Lisez! icon: Search engine
Presses de la cité
EAN : 9782258118140
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Peyton Place

Jean MURAY (Traducteur)
Date de parution : 09/04/2015
Chronique au vitriol d’une petite ville américaine.
 
Etats-Unis, années 40. Peyton Place est une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, aux apparences tranquilles. Le paysage est en réalité moins glorieux : derrière les façades proprettes des demeures victoriennes ou celles plus vétustes des maisons des faubourgs, de nombreux drames se jouent.
Dans les beaux quartiers, la jeune Allison ignore tout...
Etats-Unis, années 40. Peyton Place est une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, aux apparences tranquilles. Le paysage est en réalité moins glorieux : derrière les façades proprettes des demeures victoriennes ou celles plus vétustes des maisons des faubourgs, de nombreux drames se jouent.
Dans les beaux quartiers, la jeune Allison ignore tout du secret qui entoure sa naissance et du passé immoral de sa mère, la belle et froide Constance McKenzie. Tout ce qui lui importe pour le moment est l’amitié de la jolie Selena Cross, issue des taudis de la ville et qui subit les violences d’un beau-père alcoolique…
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258118140
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Liliseron Posté le 29 Janvier 2021
    Fin des années 1930, Nouvelle Angleterre. Un été indien se profile dans une petite ville de la région. En quelques phrases, le décor est planté comme sur une carte postale : arbres aux couleurs de l’automne, jolies maisons en bois blanc bien proprettes, calme des rues chauffées par un doux soleil et ciel bleu limpide. Oui mais voilà, l’incipit donne aussi un deuxième son de cloche : « L’été indien est semblable à une femme mûre, animée de passions ardentes. Mais c’est une femme volage, qui va, vient à sa guise, si bien qu’on ne sait jamais si elle s’apprête à surgir, ni combien de temps elle restera. […] Une année, dans les premiers jours d’octobre, l’été indien apparut ainsi dans une petite ville appelée Peyton Place. Comme une femme jolie et rieuse, il s’étendit sur la campagne et rendit toutes choses si belles que les yeux en étaient éblouis.» Tiens donc, l’autrice compare la météo à une femme libre ! Ensuite, à la page 3, les clochers des deux Églises sont comparés aux « volcans de l’enfer ». Le ton est donné, ça va déboiter. Promesse tenue tout au long du roman où nous suivrons principalement Allison Mackenzie et sa mère... Fin des années 1930, Nouvelle Angleterre. Un été indien se profile dans une petite ville de la région. En quelques phrases, le décor est planté comme sur une carte postale : arbres aux couleurs de l’automne, jolies maisons en bois blanc bien proprettes, calme des rues chauffées par un doux soleil et ciel bleu limpide. Oui mais voilà, l’incipit donne aussi un deuxième son de cloche : « L’été indien est semblable à une femme mûre, animée de passions ardentes. Mais c’est une femme volage, qui va, vient à sa guise, si bien qu’on ne sait jamais si elle s’apprête à surgir, ni combien de temps elle restera. […] Une année, dans les premiers jours d’octobre, l’été indien apparut ainsi dans une petite ville appelée Peyton Place. Comme une femme jolie et rieuse, il s’étendit sur la campagne et rendit toutes choses si belles que les yeux en étaient éblouis.» Tiens donc, l’autrice compare la météo à une femme libre ! Ensuite, à la page 3, les clochers des deux Églises sont comparés aux « volcans de l’enfer ». Le ton est donné, ça va déboiter. Promesse tenue tout au long du roman où nous suivrons principalement Allison Mackenzie et sa mère Constance en répondant à la question : De quelle(s) façon(s) un secret de famille peut-il gâcher l’existence ? Ensuite il sera question de racisme, de querelles d’Églises, d’inceste, d’avortement, de suicide, d’alcoolisme, de meurtre, d’inégalités entre les classes sociales, de jalousies… et de mesquins et égoïstes petits secrets. Je dois avouer que j’ai lu ce livre comme j’aurais bu du petit lait. Taxé de scandaleux quand il est sorti, Peyton Place a même été interdit à la vente dans certains États, censuré dans les bibliothèques municipales et a parfois du circuler sous le manteau. Car il égratigne franchement et sans remord les moralistes conservateurs en tout genre. Je rie encore de Kenny l’alcoolique qui débarque dans une Église de la Pentecôte et de l’Évangile complètement saoul et que les fidèles prennent pour « le messie qui va nous conduire au Jourdain » parce qu’il ne peut tellement plus articuler correctement que le Pasteur pense qu’il parle « la langue de révélation parlée seulement par les plus saints ». Plus encore que ces piques humoristiques répétées sur la religion, ce qui a le plus déplu aux bien-pensants de l’époque est le féminisme dont chaque page est imprégné. L’éveil de conscience du médecin de la ville au sujet de l’avortement qu’il a été obligé de pratiquer pour sauver sa patiente, non pas de la mort mais du rejet social, est incroyablement bien narré. C’est exactement le genre de littérature qui fait bouger les lignes, qui amorce un début de réflexion et prépare les esprits à un changement social. D’ailleurs aujourd’hui il pourrait encore faire office de piqure de rappel à certains… Le roman a également été accusé de verser dans le lubrique. Bon… à moins de n’avoir jamais eu le moindre roman érotique dans les mains vous ne risquez pas d’être choqué ! Mais comme les femmes ont des désirs sexuels assumés dans ce livre, les chantres du conservatisme y ont vu la dépravation la plus totale. Il me faudrait plusieurs pages pour énumérer toutes les problématiques que Grace Metalious traite dans son livre tellement le panel est important. Sa plume trempée dans l’acide et le sérum de vérité secoue bien le petit monde mesquin et hypocrite dans lequel vivent les personnages, l’écriture est vive, on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai adoré ma lecture et j’en reprends une part en commençant « Retour à Peyton Place » pas plus tard qu’aujourd’hui !
    Lire la suite
    En lire moins
  • carnet-de-voyage Posté le 25 Juillet 2020
    On a tous entendu parler de l'été indien, ne serais-ce que par Joe Dassin, qui à bercé notre enfance avec sa sirupeuse chanson automnale... Mais c'est sur la beauté, toute singulière, et si particulière d'un été indien que s'ouvre "Peyton Place" ... On entre dans cette petite ville, un beau jour d'automne... On fait la connaissance de ses quartiers, ses édifices, ses résidents, ses particularités, ses différences, ses drames, ses silences, ses absences... "Grace Metalious" nous entraîne dans un monde engoncé dans un vêtement d'un autre temps, d'autres valeurs.... Un monde qui ne voit pas l'évolution à sa porte... Elle pointe, la beauté de ce monde qui est à l'automne de son existence...car ce temps, où Allisson vit à Peyton Place, baigne en plein été indien... Certains ne voient pas la beauté de l'été indien, mais attendent l'hiver.. Et puis, bien trop vite, le livre se referme sur un autre été indien... Mais ce dernier a une lueur différente du tout premier.. "Peyton Place", tout comme l'été indien, ou une aurore boréale (pour changer) est un phénomène. Rare. "Peyton Place" peut être rangé dans une bibliothèque, mais jamais oublié... Un des plus beaux livres que j'ai lu en cette année 2020.
  • Nono19 Posté le 5 Juillet 2019
    Peyton Place est une petite ville de carte postale ... au premier abord. Petit à petit, on découvre les secrets de famille, les traumatismes, les injustices sociales, la pauvreté, les privilèges de certains habitants fortunés, ... Nous suivons les histoires de trois femmes : Allison, Selena et Constance. Chacune lutte pour son indépendance, pour trouver sa voie, pour échapper aux codes rigides de l'époque, ... Dans les années 40-50 aux Etats-Unis, une morale hypocrite et paternaliste enferme les femmes dans un moule et il est risqué de tenter d'en sortir. L'auteure fait preuve d'une liberté de ton, de parole et ne censure pas les passages les plus glauques. Certaines scènes sont violentes, crues, sexuelles, ... A l'époque, ce roman a fait scandale et il est facile de comprendre pourquoi. Les personnes bien pensantes affirmaient que l'auteure exagérait, qu'elle dépeignait une société perverse, ... Alors qu'elle ne fait que mettre en lumière des comportements existants. L'auteure dénonce l'indifférence du gouvernement qui ne fait rien pour aider les plus démunis. Ce roman à forte dominance sociale et féministe nous bouscule et c'est tant mieux!
  • DD78 Posté le 28 Novembre 2018
    "Peyton place", c'était un peu pour moi l'ancêtre de "Dallas" et "Dynastie". C'est en fait un livre féministe, qui a fait scandale aux États-Unis lors de sa sortie dans les années 50. Alison est une jeune ado qui veut devenir écrivain. Elle vit seule avec sa mère qui tient un magasin dans la puritaine petite ville de Peyton Place, en Nouvelle Angleterre, tout comme son amie Serena et ses copains Norman et Ted. Rien de plus normal me direz-vous, sauf que la naissance de l'une cache un lourd secret, que l'autre vit dans une cabane avec sa mère folle et son père alcoolique, que l'un des garçons tête encore sa mère, tandis que le dernier est le fils du magnat de la ville qui se croit tout permis... Bref, vous l'aurez compris, derrière toute cette perfection se cachent les pires horreurs et bassesses de l'homme. Mais plus on avance dans le roman, plus le vernis se craquèle, principalement grâce aux personnages féminins qui subissent puis osent sortir du rôle qu'on leur impose. On a l'impression de voir une série télévisée tant le livre est construit en différentes séquences, il a d'ailleurs été adapté pour le petit écran, mais largement édulcoré. En résumé,... "Peyton place", c'était un peu pour moi l'ancêtre de "Dallas" et "Dynastie". C'est en fait un livre féministe, qui a fait scandale aux États-Unis lors de sa sortie dans les années 50. Alison est une jeune ado qui veut devenir écrivain. Elle vit seule avec sa mère qui tient un magasin dans la puritaine petite ville de Peyton Place, en Nouvelle Angleterre, tout comme son amie Serena et ses copains Norman et Ted. Rien de plus normal me direz-vous, sauf que la naissance de l'une cache un lourd secret, que l'autre vit dans une cabane avec sa mère folle et son père alcoolique, que l'un des garçons tête encore sa mère, tandis que le dernier est le fils du magnat de la ville qui se croit tout permis... Bref, vous l'aurez compris, derrière toute cette perfection se cachent les pires horreurs et bassesses de l'homme. Mais plus on avance dans le roman, plus le vernis se craquèle, principalement grâce aux personnages féminins qui subissent puis osent sortir du rôle qu'on leur impose. On a l'impression de voir une série télévisée tant le livre est construit en différentes séquences, il a d'ailleurs été adapté pour le petit écran, mais largement édulcoré. En résumé, un peu long, mais très instructif sur la position des femmes aux States il n'y a pas si longtemps que ça.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Perlaa Posté le 22 Août 2018
    Chronique de la petite ville fictive de Peyton Place, située dans le Maine, Nouvelle Angleterre, ce roman dont l’action se situe dans les années 40 a connu un vif succès. L’aspect social, l’alternance de bonnes ou moins bonnes années mais aussi l’importance de la religion, les secrets lourds, inavouables retenus sous une chape de plomb constituent l’essentiel du cadre de vie quotidien paisible et très encadré de la majorité des habitants. Le départ pour la guerre des jeunes hommes, l’intervention de quelques personnages extérieurs viendront perturber cet univers clos. Beaucoup d’aspects ont été très bien décrits ici. Je ne reviendrai pas dessus. Je rajouterai 2 ou 3 ressentis personnels. Le roman se lit facilement, mais il ne nous tient pas vraiment en haleine ; trop de personnages peut-être pour cette chronique. Il y a souvent une distorsion entre l’importance de l’événement et le traitement en une phrase ou 2 au détour d’un chapitre ou son développement ultérieur sous forme de flash back. C’est toujours un peu surprenant mais au final assez réussi. Cela rappelle l’écriture cinématographique. A ce propos je n’évoquerai pas le feuilleton éponyme si décrié mais le film adapté une année après la publication... Chronique de la petite ville fictive de Peyton Place, située dans le Maine, Nouvelle Angleterre, ce roman dont l’action se situe dans les années 40 a connu un vif succès. L’aspect social, l’alternance de bonnes ou moins bonnes années mais aussi l’importance de la religion, les secrets lourds, inavouables retenus sous une chape de plomb constituent l’essentiel du cadre de vie quotidien paisible et très encadré de la majorité des habitants. Le départ pour la guerre des jeunes hommes, l’intervention de quelques personnages extérieurs viendront perturber cet univers clos. Beaucoup d’aspects ont été très bien décrits ici. Je ne reviendrai pas dessus. Je rajouterai 2 ou 3 ressentis personnels. Le roman se lit facilement, mais il ne nous tient pas vraiment en haleine ; trop de personnages peut-être pour cette chronique. Il y a souvent une distorsion entre l’importance de l’événement et le traitement en une phrase ou 2 au détour d’un chapitre ou son développement ultérieur sous forme de flash back. C’est toujours un peu surprenant mais au final assez réussi. Cela rappelle l’écriture cinématographique. A ce propos je n’évoquerai pas le feuilleton éponyme si décrié mais le film adapté une année après la publication du roman en 1957 dont le titre a été si mal traduit en français par «Les plaisirs de l’enfer». Film assez réussi où Lana Turner incarnait Constance, la mère d’Allison. Un film assez fidèle à l’esprit du roman.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Presses de la Cité
Des comédies hilarantes aux polars les plus noirs, découvrez chaque mois nos coups de cœur et de nouvelles idées de lecture.