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12-21
EAN : 9782823872644
Code sériel : 13827
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La cathédrale de la mer

Anne PLANTAGENET (Traducteur)
Date de parution : 06/06/2019

Barcelone, XIVe siècle. La cité catalane s’enorgueillit d’un nouveau fleuron gothique : Santa Maria del Mar, la cathédrale de la mer, qui s’élève, pierre à pierre, vers un ciel sans nuages.
Du haut de ses huit ans, le jeune Arnau Estanyol contemple le chantier. À l’image de ce chef-d’œuvre en devenir,...

Barcelone, XIVe siècle. La cité catalane s’enorgueillit d’un nouveau fleuron gothique : Santa Maria del Mar, la cathédrale de la mer, qui s’élève, pierre à pierre, vers un ciel sans nuages.
Du haut de ses huit ans, le jeune Arnau Estanyol contemple le chantier. À l’image de ce chef-d’œuvre en devenir, l’ascension de ce fils de paysan exilé, parti de rien, sera fulgurante. Devenu consul et proche du roi, humaniste et philanthrope, il n’oubliera jamais que son destin est placé, depuis sa naissance, sous le signe des tragédies : l’ombre de la Sainte Inquisition plane sur ses ambitions, et la Grande Peste s’apprête à fondre sur le Nord de l'Espagne…

« Fureur et lumière, violences et amours, trahisons et rédemptions : le roman du Moyen Âge catalan mélange avec talent tous les ingrédients des grands récits picaresques. » La Vie

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EAN : 9782823872644
Code sériel : 13827
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lucilou Posté le 2 Septembre 2020
    Le pavé aurait pu servir à bâtir la cathédrale avec ses huit cent pages... Les bâtisseurs l'auraient joint aux pierres et aux blocs et il porterait un peu de Santa Maria del Mar. C'eut été dommage néanmoins et parfaitement inutile. Dommage parce que malgré son épaisseur, le roman d'Ildefonso Falcones est une fresque historique saisissante et très réussie qui se dévore sans coup férir. Une histoire grandiose qui vous captive, vous capture et ne vous lâche pas avant la dernière page, avant de vous avoir fait frémir, avant de vous avoir dévoré et d'avoir joué avec vos nerfs comme le chat avec la souris. Inutile parce que s'il ne porte pas la cathédrale,au moins au sens littéral, il en fait le centre de Barcelone, un personnage à part entière, un monde à elle-seule, un peu comme le fit Victor Hugo en son temps. La comparaison pourtant s'arrête là et "La Cathédrale de la Mer" est plus proche des "Piliers de la Terre", tout en conservant sa singularité et sa richesse, son contexte catalan et la beauté de la Barcelone médiévale. Nous sommes au XIV°siècle et l'intrigue commence par un mariage et des larmes. Le marié, Bernat Estanyol, est un jeune serf bien de... Le pavé aurait pu servir à bâtir la cathédrale avec ses huit cent pages... Les bâtisseurs l'auraient joint aux pierres et aux blocs et il porterait un peu de Santa Maria del Mar. C'eut été dommage néanmoins et parfaitement inutile. Dommage parce que malgré son épaisseur, le roman d'Ildefonso Falcones est une fresque historique saisissante et très réussie qui se dévore sans coup férir. Une histoire grandiose qui vous captive, vous capture et ne vous lâche pas avant la dernière page, avant de vous avoir fait frémir, avant de vous avoir dévoré et d'avoir joué avec vos nerfs comme le chat avec la souris. Inutile parce que s'il ne porte pas la cathédrale,au moins au sens littéral, il en fait le centre de Barcelone, un personnage à part entière, un monde à elle-seule, un peu comme le fit Victor Hugo en son temps. La comparaison pourtant s'arrête là et "La Cathédrale de la Mer" est plus proche des "Piliers de la Terre", tout en conservant sa singularité et sa richesse, son contexte catalan et la beauté de la Barcelone médiévale. Nous sommes au XIV°siècle et l'intrigue commence par un mariage et des larmes. Le marié, Bernat Estanyol, est un jeune serf bien de sa personne et qui vit plutôt confortablement; la jeune épousée est belle comme le jour. Pour les deux jeunes gens, la noce en est convaincue, la vie sera douce: la beauté du jour en est le signe. Le festin que dévorent les convives et le vin qui coule à flots aussi. Oui mais... Mais Bernat et les siens ne sont que des serfs, soumis au joug de la noblesse. Mais les nobles sont cruels, à commencer par Llhorrenc de Bellera qui use de son droit féodal pour violer la jeune mariée et humilier son époux qui ne peut rien tenter pour secourir sa toute jeune femme... Ces tristes noces, plus tristes encore que celles de la chanson, sonnent le point de départ de ce roman flamboyant qui se déploie sur près d'un demi siècle et qui met en scène Bernat puis son fils Arnau. En quatre parties, "La Cathédrale de la Mer" nous plonge dans un récit tantôt tragique, tantôt épique qui nous donne à voir un panorama extrêmement complet et bien documenté de ce quatorzième siècle catalan, son fonctionnement politico-hiérarchique, son port (qui en réalité est une plage), ses corporations et ses barrios populaires, ses bastaixos, son quartier juif, le poids de la religion et celui plus étouffant encore de l'Inquisition, son antisémitisme qu'on n'appelait pas encore ainsi. Le Moyen-Age d'Ildefonso Falcones n'a rien de romantique ou de fantasmé: c'est une période féroce, douloureuse où les grands écrasent les plus faibles, une époque durant laquelle les droits seigneuriaux imposent l'insupportable quand la peste ne ravage pas les faubourgs de la ville. Un siècle de douleur et d'injustice... qui forge des personnages extrêmement attachants. En effet, non content de se faire le chantre de toute une époque en même temps que d'une ville, l'auteur réussit avec "La Cathédrale de la Mer" un roman d'envergure qui a conquis mon cœur d'amatrice de romans historiques. L'intrigue est efficace, construite de main de maître et menée avec talent et fluidité. Par ailleurs, si elle est romanesque en diable, elle reste historiquement cohérente, ce qui est d'autant plus agréable que le juste équilibre entre rigueur historique et fiction n'est pas toujours facile à trouver, en témoignent de nombreux romans qui pèchent par un trop plein d'érudition ou trop de licences... Enfin, les personnages du roman sont indéniablement l'un de ses points forts. Bien que nombreux, ils ont chacun leur identité propre, leurs caractéristiques et la plupart sont attachants. Bien sûr, Arnau est un peu trop parfait -beau, droit, courageux, loyal-, un peu trop lisse, et les "méchants" demeurent manichéens, mais je suis quand même tombée amoureuse du premier et j'ai détesté les seconds. Les archétypes sont parfois efficaces, s'ils sont traités avec talent et une certaine finesse, comme c'est le cas ici. Par ailleurs, il n'y a pas que le bel Arnau et ses ennemis: le roman fourmille de personnages secondaires qui se révèlent plus intéressants, plus complexes. Ainsi, j'ai adoré Joan, tout en nuances et en clairs-obscurs et beaucoup aimé Francesca (quel destin! quelle grandeur!), Aledis (et pourtant... c'était mal parti...) et Bernat qui m'a ému tant dans son rapport à sa paternité que dans son évolution et son éveil au monde qui l'entoure, que dans sa dernière révolte. Le personnage de Mar en revanche me laisse dubitative et son idylle avec Arnau m'a paru un brin capillotracté... pas au point cependant de ne pas apprécier cette lecture que j'ai dévoré en quelques heures à peine et dont je suis sortie échevelée comme après une trop longue course, tremblante comme si moi aussi j'avais vécu dans cette Barcelone belle et cruelle. Il parait que de ce roman porté par un si grand souffle qui confine au grandiose Netflix a tiré une série... Peut-être irais-je y jeter un coup d’œil... Il parait aussi qu'un jour on pourra à nouveau voyager par delà les frontières sans masques, ni covid. Peut-être alors irais-je à Barcelone... et là-bas je snoberai la Sagrada Familia pour aller saluer Santa Maria Del Mar et les fantômes de Joan et Arnau. Ils ne peuvent pas être ailleurs.
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  • jeromelecot Posté le 27 Avril 2020
    Magnifique fresque historique, de nombreux rebondissements pour retrouver le sourire de la vierge ...
  • NathalieBC Posté le 22 Avril 2020
    Si vous avez aimé Les Piliers de la terre, vous aimerez La Cathédrale de la mer car c'est pareil. Il s'agit de Santa Maria del Mar, église Barcelonaise construite par le peuple et pour le peuple au XIVème siècle. Arnau Estanyol est le héros de ce roman, que dis-je, de cette fresque ! Il est beau, il est fort, il est gentil, il est juste, il est pieux, il est loyal. Autour de lui, des méchants nobles très très méchants, un clergé qui ne pense qu'à se remplir les poches et des gens du peuple très très gentils. Ça m'a un peu gavée toutes ces dégoulinades de bons sentiments et ça a gâché mon plaisir). Pourtant, c'était exactement le genre de roman que j'avais envie de lire pendant le confinement: quelques chose de très romanesque et d'intéressant. Et bien, le contrat est rempli: le bouquin foisonne d'aventures, de trahisons, de viols, de vengeances, d'histoires d'amour et d'amitiés indéfectibles, etc. La partie historique m'a rappelée avec bonheur l'époque où ce genre de littérature avait ma faveur (Fortune de France, Les Rois maudits, Les Piliers de la terre...) et au final j'ai passé un très bon moment. J'ai appris tout un tas... Si vous avez aimé Les Piliers de la terre, vous aimerez La Cathédrale de la mer car c'est pareil. Il s'agit de Santa Maria del Mar, église Barcelonaise construite par le peuple et pour le peuple au XIVème siècle. Arnau Estanyol est le héros de ce roman, que dis-je, de cette fresque ! Il est beau, il est fort, il est gentil, il est juste, il est pieux, il est loyal. Autour de lui, des méchants nobles très très méchants, un clergé qui ne pense qu'à se remplir les poches et des gens du peuple très très gentils. Ça m'a un peu gavée toutes ces dégoulinades de bons sentiments et ça a gâché mon plaisir). Pourtant, c'était exactement le genre de roman que j'avais envie de lire pendant le confinement: quelques chose de très romanesque et d'intéressant. Et bien, le contrat est rempli: le bouquin foisonne d'aventures, de trahisons, de viols, de vengeances, d'histoires d'amour et d'amitiés indéfectibles, etc. La partie historique m'a rappelée avec bonheur l'époque où ce genre de littérature avait ma faveur (Fortune de France, Les Rois maudits, Les Piliers de la terre...) et au final j'ai passé un très bon moment. J'ai appris tout un tas de choses passionnantes sur la vie quotidienne au XIVème siècle, les mœurs, le droit, les normes sanitaires, les métiers, la foi. J'y ai également appris ce qui fait le particularisme de la Catalogne et, plus encore, celui de Barcelone. Les parties sur le droit et les finances étaient un peu fastidieuses mais intéressantes. Je ne sais pas si je vais lire Les Révoltés de Cordoue mais il se pourrait bien que oui...
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  • verovole Posté le 24 Février 2020
    Plongée dans le moyen-age catalan. La barcelone du XIV éme siécle est un des personnages de ce roman épique et captivant. Nous suivons la vie d'Arnaud et des femmes qu'il aime. Des rebondissement à couper le souffle, des histoires incroyables, cruelles et tendres. Ce livre nous parle de l'amour et de la haine, de la volonté de vivre. Une réflexion sur la liberté qui raisonne avec notre époque.
  • cmpf Posté le 30 Septembre 2019
    J'avais lu il y a plusieurs années Les révoltés de Cordoue du même Ildefonso Falcones et j'avais infiniment aimé. Je m'étais toujours dit que je reviendrai à cet auteur. C'est enfin chose faite. Je crois que ce deuxième livre m'a un peu moins éblouie (trop d'attente, goût devenu différent ?) que le premier mais cela reste un excellent roman historique. Dans la Catalogne du XIVème siècle, nous suivons la construction de la cathédrale de la mer à Barcelone, mais surtout la vie bien remplie d'un enfant, Arnau Estanyol, né serf et qui deviendra un personnage important. Mais aussi le destins de beaucoup de personnages humbles comme la communauté des bastaixos qui plus que tout autre confrérie contribue à l'édification de cette cathédrale du peuple. le sort des femmes, riches ou pauvres, qui n'est pas enviable, l'époque veut que l'on dispose d'elles sans leur demander leur avis. Elles ont été créées pour servir l'homme, comme les pauvres ont été créés pour être soumis aux riches. Y contrevenir c'est s'opposer à la volonté de Dieu. de même le reproche toujours fait aux juifs d'avoir fait crucifier Jésus nous paraît aujourd'hui étonnant, puisque l'on est à notre époque responsable de ses seuls actes... J'avais lu il y a plusieurs années Les révoltés de Cordoue du même Ildefonso Falcones et j'avais infiniment aimé. Je m'étais toujours dit que je reviendrai à cet auteur. C'est enfin chose faite. Je crois que ce deuxième livre m'a un peu moins éblouie (trop d'attente, goût devenu différent ?) que le premier mais cela reste un excellent roman historique. Dans la Catalogne du XIVème siècle, nous suivons la construction de la cathédrale de la mer à Barcelone, mais surtout la vie bien remplie d'un enfant, Arnau Estanyol, né serf et qui deviendra un personnage important. Mais aussi le destins de beaucoup de personnages humbles comme la communauté des bastaixos qui plus que tout autre confrérie contribue à l'édification de cette cathédrale du peuple. le sort des femmes, riches ou pauvres, qui n'est pas enviable, l'époque veut que l'on dispose d'elles sans leur demander leur avis. Elles ont été créées pour servir l'homme, comme les pauvres ont été créés pour être soumis aux riches. Y contrevenir c'est s'opposer à la volonté de Dieu. de même le reproche toujours fait aux juifs d'avoir fait crucifier Jésus nous paraît aujourd'hui étonnant, puisque l'on est à notre époque responsable de ses seuls actes et non de ceux perpétrés par des ancêtres lointains. Il faut vraiment sortir de notre système de pensée pour essayer d'entrer dans celui de ce XIVe siècle. C'est également nécessaire pour comprendre la pensée de Joan, cruel sans s'en rendre compte, tout rempli qu'il est de la pensée de cette période. Je me suis d'ailleurs demandé si Arnaud et son père Bernat n'étaient pas un peu trop en avance sur leur temps, leurs opinions n'étant pas les plus répandues. J'ai trouvé certains passages sur l'édification de la nouvelle église sur le lieu même de l'ancienne peu clairs, c'est aussi le cas des démêlés entre les rois ou des dispositions financières. Il faut dire que j'étais beaucoup moins intéressée par cet aspect là que par l'histoire de ce personnage attachant, contrairement à mon habitude où l'histoire est surtout prétexte à apprendre sur le domaine ou l'époque. Par ailleurs erreur de traduction ou inadvertance de l'auteur j'ai été assez surprise de lire “infrastructures de Barcelone”, terme qui convient d'autant moins que l'auteur se sert de temps en temps de mots avec une graphie moyenâgeuse comme “utsaitge” Comme toujours dans ce genre de texte j'ai apprécié le petit mot de l'auteur faisant la part de l'Histoire et celle de la fiction. Challenge ABC 2019 - 2020
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