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Plon
EAN : 9782259307062
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 120 x 185 mm
Nouveauté

Ma mère avait ce geste

Date de parution : 02/09/2021
Rentrée littéraire Plon 2021.
Après le succès de Chaque jour est un adieu, Alain Rémond poursuit son oeuvre autobiographique et livre un récit intime et universel sur l'amour inconditionnel qu'il porte à sa mère. Livre après livre, il retrouve le paradis perdu de son enfance en Bretagne.
« Ma mère avait ce geste, quand elle était soucieuse, la main contre la joue. Ce n’était pas pour elle, qu’elle se faisait du souci, elle avait un caractère tellement gai. C’était pour nous, ses dix enfants, surtout les plus jeunes, qu’elle se faisait du souci, comment arriver à nous nourrir,... « Ma mère avait ce geste, quand elle était soucieuse, la main contre la joue. Ce n’était pas pour elle, qu’elle se faisait du souci, elle avait un caractère tellement gai. C’était pour nous, ses dix enfants, surtout les plus jeunes, qu’elle se faisait du souci, comment arriver à nous nourrir, à nous vêtir, avec le peu d’argent qu’il y avait, surtout après la mort de mon père. Comment s’assurer que nous allions nous en sortir, faire des études, arriver à nous débrouiller. Pour les études, il y avait les bourses : il fallait passer un concours avant l’entrée en sixième, puis fournir, chaque année, des certificats attestant de bons résultats et d’une bonne conduite. Ma mère, chaque année, nous rappelait qu’il ne fallait surtout pas oublier ce certificat, qu’il fallait tout faire pour l’obtenir. Bons résultats et bonne conduite…»
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EAN : 9782259307062
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 120 x 185 mm

Ils en parlent

« C'est difficile pour moi de trouver les mots suffisamment forts pour transcrire toute la beauté de cet écrit autobiographique. Un vrai coup de cœur »
Marie Barbillon / Fnac Verneuil-sur-Avre
« C’est un hommage tendre et mélancolique que nous offre Alain Rémond. Une errance dans sa jeunesse qui nous rappelle avec simplicité l’importance de nos souvenirs de notre famille et de nos mères. »
Léa / La Librairie Idéale

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • silencieuse1 Posté le 19 Septembre 2021
    Un texte magnifique comme une offrande à la mère. Dans chaque ligne, on peut se reconnaître et trouver ce petit quelque chose qui nous rappelle un instant magique en relation avec celle qui nous a donné le jour. Alain Rémond écrit bien, depuis toujours, et cette fois encore, c'est dans l'intime qu'il excelle.
  • jostein Posté le 10 Septembre 2021
    Alain Rémond a vingt-cinq ans à la mort de sa mère. Son père, un homme agressif sous l’emprise de l’alcool, les avait quittés dix ans plus tôt. A onze ans, Alain, huitième de dix enfants, rejoint le séminaire à Dinan. Après un an de noviciat au Canada, deux ans à Rome, deux ans de coopération en Algérie puis un an d’études à Paris, il renonce à sa vocation. Écrire, c’est descendre au plus profond de son enfance, à la recherche de souvenirs enfouis, tenter de comprendre ce père qu’il n’a pas vraiment connu. « Combien de routes ai-je dû suivre dans mes rêves avant de devenir un homme? Avant de sortir de l’enfance, des pièges et des sortilèges, de l’enfance, du labyrinthe de l’enfance, hanté par ce père que je n’ai pas su aimer? » Ses lecteurs lui reprochent d’écrire toujours la même chose. Personnellement, c’est la première fois que je lis cet auteur. Mais sur ce roman relativement court, je perçois cette obsession à ressasser les mêmes troubles. Pour mieux les cerner, les comprendre. Pour toujours faire revivre ces gens aux vies minuscules, pourtant si fiers et confiants. Malgré quelques souvenirs concrets, intimes ou universels, ce récit apporte davantage à son auteur qu’au lecteur. Néanmoins,... Alain Rémond a vingt-cinq ans à la mort de sa mère. Son père, un homme agressif sous l’emprise de l’alcool, les avait quittés dix ans plus tôt. A onze ans, Alain, huitième de dix enfants, rejoint le séminaire à Dinan. Après un an de noviciat au Canada, deux ans à Rome, deux ans de coopération en Algérie puis un an d’études à Paris, il renonce à sa vocation. Écrire, c’est descendre au plus profond de son enfance, à la recherche de souvenirs enfouis, tenter de comprendre ce père qu’il n’a pas vraiment connu. « Combien de routes ai-je dû suivre dans mes rêves avant de devenir un homme? Avant de sortir de l’enfance, des pièges et des sortilèges, de l’enfance, du labyrinthe de l’enfance, hanté par ce père que je n’ai pas su aimer? » Ses lecteurs lui reprochent d’écrire toujours la même chose. Personnellement, c’est la première fois que je lis cet auteur. Mais sur ce roman relativement court, je perçois cette obsession à ressasser les mêmes troubles. Pour mieux les cerner, les comprendre. Pour toujours faire revivre ces gens aux vies minuscules, pourtant si fiers et confiants. Malgré quelques souvenirs concrets, intimes ou universels, ce récit apporte davantage à son auteur qu’au lecteur. Néanmoins, la qualité du style en fait une lecture agréable.
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  • Matatoune Posté le 7 Septembre 2021
    Alain Rémond raconte comme si nous étions assis, ensemble, dans des fauteuils confortables devant un feu qui crépite et que la nuit avance, son cancer, son espoir et son combat. Et, voilà que celui de sa mère s’invite dans cet univers feutré. Et lui à vingt-cinq ans espère qu’elle ne peut être vraiment malade, au point d’en mourir. Ce n’est qu’après que la peur dévore celui qui y pense ! Alors, Alain Rémond décide de reprendre son enfance pour aller chercher loin en lui, les moments de bonheur qui lui sont attachés. Et, Trans, son village, sa maison, ses frères et sœurs se révèlent. N’allez surtout pas, comme une de ses lectrices ou les copains de ses dix ans, y faire un tour car, comme eux, vous serez déçu ! Dans Ma mère avait ce geste c’est le village coloré par ses bulles d’amour et d’émotions que nous découvrons ! Évidemment, dans ces pages, il y a forcément une partie de nous, de nos souvenirs et de nos amours. J’y ai découvert pourquoi j’avais passé un examen pour entrer en 6ème et pourquoi on mangeait tant de beefsteak de cheval ! Mais, dans Ma mère avait ce geste, c’est d’une nostalgie heureuse, apaisée... Alain Rémond raconte comme si nous étions assis, ensemble, dans des fauteuils confortables devant un feu qui crépite et que la nuit avance, son cancer, son espoir et son combat. Et, voilà que celui de sa mère s’invite dans cet univers feutré. Et lui à vingt-cinq ans espère qu’elle ne peut être vraiment malade, au point d’en mourir. Ce n’est qu’après que la peur dévore celui qui y pense ! Alors, Alain Rémond décide de reprendre son enfance pour aller chercher loin en lui, les moments de bonheur qui lui sont attachés. Et, Trans, son village, sa maison, ses frères et sœurs se révèlent. N’allez surtout pas, comme une de ses lectrices ou les copains de ses dix ans, y faire un tour car, comme eux, vous serez déçu ! Dans Ma mère avait ce geste c’est le village coloré par ses bulles d’amour et d’émotions que nous découvrons ! Évidemment, dans ces pages, il y a forcément une partie de nous, de nos souvenirs et de nos amours. J’y ai découvert pourquoi j’avais passé un examen pour entrer en 6ème et pourquoi on mangeait tant de beefsteak de cheval ! Mais, dans Ma mère avait ce geste, c’est d’une nostalgie heureuse, apaisée et sereine qui nous est présentée. Car, ici, on a fait le tri entre le passé, les ressentiments et les aigreurs pour ne retenir que la douceur et la tendresse des situations et de l’amour. Alain Rémond est capable de raconter la honte sans la ressentir à nouveau, capable de raconter les cris, sans avoir peur de les entendre. Ce texte est d’une grande sensibilité, d’une grande tendresse et d’admiration pour cette femme dévouée à sa famille et à chacun de ses enfants. Le geste de sa mère est le geste universel des mères qui sont inquiètes et qui affrontent les rigueurs de la vie pour préserver et protéger, coûte que coûte, leurs enfants. Car, il faut beaucoup de tendresse pour avoir l’impression qu’il ne manque rien grâce au dévouement d’une mère qui s’occupe de tout. Il m’a fallu du temps pour découvrir ses mots, pour les lire avec le cœur. Les larmes de bonheur envahissent souvent, avec la vieillesse, lorsque le bonheur est trop brut, trop fort pour le gamin (ou la gamine) qui a pleuré souvent des larmes de chagrin et de tristesse. Et, il y a dans ce texte beaucoup de larmes de bonheur. Alain Rémond m’a tellement accompagnée avec ses chroniques dans Télérama, que j’ai l’impression de le connaître, vraiment. Dans la confrérie des enfants de femme de ménage où l’on rencontre Camus, on se reconnaît à la fierté du « Ce n’est pas parce-que on a rien, qu’il faut se laisser marcher sur les pieds ». Et Dans ma mère avait ce geste, Alain Rémond nous confie la confiance que sa mère a eu en lui, cette force qu’elle a su lui insuffler malgré la rudesse d’une famille de dix enfants et d’un père cantonnier, qu’il a eu tant de mal à appeler papa. Un texte pour la douceur du souvenir qui peut aider à supporter la lourdeur du présent ! Chronique avec photos ici https://vagabondageautourdesoi.com/2021/09/07/alain-remond/
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  • Ogrimoire Posté le 26 Août 2021
    Écrire, notamment, sur sa mère, et, plus largement, sur sa famille – son père, ses frères et sœurs – est évidemment un exercice profondément intime. Et par moment, comme lecteur ou lectrice, on se sent dans la position du voyeur, de celui qui se faufile dans le couloir de la maison pour capter une scène qui se déroule dans la cuisine, de celle qui, un soir d’hiver, observe la vie derrière une fenêtre éclairée. Et, naturellement, on ne comprend tout, parce que comment faire pour comprendre l’amour ? D’ailleurs, cette question, Alain Rémond la pose : c’est quoi, l’amour d’une mère ? C’est quoi l’amour pour une mère ? À quoi cela tient-il ? D’où cela nait-il ? Cet attachement profond, écrit-il, est né en dehors des mots : « dans mon enfance et mon adolescence, je ne crois pas avoir beaucoup parlé avec ma mère » (p. 136). « Alors, de quoi était fait ce lien entre elle et moi ? », s’interroge-t-il (p. 137). Question qui peut d’ailleurs s’élargir à toutes les relations familiales, ainsi qu’Alain Rémond le montre, en revenant sur son père, qu’il découvre ne pas avoir su aimer, et en évoquant les relations avec ses frères... Écrire, notamment, sur sa mère, et, plus largement, sur sa famille – son père, ses frères et sœurs – est évidemment un exercice profondément intime. Et par moment, comme lecteur ou lectrice, on se sent dans la position du voyeur, de celui qui se faufile dans le couloir de la maison pour capter une scène qui se déroule dans la cuisine, de celle qui, un soir d’hiver, observe la vie derrière une fenêtre éclairée. Et, naturellement, on ne comprend tout, parce que comment faire pour comprendre l’amour ? D’ailleurs, cette question, Alain Rémond la pose : c’est quoi, l’amour d’une mère ? C’est quoi l’amour pour une mère ? À quoi cela tient-il ? D’où cela nait-il ? Cet attachement profond, écrit-il, est né en dehors des mots : « dans mon enfance et mon adolescence, je ne crois pas avoir beaucoup parlé avec ma mère » (p. 136). « Alors, de quoi était fait ce lien entre elle et moi ? », s’interroge-t-il (p. 137). Question qui peut d’ailleurs s’élargir à toutes les relations familiales, ainsi qu’Alain Rémond le montre, en revenant sur son père, qu’il découvre ne pas avoir su aimer, et en évoquant les relations avec ses frères et sœurs – ses sœurs, surtout, d’ailleurs. Mais ce livre est aussi une réflexion sur la mémoire, sur les souvenirs. Sur leur enregistrement, mais aussi sur leur construction. Qu’est-ce que je retiens, et comment je construis ou j’extrapole ce que je n’ai pas su, pas compris, pas vécu personnellement ? Et, naturellement, ces questions sont fascinantes, parce que tous nous sommes confrontés, de ci, de là, à ces souvenirs dont nous apprenons un jour qu’ils sont notre interprétation faussée de quelque chose qui n’est pas arrivé comme nous l’avons cru ! « Intime et universel », ainsi que ce récit nous est présenté en quatrième de couverture. Et peut être tout est-il dit dans ce chapitre où l’auteur évoque une lectrice – j’ai adoré ce passage – qui, à l’occasion d’un salon du livre, lui a dit un peu brutalement qu’il racontait toujours la même chose, dans tous ses livres, avant de revenir pour déposer sur sa table un mot, s’excusant de le lui avoir dit, de l’avoir blessé. Mais, ainsi qu’Alain Rémond le dit alors, un écrivain, finalement, écrit en effet toujours la même histoire : la sienne, avec ses souvenirs, ses sensations, et tout ce qui, sur le moment n’a pas été compris (p. 58-59). Mais ce qui me frappe peut-être le plus dans ce livre, c’est la sorte de décalage entre ce qui est revendiqué et ce qui est décrit. À plusieurs reprises, en effet, l’auteur insiste sur l’amour, sur la proximité entre les membres de cette famille, sur le paradis qu’était le village où il a grandi. Mais, si je m’en tiens au premier degré de l’histoire qui est racontée, il y a autant de blessures et de colère que de tendresse et de bonheur. Une tentative de fugue, une rencontre ratée avec son père, la vente du chien Miron vécue comme une trahison, le regret de la guerre larvée entre ses parents une fois l’amour disparu, la fuite du village… pour finalement conclure que la volonté de fuguer était excessive, qu’il n’avait pas été un bon fils pour son père, comme si tous les torts étaient de son côté. Comme une expiation ? En tout cas, ce livre donne l’envie d’aller voir sa maman, et de lui poser sur le front un baiser. Tout ne peut s’exprimer par les mots, car ils sont si imprécis, si faillibles, si réducteurs. Et l’on ne sait toujours pas d’où naît l’attachement… Mais qu’importe ?
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  • Bazart Posté le 24 Août 2021
    Le journaliste Alain Rémond, qui tenait de formidables chroniques "Mon oeil" qui auront bercé notre enfance et adolescence entre 1981 et 2002 ,dans le journal Télérama a en parralèle livré, depuis son premier livre "Chaque jour est un adieu", des écrits toujours profondément autobiographiques. S'ayant débattu avec un cancer pendant deux ans, qui lui a rappelé celui qui aura eu raison de sa mère, décédée quand elle avait 60 ans, l'auteur décide de faire un nouveau récit, une sorte d'écho à Chaque jour est un adieu, afin de revisiter son enfance d'une famille de cinq filles et de cinq garçons. Il nous livre ainsi de façon pudique, le passé heureux mais douloureux et revient sur son enfance et adolescence à Trans, petit village de Bretagne indissociable de son identité. Dans cet hommage tendre, avec une langue simple mais toujours juste, il célèbre avant tout l'âme maternelle et cette maman qui aura voué sa vie à élever ses 10 enfants. En revisitant les gestes de son enfance, dans le quotidien au départ le plus facile, Alain Rémond convoque le passé avec un intelligence et beaucoup d'émotion.
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