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Plon
EAN : 9782259278744
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 135 x 210 mm

Nés de la nuit

Date de parution : 05/11/2020
Prix Pauline de Simiane 2021
À travers le regard d’un jeune loup du Mercantour se révèle un rapport intime entre la faune, la flore et l’homme. Un roman naturaliste et poétique qui résonne comme une ode à la vie sauvage qui nous fait voir la nature autrement.
Prix Pauline de Simiane 2021
« La naissance est aussi déchirante que la mort. Une fine peau me retient. L’incise légère des crocs sépare mon être de son ultime enveloppe. Je suis passé de l’autre côté de la chair.
Mère lèche mon corps réfugié derrière les paupières closes. Sa langue est râpeuse, ce n’est pas la...
« La naissance est aussi déchirante que la mort. Une fine peau me retient. L’incise légère des crocs sépare mon être de son ultime enveloppe. Je suis passé de l’autre côté de la chair.
Mère lèche mon corps réfugié derrière les paupières closes. Sa langue est râpeuse, ce n’est pas la chair du dedans. Mes membres engourdis s’écartent, s’affolent. L’air me cerne, il rôde, se fraie un chemin à travers ma truffe, court dans ma gueule, fouille à l’intérieur, rentre plus encore, gonfle mon poitrail, ça brûle. »
À travers le regard d’un jeune loup du Mercantour se révèle un rapport intime entre la faune, la flore et l’homme. Un roman naturaliste et poétique qui résonne comme une ode à la vie sauvage qui nous fait voir la nature autrement.
 
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EAN : 9782259278744
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

« Le lecteur se fond dès le début du livre dans l'esprit d'un loup en train de naître. […] c'est tout un monde qui nous est conté […].
La langue est très pure, elle dit le mouvement, les jeux dans le clan, la survie, les liens qui unissent les loups d'une meute mais la solitude aussi.
Poésie et monde sauvage se mêlent merveilleusement bien dans ces pages. Voici une lecture idéale pour tous ceux qui ont envie de partir loin, loin de notre quotidien actuel. »
Aurélie Barlet / Librairie La Pléiade

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aufildeslignes Posté le 17 Août 2021
    Hybridation de l’auteure en loup, fille de l’homme qui a découvert la dépouille du loup en question, l’auteure va grâce à ce roman raviver les perceptions animales du loup. On découvre ainsi la nature dans son état sauvage, où l’homme est le prédateur. Perplexe, bien que l’écriture soit précise et imagée, le débit du texte censé représenter la perception du loup ne m’a pas convenu. Il m’a plus épuisé qu’essoufflé malheureusement. Mais je félicite cet exercice d’écriture qui n’a pas du être facile.
  • 19chantal Posté le 2 Juin 2021
    Nous faire naître dans la peau du loup dès les premières lignes est sans doute la plus belle réussite de l'auteur car la suite coule de source. Nous sommes le louveteau. Nous apprenons la vie, la forêt, la meute à travers lui. Nous devenons le mythe du loup. Le loup est l'arbre, le brin d'herbe, la brebis, les odeurs. Le loup est un Tout. Ce livre est plus qu'un roman, c'est un plaidoyer pour la Nature, c'est une façon de nous montrer comment habiter le monde. Aussi efficace qu'un manuel écologique..
  • Emmanuellem06 Posté le 6 Mai 2021
    « Nés de la nuit » de Caroline Audibert paru en Nov 2020 – éditions PLON – Un livre d’entre deux confinements qui mériterait un vrai succès alors continuons ici sur les Réseaux! « Je contemple l’automne qui gagne le vallon. (…) Je suis les yeux de la foret. L’oeil du loup.(…) Les mélèzes rendent tout l’éclat du soleil.(…) Les Louveteaux se collent à leur mère. Le mâle initie un chant grave. Le ciel devient plus profond, la nuit se hâte, les arbres poussent des cris silencieux, les vallons s’ouvrent, libèrent des parfums enfouis, les torrents cessent de mugir. Les animaux s’unissent à la nuit. Les solitudes se dissipent. Tout écoute ce chant qui enfle au-dessus des arbres et court après les étoiles (…) Les hommes ne savent rien de tout cela. Ils ne sont pas amoureux de la terre (p97 ) Elles sont toutes aussi belles ces150 pages qui composent ce merveilleux recueil entre conte et poésie. Une légende? qui commence par le début: la naissance, on la vit, cette vie de louveteau, ON RESSENT TOUT, dans sa peau de jeune loup, « La nuit est pleine de rapts, de combats qui s’évanouissent aux premières lueurs, quand l’aube escorte la paresse du jour.... « Nés de la nuit » de Caroline Audibert paru en Nov 2020 – éditions PLON – Un livre d’entre deux confinements qui mériterait un vrai succès alors continuons ici sur les Réseaux! « Je contemple l’automne qui gagne le vallon. (…) Je suis les yeux de la foret. L’oeil du loup.(…) Les mélèzes rendent tout l’éclat du soleil.(…) Les Louveteaux se collent à leur mère. Le mâle initie un chant grave. Le ciel devient plus profond, la nuit se hâte, les arbres poussent des cris silencieux, les vallons s’ouvrent, libèrent des parfums enfouis, les torrents cessent de mugir. Les animaux s’unissent à la nuit. Les solitudes se dissipent. Tout écoute ce chant qui enfle au-dessus des arbres et court après les étoiles (…) Les hommes ne savent rien de tout cela. Ils ne sont pas amoureux de la terre (p97 ) Elles sont toutes aussi belles ces150 pages qui composent ce merveilleux recueil entre conte et poésie. Une légende? qui commence par le début: la naissance, on la vit, cette vie de louveteau, ON RESSENT TOUT, dans sa peau de jeune loup, « La nuit est pleine de rapts, de combats qui s’évanouissent aux premières lueurs, quand l’aube escorte la paresse du jour. Et les pas de l’homme. » Où sont-ils? Notre Loup quittera son clan, jusqu’où ira-il? Dans le Mercantour? On le suit dans son vagabondage acharné, « De foret en foret Feuilles crissantes, senteurs nouvelles. » ses rencontres avec tellement d’autres animaux et éléments de la nature, la montagne, l’avalanche…. Retour à la « réalité » avec le débat toujours d’actualité entre extinction, donc protection des espèces versus celle des troupeaux, la colère des bergers, etc. J’ai adoré le passage de l’homme qui attend ce retour depuis 35 ans… Et toujours la vision du Loup sur l’homme cette fois. C’est un philosophe notre loup, quelle bonne idée ! « Les hommes ne pensent pas avec la profondeur du temps. Ils ne seraient pas là sans nous, ni sans les arbres qui nous abritent (…) lorsque nous aurons disparu, le monde s’en ira, les oiseaux se tairont. (…) Mes yeux fixent ce destin que les hommes préparent. » Mais comment? « Nous mangeons les ongulés et redonnons une chance aux arbres qui piègent l’eau du ciel par leurs racines. Pour l’homme aux yeux doux, nous sommes les gardiens des oiseaux, des rivières et de toute la vie qui en découle. C’est une ode à la nature, à l’amour de la terre et des animaux. Un autre moyen de nous alerter sur la survie de la planète : EN NOUS CHARMANT, oui après cette lecture, on aura tous envie de mieux connaître LA NATURE pour pouvoir mieux LA CONTEMPLER et avoir ENVIE DE LA PROTEGER, plus que jamais. BRANDISSONS ce petit livre -qui se lit en quelques heures- comme notre étendard à tous, l’éducation sur l’ECOLOGIE par la philosophie et la poésie, BRAVO CAROLINE ! Je vous ai mis l’eau au museau? Alors rdv sur le site de l’autrice « Furtivement vôtre »
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  • isabelleisapure Posté le 7 Mars 2021
    Durant quelques heures, je me suis transformée. Par la grâce de l’écriture précise et imagée de Caroline Audibert, je suis devenue loup. J’ai revécu ma naissance dans la forêt. Nous étions nombreux mes frères et moi, les yeux à peine ouverts à nous presser contre le flanc chaud de notre mère à la recherche des mamelles. Bien vite, j’ai grandi, j’ai découvert les mystères de la vie sauvage avec ses habitants, qui pour certains me ressemblaient, pour d’autres j’ai une certaine méfiance. Amis ou ennemis. Ah, que je vous raconte ! Un jour que je me promenais, le nez au vent, j’ai aperçu au détour d’un chemin une drôle de petite montagne parsemée de points noirs se déplaçant en tous sens ? ni une, ni deux, j’y enfonce mon museau et me voilà bien surpris des picotements ressentis à cause de ces minuscules bestioles qui me courraient dessus. Voilà, il faudra que j’apprenne à me méfier même des plus petits que moi, si je veux grandir et devenir aussi beau et fort que mon père. Un jour, j’ai vu un être étrange, se tenant debout sur deux pattes, avec à la main, un drôle d’engin qui lâchait du feu. D’instinct, je me suis caché.... Durant quelques heures, je me suis transformée. Par la grâce de l’écriture précise et imagée de Caroline Audibert, je suis devenue loup. J’ai revécu ma naissance dans la forêt. Nous étions nombreux mes frères et moi, les yeux à peine ouverts à nous presser contre le flanc chaud de notre mère à la recherche des mamelles. Bien vite, j’ai grandi, j’ai découvert les mystères de la vie sauvage avec ses habitants, qui pour certains me ressemblaient, pour d’autres j’ai une certaine méfiance. Amis ou ennemis. Ah, que je vous raconte ! Un jour que je me promenais, le nez au vent, j’ai aperçu au détour d’un chemin une drôle de petite montagne parsemée de points noirs se déplaçant en tous sens ? ni une, ni deux, j’y enfonce mon museau et me voilà bien surpris des picotements ressentis à cause de ces minuscules bestioles qui me courraient dessus. Voilà, il faudra que j’apprenne à me méfier même des plus petits que moi, si je veux grandir et devenir aussi beau et fort que mon père. Un jour, j’ai vu un être étrange, se tenant debout sur deux pattes, avec à la main, un drôle d’engin qui lâchait du feu. D’instinct, je me suis caché. Un jour, je suis mort, lorsque l’on m’a retrouvé, j’ai été examiné sous toutes les coutures dans un laboratoire. « Nés de la nuit » est un magnifique roman, hommage à la nature. A la faune et à la flore. A travers ce texte, l’auteure nous fait prendre conscience de l’importance de la vie sauvage
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  • Isa0409 Posté le 3 Janvier 2021
    🐺 « Je commence à connaître le monde des hommes. Ils veulent savoir, prouver qui je suis. Il leur suffirait de me regarder, de me regarder vraiment, et ils sauraient. Mais les hommes ne regardent pas ainsi ». (P. 69) 🐺Nés de la nuit ou l’histoire d’un loup, le premier loup réapparu en France depuis des années, dans le parc du Mercantour. Son histoire se vit de l’intérieur, dans les profondeurs de la forêt, du fond de sa tanière, où odeurs et rumeurs se mélangent. Il y a celles rassurantes des siens, celles surprenantes des animaux et arbres qui les entourent, celles terrifiantes d’une « bête à deux pattes ». La terre se mêle au sang, à l’odeur chaude des carcasses encore frémissantes, à celle fraîche des glands tombés des arbres et des jours de printemps. Racontée à l’aune de ses sensations animales, dictée par l’instinct et la soif de survie, l’histoire de ce loup à travers les forêts françaises n’est autre qu’un combat pour reprendre sa place dans la nature, dans cet écosystème duquel il a été banni. Fascinants quand ils sont morts, on les trouve pourtant terrifiants lorsqu’il sont vivants. Telle est l’ambiguïté du loup, créature tout autant admirée que détestée. 🐺 Caroline... 🐺 « Je commence à connaître le monde des hommes. Ils veulent savoir, prouver qui je suis. Il leur suffirait de me regarder, de me regarder vraiment, et ils sauraient. Mais les hommes ne regardent pas ainsi ». (P. 69) 🐺Nés de la nuit ou l’histoire d’un loup, le premier loup réapparu en France depuis des années, dans le parc du Mercantour. Son histoire se vit de l’intérieur, dans les profondeurs de la forêt, du fond de sa tanière, où odeurs et rumeurs se mélangent. Il y a celles rassurantes des siens, celles surprenantes des animaux et arbres qui les entourent, celles terrifiantes d’une « bête à deux pattes ». La terre se mêle au sang, à l’odeur chaude des carcasses encore frémissantes, à celle fraîche des glands tombés des arbres et des jours de printemps. Racontée à l’aune de ses sensations animales, dictée par l’instinct et la soif de survie, l’histoire de ce loup à travers les forêts françaises n’est autre qu’un combat pour reprendre sa place dans la nature, dans cet écosystème duquel il a été banni. Fascinants quand ils sont morts, on les trouve pourtant terrifiants lorsqu’il sont vivants. Telle est l’ambiguïté du loup, créature tout autant admirée que détestée. 🐺 Caroline Audibert livre un roman initiatique merveilleux, et ô combien nécessaire. Puisque l’homme est incapable de comprendre l’animal, il faut se mettre dans sa peau, sentir et vivre comme lui, il faut marcher des heures en quête de nourriture, sentir le déclin des forêts, refuge d’une faune sauvage présente depuis des millénaires, il faut ressentir l’instinct, le rythme des saisons, l’hiver qui exclue, qui fouette et qui ensevelit, le printemps qui apporte femelles et descendance, l’été qui livre ses brebis menées par l’homme, la fraîcheur que tous recherchent, et l’automne, terreux et misérable, qui arrache la vie, qui tonne. Il faut en arriver là pour comprendre l’importance du loup, sa rareté, sa légitimité, surtout. Il faut en arriver là pour comprendre l’absurdité de l’Homme, grand Régulateur par excellence, qui, du haut de ses deux jambes et armé du feu, extermine tout ce qui le dérange. 🐺 Voilà le premier livre de Caroline Audibert que je lis, et j’en suis émerveillée. L’intelligence de sa plume et l’urgence de la situation font de cet ouvrage un appel au secours, un besoin de conscience, une nécessité d’agir. Je suis certaine que nous ne pouvons continuer ainsi, et, comme le dit l’auteure, il faut nous « ensauvager ». Non pas vivre dans une cabane au fin fond de la forêt, mais plutôt essayer de comprendre les êtres qui nous entourent, comprendre leurs déplacements, leur évolution. Je suis persuadée, après la lecture de ce livre, que la maxime n’a jamais semblé si vraie : Homo homini lupus est.
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