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Bouquins
EAN : 9782221246443
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1088
Format : 132 x 198 mm

Une mémoire algérienne

Date de parution : 19/03/2020

L’oeuvre de Benjamin Stora se confond pour partie avec la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie. Un de ses grands thèmes de recherche, intimement lié à son parcours individuel tel qu’il le relate dans trois de ses ouvrages. Dans Les Clés retrouvées, il évoque son enfance juive à Constantine...

L’oeuvre de Benjamin Stora se confond pour partie avec la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie. Un de ses grands thèmes de recherche, intimement lié à son parcours individuel tel qu’il le relate dans trois de ses ouvrages. Dans Les Clés retrouvées, il évoque son enfance juive à Constantine et le souvenir d’un monde qu’il a vu s’effondrer ; dans La Dernière Génération d’Octobre, son militantisme marqué très à gauche avec son cortège de désillusions. Les Guerres sans fin témoignent d’un engagement mémoriel qui se fonde sur une blessure collective et personnelle que seules la recherche et la connaissance historiques peuvent aider à panser.
Benjamin Stora a étudié en ce sens le rôle spécifique joué par les grands acteurs de ce conflit singulier. Dans Le Mystère de Gaulle, il analyse l’attitude de ce dernier lors de sa prise du pouvoir en 1958 et sa décision d’ouvrir des négociations avec les indépendantistes en vue d’une solution de compromis associant de manière originale la France et l’Algérie. Dans François Mitterrand et la guerre d’Algérie, écrit avec François Malye, il montre les contradictions de celui qui, avant de devenir un adversaire de la peine de mort, la fit appliquer sans hésiter en 1957 en tant que ministre de la Justice au détriment des Algériens. C’est enfin de la longue histoire des juifs en terre algérienne qu’il est question dans Les Trois Exils.
Cet ensemble, qui porte la marque d’un historien majeur, permet de mieux comprendre la genèse, le déroulement et l’issue d’une tragédie où se mêlent un conflit colonial livré par la France, un affrontement nationaliste mené par les indépendantistes algériens et une guerre civile entre deux communautés résidant sur un même territoire. Ce sujet, resté sensible pour nombre de nos compatriotes, continue d’alimenter des deux côtés de la Méditerranée des débats passionnés.

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EAN : 9782221246443
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1088
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BRUMANT Posté le 28 Mai 2021
    La 1ère guerre d’Algérie venait s’engluer dans les pièges des mémoires individuelles. Les guerres sans fin de sont mis en place, silencieuses, invisibles. Faire le détour, par le camp d’en face. Une enfance juive à Constantine . Les souvenirs d’enfance sont toujours plus ou moins reconstruits,déformes. Je mes rappelle 2 choses la carte jaune d’Algérie ou mon oncle et mon père faisaient la guerre contre les fellagas puis mes amis innards venus d’Alger la ville blanche Camus l’étranger et l’exil. Kamel Daoud et Oran. Le pont El kantara et la chanson. Le pays de Jugurtha, la Numidie. Les événements d’Algérie comme on dit pudiquement. Je pense à Babeth qui a quitté avec sa famille en 1990 au moment du Fis. Atlan Je suis juif et berbère de Constantine. Gorges du Rhummel. De dhimmis a sujet du monde musulman. Devenir historien n’était pas une rupture, simplement la possibilité d’emprunter un autre chemin. Je me souviens d´Hacina française d’origine algérienne . Elle tenait beaucoup à son origine française peut être vit elle encore ? Elle me rappelais qu’elle était née en Algérie mais francaise. Je me rappelle ma prof de français, une fille violet.... La 1ère guerre d’Algérie venait s’engluer dans les pièges des mémoires individuelles. Les guerres sans fin de sont mis en place, silencieuses, invisibles. Faire le détour, par le camp d’en face. Une enfance juive à Constantine . Les souvenirs d’enfance sont toujours plus ou moins reconstruits,déformes. Je mes rappelle 2 choses la carte jaune d’Algérie ou mon oncle et mon père faisaient la guerre contre les fellagas puis mes amis innards venus d’Alger la ville blanche Camus l’étranger et l’exil. Kamel Daoud et Oran. Le pont El kantara et la chanson. Le pays de Jugurtha, la Numidie. Les événements d’Algérie comme on dit pudiquement. Je pense à Babeth qui a quitté avec sa famille en 1990 au moment du Fis. Atlan Je suis juif et berbère de Constantine. Gorges du Rhummel. De dhimmis a sujet du monde musulman. Devenir historien n’était pas une rupture, simplement la possibilité d’emprunter un autre chemin. Je me souviens d´Hacina française d’origine algérienne . Elle tenait beaucoup à son origine française peut être vit elle encore ? Elle me rappelais qu’elle était née en Algérie mais francaise. Je me rappelle ma prof de français, une fille violet. Le mystère de Gaulle qu’elle a été la part de l’offre et celle du choix.
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