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Presses de la cité
EAN : 9782258119109
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le Chemin parcouru

Jacques MARTINACHE (Traducteur)
Date de parution : 05/03/2015

« Lisez ce témoignage et vous resterez hanté à jamais. » Newsweek

Sierra Leone. Il s'appelle Ishmael Beah. Hier encore, c'était un enfant qui jouait à la guerre. Aujourd'hui, il la fait.
Un jour de 1993, sa vie bascule brusquement dans le chaos. Ishmael a douze ans lorsqu'il quitte son village pour participer, dans la ville voisine, à un spectacle de jeunes talents....

Sierra Leone. Il s'appelle Ishmael Beah. Hier encore, c'était un enfant qui jouait à la guerre. Aujourd'hui, il la fait.
Un jour de 1993, sa vie bascule brusquement dans le chaos. Ishmael a douze ans lorsqu'il quitte son village pour participer, dans la ville voisine, à un spectacle de jeunes talents. Il ne reverra plus jamais ses parents.
Après plusieurs mois d'errance et de privations, dans un pays ravagé par la guerre, il tombe avec ses compagnons entre les mains de l'armée. Faute de troupes, les deux camps - armée gouvernementale et groupes rebelles - enrôlent de force les enfants des villages capturés et leur apprennent à égorger, à torturer, à mutiler.
Drogué au brown brown, mélange de cocaïne et de poudre à fusil, Ishmaël a pour seul compagnon son AK-47. Privé de tout repère moral - ou tout simplement humain - dans un monde qui s'est effondré, il devient insensible, incapable de réfléchir, transformé en machine à tuer.
A seize ans, une mission humanitaire va lui permettre de quitter l'armée et, lentement, de se réhabiliter. Il ira à New York, aux Nations unies, et son existence se trouvera une nouvelle fois bouleversée...
Ce premier livre, récit fascinant d'une traversée de l'enfer à l'aube de la vie, est une leçon de courage et d'humanité.

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EAN : 9782258119109
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • d1404 Posté le 22 Février 2020
    Ishmael a 12 ans, lui et sa bande de copains se passionnent pour le hip-hop américain. En Sierra Leone, la guerre fait rage, les premiers flux de réfugiés arrivent dans sa ville. Lui et ses copains se rendent à Mattru pour un concours de jeunes talents. De là, ils apprennent que la ville d’où ils arrivent a été attaquée par les rebelles. Ils décident de revenir sur leurs pas pour tenter de retrouver leurs familles. Cet instant est le début d’une longue errance entre rencontres avec les rebelles, cadavres en décomposition et faim permanente. Il y a cet instinct de survie, forme de pilotage automatique qui le fait avancer. Toujours regarder vers l’horizon, ne pas penser, marcher, s’adapter. Certaines rencontres le marquent : un vieillard que l’on a abandonné faute de pouvoir le déplacer avant l’arrivée des rebelles, un pêcheur qui guérit leurs pieds meurtris. Dans les villages qu’il traverse avec ses compagnons d’infortune, les habitants ne font plus la différence entre les rebelles et les enfants... Il est enrôlé par l’armée. Viennent les entraînements, tirs à balles réelles, tueries, la drogue. Son lieutenant accepte ensuite de le confier, avec un groupe de jeunes gens, à une antenne de l’UNICEF qui le fait... Ishmael a 12 ans, lui et sa bande de copains se passionnent pour le hip-hop américain. En Sierra Leone, la guerre fait rage, les premiers flux de réfugiés arrivent dans sa ville. Lui et ses copains se rendent à Mattru pour un concours de jeunes talents. De là, ils apprennent que la ville d’où ils arrivent a été attaquée par les rebelles. Ils décident de revenir sur leurs pas pour tenter de retrouver leurs familles. Cet instant est le début d’une longue errance entre rencontres avec les rebelles, cadavres en décomposition et faim permanente. Il y a cet instinct de survie, forme de pilotage automatique qui le fait avancer. Toujours regarder vers l’horizon, ne pas penser, marcher, s’adapter. Certaines rencontres le marquent : un vieillard que l’on a abandonné faute de pouvoir le déplacer avant l’arrivée des rebelles, un pêcheur qui guérit leurs pieds meurtris. Dans les villages qu’il traverse avec ses compagnons d’infortune, les habitants ne font plus la différence entre les rebelles et les enfants... Il est enrôlé par l’armée. Viennent les entraînements, tirs à balles réelles, tueries, la drogue. Son lieutenant accepte ensuite de le confier, avec un groupe de jeunes gens, à une antenne de l’UNICEF qui le fait intégrer un centre de réhabilitation dans la capitale du pays. Ce témoignage raconte le passage d’un jeune garçon par les enfers, une double mort suivie d’une résurrection. Certains passages sont crus, bruts. Un livre fort sur la résilience.
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  • LecturesdeVoyage Posté le 13 Septembre 2019
    Si la paix et le calme sont bien et heureusement revenus dans le pays, les années de guerre civile n’en marquent pas moins les livres des écrivains sierraléonais. J’ai d’abord lu « A Long Way Gone. Memoirs of a Boy Soldier” d’Ishmael Beah. Ce récit, traduit en français sous le titre “Le Chemin Parcouru. Mémoires d’un Enfant Soldat », était inscrit au programme de lecture de mes enfants dans leur école américaine. Il m’avait toujours intrigué et je l’ai emporté avec moi lors de mon premier voyage au Sierra Leone. L’auteur raconte son itinéraire d’enfant-soldat : sa vie simple avant le conflit, les rumeurs de guerre qui se rapprochent, le jour où son village est attaqué par les forces rebelles et sa famille dispersée, son errance avec des amis de jeux avant d’être enrôlé de force dans l’armée officielle. Le lieutenant qui les a recrutés leur explique qu’ils n’ont pas d’autre choix pour contribuer à l’effort de guerre et les exhorte à « venger leurs familles ». Ishmael devient un guerrier, on lui ordonne d’exécuter des prisonniers, et on lui refile de la came pour lui donner du cœur à l’ouvrage. Jusqu’à ce qu’un beau jour l’UNICEF débarque dans son... Si la paix et le calme sont bien et heureusement revenus dans le pays, les années de guerre civile n’en marquent pas moins les livres des écrivains sierraléonais. J’ai d’abord lu « A Long Way Gone. Memoirs of a Boy Soldier” d’Ishmael Beah. Ce récit, traduit en français sous le titre “Le Chemin Parcouru. Mémoires d’un Enfant Soldat », était inscrit au programme de lecture de mes enfants dans leur école américaine. Il m’avait toujours intrigué et je l’ai emporté avec moi lors de mon premier voyage au Sierra Leone. L’auteur raconte son itinéraire d’enfant-soldat : sa vie simple avant le conflit, les rumeurs de guerre qui se rapprochent, le jour où son village est attaqué par les forces rebelles et sa famille dispersée, son errance avec des amis de jeux avant d’être enrôlé de force dans l’armée officielle. Le lieutenant qui les a recrutés leur explique qu’ils n’ont pas d’autre choix pour contribuer à l’effort de guerre et les exhorte à « venger leurs familles ». Ishmael devient un guerrier, on lui ordonne d’exécuter des prisonniers, et on lui refile de la came pour lui donner du cœur à l’ouvrage. Jusqu’à ce qu’un beau jour l’UNICEF débarque dans son camp pour rassembler les enfants-soldats et les emmener à Freetown dans un centre de rééducation. Celle-ci est longue, avec ses hauts et ses bas, mais finalement Ishmael est choisi pour témoigner de son expérience à New York. Malgré une controverse un peu opaque sur la véracité de certains faits, c’est un livre fort bien écrit qui montre comment un enfant peut rapidement être entrainé dans la guerre et ses horreurs, que la ligne entre guerrier et victime est difficile à tracer et combien sortir de la spirale de la violence est un long chemin, pentu et ardu.
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  • lirado Posté le 16 Juin 2019
    Le chemin parcouru est un témoignage poignant, fort et violent d'une réalité que l'on préférerait ne pas connaître : les enfants soldats. A travers cette autobiographie, Ishmael Beah décrit avec le plus de justesse possible, chaque instant de son quotidien. Peu à peu il explique comment son adolescence a été brisée par la guerre et la mort, le transformant en une machine. L'écriture est simple et directe, allant dans le vif du sujet, retranscrivant chaque période de sa vie sans pathos et avec un regard critique. On suit le héros dans chacune de ses expériences, dans sa folie meurtrière et on l'accompagne ensuite dans la deuxième partie du roman, où, tandis qu'il est devenu un animal assoiffé de vengeance, il est récupéré par l'Unicef et "ré-apprivoisé". Déroutant, on ne peut pas passer à côté de ce livre qui met au jour un "passé qui dérange". Le lecteur est pris à la gorge, marqué, ne pouvant plus ignorer ce qui se passe ailleurs dans le monde, que l'on a tendance à ne pas vouloir voir et oublier, car c'est "loin et ça ne nous concerne pas".
  • Khalya Posté le 7 Février 2019
    Ce livre a été une vraie claque. Il a été totalement impossible à lâcher, même si je n’ai pas pour autant atteint le coup de cœur. L’histoire que nous raconte Ishmael ne décrit pas seulement la vie d’un enfant soldat, mais il nous raconte aussi sa vie quand la guerre lui est tombée dessus, son errance pour retrouver ses parents et tenter d’échapper à l’enrôlement de force par les rebelles, la traversée de village où les pré-ados et les ados sont regardés avec hostilité car les récit de villages pillés par les enfants soldats ont précédé Ishmael et ses camarades. Il nous parle du nombre de fois où il a frôlé la mort, que ce soit en tombant sur les rebelles ou aux mains de villageois terrorisés et donc insensibles. Et quand ils croient être enfin en sécurité, c’est aux mains de l’armée régulière qu’ils tombent. Si celle-ci n’enrôle pas les gamins par la force brute, l’alternative qu’elle leur propose ne leur laisse, en réalité guère de choix. On peut se rendre compte que, rebelles ou armée régulière, les deux exploitent sans scrupules les enfants, n’hésitant pas à les droguer pour les rendre plus insensibles à la peur, au danger, à la douleur,... Ce livre a été une vraie claque. Il a été totalement impossible à lâcher, même si je n’ai pas pour autant atteint le coup de cœur. L’histoire que nous raconte Ishmael ne décrit pas seulement la vie d’un enfant soldat, mais il nous raconte aussi sa vie quand la guerre lui est tombée dessus, son errance pour retrouver ses parents et tenter d’échapper à l’enrôlement de force par les rebelles, la traversée de village où les pré-ados et les ados sont regardés avec hostilité car les récit de villages pillés par les enfants soldats ont précédé Ishmael et ses camarades. Il nous parle du nombre de fois où il a frôlé la mort, que ce soit en tombant sur les rebelles ou aux mains de villageois terrorisés et donc insensibles. Et quand ils croient être enfin en sécurité, c’est aux mains de l’armée régulière qu’ils tombent. Si celle-ci n’enrôle pas les gamins par la force brute, l’alternative qu’elle leur propose ne leur laisse, en réalité guère de choix. On peut se rendre compte que, rebelles ou armée régulière, les deux exploitent sans scrupules les enfants, n’hésitant pas à les droguer pour les rendre plus insensibles à la peur, au danger, à la douleur, et aux abominations qu’on leur demande de commettre. Quand enfin l’UNICEF arrive pour les tirer de là, j’ai trouvé ses membres très maladroits. Ils commencent par arriver en terrain conquis, agissant comme si les enfants soldats appelaient leur arrivée de leurs vœux. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réaction des gosses va les surprendre. Ensuite, si je comprends la nécessité de les rééduquer, de contrevenir au lavage de cerveau qu’ils ont subis, j’ai trouvé qu’ils étaient mal préparés, qu’ils faisaient preuve d’arrogance et de condescendance, ce qui ne les a pas fait entrer dans les bonnes grâces des enfants. J’ai surtout trouvé qu’ils étaient mal préparés, même s’ils sont animés des meilleures intentions. Mais mettre dans la même pièce des enfants-soldats rebelles et des enfants-soldats armée, c’était presque comme leur donner des fusils et déclarer la chasse ouverte. Cette guerre est partout et, quand elle s’arrête, il y a un autre coup d’état, et une autre guerre, avec d’autres alliances qui débute. On a l’impression qu’Ishmael ne peut pas y échapper. Car si les rapports entre les différentes factions ont changés, si les alliances se sont modifiées, les grands perdants restent les enfants-soldats, qu’on renvoie au front dans une guerre qui n’est pas de leur fait mais où ils se font allégrement massacrer. J’ai trouvé qu’Ishmael avait un sang-froid et un courage exceptionnel, que ce soit dans les premières années, quand il fuit les rebelles, ou plus tard, quand il décide qu’il ne sera plus un enfant-soldat et qu’il est prêt à prendre le risque de tenter de quitter le pays pour se sortir de ce pays ravagé.
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  • vcg2105 Posté le 1 Avril 2014
    Le courage de transformer l'adversite en une force plutot qu'en une cmplainte. Il avait tous les droits d'etre en colere mais il a choisi de ne pas se lamenter sur son sort. Une tres belle histoire qui vous rendra moins sympathique envers les jeunes d'aujourd'hui qui simplement se plaignent de ne pas avoir de boulot et font bien peu de choses pour en trouver!
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