RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            La maison du juge

            Omnibus
            EAN : 9782258103290
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La maison du juge
            Maigret

            Date de parution : 20/06/2013

            Une union de convenance… - En disgrâce, Maigret a été nommé commissaire à Luçon, où il s'ennuie.

            Une union de convenance…
            En disgrâce, Maigret a été nommé commissaire à Luçon, où il s'ennuie depuis trois mois lorsqu'une curieuse affaire requiert ses services à L'Aiguillon : le juge retraité Forlacroix a trouvé un matin chez lui le cadavre d'un inconnu ayant le crâne défoncé.
            Adapté pour la télévision...

            Une union de convenance…
            En disgrâce, Maigret a été nommé commissaire à Luçon, où il s'ennuie depuis trois mois lorsqu'une curieuse affaire requiert ses services à L'Aiguillon : le juge retraité Forlacroix a trouvé un matin chez lui le cadavre d'un inconnu ayant le crâne défoncé.
            Adapté pour la télévision par René Lucot en 1969, avec Jean Richard (Maigret) et par Bertrand Van Effenterre, en 1992, sous le titre Maigret et la maison du juge, avec Bruno Cremer (Maigret) et Michel Bouquet (Juge Forlacroix).
            Simenon numérique : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782258103290
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Polars_urbains Posté le 1 Juin 2018
              Une enquête en Vendée, à Luçon où Maigret, pour cause de disgrâce sur fond de restructuration de services, a été éloigné un temps (il a toutefois gardé son appartement parisien). Une histoire étrange – un inconnu est retrouvé mort le crâne fracassé dans la maison d’un juge en retraite – va le changer de la routine. Dans un monde de boucholeurs et de marins, le commissaire va dénouer une bien sombre et triste histoire de famille avec pour origine une épouse volage et une jeune fille souffrant de graves troubles psychiques. Je dirais que c’est un Maigret comme je les aime, avec cette atmosphère de province que Simenon excelle à décrire (tout comme Balzac), du foyer feutré et cossu du juge au monde dur et laborieux des gens de la mer. Toujours fidèle à sa « méthode », il s’imprègne de tous les milieux – « jusqu’à ce que l’âme des gens et des choses n’aient plus de secret pour lui » – que ce soit dans la bibliothèque du magistrat, vieil Armagnac en main, ou au bistrot du coin, devant une mouclade et un verre de blanc. La maison du juge marquait en 1942, avec Les caves du Majestic et... Une enquête en Vendée, à Luçon où Maigret, pour cause de disgrâce sur fond de restructuration de services, a été éloigné un temps (il a toutefois gardé son appartement parisien). Une histoire étrange – un inconnu est retrouvé mort le crâne fracassé dans la maison d’un juge en retraite – va le changer de la routine. Dans un monde de boucholeurs et de marins, le commissaire va dénouer une bien sombre et triste histoire de famille avec pour origine une épouse volage et une jeune fille souffrant de graves troubles psychiques. Je dirais que c’est un Maigret comme je les aime, avec cette atmosphère de province que Simenon excelle à décrire (tout comme Balzac), du foyer feutré et cossu du juge au monde dur et laborieux des gens de la mer. Toujours fidèle à sa « méthode », il s’imprègne de tous les milieux – « jusqu’à ce que l’âme des gens et des choses n’aient plus de secret pour lui » – que ce soit dans la bibliothèque du magistrat, vieil Armagnac en main, ou au bistrot du coin, devant une mouclade et un verre de blanc. La maison du juge marquait en 1942, avec Les caves du Majestic et Cécile est morte, le retour de Maigret. C’est un roman à double intrigue, la seconde s’expliquant par des faits plus anciens et le juge Forlacroix étant le lien, particulièrement tragique : d’amours contrariées en amours impossibles, une malédiction pèse sur la famille du juge. Dans cette atmosphère (« un petit monde… des gens venus de partout… ») Maigret est à son aise, plus que son adjoint d’un temps. Mais il est vrai que le monde maritime des côtes vendéenne (Les vacances de Maigret, Maigret a peur) et charentaise (Maigret à l’école) lui réussit bien. Un des très grands Simenon.
              Lire la suite
              En lire moins
            • dido600 Posté le 29 Avril 2017
              Ecrit en 1940 Maigret a été exilé à Luçon, en Vendée, pour une sombre histoire administrative, et trompe son ennui en jouant au billard. Lorsqu'il rentre au bureau, il reçoit la visite d'une petite vieille, Didine Hulot, qui lui apprend que son mari, un douanier à la retraite, a découvert la présence d’un cadavre dans la maison d’un voisin, un juge à la retraite. Maigret se rend sur place, dans le petit port de L'Aiguillon. Le soir même, en surveillant la maison du juge, il voit celui-ci en train de traîner un cadavre jusqu'à la mer... Ce roman comporte deux intrigues. L’une s’attache au meurtre actuel et l’autre explique le drame personnel du héros par des faits anciens ; la peinture de la personnalité du juge établit le lien entre ces deux éléments, mais n’empêche pas un certain déséquilibre dans la composition. Selon que le lecteur accorde plus d’attention à l’un ou à l’autre aspect, le héros du roman est, d’une part, Forlacroix, d’autre part, Airaud ou Albert. En outre Simenon décrit assez bien le village et on a vraiment l'impression d'être en bord de mer, mais ça donne un rythme inattendu à cette enquête, Maigret fouine, se lance sur toutes les... Ecrit en 1940 Maigret a été exilé à Luçon, en Vendée, pour une sombre histoire administrative, et trompe son ennui en jouant au billard. Lorsqu'il rentre au bureau, il reçoit la visite d'une petite vieille, Didine Hulot, qui lui apprend que son mari, un douanier à la retraite, a découvert la présence d’un cadavre dans la maison d’un voisin, un juge à la retraite. Maigret se rend sur place, dans le petit port de L'Aiguillon. Le soir même, en surveillant la maison du juge, il voit celui-ci en train de traîner un cadavre jusqu'à la mer... Ce roman comporte deux intrigues. L’une s’attache au meurtre actuel et l’autre explique le drame personnel du héros par des faits anciens ; la peinture de la personnalité du juge établit le lien entre ces deux éléments, mais n’empêche pas un certain déséquilibre dans la composition. Selon que le lecteur accorde plus d’attention à l’un ou à l’autre aspect, le héros du roman est, d’une part, Forlacroix, d’autre part, Airaud ou Albert. En outre Simenon décrit assez bien le village et on a vraiment l'impression d'être en bord de mer, mais ça donne un rythme inattendu à cette enquête, Maigret fouine, se lance sur toutes les pistes, bref dans ce roman donne l'impression qu'il est plus actif que dans d'autres ce qui n'empêche pas que le suspense reste entier jusqu'aux dernières pages. Un Maigret à lire, il est suffisamment bien écrit pour faire passer un bon moment de lecture.
              Lire la suite
              En lire moins
            • Woland Posté le 28 Octobre 2014
              L'eau. Toujours l'eau. Silencieuse ou clapotante, insidieuse ou de franche marée, s'amusant au soleil ou menaçant sous la tempête, mais éternelle. Quand on sait les rapports entre l'Eau et la figure de la Mère et que l'on connaît également les liens tumultueux qu'entretenait Simenon avec sa propre mère, doit-on chercher, dans un début d'analyse sauvage, à trouver là l'une des raisons - LA raison peut-être - qui fait que, parmi les aventures de Maigret, nous l'avons déjà dit, celles qui se passent en milieu marin ou fluvial comptent parmi les meilleures ? "La Maison du Juge" en apporte une fois de plus une preuve sans appel. Tout commence à Luçon, où le commissaire s'est vu provisoirement exiler, pour des raisons que l'auteur ne fait que survoler, par une hiérarchie que ses méthodes et sa personnalité semblent avoir poussée à bout. (Il est vrai que, plus on avance dans "Maigret", plus on reste étonné de certaines de ses méthodes, et ceci en dépit de l'époque à laquelle sont censés se dérouler les récits. Imaginez un instant les Experts, de Manhattan ou de Miami, face auxdites méthodes : de quoi en faire perdre à jamais ses ineffables lunettes noires à David Caruso et... L'eau. Toujours l'eau. Silencieuse ou clapotante, insidieuse ou de franche marée, s'amusant au soleil ou menaçant sous la tempête, mais éternelle. Quand on sait les rapports entre l'Eau et la figure de la Mère et que l'on connaît également les liens tumultueux qu'entretenait Simenon avec sa propre mère, doit-on chercher, dans un début d'analyse sauvage, à trouver là l'une des raisons - LA raison peut-être - qui fait que, parmi les aventures de Maigret, nous l'avons déjà dit, celles qui se passent en milieu marin ou fluvial comptent parmi les meilleures ? "La Maison du Juge" en apporte une fois de plus une preuve sans appel. Tout commence à Luçon, où le commissaire s'est vu provisoirement exiler, pour des raisons que l'auteur ne fait que survoler, par une hiérarchie que ses méthodes et sa personnalité semblent avoir poussée à bout. (Il est vrai que, plus on avance dans "Maigret", plus on reste étonné de certaines de ses méthodes, et ceci en dépit de l'époque à laquelle sont censés se dérouler les récits. Imaginez un instant les Experts, de Manhattan ou de Miami, face auxdites méthodes : de quoi en faire perdre à jamais ses ineffables lunettes noires à David Caruso et tomber dans les pommes les membres des deux équipes sans grand espoir de les voir reprendre jamais connaissance. ) Luçon, où Maigret se trouve un jour - ou plutôt un beau soir - nez à nez avec une certaine Adine Hulot, dite Didine. Didine est la femme du douanier Hulot, entrevu, si j'ai bien compris, dans "Le Chien Jaune" et qui a pris sa retraite dans le petit port de L'Aiguillon, d'où sa femme est originaire. Didine est surtout une maîtresse-femme qui, froidement, comme ça, là, tout de go, déclare au commissaire qu'il doit la suivre parce que, si les calculs attentifs de la marée qu'elle a faits avec son époux sont exacts (et ils le sont ! ), ce sera ce soir, et pas un autre, que le juge Forlacroix se décidera à se débarrasser du cadavre que, depuis deux ou trois jours, il dissimule dans sa maison. Alors, il faut que Maigret se dépêche, hein ? parce que la marée, dame, ça n'attend pas. Maigret en reste sans voix. Le lecteur aussi. ;o) Le plus beau, c'est que tout ce qu'a annoncé Didine va se réaliser, sous les yeux mêmes du commissaire. Mieux : une fois le juge pris sur le fait, Maigret sera contraint de l'aider à retransporter le cadavre, dont il voulait effectivement se débarrasser avec la marée dans la fruiterie, où il l'avait dissimulé jusque là. Didine est l'une des créations les plus réussies de Simenon. Petite, maigrelette, toujours emmitouflée dans ses châles et arborant avec fierté sa coiffe vendéenne, le verbe ferme et tranchant, elle est "héneaurme" et elle n'arrête pas d'enfler au fil des pages. Il y a, en cette silhouette de sauterelle flétrie, quelque chose de l'implacable, du terrible sens de la déduction qui anime Sherlock Holmes. Avec cette différence que Didine n'a nul besoin de cocaïne, fût-ce à 5% de solution, pour déduire. Chez Didine, c'est naturel. Elle parvient si bien, tel quelque futur profiler du FBI, à se mettre dans la tête de l'assassin que, à un certain moment, Maigret en vient à la soupçonner. Pis : elle lui fait peur ! La scène est d'un comique savoureux et contribue à souligner l'ambiance singulière, inquiétante et parfois à la limite du rêve, qui fait de "La Maison du Juge" - en tous cas selon notre humble avis - un roman vraiment à part et l'un des meilleurs de la série. Soyons honnête : dans son genre, le juge Forlacroix n'est pas mal non plus. Un homme digne, cultivé, raffiné, sensible et pourtant capable d'une grande et froide cruauté. Un homme dont on ne peut nier qu'il n'a pas eu de chance. Un homme qui n'aime qu'une seule personne au monde, sa fille, Lise. Malheureusement, elle est née différente. Plus précisément, elle a des troubles psychiques qui l'accablent de crises et, pendant ces crises, elle est à la merci de n'importe qui, homme ou femme ... Forlacroix a aussi un fils, Albert, grand, costaud, rebelle, qui a embrassé la profession de boucholeur pour ennuyer son père. Enfin, quand on dit son père ... En fait - et les examens auxquels Forlacroix a dû soumettre sa fille l'ont prouvé - Albert n'est pas le fils du juge. Ce que Mme Forlacroix, qui vit désormais sur la Côte d'Azur avec un riche octogénaire, avait craché à la tête de son époux, quand celui-ci l'avait surprise à Versailles, dans la chambre conjugale, en compagnie d'un chanteur de café-concert, était bien vrai. Mais si Albert n'est pas le fils de Forlacroix, il n'en reste pas moins le frère de Lise, qu'il cherche lui aussi à protéger. Cependant, tant le père que le fils n'y peuvent rien. Nombreux sont les hommes qui, certaines nuits, grimpent au balcon de la jeune fille ... Que faire ? Le roman repose sur la décision prise par le juge et contre laquelle Albert ne s'élève pas. Au contraire. Sans cette décision, jamais il n'y aurait eu d'assassinat - enfin, dans le présent. Mais une chose est vraie : si, jadis, le juge a bien tué l'amant de sa femme, il n'est pour rien dans la mort du Dr Janin, puisque telle était l'identité du mort de la fruiterie. Le roman est aussi exceptionnel par la profondeur de l'analyse psychologique et par la puissance, parfois insoutenable d'authenticité, conférée à tous ses personnages par un Simenon au mieux de sa forme, qu'on sent lui aussi passionné par cette bien triste histoire. Alors, n'hésitez pas à visiter cette "Maison du Juge" : elle devrait vous subjuguer et vous ne l'oublierez pas de sitôt. Didine non plus, d'ailleurs. Ou alors, Alzheimer vous guette, c'est sûr. ;o)
              Lire la suite
              En lire moins
            Toute l'actualité des éditions OMNIBUS
            Revivez chaque mois les chefs-d'œuvre classiques et populaires.