Lisez! icon: Search engine
Tristes tropiques
Collection : Terre humaine
Date de parution : 30/10/2014
Éditeurs :
Plon

Tristes tropiques

Collection : Terre humaine
Date de parution : 30/10/2014

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Traduit en 27 langues.

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre...

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant...

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782259228749
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
EAN : 9782259228749
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Valnoise 02/09/2022
    L'HISTOIRE D'UN DÉSENCHANTEMENT Petit-fils du rabbin de Versailles, Claude Lévi-Strauss, qui fut élevé dans le culte wagnérien, et se passionna dès l'adolescence pour la géologie, est un professeur de philosophie de vingt-sept ans quand il s'embarque en 1935 pour le Brésil. À lui le Nouveau Monde ! C'est l'histoire de cette découverte, et de sa rencontre avec les peuples premiers du Mato Grosso, que nous fait partager Tristes tropiques, paru en 1955. Les ambiguïtés d'un beau titre énigmatique, comme les photographies de « sauvages » Bororo ou Nambikwara qui l'illustrent, ne sont probablement pas étrangères au succès d'un ouvrage un peu abusivement réputé pour le grand public. Donné pour la « liquidation mélancolique de l'actif d'une culture mourante », dont l'Occident « porte le crime de la destruction », le récit se trouve servi par une écriture magistrale. le jeune voyageur consacre dès la traversée de l'Atlantique des pages absolument sublimes aux jeux de la mer et du ciel. L'acuité de son regard, conjuguée à une exceptionnelle qualité d'expression, donne sous la plume de l'ethnographe des descriptions d'une prodigieuse minutie, qu'il nous fasse voir la construction d'une hutte ou nous montre la confection d'un étui pénien. Mais l'écrivain talentueux, admirateur de Rousseau («... L'HISTOIRE D'UN DÉSENCHANTEMENT Petit-fils du rabbin de Versailles, Claude Lévi-Strauss, qui fut élevé dans le culte wagnérien, et se passionna dès l'adolescence pour la géologie, est un professeur de philosophie de vingt-sept ans quand il s'embarque en 1935 pour le Brésil. À lui le Nouveau Monde ! C'est l'histoire de cette découverte, et de sa rencontre avec les peuples premiers du Mato Grosso, que nous fait partager Tristes tropiques, paru en 1955. Les ambiguïtés d'un beau titre énigmatique, comme les photographies de « sauvages » Bororo ou Nambikwara qui l'illustrent, ne sont probablement pas étrangères au succès d'un ouvrage un peu abusivement réputé pour le grand public. Donné pour la « liquidation mélancolique de l'actif d'une culture mourante », dont l'Occident « porte le crime de la destruction », le récit se trouve servi par une écriture magistrale. le jeune voyageur consacre dès la traversée de l'Atlantique des pages absolument sublimes aux jeux de la mer et du ciel. L'acuité de son regard, conjuguée à une exceptionnelle qualité d'expression, donne sous la plume de l'ethnographe des descriptions d'une prodigieuse minutie, qu'il nous fasse voir la construction d'une hutte ou nous montre la confection d'un étui pénien. Mais l'écrivain talentueux, admirateur de Rousseau (« notre maître, notre frère ») et De Chateaubriand, s'avère un penseur aux spéculations incertaines. Alarmé par l'évolution démographique, « tourmenté » par l'islam (« La France est en train de devenir musulmane »), et comme en proie à la double tentation de l'esthétisme et du nihilisme, l'ancien militant socialiste semble mal à l'aise avec les notions d'histoire et de progrès. L'effort de l'homme lui semble s'opposer vainement à une déchéance universelle, et l'avenir ne lui paraît pas du tout réjouissant : « L'humanité s'installe dans la monoculture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. » Dix ans seulement après la Libération, les camps d'extermination se trouvent mentionnés fort laconiquement par Tristes tropiques, où nulle référence n'est faite au judaïsme, quand bouddhisme et christianisme y sont évoqués. Prenant un maximum de recul, et revenu de bien des illusions, c'est plus en philosophe qu'en ethnologue, et même en poète qu'en philosophe, que Lévi-Strauss, dans « le refus absolu du sens », et pénétré d'un athéisme inébranlable, nous invite à considérer sans ciller cette vérité ultime : « le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. » PS : dans un livre d'entretiens publié sous le titre Je m'avance masqué, Michel Tournier dit de Lévi-Strauss, dont il suivit l'enseignement : « Il voulait absolument qu'on le range parmi les savants, ce qu'il n'est en rien, et qu'on oublie l'aspect littéraire de ses livres, qui fait toute leur valeur. »
    Lire la suite
    En lire moins
  • cegeglyx 08/02/2022
    J'adore le concept qui consiste à commencer un ouvrage sur la sociologie des tribus Brésiliennes en disant: "je hais les voyages et les explorateurs"... Non seulement l'analyse sociologique de Lévy-Strauss reste pertinente aujourd'hui, mais son style est impeccable, comme celui de la plupart des universitaires de son époque. Je garde un souvenir particulièrement vif des indiens-chevaliers, les Caduveos.
  • PardonMyFrench 30/01/2022
    Parmi les livres essentiels! Au même titre que "Les racines du ciel" de Romain Gary. Ces livres tellement humanistes, qui permettent de réfléchir en profondeur au sens de la vie, aident à se positionner et devraient être dans les programmes scolaires, d'autant plus qu'ils sont intemporels dans leur réflexion sur l'humanité... et que ce qui est décrit et leurs alertes pour mieux préserver en harmonie n'a fait qu'empirer...
  • JeanPierrePoitou 30/12/2021
    Tristes tropiques a été je crois un livre-choc à sa sortie. c’est ainsi qu’adolescent je l’ai lu, ressenti. Il présentait un monde nouveau, différent, peu connu. une amie ethnologue à qui j’en parlai il y a 25 ans se moquait déjà du simplisme des observations et dès analyses de l’auteur. Le livre a donc peut-être aujourd’hui perdu tout intérêt pour le lecteur-téléspectateur lambda comme pour les pros de l’ethnologie… n’empêche. Voyons-le avec des yeux d’enfant.
  • Baldrico 02/10/2021
    Bon, je me lance. C'est un grand livre évidemment. Et pourtant il est fait de bric et de broc, de morceaux disparates, de genres différents. En fait, c'est cette variété qui fait son charme: analyse ethnographique bien sûr, mais aussi récit de voyage, roman d'aventure, description de la nature, réflexion philosophique sur les grandes civilisations, petites histoires du milieu universitaire, ... Le livre commence par la fin, la fin des voyages, la fin d'un monde, un nouveau voyage aux Amériques pour échapper à la barbarie européenne, et la retrouver sous une forme burlesque à la Martinique. On ne peut s'empêcher de penser à Stefan Zweig, au destin si différent, d'une autre génération, mais si attaché au Brésil comme Lévi-Strauss. On pourrait parler longuement ce livre, et cela a déjà été fait. Je vais juste essayer de dire ce qui m'y a étonné et touché. Et d'abord, le style, magnifique, envoûtant, captivant et en même temps d'une précision chirurgicale. ça ne m'étonne pas qu'il ait été proposé au Goncourt. Et ces descriptions! un art pictural dans la littérature, ce n'est pas donné à tout le monde. Le plus célèbre tableau est cette description du coucher de soleil sur l'Atlantique sud: cinq pages de... Bon, je me lance. C'est un grand livre évidemment. Et pourtant il est fait de bric et de broc, de morceaux disparates, de genres différents. En fait, c'est cette variété qui fait son charme: analyse ethnographique bien sûr, mais aussi récit de voyage, roman d'aventure, description de la nature, réflexion philosophique sur les grandes civilisations, petites histoires du milieu universitaire, ... Le livre commence par la fin, la fin des voyages, la fin d'un monde, un nouveau voyage aux Amériques pour échapper à la barbarie européenne, et la retrouver sous une forme burlesque à la Martinique. On ne peut s'empêcher de penser à Stefan Zweig, au destin si différent, d'une autre génération, mais si attaché au Brésil comme Lévi-Strauss. On pourrait parler longuement ce livre, et cela a déjà été fait. Je vais juste essayer de dire ce qui m'y a étonné et touché. Et d'abord, le style, magnifique, envoûtant, captivant et en même temps d'une précision chirurgicale. ça ne m'étonne pas qu'il ait été proposé au Goncourt. Et ces descriptions! un art pictural dans la littérature, ce n'est pas donné à tout le monde. Le plus célèbre tableau est cette description du coucher de soleil sur l'Atlantique sud: cinq pages de pur bonheur littéraire! Ensuite, une lucidité sur le travail de l'ethnographe, source de tristesse. Eh bien non l'ethnographe ne débarque pas "en terre inconnue", à la rencontre d'une société vierge de toute contamination occidentale (quel aveu! notre civilisation serait-elle un poison?); les peuples étudiés ont une histoire, beaucoup ont connu le rencontre avec "l'homme blanc", ni meilleur, ni pire que les autres, mais plus puissant. Dès les années 1930, il faut faire le deuil de cette illusion. Et les cultures étudiées auront bientôt disparu. Mais le projet de Lévi-Strauss est d'une ambition sans pareille. Ce n'est pas tel ou tel peuple qu'il veut découvrir c'est l'homme lui-même. L'ethnographe est devenu anthropologue. Il cherche à dresser le répertoire des solutions des hommes à leurs conditions de vie. C'est très impressionnant. Mais il ne gomme pas pour autant les individualités. Au sein d'une même culture il décrit les personnalités différentes, les conflits personnels, les failles des uns et des autres. Avec ces deux aspects de son travail, on pourrait presque paraphraser Sartre: le structuralisme est un humanisme. Là peut-être où il est le moins convaincant, à mon avis, c'est dans ses perspectives sur les grandes civilisations. La généralisation le pousse trop sans doute trop loin ou à côté, ou injustement. Je regrette d'avoir tant traîné à lire ce bouquin qui se trouvait depuis très longtemps dans ma bibliothèque. A part quelques aspects un peu datés, il reste d'une brûlante actualité. Alors précipitez-vous, vous ne le regretterez pas.
    Lire la suite
    En lire moins
Inscrivez-vous à la newsletter Plon
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…