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Robert Laffont
EAN : 9782221243152
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 1 x 240 mm

Vesper

Date de parution : 23/01/2020

Une femme et un homme, un soir, au Café Beaubourg. À les observer, on pourrait hâtivement conclure à une rupture amoureuse. Comme des amants, Vesper et Victor se fréquentent clandestinement depuis vingt-cinq ans. Elle dirigera dans quelques heures le service secret extérieur de la France, la DGSE. Il a longtemps...

Une femme et un homme, un soir, au Café Beaubourg. À les observer, on pourrait hâtivement conclure à une rupture amoureuse. Comme des amants, Vesper et Victor se fréquentent clandestinement depuis vingt-cinq ans. Elle dirigera dans quelques heures le service secret extérieur de la France, la DGSE. Il a longtemps été son meilleur agent sur les théâtres d’opérations en Afrique. Ce n’est plus le cas.
Ce soir d’automne, c’est leur dernière rencontre, le moment des adieux. Vesper doit annoncer à Victor qu’elle l’abandonne. Comment se séparer ainsi, quand on a parfois, ensemble, modifié le cours de l’histoire ? La passion d’un homme pour celle qui le manipule depuis toujours peut-elle être supérieure à la raison d’État ? Et si, entre eux, pesait un tout autre secret ?
Des rivages trompeurs du Mozambique à Berlin réunifié, un grand roman d’amour et d’aventures sur fond d’espionnage.

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EAN : 9782221243152
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 1 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • magalibertrand Posté le 18 Février 2020
    « Le facteur humain », c’est un peu le problème lorsqu’on écrit un roman : on ne sait jamais à qui l’on s’adresse. Par la voix de Victor, agent de la DGSE en fin course répondant à l’ultime convocation d’une supérieure adulée, Vesper, Vincent Crouzet convoque les amateurs du genre, dans une ambiance aussi codifiée que les messages de ses héros. Ici, les hommes passent du treillis au costume trois pièce avec la même aisance qu’ils bondissent de la brousse africaine aux rouges fauteuils d’une salle de concert, pillant sans vergogne les objets rituels africains mais pleurant sans retenue sur Wagner ou Brahms dirigé par les plus grands maestros d’Europe, se saoulant fraternellement sous les étoiles des sublimes ciels d’Afrique ou d’ailleurs mais encodant ses messages de Graham Greene . Ici les femmes sont rousses, sublimes, exotiques dominatrices ou soumises, volontiers qualifiées de « garce », « chienne » ou « splendeur », tacticiennes rouées mais dénuées de culture générale, objets de désir, de plaisir, de fantasmes mais incapables de sentiments. Peu portée sur les détails des relations politiques entre états africains, la fibre féministe frémissante à chaque nouvelle considération aux connotations ouvertement misogynes, il m’est apparu assez rapidement... « Le facteur humain », c’est un peu le problème lorsqu’on écrit un roman : on ne sait jamais à qui l’on s’adresse. Par la voix de Victor, agent de la DGSE en fin course répondant à l’ultime convocation d’une supérieure adulée, Vesper, Vincent Crouzet convoque les amateurs du genre, dans une ambiance aussi codifiée que les messages de ses héros. Ici, les hommes passent du treillis au costume trois pièce avec la même aisance qu’ils bondissent de la brousse africaine aux rouges fauteuils d’une salle de concert, pillant sans vergogne les objets rituels africains mais pleurant sans retenue sur Wagner ou Brahms dirigé par les plus grands maestros d’Europe, se saoulant fraternellement sous les étoiles des sublimes ciels d’Afrique ou d’ailleurs mais encodant ses messages de Graham Greene . Ici les femmes sont rousses, sublimes, exotiques dominatrices ou soumises, volontiers qualifiées de « garce », « chienne » ou « splendeur », tacticiennes rouées mais dénuées de culture générale, objets de désir, de plaisir, de fantasmes mais incapables de sentiments. Peu portée sur les détails des relations politiques entre états africains, la fibre féministe frémissante à chaque nouvelle considération aux connotations ouvertement misogynes, il m’est apparu assez rapidement que je n’étais pas la lectrice idéale. N’aurait été la mission qui était la mienne et que j’avais acceptée de bon cœur (rédiger une chronique en échange d’un exemplaire du roman offert par Babelio), j’aurais pu renoncer vingt fois à poursuivre ma lecture, égarée que j’ai été entre les phrases touffues de l’auteur, les nombreux allers-retours du récit comme du héros et la géopolitique foisonnante et confuse du vaste continent dont je ne maîtrise ni les contours ni l’histoire. J’aurais sans doute eu tort. Car j’aurais raté un final en apothéose sur fond de Mahler et d’accent suédois et, surtout, j’aurais manqué ces lumineux passages jalonnant le roman, où Vincent Crouzet, en amoureux de l’Afrique, semble soudain se dépouiller des artifices de l’auteur-espion-bourlingueur pour s’effacer derrière la beauté à couper le souffle de cette terre douloureuse et sublime dont il a partagé la troublante intimité durant de longues années.
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  • Domterrier Posté le 10 Février 2020
    Vesper, officier traitant et future directrice de la DGSE, rencontre pour la dernière fois son meilleur agent, Victor, qui sillonne le monde, l'Afrique en particulier, fidèle à sa mission depuis vingt-cinq ans. Le caractère définitif de cette ultime rencontre devrait favoriser la sincérité des deux personnages mais, étrangement, la conversation est maigre, sibylline, parfois agressive. le mystère s'épaissit au fil des pages. Dès les premières pages la question est posée : qui est le chat, qui est la souris ? Victor, tout en scrutant cette femme qu'il adore mais dont il se méfie, livre ses confidences au lecteur comme un fil rouge, déroulé presque en aparté. Cette multitude de souvenirs, composée de retours en arrière non chronologiques, finit par former un ensemble cohérent qui trouve son apogée lors d'un final que n'aurait pas renié le maître Alfred Hitchcock. Vesper est un roman d'espionnage rédigé comme un recueil de mémoires. C'est un récit qui sent le vécu, la sueur et le sang, qui évite les morceaux de bravoure et les gadgets souvent très abondants dans ce style de littérature. La violence est omniprésente dans Vesper mais Vincent Crouzet a le tact et le talent pour toujours l'évoquer hors-champ, soucieux de ne... Vesper, officier traitant et future directrice de la DGSE, rencontre pour la dernière fois son meilleur agent, Victor, qui sillonne le monde, l'Afrique en particulier, fidèle à sa mission depuis vingt-cinq ans. Le caractère définitif de cette ultime rencontre devrait favoriser la sincérité des deux personnages mais, étrangement, la conversation est maigre, sibylline, parfois agressive. le mystère s'épaissit au fil des pages. Dès les premières pages la question est posée : qui est le chat, qui est la souris ? Victor, tout en scrutant cette femme qu'il adore mais dont il se méfie, livre ses confidences au lecteur comme un fil rouge, déroulé presque en aparté. Cette multitude de souvenirs, composée de retours en arrière non chronologiques, finit par former un ensemble cohérent qui trouve son apogée lors d'un final que n'aurait pas renié le maître Alfred Hitchcock. Vesper est un roman d'espionnage rédigé comme un recueil de mémoires. C'est un récit qui sent le vécu, la sueur et le sang, qui évite les morceaux de bravoure et les gadgets souvent très abondants dans ce style de littérature. La violence est omniprésente dans Vesper mais Vincent Crouzet a le tact et le talent pour toujours l'évoquer hors-champ, soucieux de ne pas transformer son lecteur en simple voyeur. Semblables à des poupées russes, les petites histoires de Victor s'imbriquent les unes dans les autres pour construire la grande histoire de l'Afrique contemporaine. Mais Vesper est avant tout un roman, je rassure le futur lecteur, mais un roman dont la construction se rapproche davantage du Tunnel aux Pigeons, l'autobiographie de John le Carré, que de Casino Royale, même si son titre renvoie à Vesper Lynd, l'adorable espionne de Ian Fleming dont James Bond tombe amoureux fou. La France a des yeux partout. On l'oublie souvent. Comme toutes les grandes puissances elle scrute sans cesse le continent africain, souvent pauvre en surface mais riche de son sous-sol. La France se glisse dans les cicatrices encore fraiches de la décolonisation pour continuer d'exister, d'une manière ou d'une autre, dans des pays en éternelle reconstruction où les gouvernements se font et se défont à une vitesse foudroyante, au gré des aides militaires et commerciales accordées par les puissances alliées. Les agents du renseignement, sous couverture, projetés par la DGSE sur des terrains souvent mouvants, forment cette étrange armée des ombres « Où l'on ne dupe que des volontaires » comme le dit si bien Vesper, la maitresse-espionne. « Pas de remerciements, les règles de l'armée des ombres magnifient l'ingratitude et la frustration » rajoute Victor, agent ultra méritant qui ira jusqu'au bout de ses convictions. Un beau livre, riche et foisonnant, qui sort des sentiers battus du roman d'espionnage classique grâce à ce cachet d'authenticité que Vincent Crouzet imprime sur chaque page.
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