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EAN : 9782377352067
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 403
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La dynastie des Forsyte - tome 1 Le propriétaire

Camille Mayran (Traducteur)
Date de parution : 12/09/2018
Le premier tome d'un roman culte des lettres britanniques, de nouveau disponible au format de poche : la saga des Forsyte, hommes inséparables de leur famille et de leur milieu, dont les péripéties courent de l'époque victorienne aux roaring twenties."
Intrigues dans la haute bourgeoisie anglaise sur trois générations.Un classique de la littérature anglaiseLe 15 juillet 1886, à l’occasion des fiançailles de sa petite-fille June avec l’architecte Philip Bosinney, le doyen de la famille Forsyte réunit, dans sa maison londonienne, tous ses proches. Soames, un Forsyte de la seconde génération,... Intrigues dans la haute bourgeoisie anglaise sur trois générations.Un classique de la littérature anglaiseLe 15 juillet 1886, à l’occasion des fiançailles de sa petite-fille June avec l’architecte Philip Bosinney, le doyen de la famille Forsyte réunit, dans sa maison londonienne, tous ses proches. Soames, un Forsyte de la seconde génération, se rend à la réception accompagné d’Irène, sa très belle épouse.D’emblée, Irène et Bosinney se plaisent. Soames charge le jeune architecte de lui construire une belle demeure à proximité de Londres. Irène, qui ne s’est jamais vraiment éprise de Soames, nit par lui avouer l’amour qu’elle porte à Bosinney ; de son côté, l’architecte rompt ses fiançailles avec June.Ivre de jalousie et blessé dans son orgueil, Soames va intenter un procès à Bosinney, compromettant ainsi sa situation financière, et exercer de façon impitoyable ses droits conjugaux.Premier tome d’une fresque courant de l’ère victorienne à l’entre-deux-guerres, ce roman met en relief le caractère familial essentiel des Forsyte, ce « quelque chose d’indestructible » qu’est l’instinct de propriété.
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EAN : 9782377352067
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 403
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Michigan32 Posté le 10 Novembre 2020
    "La dynastie des Forsyte" nous conte l'histoire d'une famille anglaise issue de la haute bourgeoisie à l'époque victorienne. Le premier volume démarre en 1886 et s'étend sur plusieurs années. La famille Forsyte est alors composée de trois générations. On ne sait pas trop comment les membres de ce clan ont fait fortune. En tout cas, ils occupent des fonctions de notables de l'époque, tels que avocat ou avoué et siègent aux conseils d'administration de grandes sociétés. D'emblée John Galsworthy nous l'explique - ce qui d'ailleurs est un peu déroutant - la caractéristique de chaque membre du clan Forsyte, son unité de valeur est la propriété, la possession, que cela soit sur les biens comme sur les hommes. Autrement dit, les Forsyte sont avant tout des propriétaires. Et le propriétaire qui est particulièrement mis en lumière dans ce premier tome, est Soames. L'histoire démarre à l'occasion des fiançailles de June, petite fille de "Jolyon le vieux", le patriarche, avec Philip Bosinney, un architecte. Bosinney ne vient pas de leur milieu, il est sans le sou et démarre tout juste son activité professionnelle. Mais peu importe, June a la fortune, et avec sa famille, elle pourra rapidement lui permettre de se faire... "La dynastie des Forsyte" nous conte l'histoire d'une famille anglaise issue de la haute bourgeoisie à l'époque victorienne. Le premier volume démarre en 1886 et s'étend sur plusieurs années. La famille Forsyte est alors composée de trois générations. On ne sait pas trop comment les membres de ce clan ont fait fortune. En tout cas, ils occupent des fonctions de notables de l'époque, tels que avocat ou avoué et siègent aux conseils d'administration de grandes sociétés. D'emblée John Galsworthy nous l'explique - ce qui d'ailleurs est un peu déroutant - la caractéristique de chaque membre du clan Forsyte, son unité de valeur est la propriété, la possession, que cela soit sur les biens comme sur les hommes. Autrement dit, les Forsyte sont avant tout des propriétaires. Et le propriétaire qui est particulièrement mis en lumière dans ce premier tome, est Soames. L'histoire démarre à l'occasion des fiançailles de June, petite fille de "Jolyon le vieux", le patriarche, avec Philip Bosinney, un architecte. Bosinney ne vient pas de leur milieu, il est sans le sou et démarre tout juste son activité professionnelle. Mais peu importe, June a la fortune, et avec sa famille, elle pourra rapidement lui permettre de se faire connaitre. Soames lui confie d'ailleurs la conception d'une grande maison, en dehors de Londres, à la campagne. Soames est marié à Irène avec laquelle il entretient depuis quelques temps, des relations compliquées. Irène est une grande beauté et son mari a mis du temps à la conquérir. Probablement de guerre lasse, Irène a fini par accepter de l'épouser, avec la garantie qu'elle pourrait reprendre sa liberté si elle n'y trouvait pas son compte. Les ennuis commencent à poindre puisque depuis peu, celle-ci a décidé de faire chambre à part. Et puis les rumeurs se multiplient, Irène se serait entichée de Bosinney, l'architecte de sa future demeure et accessoirement le fiancé de sa meilleure amie, June... Dans ce premier volumne, John Galsworthy nous fait la démonstration de cet instinct de propriété qui transcende chacun des Forsyte. Soames - dont l'échelle de valeur ne se calcule qu'en livres sterling - ne comprend pas comment Irène peut ne pas l'aimer alors qu'elle a tout. Devant cette incompréhension et face à son incapacité à communiquer, Soames va se comporter en propriétaire et faire valoir ses droits de mari. C'est un portrait implacable que nous dresse ici John Galsworthy et une véritable satire de la haute bourgeoisie anglaise de cette époque. Comme il le dénonce dans son avant-propos "l'attachement à l'ordre, à la convention et à la propriété qui prévalut sous Victoria" est excessif, et je rajouterais - surtout lorsque ce respect des conventions et de la propriété s'exerce à l'égard des femmes. Car outre la satire de la classe dominante, l'auteur met en exergue la condition féminine telle qu'elle existait à l'époque victorienne. On tolère qu'une femme puisse faire chambre à part mais il ne faudrait pas qu'une telle situation dure et Soames reprend d'ailleurs rapidement ses droits. Alors on comprend de l'avant-propos que cet ordre va évoluer au fil des romans et l'on aperçoit déjà quelques lueurs d'espoir dans ce premier volume, à travers le personnage de "Jolyon le vieux" qui reprend contact avec son fils banni des années auparavant pour avoir fait un enfant hors mariage, puis avec Irène. Affaire à suivre...
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  • Aline1102 Posté le 4 Janvier 2020
    La saga des Forsyte est une histoire multigénérationnelle, qui nous parle d'une famille aisée traversant les remous provoqués par la fin de l'ère victorienne. La vision du mariage et de la famille, les opinions sur l'art et la littérature, la place de la femme dans la société, l'importance de la propriété immobilière… tout semble changer et certains membres de la famille ne sont pas prêts à s'adapter. On assiste donc au lent déclin de la famille Forsyte, qui semble d'ailleurs s'accélérer après le décès du vieux Jolyon. Ce dernier est le patriarche, le roc sur lequel repose toute la famille. Il a des idéaux très stricts et est un pur produit de l'époque victorienne. Il s'est d'ailleurs brouillé avec son fils après que ce dernier ait quitté sa première femme pour en épouser une autre et pour vivre de sa peinture (un artiste divorcé dans la famille, quelle idée !) June, la fille du jeune Jolyon (le peintre) et la petite-fille du vieux Jolyon, est encore plus « moderne » que son père, puisqu'elle n'hésite pas à se fiancer avec un homme sans le sou. Comme on le voit, le déclin des Forsyte commence donc de l'intérieur, avec le changement de mentalités... La saga des Forsyte est une histoire multigénérationnelle, qui nous parle d'une famille aisée traversant les remous provoqués par la fin de l'ère victorienne. La vision du mariage et de la famille, les opinions sur l'art et la littérature, la place de la femme dans la société, l'importance de la propriété immobilière… tout semble changer et certains membres de la famille ne sont pas prêts à s'adapter. On assiste donc au lent déclin de la famille Forsyte, qui semble d'ailleurs s'accélérer après le décès du vieux Jolyon. Ce dernier est le patriarche, le roc sur lequel repose toute la famille. Il a des idéaux très stricts et est un pur produit de l'époque victorienne. Il s'est d'ailleurs brouillé avec son fils après que ce dernier ait quitté sa première femme pour en épouser une autre et pour vivre de sa peinture (un artiste divorcé dans la famille, quelle idée !) June, la fille du jeune Jolyon (le peintre) et la petite-fille du vieux Jolyon, est encore plus « moderne » que son père, puisqu'elle n'hésite pas à se fiancer avec un homme sans le sou. Comme on le voit, le déclin des Forsyte commence donc de l'intérieur, avec le changement de mentalités qui s'opère d'une génération à l'autre. Malgré son côté assez intransigeant, le vieux Jolyon est mon personnage préféré ! Sous son apparence sévère, le vieil homme est tout de même assez humain. Ainsi, il accepte (de mauvaise grâce, mais il l'accepte) la future union de sa petite-fille. Il finit aussi par se réconcilier avec son fils et devient un vrai grand-père gâteau pour les enfants que le jeune Jolyon a eu de sa seconde femme. Et, enfin, le vieux Jolyon est le seul qui soutient Irène lorsque cette dernière décide de quitter Soames. Au final, l'homme a le coeur bon, même s'il le cache bien. Sa mort est un événement pour le lecteur comme pour la famille Forsyte : c'est tout un mode de vie qui s'éteint avec lui et personne, dans la famille, ne pourra prendre la place qu'occupait le vieux Jolyon car personne n'a hérité de sa force de caractère et de sa personnalité. Soames Forsyte est, par contre, le personnage que j'ai le moins apprécié. Mari obsessionnel, possessif et jaloux, il fait vivre un enfer à sa femme et devient vite le « méchant » du récit. Il est, lui aussi, persuadé que la richesse se mesure à l'aune des choses que l'on possède, raison pour laquelle il décide de faire construire une grande propriété dans la campagne autour de Londres. Soames a besoin de s'affirmer, de faire savoir à tous combien il est riche et puissant, et il estime pouvoir le faire grâce à deux choses : les propriétés qu'il possède (ou possèdera) et sa femme. Malheureusement pour lui, la propriété lui sera rachetée par le vieux Jolyon, et sa femme aura une aventure avec l'architecte (le fiancé de June, rappelons-le) avant de le quitter pour de bon. Au final, Soames est bien puni et, même si je ne l'apprécie pas, je l'ai plaint à certains moments du récit, où tout semblait se liguer contre lui. Les conflits intergénérationnels entre Forsyte et le déclin de la famille semblent être amenés par une seule personne : Irène, la femme de Soames. Très belle, calme et réservée, Irène ne semble pas être le genre de femme par laquelle le scandale arrive, et pourtant… Au début, elle ne paraît pas très sympathique et l'on pense qu'elle s'accorde bien avec son mari : tous deux ont l'air aussi désagréables l'un que l'autre. Mais Irène cache bien son jeu, et Galsworthy décrit tellement bien la personnalité de cette femme complexe et le désastre de sa vie conjugale, qu'on ne peut que l'apprécier. le courage dont elle fait preuve, d'abord en refusant l'accès de sa chambre à son mari, et ensuite en le quittant (et en renonçant au confort que lui apporte la fortune de Soames) illustre bien la modernité qui arrive et qui frappera les Forsyte de plein fouet. L'impact d'Irène sur la dynastie des Forsyte sera d'ailleurs tellement fort qu'il provoquera un autre conflit, entre des membres de la génération suivante… Le changement social et la conscience de classe sont bien développés par Galsworthy, par le biais de ses différents personnages. Parmi ceux-ci, certains sont agaçants, comme James, le père de Soames, est un homme avare et pleurnicheur, qui est vite stressé. D'autres sont très attachants, comme le jeune Jolyon, le « mouton noir » de la famille : on fait comme s'il était mort, car il s'est déshonoré ; pourtant, il est clairement le personnage le plus heureux de l'histoire : il a peut-être choisi le déshonneur, mais il mène une vie relativement confortable et conforme à ses idéaux. La saga des Forsyte traite de nombreux sujets. La sens de la famille, l'amour, le deuil, la séparation, le changement, la résilience. Les relations entre les différents personnages se lient et se délient : certaines de ses relations ne sont que des passades, d'autres vont bouleverser la famille pour toujours. C'est un récit à la fois nostalgique et lumineux : on sent certains des Forsyte tentés par la modernité de leur époque, tandis que d'autres craignent les nouveautés et tentent de s'accrocher aux traditions si sûres du passé. Une très belle lecture !
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  • Allantvers Posté le 29 Décembre 2019
    Le forsyte est un animal à sang froid, apparu sur terre avec la révolution industrielle,vivant dans les sphères élevées des cités en tribus non aimantes mais soudées par un trait de caractère inaltérable : le sens de la propriété. C'est l'une de ces tribus que l'entomologiste John Galsworthy nous donne à découvrir dans cette grande saga, avec d'autant plus d'acuité et de cynique mélancolie qu'il est issu de leurs rangs. Dans ce premier volet, c'est ce fameux caractère de propriétaire dont nous allons explorer toutes les facettes, des plus héroïques sur les traces du patriarche Jolyon bâtisseur d'empire aux moins reluisantes avec le personnage de son neveu Soames, qui étend cet instinct reptilien de propriété à tous les aspects de l'existence, y compris à la femme qu'il a fait sienne au sens le plus primaire du terme. Or sa femme, Irène, n'est pas faite de ce bois... C'est tout l'art de cette saga que de peindre les moeurs sociaux d'une caste de bourgeois avides à travers leurs seules interactions sentimentales, là où précisément l'avidité matérielle ne devrait pas avoir à s'exprimer. Ce premier volet se déroule dans les années 1880, et c'est également un régal que de se plonger dans une... Le forsyte est un animal à sang froid, apparu sur terre avec la révolution industrielle,vivant dans les sphères élevées des cités en tribus non aimantes mais soudées par un trait de caractère inaltérable : le sens de la propriété. C'est l'une de ces tribus que l'entomologiste John Galsworthy nous donne à découvrir dans cette grande saga, avec d'autant plus d'acuité et de cynique mélancolie qu'il est issu de leurs rangs. Dans ce premier volet, c'est ce fameux caractère de propriétaire dont nous allons explorer toutes les facettes, des plus héroïques sur les traces du patriarche Jolyon bâtisseur d'empire aux moins reluisantes avec le personnage de son neveu Soames, qui étend cet instinct reptilien de propriété à tous les aspects de l'existence, y compris à la femme qu'il a fait sienne au sens le plus primaire du terme. Or sa femme, Irène, n'est pas faite de ce bois... C'est tout l'art de cette saga que de peindre les moeurs sociaux d'une caste de bourgeois avides à travers leurs seules interactions sentimentales, là où précisément l'avidité matérielle ne devrait pas avoir à s'exprimer. Ce premier volet se déroule dans les années 1880, et c'est également un régal que de se plonger dans une Angleterre victorienne corsetée et figée et dans une Londres où de respectables hommes en hauts de forme parcourent la ville en fiacres de clubs en champs de course. Le tout servi par une plume subtile et imagée qui a valu à son auteur un Nobel plus que mérité.
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  • mcd30 Posté le 30 Mai 2019
    Grâce à John Galworsthy, nous allons découvrir l'univers bien singulier des Forsyte une famille bourgeoise londonienne vivant dans le west End à la fin du 19 ème siècle. Une bien belle étude d'une famille avec ses mésalliances, ses conflits d'intérêts, ses jalousies et surtout ce besoin irrémédiable de sauver les apparences, pas de scandale ; un petit bijou en la matière. Des vies guindées, étriquées, empesées, amidonnées comme le col de leurs chemises dans le carcan de leurs certitudes. Les Forsyte font de l'argent et aiment à montrer qu'ils en ont par le biais de leurs acquisitions. Et voilà que June, la petite fille, de Jolyon le vieux, fait entrer un électron libre dans cette famille en la personne de Philip Bosinney, un architecte, qui vit aime, crée et va semer le trouble chez les Forsyte. Il sera le grain de sable dans un rouage bien huilé. Voyant que sa petite-fille va le quitter le vieux Jolyon par crainte de la solitude et par amour de son fils va se rapprocher de lui malgré ses incartades. Soames, son neveu lui fera construire une propriété pour contrôler un peu plus sa femme Irène. Mais elle va tomber amoureuse de Philip. Soames qui jusque là,... Grâce à John Galworsthy, nous allons découvrir l'univers bien singulier des Forsyte une famille bourgeoise londonienne vivant dans le west End à la fin du 19 ème siècle. Une bien belle étude d'une famille avec ses mésalliances, ses conflits d'intérêts, ses jalousies et surtout ce besoin irrémédiable de sauver les apparences, pas de scandale ; un petit bijou en la matière. Des vies guindées, étriquées, empesées, amidonnées comme le col de leurs chemises dans le carcan de leurs certitudes. Les Forsyte font de l'argent et aiment à montrer qu'ils en ont par le biais de leurs acquisitions. Et voilà que June, la petite fille, de Jolyon le vieux, fait entrer un électron libre dans cette famille en la personne de Philip Bosinney, un architecte, qui vit aime, crée et va semer le trouble chez les Forsyte. Il sera le grain de sable dans un rouage bien huilé. Voyant que sa petite-fille va le quitter le vieux Jolyon par crainte de la solitude et par amour de son fils va se rapprocher de lui malgré ses incartades. Soames, son neveu lui fera construire une propriété pour contrôler un peu plus sa femme Irène. Mais elle va tomber amoureuse de Philip. Soames qui jusque là, l'a enfermée dans une cage dorée, certes, mais une cage et s'est juste demandé pourquoi elle ne l'aimait pas mais jamais si elle était heureuse, sûr de son bon droit va commettre l'irréparable, menant à la mort d'un des personnages. A mon avis, on ne devient pas mais on naît Forsyte parfois une mutation génétique ou l'acquisition d'un nouveau membre de la famille fait vaciller l'édifice mais en général la famille reste unie dans l'adversité, pas de pitié pour ceux qui transgressent les règles. Les Forsyte ne sont pas une espèce en voie de disparition, il en existe toujours. Une très belle restitution du Londres du 19 ème siècle qui par certains côté n'a pas beaucoup changée mais j'aimais bien ce charme désuet de l'Angleterre. Un très bel aperçu du flegme britannique. Un merci tout particulier à la traductrice Camille Mayran qui a su rendre le texte vivant. Grâce à cette lecture, j'ai enfin pu comprendre l'engouement et l'intérêt suscité par cette série culte diffusée dans les années soixante-dix et dont il existe un remake. Il ne me reste plus qu'à découvrir la suite.
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  • iris29 Posté le 29 Mai 2019
    Je n'aurais jamais entendu parler de ce roman, si on ne me l'avait pas conseillé en série télévisée. Quelques recherches plus tard… apprenant que ce livre avait obtenu le prix Nobel de littérature ,( et de toutes façons, préférant toujours commencer par l'oeuvre originale ), je me suis attelée à cet immense pavé . Je ne dis pas cela de façon péjorative, quand j'aime, je ne compte pas les pages ! Mais force est de constater que cela fait une semaine que je vis avec la famille Forsyte… ( 793 pages avec une typographie absolument minuscule , dans mon édition reliée de cuir. Et un deuxième tome m'attend !) C'est en 1906 que John Galsworthy publie" le Propriétaire", 1° volume de " Forsyte Saga" qui raconte l'histoire de la famille Forsyte sur trois générations. Eux , ce sont de grands bourgeois londoniens, dont l'ancêtre (le premier Jolyon Forsyte) était propriétaire fermier. Ils sont propriétaires fonciers, administrateurs, éditeur, négociant en thé et leurs enfants seront notaire, artiste peintre…( Les femmes bien-sûr, ne travaillent pas et vivent sous le toit protecteur d'un frère ou d'un mari ). Tout ce petit monde vit en bonne intelligence , jusqu'au jour où, la petite fille... Je n'aurais jamais entendu parler de ce roman, si on ne me l'avait pas conseillé en série télévisée. Quelques recherches plus tard… apprenant que ce livre avait obtenu le prix Nobel de littérature ,( et de toutes façons, préférant toujours commencer par l'oeuvre originale ), je me suis attelée à cet immense pavé . Je ne dis pas cela de façon péjorative, quand j'aime, je ne compte pas les pages ! Mais force est de constater que cela fait une semaine que je vis avec la famille Forsyte… ( 793 pages avec une typographie absolument minuscule , dans mon édition reliée de cuir. Et un deuxième tome m'attend !) C'est en 1906 que John Galsworthy publie" le Propriétaire", 1° volume de " Forsyte Saga" qui raconte l'histoire de la famille Forsyte sur trois générations. Eux , ce sont de grands bourgeois londoniens, dont l'ancêtre (le premier Jolyon Forsyte) était propriétaire fermier. Ils sont propriétaires fonciers, administrateurs, éditeur, négociant en thé et leurs enfants seront notaire, artiste peintre…( Les femmes bien-sûr, ne travaillent pas et vivent sous le toit protecteur d'un frère ou d'un mari ). Tout ce petit monde vit en bonne intelligence , jusqu'au jour où, la petite fille , June, présente son fiancé à la famille. Il est architecte, autrement dit pour l'époque : sans le sou. C'est la première incursion dans leur monde feutré d'une personne différente et, la vie de certains membres de la famille en sera , à jamais impactée pour le pire ou pour le meilleur … En choisissant comme titre du premier ouvrage, " le propriétaire", John Galsworthy savait ce qu'il faisait , car à l'époque, un homme était propriétaire de ses biens matériels mais également de son épouse… laquelle ne pouvait pas demander le divorce , elle devait attendre que son mari le demande. Une femme issue de la bourgeoisie avait sa chambre mais ne pouvait s'opposer à ce que son mari y rentre. Et en cas de rapports sexuels non consentis par la femme, on ne parlait pas de viol. En ce temps là, les jeunes filles ne savaient absolument pas à quoi s'attendre le jour de la nuit de noce, et parfois (souvent !) , c'était une mauvaise surprise…. A travers ce portrait de famille, c'est toute une étude de moeurs que fait l'auteur , d'une société anglaise qui passera de l'époque Victorienne au début du 20ième siècle et des femmes qui verront leurs libertés augmenter. Cette histoire commence en 1886, avec les fiançailles de mademoiselle June et se termine vers 1920 (dans ce premier tome). Et si on survole l'époque , la guerre, les changements , l'auteur s'attache plus spécifiquement aux pas de quelques membres emblématiques de la famille Forsyte , tout comme Zola l'a fait avec les Rougon- Macquart, mais, ce dernier de façon plus détaillée, plus percutante. Au delà de l'oeuvre magnifiquement ambitieuse , cela a été pour moi, un vibrant témoignage (même s'il est fictif…) sur la vie que pouvaient avoir nos ancêtres des deux derniers siècles passés.( Bien sûr cela se passe à Londres, mais cela pourrait être Paris… ). Quand le personnage de Soames , nostalgique , dit adieu à une maison décorée à la mode victorienne , quand il réfléchit au temps qui passe , la société qui change , les membres de sa famille disparus, les fantômes qu 'il revoit assis sur les canapés de la maison … Le premier Forsyte , a accumulé des biens, deux autres générations ont suivi . Mais qu'en sera t-il des descendants ? le personnage de Soames ( avoué) ,est le seul qui soit obsédé par l'argent (en gagner, le faire fructifier, le conserver, le transmettre )… Oui, qu'en sera -t-il des descendants, beaucoup plus " sensibles" ?Déjà certains cousins vivent sur leurs "acquis"… Je le saurai en lisant la suite. Les idées socialistes ont déjà atteint certains personnages. Un regard à 180° sur le 19 et 20 siècle. Une galerie de portraits. De bien jolis papillons épinglés par Monsieur Galsworthy, que ces membres de la famille Forsyte… Intéressant, diablement intéressant et très agréable à lire..
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