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Omnibus
EAN : 9782258098046
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La chambre bleue

Romans durs

Date de parution : 29/11/2012

Victime d’un faux témoignage
Tony Falcone et Andrée Despierre, qui s'étaient perdus de vue depuis la fin de leur enfance, sont devenus amants un soir de septembre. Au cours des mois suivants, ils se retrouvent huit fois dans la « chambre bleue » à l'Hôtel des Voyageurs...
 


Victime d’un faux témoignage
Tony Falcone et Andrée Despierre, qui s'étaient perdus de vue depuis la fin de leur enfance, sont devenus amants un soir de septembre. Au cours des mois suivants, ils se retrouvent huit fois dans la « chambre bleue » à l'Hôtel des Voyageurs, tenu par le frère...


Victime d’un faux témoignage
Tony Falcone et Andrée Despierre, qui s'étaient perdus de vue depuis la fin de leur enfance, sont devenus amants un soir de septembre. Au cours des mois suivants, ils se retrouvent huit fois dans la « chambre bleue » à l'Hôtel des Voyageurs, tenu par le frère de Tony. Un jour, il s'en faut de peu que le mari d'Andrée ne surprenne, par hasard, les amants.
Adapté pour le cinéma en 2002, sous le titre La Habitación azul, par Walter Doehner, avec Juan-Manuel Bernal (Antonio), Patricia Llaca (Andréa), Elena Anaya (Ana) puis en 2014, par Mathieu Amalric, avec Mathieu Amalric, Léa Drucker et Stéphanie Cléau.
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258098046
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LesLecturesDeRudy Posté le 22 Janvier 2020
    Une petite ville . Une femme, un homme.Ils s'aiment. Une histoire banale en somme . Oui mais Simenon est passé par là et bien sûr on est très loin d'un conte de fées . Comme souvent chez cet auteur l'intrique est secondaire au profit d'une étude de caractère des protagonistes et de la société dans laquelle ils évoluent bien souvent la petite bourgeoisie que Simenon aime égratigner . C'est très bien écrit et même sans suspense apparent la lecture est agréable . Un excellent moment de lecture même si je suis rarement déçu par Simenon..
  • coincescheznous Posté le 28 Avril 2019
    La chambre bleue fait partie des romans dits ‘’durs’’ de l’auteur. Il s’agit d’une série d’écrits où il s’affranchit des enquêtes policières et de son célèbre commissaire Maigret pour fouiller plus en profondeur la nature humaine et s’ouvrir un champ littéraire plus large. La chambre bleue reste pourtant une histoire policière. Tony Falcone est incarcéré et interrogé pour répondre d’actes dont la nature nous est inconnue et qui ne nous sera révélée qu’à la fin de l’ouvrage (pari audacieux de l’auteur). Juge, psychiatre, policier se mélangent et se confondent pour faire accoucher Tony de son histoire. Elle débute dans la “chambre bleue” de l’hôtel de la gare où il retrouve en cachette régulièrement son amante Andrée. L’action se déroule dans les années 60 dans une petite ville rurale où tout le monde se connaît, où l’anonymat est impossible. Surtout nous découvrons l’histoire de Tony a travers ses yeux ou plutôt sa mémoire qu’il se voit contraint de fouiller, pressé par les questions de ses interlocuteurs. Tony semble totalement dépassé par les évènements qui lui arrive, jusqu’à s’en trouver parfois quasiment étranger. Il est englouti par la stupéfaction, le chagrin, l’incompréhension. La machine judiciaire est pourtant implacablement en marche. Elle demande des explications... La chambre bleue fait partie des romans dits ‘’durs’’ de l’auteur. Il s’agit d’une série d’écrits où il s’affranchit des enquêtes policières et de son célèbre commissaire Maigret pour fouiller plus en profondeur la nature humaine et s’ouvrir un champ littéraire plus large. La chambre bleue reste pourtant une histoire policière. Tony Falcone est incarcéré et interrogé pour répondre d’actes dont la nature nous est inconnue et qui ne nous sera révélée qu’à la fin de l’ouvrage (pari audacieux de l’auteur). Juge, psychiatre, policier se mélangent et se confondent pour faire accoucher Tony de son histoire. Elle débute dans la “chambre bleue” de l’hôtel de la gare où il retrouve en cachette régulièrement son amante Andrée. L’action se déroule dans les années 60 dans une petite ville rurale où tout le monde se connaît, où l’anonymat est impossible. Surtout nous découvrons l’histoire de Tony a travers ses yeux ou plutôt sa mémoire qu’il se voit contraint de fouiller, pressé par les questions de ses interlocuteurs. Tony semble totalement dépassé par les évènements qui lui arrive, jusqu’à s’en trouver parfois quasiment étranger. Il est englouti par la stupéfaction, le chagrin, l’incompréhension. La machine judiciaire est pourtant implacablement en marche. Elle demande des explications et des mobiles. Elle cherche à comprendre et analyser. Mais elle préjuge d’une volonté, d’une préméditation, alors que Tony relit son histoire comme une tragédie dont il a été le jouet. Tout l’intérêt du roman réside, hormis le fait que nous ne sachions pas de quel crime il s’agit, dans la mélancolie et l’incrédulité de l’accusé revivant l’enchaînement des faits comme un innocent. Qui plus est, l’interprétation en miroir que lui donne la justice, fouillant les causalités et s’appuyant sur les apparences pour lui en attribuer la responsabilité, rajoute étrangement de l’humanité au personnage qui ne parvient pas à rentrer dans les cases. L’histoire est servie par une langue simple, efficace et belle d’où se dégage une certaine poésie. Le passé et le présent s’y mélangent, les accusateurs prennent tous le même visage, les interrogatoires ne forment qu’un seul et même continuum qui replongent Tony dans son histoire jusqu’au dénouement tragique. Je n’ai pu m’empêcher de penser plusieurs fois à l’Etranger de Camus durant ma lecture face à cet homme ‘’étranger’’ à la logique des hommes et à leur justice. Au final, Tony est “à côté” de ce qu’il se joue… La fin de l’ouvrage, très réussie, est suffisamment ambiguë pour que chacun puisse se faire sa propre opinion sur la culpabilité de Tony. Homme piégé? Coupable ne s’avouant pas ses propres méfaits? A vous de juger. Quoi qu’il en soit – innocent ou coupable – se confronter à Tony et son histoire constitue une très bonne expérience de lecture. Un roman sombre et beau. Tom la Patate
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  • nameless Posté le 24 Janvier 2016
    En ce début des années 60, Tony et Gisèle, ainsi que leur petite fille, vivent à Saint-Justin-du-Loup, tout comme Andrée et Nicolas qui y tiennent l'épicerie. Saint-Justin-du-Loup, son église, son épicerie, son boucher, son charcutier, son maréchal-ferrant, et son hôtel des Voyageurs, dans lequel l'une des chambres, d'un bleu de lessive, sert de nid d'amour aux amants adultères, Tony et Andrée, un mâle vigoureux et une chaude femelle qui venaient se saouler d'eux-mêmes (p. 15). On suit Tony, arrêté pour des évènements dont le lecteur n'apprendra la nature qu'à la fin du récit, lors de ses interrogatoires avec policier, juge, psychiatre. Mais qu'a-t-il à dire Tony le taiseux ? Rien, pas grand-chose... Des peut-être, des je-ne-sais-pas. Il s'étonne que quelques minutes de son existence soient décomposées en images, en sons détachés, passées à la loupe. Il s'étonne que tel témoin ait gardé un souvenir précis plutôt qu'un autre, que chaque habitant, fermier, ait eu un mot à dire sur son affaire, jusqu'aux reporters qui ont publié des colonnes entières de confidences. Andrée, il la connait depuis l'école, Gisèle, il l'a mariée parce qu'elle ferait une bonne épouse, de celles qui se lèvent une demie-heure avant leur mari pour préparer... En ce début des années 60, Tony et Gisèle, ainsi que leur petite fille, vivent à Saint-Justin-du-Loup, tout comme Andrée et Nicolas qui y tiennent l'épicerie. Saint-Justin-du-Loup, son église, son épicerie, son boucher, son charcutier, son maréchal-ferrant, et son hôtel des Voyageurs, dans lequel l'une des chambres, d'un bleu de lessive, sert de nid d'amour aux amants adultères, Tony et Andrée, un mâle vigoureux et une chaude femelle qui venaient se saouler d'eux-mêmes (p. 15). On suit Tony, arrêté pour des évènements dont le lecteur n'apprendra la nature qu'à la fin du récit, lors de ses interrogatoires avec policier, juge, psychiatre. Mais qu'a-t-il à dire Tony le taiseux ? Rien, pas grand-chose... Des peut-être, des je-ne-sais-pas. Il s'étonne que quelques minutes de son existence soient décomposées en images, en sons détachés, passées à la loupe. Il s'étonne que tel témoin ait gardé un souvenir précis plutôt qu'un autre, que chaque habitant, fermier, ait eu un mot à dire sur son affaire, jusqu'aux reporters qui ont publié des colonnes entières de confidences. Andrée, il la connait depuis l'école, Gisèle, il l'a mariée parce qu'elle ferait une bonne épouse, de celles qui se lèvent une demie-heure avant leur mari pour préparer leur petit-déjeuner, qui ne les envoient pas chez le boucher parce qu'il faut presque toujours attendre avant d'être servi et qu'attendre n'est pas l'affaire des hommes. La vie quoi ! Bien sûr, Tony ne laisse jamais passer une occasion sexuelle qui se présente à lui, mais enfin, tous les hommes ne font-ils pas la même chose ? Que pourrait-il bien ajouter ? Style concis jusqu'à l'aridité, évocation juste d'une communauté villageoise au sein de laquelle la rumeur condamne plus efficacement qu'une preuve, chacun connaît l'autre depuis des générations, observe, épie, et juge tout(e) déviant(e) qui ne respecte pas ses lois immuables, implicites, muettes. Je laisse pour conclure la parole à Tony (p. 145) : “Pourquoi ce bavardage, ces mots sans intérêt ?”.
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  • Alixone Posté le 13 Mars 2015
    « La Chambre Bleue », écrit en 1963, est l'un des nombreux "romans durs" de Georges Simenon. J'ai été un peu déroutée, au départ, par le processus de narration adopté. On assiste presque d'emblée à un rendez-vous de Tony Falcone chez le juge Diem. Pourquoi est-il là ? Qu'a-t' il fait ? De fil en aiguille, tout s'explique mais de là à dire que tout s'éclaircit... il y a un fossé ! En effet, les rencontres amoureuses de Tony et Andrée nous sont contées par le seul Tony lors des interrogatoires chez le juge. Comment cet homme, de plus en plus apathique au fil du roman, pourra t’il sortir de cet engrenage subtil mais redoutable où il se trouve enfermé ? Il se retrouve seul face à un système de justice qui peut établir la culpabilité d'un prévenu sur un faisceau d'apparences, de rumeurs villageoises et de coïncidences. Ce roman est, aussi, le portrait d'une petite bourgade de la France profonde, dans les années 60. Une étude de la société où c'est bien connu...Simenon excelle. Un polar court et efficace (avec des personnages très crédibles) et une histoire qui l'est tout autant. A ne pas manquer !
  • artie88 Posté le 19 Janvier 2015
    livre que j'ai lu d'une seule traite, avec seulement une pause déjeuner. j'ai vraiment bien aimé, ça me donne l'envie de lire d'autres Simenon et c'est cool car avec tout ce qu'il a écrit il y a le choix.
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