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Robert Laffont
EAN : 9782221081440
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 153 x 240 mm

Tchevengour

Louis MARTINEZ (Traducteur), Georges NIVAT (Préface)
Collection : Pavillons
Date de parution : 03/10/1996
Aujourd’hui promu au rang des grand classiques russes, Andreï Platonov , né en 1899, mort en 1951, fut, de son vivant, un pestiféré. Visionnaire, critique féroce, humoriste désespéré, il a créé une langue profondément singulière, qui le place parme les plus grands écrivains de notre siècle.

Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de " la génération spontanée du socialisme ". Leur errance les conduit à Tchevengour. " Ici, c'est le communisme et vice versa ", leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre...

Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de " la génération spontanée du socialisme ". Leur errance les conduit à Tchevengour. " Ici, c'est le communisme et vice versa ", leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre d'une utopie nouvelle. Sans avoir jamais lu Marx, Tchepourny a conçu le plan d'une communauté idéale. Pour le réaliser, il a massacré les bourgeois et interdit le travail. A Tchevengour, seul le soleil travaille... L'utopie se révèle être un ironique échec, et " le soleil se lève sur l'indigence du pays ".

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EAN : 9782221081440
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 153 x 240 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • raphaelbelaiche0332 Posté le 8 Avril 2020
    Tchevengour est un des rares livres que j’aie lus quasiment d’une traite et dans une espèce d’extase intellectuelle, celle que procure la soudaine ouverture du champ sensitif à la multitude de détails réels et de sensations d’être dans la vérité de l’ici et maintenant que l’on perçoit dans les plus profondes méditations et dans les rêves les plus lumineux. Exhumé du cimetière gelé dans lequel l’avait enterré le stalinisme, ce chef d’œuvre n’a pas connu les adorations critiques qui auraient pu consacrer son auteur comme le génie littéraire qu’il est manifestement. À mettre en parallèle avec les pièces retranchées des Fleurs du mal, mais sans procès ni honte, ni postérité aussi, le livre étant frappé d’interdit par la censure soviétique, à la fin des années vingt du 20e siècle, ce qui en dit long sur ses qualités peu communes. Des qualités si grandes qu’elles faisaient vaciller sur ses bases le grand mensonge de toute la tribu des profiteurs aux dents acérées qui ont prétendu combattre le capitalisme derrière la bannière rouge. Les actionnaires de la collectivisation, la nomenklatura de sangsues mafieuses qui ont été le noyau du communisme mondial. Andreï Platonov parle avec la vraie voix du vrai prolétaire, une... Tchevengour est un des rares livres que j’aie lus quasiment d’une traite et dans une espèce d’extase intellectuelle, celle que procure la soudaine ouverture du champ sensitif à la multitude de détails réels et de sensations d’être dans la vérité de l’ici et maintenant que l’on perçoit dans les plus profondes méditations et dans les rêves les plus lumineux. Exhumé du cimetière gelé dans lequel l’avait enterré le stalinisme, ce chef d’œuvre n’a pas connu les adorations critiques qui auraient pu consacrer son auteur comme le génie littéraire qu’il est manifestement. À mettre en parallèle avec les pièces retranchées des Fleurs du mal, mais sans procès ni honte, ni postérité aussi, le livre étant frappé d’interdit par la censure soviétique, à la fin des années vingt du 20e siècle, ce qui en dit long sur ses qualités peu communes. Des qualités si grandes qu’elles faisaient vaciller sur ses bases le grand mensonge de toute la tribu des profiteurs aux dents acérées qui ont prétendu combattre le capitalisme derrière la bannière rouge. Les actionnaires de la collectivisation, la nomenklatura de sangsues mafieuses qui ont été le noyau du communisme mondial. Andreï Platonov parle avec la vraie voix du vrai prolétaire, une voix pleine d’intelligence et de lumière. Une voix pleine de religiosité, de fascination pour le monde et ses mystères. Une voix de la poésie abondante et immédiate. L’humaine humilité dans la beauté du monde, de la vie et des rêves, laissant à la périphérie, dans leur vanité criminelle, la noirceur et les prétentions misérables du communisme soviétique.
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  • Charybde2 Posté le 22 Septembre 2014
    Dans les années 1920, une satire picaresque, acérée et onirique de la possibilité d’une utopie révolutionnaire réalisée par la paysannerie russe. Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/09/22/note-de-lecture-tchevengour-andrei-platonov/
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