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12-21
EAN : 9782266225267
Code sériel : 12358
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Colonel Chabert

Marc-Henri ARFEUX (Préface)
Date de parution : 29/11/2012

Le Colonel Chabert est l’histoire d’un revenant. Enseveli sous un monceau de cadavres, il meurt une première fois à la bataille d’Eylau. Déterré vivant, il n’est plus, dix ans plus tard, qu’un fantôme, un survivant de l’épopée napoléonienne. Humilié, chassé de partout, la société, la France de la Restauration, personne...

Le Colonel Chabert est l’histoire d’un revenant. Enseveli sous un monceau de cadavres, il meurt une première fois à la bataille d’Eylau. Déterré vivant, il n’est plus, dix ans plus tard, qu’un fantôme, un survivant de l’épopée napoléonienne. Humilié, chassé de partout, la société, la France de la Restauration, personne ne veut plus de lui. Sa femme elle-même, une ancienne « fille » du Palais-Royal remariée à un aristocrate, refuse de reconnaître ce vaincu. Elle l’assassine pour la seconde fois. Comment obtenir qu’on lui rende son épouse, sa dignité, son rang ? Telle est la tragédie de Chabert, face à la trahison et à l’infamie.

Ce drame d’un homme tiraillé entre sa force d’âme et sa faiblesse de cœur est de tous les temps. Si le Colonel Chabert avait été tué à Eylau, il serait devenu un héros parmi d’autres. Ressuscité et misérable, tel que le génie de Balzac le montre, il entre dans l’immortalité.

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EAN : 9782266225267
Code sériel : 12358
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • monocle Posté le 25 Septembre 2020
    Qui est ce mendiant qui demande audience auprès d'un célèbre avoué parisien ? Il se prétend se nommer Chabert, déclaré mort au combat lors d'une des nombreuses boucheries de Napoléon. Frappé d'amnésie, défiguré il revient alors que son épouse légitime est remariée et mère. Les preuves de son identité établies, vient l'heure de la médiation avec l'ex veuve. Celle- ci craint l'étalage de l'affaire sur la place parisienne mais aussi les débours pécuniaires que le retour de l'époux impose. Les femmes sont rusées pour défendre leur biens et ce pauvre Chabert est-il bien apte à se défendre ? Un texte habilement construit, Balzac mène son histoire bon train avec une fin énigmatique. Le thème fut repris de multiples fois sous toutes les déclinaisons, au théâtre, romancé au ou cinéma. Le retour de l'absent a toujours été un thème bienvenu. Personnages – Maître Derville : Avoué de justice – Comte FERRAUD (ou FÉRAUD) : – Comtesse FERRAUD : en 1819, cela fait près de vingt ans qu'elle a épousé le comte Ferraud. – Louis Vergniaud : l'ami de Chabert, le seul fidèle
  • Aupaysbleu Posté le 19 Août 2020
    J'ai lu avec intérêt ce classique de Balzac que je n'avais jamais eu l'occasion de lire, superbe évocation de la justice et surtout injustice à l'encontre d'un officier de Bonaparte qui demande sa réhabilitation (et réparation financière) alors qu'on l'a déclaré mort. C'est, encore une fois chez Balzac une réflexion sur la petitesse des gens, leur avidité. Le monde des avoués, clercs, notaires, est décrit, et ici on peut supposer que Balzac a puisé dans son expérience personnelle. La fin est bouleversante, comme souvent chez cet écrivain, et j'ai aimé l'allusion au futur (non écrit encore à cette époque) Père Goriot.
  • PtitVincent Posté le 18 Août 2020
    Sans aucune doute, un des courts romans les plus connus de Balzac. Un homme habillé de loques débarque dans l’étude d’un célèbre notaire parisien. Il affirme être le colonel Chabert, un officier napoléonien officiellement mort durant la bataille d’Eylau. Gravement blessé mais survivant, l’homme mettra de nombreuses années à rejoindre la capitale française. Il demande à recouvrer ses droits, son nom, sa fortune et sa femme. Si l’avoué croit en son histoire, sa veuve (qui ne l’est plus) refuse la nouvelle situation. Remariée avec deux enfants, sa fortune et celle de son mari ont fructifié. S’ensuit une bataille juridique et une guerre psychologique autour du vieil homme. Balzac montre ici le contraste entre un héros des guerres napoléoniennes, finalement soutenu uniquement par un grognard sans le sou, alors que la nouvelle noblesse de la Restauration refuse de reconnaître l’existence de cet homme. Il montre la lâcheté et surtout la cupidité de l’ex-veuve, qui tentera par tous les moyens de sauver sa nouvelle situation. Une attitude qui dégoûtera le soldat au point qu’il renonce finalement à ses droits. La différence est saisissante entre l’endroit où il vit et la maison secondaire de son ex-épouse où elle l’héberge provisoirement. Une sombre vision... Sans aucune doute, un des courts romans les plus connus de Balzac. Un homme habillé de loques débarque dans l’étude d’un célèbre notaire parisien. Il affirme être le colonel Chabert, un officier napoléonien officiellement mort durant la bataille d’Eylau. Gravement blessé mais survivant, l’homme mettra de nombreuses années à rejoindre la capitale française. Il demande à recouvrer ses droits, son nom, sa fortune et sa femme. Si l’avoué croit en son histoire, sa veuve (qui ne l’est plus) refuse la nouvelle situation. Remariée avec deux enfants, sa fortune et celle de son mari ont fructifié. S’ensuit une bataille juridique et une guerre psychologique autour du vieil homme. Balzac montre ici le contraste entre un héros des guerres napoléoniennes, finalement soutenu uniquement par un grognard sans le sou, alors que la nouvelle noblesse de la Restauration refuse de reconnaître l’existence de cet homme. Il montre la lâcheté et surtout la cupidité de l’ex-veuve, qui tentera par tous les moyens de sauver sa nouvelle situation. Une attitude qui dégoûtera le soldat au point qu’il renonce finalement à ses droits. La différence est saisissante entre l’endroit où il vit et la maison secondaire de son ex-épouse où elle l’héberge provisoirement. Une sombre vision de la justice où tout se négocie, où tout est calculé selon les intérêts de chacun excepté la victime, l’avoué préférant une négociation à l’amiable (où le colonel devra réduire ses ambitions sur ses droits) plutôt qu’un procès qui s’annonce long et coûteux (pour lui-même) mais qu’il est pourtant sûr de gagner. Ce n’est pas un hasard si ce livre est un des plus célèbres de l’écrivain car sans aucun doute un des plus réussis.
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  • myrtigal Posté le 9 Avril 2020
    Quelle histoire, quelle plume, quelle force ! Le colonel Chabert est un illustre membre de l’armée de Napoléon, ayant combattu sur les champs de bataille les plus importants, fait chevalier de la légion d’honneur et j’en passe. Puis un jour il est laissé pour mort à Eylau... Tout le monde le croit effectivement mort. Mais il ne l’est pas et après une traversée du désert de 10 ans, il va tenter revenir et de retrouver son ancienne vie et sa femme à Paris... Balzac nous plonge avec émotion et un très grand réalisme dans cette vie de misère que va connaître le colonel, la misère des soldats oubliés par leur pays, par leur pairs et par leurs familles. La pauvreté et la déchéance qui ne vont que crescendo... Malgré tout cela le colonel garde une belle âme et toute sa bonté, c’est ce que j’ai trouvé être le plus touchant. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Derville et surtout sa dernière réplique marquante à la fin du livre. J’ai (re)découvert Balzac et j’y ai trouvé un énorme coup coeur pour son style sa plume et sa poésie. Je n’ai qu’une hâte c’est découvrir ses autres œuvres !
  • Tbilissi Posté le 13 Décembre 2019
    Le colonel Chabart, Hyacinthe de son prénom, est laissé pour mort à la bataille d'Eylau. Sa femme se remarie, a des enfants, la vie suit son cours... Sauf que le colonel n'est pas décédé, et revient littéralement d'entre les morts, sous lesquels il avait été enseveli. Le crâne fendu, méconnaissable, il entame une procédure pour retrouver sa vie et sa femme, son identité et... son argent. L'argent c'est bien le nœud du problème ; sa démarche va se transformer en parcours du combattant, et il y a fort à parier qu'il aurait préféré combattre sur le champ de bataille que dans les cabinets d'avoués. Son cri du cœur lorsqu'il se rend compte qu'il ne retrouvera pas sa vie si aisément en est tout à fait révélateur : "J'ai été enterré sous les morts ; mais, maintenant, je suis enterré sous des vivants, sous des actes, sous des faits, sous la société tout entière, qui veut me faire rentrer sous terre ! " Sa femme se montre machiavélique, et bien qu'avoir instantanément pensé "c'est lui" en le retrouvant, tant d'années après, elle déploie des trésors d'inventivité pour préserver le patrimoine acquis grâce à la mort de son premier époux. Le colonel finira... Le colonel Chabart, Hyacinthe de son prénom, est laissé pour mort à la bataille d'Eylau. Sa femme se remarie, a des enfants, la vie suit son cours... Sauf que le colonel n'est pas décédé, et revient littéralement d'entre les morts, sous lesquels il avait été enseveli. Le crâne fendu, méconnaissable, il entame une procédure pour retrouver sa vie et sa femme, son identité et... son argent. L'argent c'est bien le nœud du problème ; sa démarche va se transformer en parcours du combattant, et il y a fort à parier qu'il aurait préféré combattre sur le champ de bataille que dans les cabinets d'avoués. Son cri du cœur lorsqu'il se rend compte qu'il ne retrouvera pas sa vie si aisément en est tout à fait révélateur : "J'ai été enterré sous les morts ; mais, maintenant, je suis enterré sous des vivants, sous des actes, sous des faits, sous la société tout entière, qui veut me faire rentrer sous terre ! " Sa femme se montre machiavélique, et bien qu'avoir instantanément pensé "c'est lui" en le retrouvant, tant d'années après, elle déploie des trésors d'inventivité pour préserver le patrimoine acquis grâce à la mort de son premier époux. Le colonel finira seul et dépourvu de tout. Après un début un peu poussif, Balzac livre ici un chef d'œuvre de psychologie humaine, décryptant et critiquant les rouages de son époque et de la manière de fonctionner des hommes en général. La tirade finale de l'avoué est bouleversante et effrayante à la fois. Un petit livre de très grande qualité.
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