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Plon
EAN : 9782259228749
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Tristes tropiques

Collection : Terre humaine
Date de parution : 30/10/2014

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Traduit en 27 langues.

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant...

L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

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EAN : 9782259228749
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nayac Posté le 20 Février 2020
    Un grand classique... que je n'avais pas lu! Et j'admet que, n’étant pas spécialement intéressé par l’ethnologie,  ce n'est pas sans une certaine appréhension que je me suis lancé dans les 500 pages de tristes tropiques. Et pourtant, à la fin  de cette critique, je vous inviterai chaudement à faire le voyage! Non parce que je me suis découvert un intérêt insoupçonné pour les Baroros Caduveo ou autres Nambikwara. Les pages qui leur sont consacrée sont intéressantes.  Mais surtout elles s’insèrent dans une série de réflexions de Claude Levi-Strauss qu'il partage avec ses lecteurs. Par exemple réflexions sur l'objet même de l'ethnographie/logie: l’intérêt des ethnologues pour des civilisations opposées à la notre ne serait il pas en fait un malaise ... de l’ethnologue, malaise qui pourrait rendre l'impartialité de celui ci ...discutable. Mais plus intéressantes sont les réflexions philosophiques qui émaillent ce livre. Et pourtant, Claude Levi-Strauss et la philosophie, ça avait mal commencé, comme en témoigne ce petit extrait "égratignant" la philosophie classique:" ma pensée échappait à cette sudation en vase clos à quoi la pratique de la réflexion philosophique la réduisait". Quelques chapitres plus tard, il revient à l'essence de la philosophie en inscrivant sa recherche ethnographique dans les pas de JJ... Un grand classique... que je n'avais pas lu! Et j'admet que, n’étant pas spécialement intéressé par l’ethnologie,  ce n'est pas sans une certaine appréhension que je me suis lancé dans les 500 pages de tristes tropiques. Et pourtant, à la fin  de cette critique, je vous inviterai chaudement à faire le voyage! Non parce que je me suis découvert un intérêt insoupçonné pour les Baroros Caduveo ou autres Nambikwara. Les pages qui leur sont consacrée sont intéressantes.  Mais surtout elles s’insèrent dans une série de réflexions de Claude Levi-Strauss qu'il partage avec ses lecteurs. Par exemple réflexions sur l'objet même de l'ethnographie/logie: l’intérêt des ethnologues pour des civilisations opposées à la notre ne serait il pas en fait un malaise ... de l’ethnologue, malaise qui pourrait rendre l'impartialité de celui ci ...discutable. Mais plus intéressantes sont les réflexions philosophiques qui émaillent ce livre. Et pourtant, Claude Levi-Strauss et la philosophie, ça avait mal commencé, comme en témoigne ce petit extrait "égratignant" la philosophie classique:" ma pensée échappait à cette sudation en vase clos à quoi la pratique de la réflexion philosophique la réduisait". Quelques chapitres plus tard, il revient à l'essence de la philosophie en inscrivant sa recherche ethnographique dans les pas de JJ Rousseau (qu'il défend vivement). Pas pour glorifier la vie dans un "idéal" de nature perdu, mais pour positionner l'ethnographie comme un moyen de déceler, comparer , évaluer des éléments susceptibles de construire un "contrat" de vie rousseauiste (il en profite pour égratigner Hume et sa critique du contrat social) , réfléchir sur les sources du pouvoir etc.... Les commentaires de Claude Levi-Strauss s'étendent aussi aux arts, comme en témoigne cette brève citation: "l'oeuvre du peintre, du poète ou du musicien, les mythes et les symboles du sauvage doivent nous apparaître , sinon comme une forme supérieure de connaissance, au moins comme la plus fondamentales, la seule véritablement commune , et dont la pensée scientifique constitue seulement la pointe acérée". Beau programme pour les arts et l'ethnographie! Une phrase de la préface de la Pléiade résume autrement ce foisonnement : "tel est l'un des délices de l'oeuvre de Levi-Strauss: l'alliance entre la rigueur implacable de la réflexion et une souveraine liberté associative, le mélange entre l'intransigeance théorique et le plaisir des surgissements, des va et vient, des rémanences inattendues". Un dernier encouragement à se plonger dans cet ouvrage? De belles pages de description de lieux ou atmosphères, certainement pas étrangères aux ambitions de romancier de Claude Levi-Strauss (Triste tropiques étant d'ailleurs initialement  le titre d'un roman qui n'a jamais vu le jour). Comme annoncé au début de cette critique, un livre qui mérite d'être lu!
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  • Wyoming Posté le 15 Janvier 2020
    C'est un grand livre, incontestablement, écrit par un grand homme, d'une très grande culture, qu'il faut lire comme un monument littéraire, philosophique, sociologique, un monument tellement élevé qu'il est forcément difficile de se hisser jusqu'à son sommet, tant la lecture est semée d'embûches. Alors, du style d'abord. Des phrases très souvent longues, structurées, ponctuées à bon escient, des envolées lyriques parfois avec une richesse d'écriture devenue rarissime. Il a été écrit en 1955 et relate des explorations ethnologiques réalisées environ vingt ans plus tôt. Je suis frappé par la pertinence et l'intemporalité de la plupart des réflexions de l'auteur. Mais, l'impression qu'il m'a laissée est celle de tristesse devant ce gâchis de l'humanité, gâchis de la conquête de Colomb en Amérique Latine, gâchis de toutes ces destructions de la nature pour du café, de l'or, des diamants, gâchis dans les souffrances quotidiennes de ces peuples primitifs, hommes, femmes, enfants. Ce n'est que vers les pages 200 à 450 que l'auteur évoque en profondeur ces Tristes tropiques à travers la vie des Bororo, des Nambikwara et des Tupi-Kawahib. Et là, c'est une immersion dans des modes de vie que Claude Lévi-Strauss présente à ses lecteurs avec tellement de détails que l'on peut inévitablement ressentir... C'est un grand livre, incontestablement, écrit par un grand homme, d'une très grande culture, qu'il faut lire comme un monument littéraire, philosophique, sociologique, un monument tellement élevé qu'il est forcément difficile de se hisser jusqu'à son sommet, tant la lecture est semée d'embûches. Alors, du style d'abord. Des phrases très souvent longues, structurées, ponctuées à bon escient, des envolées lyriques parfois avec une richesse d'écriture devenue rarissime. Il a été écrit en 1955 et relate des explorations ethnologiques réalisées environ vingt ans plus tôt. Je suis frappé par la pertinence et l'intemporalité de la plupart des réflexions de l'auteur. Mais, l'impression qu'il m'a laissée est celle de tristesse devant ce gâchis de l'humanité, gâchis de la conquête de Colomb en Amérique Latine, gâchis de toutes ces destructions de la nature pour du café, de l'or, des diamants, gâchis dans les souffrances quotidiennes de ces peuples primitifs, hommes, femmes, enfants. Ce n'est que vers les pages 200 à 450 que l'auteur évoque en profondeur ces Tristes tropiques à travers la vie des Bororo, des Nambikwara et des Tupi-Kawahib. Et là, c'est une immersion dans des modes de vie que Claude Lévi-Strauss présente à ses lecteurs avec tellement de détails que l'on peut inévitablement ressentir l'impression de longueurs; pourtant, je crois qu'il faut comprendre ce souci de l'ethnologue d'aller au bout de sa quête. Ce qui me paraît dommage aujourd'hui, c'est que ce texte foisonnant est sûrement peu accessible pour les plus jeunes qui manquent donc à la fois du temps et du goût d'aller explorer à la suite de l'auteur ces civilisations. Peut-être faudrait-il reprendre l'ensemble de ce monument, le toiletter, l'alléger pour le rendre attractif et en faire une outil pédagogique. Pour terminer cette appréciation personnelle, j'ai beaucoup aimé les descriptions de la nature, curieusement de la mer et de la montagne que je n'attendais pas dans cette oeuvre, de la forêt et je reste sur un goût de trop peu dans ces développements descriptifs. En revanche, c'est vraiment très, très long et certaines digressions n'enrichissent pas, me semble-t-il, cette oeuvre si importante par sa dimension humaine et souvent divine.
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  • dorhymen Posté le 2 Septembre 2019
    La haine du tourisme de masse...
  • JPB Posté le 10 Août 2019
    Il s'agit là d'un livre référence à propos de l'ethnologie, Lévi-Strauss y raconte non pas son voyage, car il estime que ça ne présente aucun intérêt, mais plutôt sa découverte de peuplades presqu'ignorées du reste du monde. La première phrase ("Je hais les voyages et les explorateurs" ) illustre bien la suite du livre, qui ne laisse quasiment aucune place aux digressions personnelles, sauf quand elles intéressent sa science et l'approche qu'il en fait. Les descriptions des peuples rencontrés aux fins fonds du Brésil, le long chemin pour y parvenir, les embûches, la cruauté de la nature, sont passionnantes. Bien sûr, le narrateur est brillant, sa plume l'est aussi, et lorsqu'il évoque des thèmes plus intellectuels, on sent pointer l'académicien et l'érudit, et il faut être concentré. Il se livre à des analyses qui font réfléchir le lecteur, sur le temps, sur le pouvoir destructeur de l'occident, sur la nature de l'homme au sens large, sur les religions, etc., etc., c'est véritablement un texte fondateur qu'il faut avoir lu.
  • AmericaLatinaLover Posté le 6 Avril 2019
    Arrivée à la fin de ce livre ethnologique, j'ai appris beaucoup de choses sur l'Histoire de l'Amérique et sur d'autres continents. Cela m'a plu beaucoup ! Pour ma part, c'était un livre assez compliqué à lire et à comprendre. J'ai dû m'acharner au début, mais ensuite c'était une superbe récompense. Très franc, brutal et poétique à la fois par rapport à l'écriture et aux dits de l'auteur. J'aime les métaphores , surtout du coucher et du lever de soleil et du Pot-au-Nou sur deux climats où deux mondes s'affrontent (p. 78-79). De plus, j'aime beaucoup la comparaison entre l'Asie (l'Inde) et l'Amérique tropicale. Souvent, il fallait que je lise plusieurs fois le même paragraphe ou la même phrase pour comprendre où Lévi-Strauss voulait en venir. Parfois, l'écrivain nous choque par ses récits, ses avis, ses expériences... Il nous fait réfléchir et voir la réalité en face - la vérité des illusions. En le lisant, je me rends compte de la réalité. Des choses banales que je vois différemment ou d'autres que je comprends mieux. Je me dis whoa, je n'y ais pas pensé. Il a raison ! Émouvant ! On a l'impression que Claude Lévi-Strauss raconte son histoire en... Arrivée à la fin de ce livre ethnologique, j'ai appris beaucoup de choses sur l'Histoire de l'Amérique et sur d'autres continents. Cela m'a plu beaucoup ! Pour ma part, c'était un livre assez compliqué à lire et à comprendre. J'ai dû m'acharner au début, mais ensuite c'était une superbe récompense. Très franc, brutal et poétique à la fois par rapport à l'écriture et aux dits de l'auteur. J'aime les métaphores , surtout du coucher et du lever de soleil et du Pot-au-Nou sur deux climats où deux mondes s'affrontent (p. 78-79). De plus, j'aime beaucoup la comparaison entre l'Asie (l'Inde) et l'Amérique tropicale. Souvent, il fallait que je lise plusieurs fois le même paragraphe ou la même phrase pour comprendre où Lévi-Strauss voulait en venir. Parfois, l'écrivain nous choque par ses récits, ses avis, ses expériences... Il nous fait réfléchir et voir la réalité en face - la vérité des illusions. En le lisant, je me rends compte de la réalité. Des choses banales que je vois différemment ou d'autres que je comprends mieux. Je me dis whoa, je n'y ais pas pensé. Il a raison ! Émouvant ! On a l'impression que Claude Lévi-Strauss raconte son histoire en étant présent à nos côtés. On est là, ensemble, autour d'un café, en train d'écouter et lui de raconter ses souvenirs. Claude Lévi-Strauss est devenu une inspiration pour moi au sujet de l'anthropologie et l'ethnologie. Tristes Tropiques est devenu ma bible. Mes chapitres préférés sont : Leçon d'écriture - on apprend tellement de l'écriture qu'on a envie de s'informer plus, d'approfondir le thème et qu'on s’aperçoit qu'on ignore ou que l'on ne réfléchit pas sur l'importante fonction de l'écriture en elle-même. Et pour finir, Un petit verre de rhum où l'ethnologue explique clairement sa profession.
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