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Omnibus
EAN : 9782258097612
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le fond de la bouteille

Romans durs

Date de parution : 29/11/2012

Rivière sans retour - En rentrant de Nogales, où il a passé la soirée au bar et chez des filles, P. M. rencontre sur le pas de sa porte Donald, son frère, évadé de prison, qu'il n'a plus vu depuis des années.

Rivière sans retour
En rentrant de Nogales, où il a passé la soirée au bar et chez des filles, P. M. rencontre sur le pas de sa porte Donald, son frère, évadé de prison, qu'il n'a plus vu depuis des années. Donald veut qu'on le fasse passer au Mexique où...

Rivière sans retour
En rentrant de Nogales, où il a passé la soirée au bar et chez des filles, P. M. rencontre sur le pas de sa porte Donald, son frère, évadé de prison, qu'il n'a plus vu depuis des années. Donald veut qu'on le fasse passer au Mexique où l'attendent sa femme Mildred et ses enfants. Mais c'est le moment où la rivière en crue empêche toute traversée et isole les ranchers de la vallée.
Adapté pour le cinéma en 1955, sous le titre The Bottom of the Bottle, par Henry Hathaway, avec Van Johnson (Donald Martin), Joseph Cotten (Pat), Ruth Roman (Nora Martin), Jack Carson (Hal Breckinridge), Bruce Bennett (Brand), Margaret Hayes (Lil Breckinridge), Brad Dexter (Stanley Miller).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097612
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • glegat Posté le 15 Mai 2020
    Les Belges forment un peuple plein d'humour, créatif, talentueux et beaucoup plus subtil que l'imagerie populaire nous le représente. Il suffit de citer Jacques Brel, Hergé et Georges Simenon pour en être convaincu. Bref j'ai beaucoup de sympathie pour les Belges, j'aime leur simplicité et leur modestie qui contraste avec l'arrogance française. Sans faire de bruit ce petit pays parvient à se faire une place honorable dans le concert des grandes nations. Citons par exemple son classement à la 12e place au classement mondial de la liberté de la presse réalisé par reporter sans frontière, à comparer à la 34e place attribuée à la France. Son classement suivant l’indice de développement humain (IDH) est également remarquable, 17e en 2019, alors que la France pointe à la 24e place. Concernant un sujet d'actualité, le salaire des infirmiers à l'hôpital, le constat est encore en faveur de la Belgique, classée 12e parmi l'ensemble des pays de l'OCDE, alors que la France est en queue de peloton 26e sur 29 ! Et pour les frites, bien évidemment, les Belges sont meilleurs que nous. Mais rassurons-nous, compte tenu des décisions récentes de notre gouvernement, la France devrait occuper la première place concernant le nombre... Les Belges forment un peuple plein d'humour, créatif, talentueux et beaucoup plus subtil que l'imagerie populaire nous le représente. Il suffit de citer Jacques Brel, Hergé et Georges Simenon pour en être convaincu. Bref j'ai beaucoup de sympathie pour les Belges, j'aime leur simplicité et leur modestie qui contraste avec l'arrogance française. Sans faire de bruit ce petit pays parvient à se faire une place honorable dans le concert des grandes nations. Citons par exemple son classement à la 12e place au classement mondial de la liberté de la presse réalisé par reporter sans frontière, à comparer à la 34e place attribuée à la France. Son classement suivant l’indice de développement humain (IDH) est également remarquable, 17e en 2019, alors que la France pointe à la 24e place. Concernant un sujet d'actualité, le salaire des infirmiers à l'hôpital, le constat est encore en faveur de la Belgique, classée 12e parmi l'ensemble des pays de l'OCDE, alors que la France est en queue de peloton 26e sur 29 ! Et pour les frites, bien évidemment, les Belges sont meilleurs que nous. Mais rassurons-nous, compte tenu des décisions récentes de notre gouvernement, la France devrait occuper la première place concernant le nombre de médailles accordées au personnel de santé pour les remercier de leur engagement dans la lutte contre le covid 19. #8195;Revenons à la littérature. Parmi les grands auteurs Belges on peut citer : Émile Verhaeren, Maurice Maeterlink, Henri Michaux, Françoise Mallet-Joris, Amélie Nothomb et le plus célèbre, et le plus prolifique de tous Georges Simenon (1903-1989), un monument de la littérature mondiale. Sa puissance créatrice est phénoménale, il est très difficile de dresser un catalogue précis de toutes ses œuvres, on dénombre plus de deux cents romans, ainsi que des dizaines de nouvelles et d'articles parus sous vingt-sept pseudonymes, le tout traduit en 57 langues, et publiés dans 44 pays ! Ses romans se partagent en deux catégories, la série des "Maigret" et les romans "durs" (Ses plus nombreux romans sont ceux ou Maigret n'apparaît pas). #8195;Ce forçat de l'écriture rédigeait environ trois pages par jour, mais tous les jours sans exception. À cette cadence il pouvait produire quatre livres par an. Faulkner le comparait à Tchekhov, Gide disait de lui : « Simenon est un romancier de génie et le plus vraiment romancier que nous ayons dans notre littérature d'aujourd'hui. ». En considération de l'ampleur et de la qualité de sa production beaucoup l'ont désigné comme le Balzac du XXe siècle. Qu'en est-il ? En effet, la dimension de l'œuvre de Balzac et de celle Simenon sont comparables, avec toutefois un avantage pour Simenon car il a vécu 86 ans soit 35 ans de plus que Balzac. Balzac l'emporte peut-être concernant le nombre de personnages mis en scène, quelques centaines pour Simenon, plus de deux mille pour Balzac. Tous les deux sont les témoins d'une réalité bien ancrée dans leur société mais il y a plusieurs différences. Balzac a conçu son œuvre comme un tout cohérent où chaque roman se relie à d'autres, il a inventé le retour des personnages. Simenon n'avait pas d'intention d'ensemble, il a écrit ses romans les uns après les autres sans établir de liens entre eux. Les personnages de Balzac forment des types humains fortement marqués, Rastignac représente l'ambition, Gobsek l'avarice, le baron Nucingen personnifie le monde de la finance, le père Goriot symbolise l'amour paternel. #8195; Balzac avait l'ambition de décrire tous les tempéraments et tous les groupes sociaux de son époque. Il a fait œuvre non seulement de romancier mais aussi de sociologue et d'historien en décrivant les mœurs de la société de la première moitié du XIXe siècle. Les personnages de Simenon ont parfois moins d'épaisseur, moins d'autonomie et n'appartiennent pas tous à des catégories bien définies. Dans Balzac c'est la puissance et la volonté des personnages qui provoquent et conduisent l'action, dans Simenon c'est la société qui s'impose aux personnages qui doivent composer avec leur passé où se frayer un chemin dans les vicissitudes de la vie. C'est un schéma un peu réducteur mais qui permet de mieux comprendre la différence entre ces deux monstres. Simenon, qui avait une grande admiration pour Balzac, déclarait d'ailleurs « Je ne me crois aucun point commun avec le romancier de la Comédie humaine, sinon, peut-être, l'abondance ». #8195;"Le fond de la bouteille" est un roman à part dans la production de Simenon. Il y a une grande part autobiographique, non pas dans les détails de l'histoire mais dans l'esprit. #8195;L'action se passe en Arizona dans les années 1940, à la frontière du Mexique. Ambiance Cow boy du XXe siècle : des chevaux, des shérifs, des bagarres, des poursuites, du Whisky mais pas seulement. Il y a aussi une vraie intrigue et une méditation sur la condition humaine et les relations familiales en particulier entre deux frères. Un soir d'orage, P.M. (Patrick Martin) légèrement alcoolisé, rentre chez lui et a la désagréable surprise d'y trouver Donald son frère en rupture de ban. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps et ne s'entendent guère. Donald veut que P.M. l'aide à traverser la rivière Santa Cruz pour qu'il puisse rejoindre sa femme et ses enfants sans ressources qui l'attendent à Nogalès. La région est isolée à cause de pluies torrentielles qui ont gonflé la rivière, les habitants de plusieurs ranchs sont réduits au confinement forcé pour plusieurs jours. Les deux frères vont devoir cohabiter le temps que le niveau d'eau baisse. Auprès de sa femme et de leurs relations, P.M. invente une fausse identité pour ce frère dont il a honte, lui qui a réussi dans la vie en se faisant une place dans la bourgeoisie aisée n'accepte pas cette situation qui lui rappelle un passé médiocre. La tension monte entre les deux hommes au milieu de soirées passées avec la petite communauté de ranchers qui trompent l'ennuie en organisant des soirées alcoolisées. Au fil des chapitres l'intensité dramatique monte et l'on découvre au travers de nombreux dialogues et de quelques flash-back, l'histoire des deux frères que tout oppose. L'avocat d'un côté, le repris de justice de l'autre. C'est l'histoire de Caïen et d'Abel. #8195;Le récit est d'autant plus poignant qu'il correspond à une réalité vécue par l'auteur. Les parents Simenon ont toujours préféré Christian à son frère Georges, le mal aimé. Mais c'est Georges qui va le mieux réussir dans la vie en devenant l'écrivain que l'on connaît, tandis que Christian, petit fonctionnaire sans envergure, sombrera dans l'alcoolisme et la collaboration. Au début de 1946, Christian rencontre son frère et lui demande de l'aider. Georges lui conseille de s'engager dans la Légion étrangère pour échapper aux représailles de l'épuration et se faire oublier. Christian se résigne à cette perspective. Quelques années plus tard, début 1948, Georges reçoit l'avis de décès de son frère tombé dans une embuscade au Tonkin. Simenon se sent responsable. Il exprimera ses regrets en écrivant "Le fond de la bouteille" quelques mois après ce dramatique évènement. Je précise toutefois que ce livre, dont la fin est également tragique, se termine différemment. #8195;La mise en scène de l'histoire est envoûtante, Simenon maîtrise parfaitement l'art d'écrire et parvient avec une économie de moyen remarquable à retenir l'attention du lecteur de la première à la dernière page. Comme tous les grands écrivains, il déforme la réalité pour la rendre encore plus intense et plus troublante. Bibliographie : - "Le fond de la bouteille", Georges Simenon, Belfond (1997), 184 pages avec une postface de Pierre Assouline. Adaptation au cinéma : - "The Bottom of the Bottle", film américain réalisé par Henry Hathaway, sorti en 1956, avec Joseph Cotten et Van Johnson.
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  • Beffroi Posté le 27 Avril 2020
    Exilé aux Etats Unis après la 2nd Guerre mondiale, Simenon y écrit plusieurs romans, dont « le fond de la bouteille » en 1949. Il a pour cadre l’Arizona, plus précisément la « Santa Cruz Valley » à la frontière entre les USA et le Mexique… Un pays de Cow-boy où s’est installé l’écrivain. Il s’agit de retrouvailles entre 2 frères, Pat (alias PM pour Patrick-Martin) et Donald. Pas franchement joyeuses car on comprend vite que Donald est le « vilain petit canard » (sans jeu de mots) de la famille et, évadé de prison, il vient demander un « service » à son frère. Il souhaite qu’il l’aide à passer la frontière et atteindre Nogales au Mexique où l’attendent femme et enfants. En dehors des relations tendues entre les 2 hommes que tout oppose, j’ai aimé le cadre angoissant de l’histoire. La rivière Santa Cruz est, à cause d’orages violents, en crue et isole complètement les quelques ranchs de la vallée dont celui de PM. La petite communauté de ranchers vit en milieu fermé, se reçoit pour passer le temps et vider les verres d’alcool qui coule à flot durant tout le livre. Simenon sait s’y prendre pour créer les... Exilé aux Etats Unis après la 2nd Guerre mondiale, Simenon y écrit plusieurs romans, dont « le fond de la bouteille » en 1949. Il a pour cadre l’Arizona, plus précisément la « Santa Cruz Valley » à la frontière entre les USA et le Mexique… Un pays de Cow-boy où s’est installé l’écrivain. Il s’agit de retrouvailles entre 2 frères, Pat (alias PM pour Patrick-Martin) et Donald. Pas franchement joyeuses car on comprend vite que Donald est le « vilain petit canard » (sans jeu de mots) de la famille et, évadé de prison, il vient demander un « service » à son frère. Il souhaite qu’il l’aide à passer la frontière et atteindre Nogales au Mexique où l’attendent femme et enfants. En dehors des relations tendues entre les 2 hommes que tout oppose, j’ai aimé le cadre angoissant de l’histoire. La rivière Santa Cruz est, à cause d’orages violents, en crue et isole complètement les quelques ranchs de la vallée dont celui de PM. La petite communauté de ranchers vit en milieu fermé, se reçoit pour passer le temps et vider les verres d’alcool qui coule à flot durant tout le livre. Simenon sait s’y prendre pour créer les conditions du drame que l’on devine dès le début… Forcément ça finira mal ! Un roman noir (dur diront les spécialistes de Simenon) qui, par sa simplicité et sa construction, est un chef d’œuvre du genre. Un roman qui trouve un écho dans la vie de l’auteur. Les rapports entre Georges et son frère Christian ont souvent été évoqués par les historiens de Simenon. Cette région spectaculaire a fait l’objet d’une BD « De l’autre côté de la frontière » écrite par Jean luc Fromental et dessinée par Philippe Berthet, chez Dargaud en 2020. Elle s’inspire de la vie de Simenon dans cette région frontalière. Je vous la recommande.
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  • dourvach Posté le 7 Juin 2015
    "Le fond de la bouteille" -- écrit en 1948 depuis les Etats-Unis par notre écrivain liégeois universel -- est un récit pluvieux, un sombre récit-lisière entre Mexique et Arizona. Quand la Santa Cruz est en crue, les ranchers se regroupent et s'alcoolisent les uns chez les autres pour y tromper leur ennui (et pour certaines dames, leurs maris, cela arrive...). L'un d'entre eux, Patrick -- Patrick Martin Ashbridge, dit "P.M." -- voit, un soir, débarquer dans sa vie son frère Donald, son cadet, un "raté" dont il est sans nouvelles depuis des années : évadé d'un pénitencier, il s'est d'abord réfugié chez leur soeur, beaucoup plus complaisante et moins jugeante que son aîné rancher... Durant toutes ces années où Donald se déclassait et s'enfonçait dans l'irrémédiable, "P.M.", lui -- à force d'efforts et du "hasard" d'un mariage gratifiant -- réussissait matériellement sa vie... Le choc de leurs retrouvailles en est d'autant plus violent -- d'autant que l'alcool les happe tour à tour. Abel et Caïn se battent puis s'apaisent... "P.M." promet d'aider Donald à passer la frontière -- à savoir les eaux boueuses et dangereuses de la rivière. Car "P.M." est un homme de devoir... La tragédie d'un homme... "Le fond de la bouteille" -- écrit en 1948 depuis les Etats-Unis par notre écrivain liégeois universel -- est un récit pluvieux, un sombre récit-lisière entre Mexique et Arizona. Quand la Santa Cruz est en crue, les ranchers se regroupent et s'alcoolisent les uns chez les autres pour y tromper leur ennui (et pour certaines dames, leurs maris, cela arrive...). L'un d'entre eux, Patrick -- Patrick Martin Ashbridge, dit "P.M." -- voit, un soir, débarquer dans sa vie son frère Donald, son cadet, un "raté" dont il est sans nouvelles depuis des années : évadé d'un pénitencier, il s'est d'abord réfugié chez leur soeur, beaucoup plus complaisante et moins jugeante que son aîné rancher... Durant toutes ces années où Donald se déclassait et s'enfonçait dans l'irrémédiable, "P.M.", lui -- à force d'efforts et du "hasard" d'un mariage gratifiant -- réussissait matériellement sa vie... Le choc de leurs retrouvailles en est d'autant plus violent -- d'autant que l'alcool les happe tour à tour. Abel et Caïn se battent puis s'apaisent... "P.M." promet d'aider Donald à passer la frontière -- à savoir les eaux boueuses et dangereuses de la rivière. Car "P.M." est un homme de devoir... La tragédie d'un homme ordinaire. Pierre ASSOULINE, en sa monumentale biographie "Simenon", avait montré comment "Le fond de la bouteille" retraçait psychogiquement le sauvetage -- par Georges -- de Christian, son cadet chouchouté par sa mère étant enfant, bientôt parfait "raté" de sa famille, devenant fier collabo "rexiste" durant l'Occupation de son pays, dûment poursuivi pour collaborationnisme et crimes de guerre à la Libération : l'homme fuyant la Belgique s'évadera de France grâce à l'aide matérielle de son frangin, "écrivain célèbre richement pourvu" et très embêté..., puis disparaîtra dans les sables de la Légion étrangère sous un nom d'emprunt... Non seulement, le sous-texte du roman est passionnant mais la montée des passions dans ces pages de double enfermement alcoolisé -- quand la pluie violente bat au dehors sur les sols détrempés, face au désert embrumé -- forme un ensemble inoubliable.
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  • Jenta3 Posté le 18 Février 2011
    J'aime beaucoup ces petits romans écrits par Simenon durant sa période "américaine". L'ambiance qu'il réussit à susciter est surprenante. Dans ce roman-ci, nous nous retrouvons dans le monde des ranchers des années 40. Petite bourgade à la frontière mexicaine, composée des pauvres qui travaillent chez les riches (les propriétaires terriens). P.M. est un avocat qui est sorti du ruisseau, qui s'est fait tout seul, qui a épousé Nora, riche propriétaire. Il voit surgir dans sa vie son frère Donald, qu'il n'avait plus vu depuis l'enfance, et qui s'est évadé de prison. Donald veut être aidé pour passer la frontière. Mais... il est impossible de passer la frontière qui est délimitée à cet endroit par un ruisseau, devenu, à cause de gros orages qui secouent la région depuis quelques jours, un courant d'eau impossible à traverser... Et, il y a ce whisky, qui apaise et fait du bien mais qui a des effets pervers... Roman facile à lire, qui m'a mise en appétit, lentement, au fur et à mesure de la lecture, pour arriver à me faire dévorer les 2 derniers chapitres!
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