chicago enflammé par les émeutes de l'été rouge 1919 qui embrasent le quartier noir de South Side, mis à sac par les Irlandais, sans que la police n'intervienne. De Memphis à Harlem, en passant par l'Arkansas et Chicago, un lien invisible le relie au shérif adjoint Whyte, qui lui a évité la mort. Quel rôle vont jouer Robert Abbott, le créateur du Chicago Defender, porte-voix de la cause des Noirs ? Stéphanie Saint-Clair, la femme colère, gangster ? Bessie Smith, la voix bleue, cogneuse? Mon avis : Cet incroyable roman est un vrai coup de cœur. L'action au Tennessee en 1917 nous replonge dans un temps où les jeunes filles blanches sont élevées dans la terreur du « nègre ». Les enfants noirs grandissent dans la peur du blanc. Lorsque les jeunes blancs font une bêtise, ils désignent un coupable évident : le noir le plus proche. Et la famille blanche au complet accompagnée par le village entier organise spontanément un lynchage. La fête bat alors son plein. On photographie les tortures et les pendus. On ramène un souvenir : un bout de doigts ou un organe. La police – quand elle ne participe pas- laisse les festivités se déployer sans intervenir. Elle passe ensuite ramasser les bouteilles d'alcool vides et enterrer les corps mutilés. Arnaud Rozan a un pouvoir d'évocation redoutable. Il jette son auditoire dans la douleur. La violence de l'Amérique blanche des années 20 saute à la gorge du lecteur. Un livre entre les mains, vous savez que vous êtes en sécurité et pourtant les symptômes de la peur se manifestent : des tremblements, une hausse de la fréquence cardiaque, un écarquillement des yeux et une perturbation du rythme respiratoire. La poésie du récit retient captif le lecteur secoué : L'auteur est talentueux. Il peint des scènes dantesques avec des mots lumineux. Arnaud Rozan est un musicien envoutant. Après le lynchage de sa famille, refugié dans la chambre de l'hôpital, anéanti Sidney tombe dans une profonde torpeur. Impuissant à expliquer son traumatisme – inexprimable par le discours-, le docteur lui donne une feuille. A grand coup de crayons noirs, il exprime sa rage. Face à cette soif inextinguible de comprendre, d’avoir accès à la connaissance de ses origines, le médecin choisit de lui apprendre à lire. C'est une infraction importante et peu de "nègre" ont cette opportunité au début du XXème siècle. Sidney marque sa singularité. De petites touches délicates en noir et blanc (des notes mélodieuses sur un piano) conduisent le lecteur à suivre un jeune homme en quête de son identité. Arnaud Rozan est un conteur de veillées épiques. Chapitre après chapitre, Arnaud Rozan forge un être absolument singulier. La vulnérabilité spécifique de Sidney est lié à un déficit de transmission et de filiation. Sans racines, en mal de repères, il ne peut que fantasmer l' histoire de sa famille. La révélation de l'arbre généalogique de Sidney est une prouesse littéraire. Vous découvrirez comment l'histoire relie Tressa, la grand mère esclave au shérif Whyte. La filiation biologique de Sidney passe par le sang. Le sang qui génère un sentiment d'appartenance au sein d'une famille et qui crée dans le même temps de l'exclusion. C'est la force négative des liens du sang. Dans les remerciements, Arnaud Rozan éclaire ses influences artistiques. Un trésor offert généreusement aux lecteurs. Une photo, des peintures, des poèmes sont les solides fondations de son livre remarquable. Il explique qu'il voulait un livre sous la forme d'une galerie de peinture. A chaque chapitre, une peinture. Totale réussite. Bluffant, magique, magnifique. Il faut lire et relire ce livre. Pour ne jamais oublier. Pour se régaler avec gourmandise de la beauté des phrases. Pour rester vigilants car le racisme, l'arbitraire et la violence sont encore trop répandus dans nos socié­tés contemporaines...mais aussi et surtout pour se bercer de la poésie de chaque chapitre et s'immerger dans une vie en Technicolor
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