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            Un minuscule inventaire

            Robert Laffont
            EAN : 9782221112540
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Un minuscule inventaire

            Date de parution : 30/09/2010

            À fleur de peau, une ballade sentimentale douce-amère, ciselée au plus juste des sentiments: tout le charme de la manière Blondel...

            Tout cela, il fallait le brader. Tout.Une lampe de chevet qui avait du style au début des années 1980, un cadre rouge en bois peint, une pile de magazines de cinéma, un cendrier en métal doré, un dictionnaire d'espagnol, un service à thé imitation japonais, des assiettes dépareillées, un bob...

            Tout cela, il fallait le brader. Tout.Une lampe de chevet qui avait du style au début des années 1980, un cadre rouge en bois peint, une pile de magazines de cinéma, un cendrier en métal doré, un dictionnaire d'espagnol, un service à thé imitation japonais, des assiettes dépareillées, un bob bleu rayé de blanc, un gant de base-ball rapporté des États-Unis et même une paire de boucles d'oreilles, un robot ménager, un stylo plume à fines dorures et une couverture en laine jaune.Une douzaine de cartons de tailles diverses.Lorsque le mouvement s'est arrêté, j'étais en sueur, la tête me tournait, mes mains étaient grises et mes jambes cotonneuses. Il était trois heures du matin.Dans l'air, des particules de poussière restaient indécises, en suspension. Je ne me souvenais même plus des derniers objets que j'avais rangés ? à un moment donné, j'avais perdu le contrôle, cette envie d'en découdre et de couper tous les ponts.J'ai jeté un coup d'oeil aux cartons empilés devant la montée d'escalier ? mon minuscule inventaire.

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            EAN : 9782221112540
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Herve-Lionel Posté le 12 Septembre 2019
              La Feuille Volante n° 1383 – Septembre 2019. Un minuscule inventaire - Jean-Philippe Blondel - Robert Laffont. Il me plaît bien cet Antoine, marié, père de famille, vaguement prof d'anglais qui vient de voir sa femme partir avec son dernier amant. Eh oui, ça n'arrive pas qu'aux autres et prétendre que l'amour dure toujours est une aimable plaisanterie... mais c'est devenu tellement banal! Bientôt ce sera le divorce, la garde alternée des enfants et toutes les joyeusetés que cette situation implique. Il se sent à la fois oppressé, se demandant ce qu'il avait fait pour mériter cela, mais sourd aussi en lui un sentiment de liberté puisqu'il tourne la page, au moins les choses seront plus claires! Pourtant, et sans doute un peu paradoxalement, je l'ai senti comme une victime plus que comme un acteur des événements de son existence passée et je ne suis pas bien sûr qu'il fasse un usage qui aille dans le sens de la vie et de cette liberté toute neuve. Il m'a en effet semblé que ce qui surnageait de toutes ces situations passées comme de celles qui lui arrivent actuellement, c'est la mélancolie et surtout la solitude, celle d'avant et celle d'après la parenthèse... La Feuille Volante n° 1383 – Septembre 2019. Un minuscule inventaire - Jean-Philippe Blondel - Robert Laffont. Il me plaît bien cet Antoine, marié, père de famille, vaguement prof d'anglais qui vient de voir sa femme partir avec son dernier amant. Eh oui, ça n'arrive pas qu'aux autres et prétendre que l'amour dure toujours est une aimable plaisanterie... mais c'est devenu tellement banal! Bientôt ce sera le divorce, la garde alternée des enfants et toutes les joyeusetés que cette situation implique. Il se sent à la fois oppressé, se demandant ce qu'il avait fait pour mériter cela, mais sourd aussi en lui un sentiment de liberté puisqu'il tourne la page, au moins les choses seront plus claires! Pourtant, et sans doute un peu paradoxalement, je l'ai senti comme une victime plus que comme un acteur des événements de son existence passée et je ne suis pas bien sûr qu'il fasse un usage qui aille dans le sens de la vie et de cette liberté toute neuve. Il m'a en effet semblé que ce qui surnageait de toutes ces situations passées comme de celles qui lui arrivent actuellement, c'est la mélancolie et surtout la solitude, celle d'avant et celle d'après la parenthèse du mariage, un peu comme s'il en avait toujours été ainsi malgré les apparences. J'ai ressenti aussi un certains fatalisme chez lui, l'attitude de celui qui préfère se laisser porter par les circonstances plutôt que de tenter de peser sur elles. Il a bien fallu trier et partager les objets oubliés qui révélèrent leur pesant de nostalgie et Antoine souhaite faire table rase de tout cela en participant à un vide-grenier. Ainsi, retrouve-t-il au hasard des cartons qui se remplissent, une couverture de laine jaune, un cendrier en métal doré, un bob rayé bleu et blanc, véritable inventaire à la Prévert qui partira à l'encan pour quelques euros vite dépensés comme s'il ne fallait rien garder de ce passé. Au fur et à mesure des souvenirs lui reviennent qui plus ou moins lui donnent le vertige, des images furtives, des amours éphémères, des tentatives de liaisons hésitantes et souvent foireuses, des amitiés qui se sont diluées dans le temps qui passe, des visions d'enfance et d'adolescence, des apprentissages plus ou moins avortés, des émotions clandestines nées du regard d'une belle passante, des phases de son couple qui peu à peu se délite... On a droit à pas mal d'analepses, des moments d'une vie un peu triste et presque banale, des espoirs et des déceptions... L'idée est plutôt bonne, surtout avec le destin que l'auteur assigne à chacun de ces objets après leur vente à un inconnu, une manière de boucler la boucle. Le style simple et agréable m'a procuré une lecture aisée, mais de trop nombreuses longueurs égarent et lassent un peu le lecteur. J'ai eu de la sympathie pour Antoine pour ce qu'il voulait faire et pour ce que il fait, pour ce qui lui était arrivé aussi, pour cette ballade douce-amère dans les pans de sa vie et ce sentiment ne m'a pas quitté tout au long de ma lecture en demi-teinte cependant. Paradoxalement peut-être j'ai envie de faire quelques pas dans l'univers créatif de cet auteur inconnu de moi jusqu’à aujourd'hui. ©Hervé Gautier.http:// hervegautier.e-monsite.com
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            • Herve-Lionel Posté le 12 Septembre 2019
              La Feuille Volante n° 1383 – Septembre 2019. Un minuscule inventaire - Jean-Philippe Blondel - Robert Laffont. Il me plaît bien cet Antoine, marié, père de famille, vaguement prof d'anglais qui vient de voir sa femme partir avec son dernier amant. Eh oui, ça n'arrive pas qu'aux autres et prétendre que l'amour dure toujours est une aimable plaisanterie... mais c'est devenu tellement banal! Bientôt ce sera le divorce, la garde alternée des enfants et toutes les joyeusetés que cette situation implique. Il se sent à la fois oppressé, se demandant ce qu'il avait fait pour mériter cela, mais sourd aussi en lui un sentiment de liberté puisqu'il tourne la page, au moins les choses seront plus claires! Pourtant, et sans doute un peu paradoxalement, je l'ai senti comme une victime plus que comme un acteur des événements de son existence passée et je ne suis pas bien sûr qu'il fasse un usage qui aille dans le sens de la vie et de cette liberté toute neuve. Il m'a en effet semblé que ce qui surnageait de toutes ces situations passées comme de celles qui lui arrivent actuellement, c'est la mélancolie et surtout la solitude, celle d'avant et celle d'après la parenthèse... La Feuille Volante n° 1383 – Septembre 2019. Un minuscule inventaire - Jean-Philippe Blondel - Robert Laffont. Il me plaît bien cet Antoine, marié, père de famille, vaguement prof d'anglais qui vient de voir sa femme partir avec son dernier amant. Eh oui, ça n'arrive pas qu'aux autres et prétendre que l'amour dure toujours est une aimable plaisanterie... mais c'est devenu tellement banal! Bientôt ce sera le divorce, la garde alternée des enfants et toutes les joyeusetés que cette situation implique. Il se sent à la fois oppressé, se demandant ce qu'il avait fait pour mériter cela, mais sourd aussi en lui un sentiment de liberté puisqu'il tourne la page, au moins les choses seront plus claires! Pourtant, et sans doute un peu paradoxalement, je l'ai senti comme une victime plus que comme un acteur des événements de son existence passée et je ne suis pas bien sûr qu'il fasse un usage qui aille dans le sens de la vie et de cette liberté toute neuve. Il m'a en effet semblé que ce qui surnageait de toutes ces situations passées comme de celles qui lui arrivent actuellement, c'est la mélancolie et surtout la solitude, celle d'avant et celle d'après la parenthèse du mariage, un peu comme s'il en avait toujours été ainsi malgré les apparences. J'ai ressenti aussi un certains fatalisme chez lui, l'attitude de celui qui préfère se laisser porter par les circonstances plutôt que de tenter de peser sur elles. Il a bien fallu trier et partager les objets oubliés qui révélèrent leur pesant de nostalgie et Antoine souhaite faire table rase de tout cela en participant à un vide-grenier. Ainsi, retrouve-t-il au hasard des cartons qui se remplissent, une couverture de laine jaune, un cendrier en métal doré, un bob rayé bleu et blanc, véritable inventaire à la Prévert qui partira à l'encan pour quelques euros vite dépensés comme s'il ne fallait rien garder de ce passé. Au fur et à mesure des souvenirs lui reviennent qui plus ou moins lui donnent le vertige, des images furtives, des amours éphémères, des tentatives de liaisons hésitantes et souvent foireuses, des amitiés qui se sont diluées dans le temps qui passe, des visions d'enfance et d'adolescence, des apprentissages plus ou moins avortés, des émotions clandestines nées du regard d'une belle passante, des phases de son couple qui peu à peu se délite... On a droit à pas mal d'analepses, des moments d'une vie un peu triste et presque banale, des espoirs et des déceptions... L'idée est plutôt bonne, surtout avec le destin que l'auteur assigne à chacun de ces objets après leur vente à un inconnu, une manière de boucler la boucle. Le style simple et agréable m'a procuré une lecture aisée, mais de trop nombreuses longueurs égarent et lassent un peu le lecteur. J'ai eu de la sympathie pour Antoine pour ce qu'il voulait faire et pour ce que il fait, pour ce qui lui était arrivé aussi, pour cette ballade douce-amère dans les pans de sa vie et ce sentiment ne m'a pas quitté tout au long de ma lecture en demi-teinte cependant. Paradoxalement peut-être j'ai envie de faire quelques pas dans l'univers créatif de cet auteur inconnu de moi jusqu’à aujourd'hui. ©Hervé Gautier.http:// hervegautier.e-monsite.com
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            • luocine Posté le 6 Avril 2018
              J’avais lu, sur les commen­taires à propos d’un de ses livres, que celui-ci plai­sait à beau­coup de blogueurs et blogueuses. Comme je le comprends ! Il a tout pour plaire ce roman. D’abord l’art de racon­ter, à propos d’objets anodins tout ce qui les rattache à un pan de vie. Comme ces boucles d’oreilles qu’il a retrou­vées et qui lui rappelle une partie de sa jeunesse. Une virée à Paris, ville où il se promène jeune adulte avec trois autres amis, un premier amour qui n’a pas duré très long­temps, et ce cadeau qui devait scel­ler une grande amitié. Les années 80 époque où Les Free Time viennent d’être supplanté par les MCDonald’s. Tout le monde porte les United Colors de Benne­ton Peu à peu, au fil des objets, sa vie se déroule à travers les pages de ce roman, construit sur la douleur d’un divorce mal vécu. Sa femme partant avec un dentiste, certaines phrases sur cette hono­rable profes­sion sont très drôles même si elles sont caus­tiques. Mais le charme de la construc­tion du roman ne s’arrête pas là, chaque personne qui s’arrête devant un objet le fait pour des raisons bien précises, et redonne une nouvelle vie à l’objet en... J’avais lu, sur les commen­taires à propos d’un de ses livres, que celui-ci plai­sait à beau­coup de blogueurs et blogueuses. Comme je le comprends ! Il a tout pour plaire ce roman. D’abord l’art de racon­ter, à propos d’objets anodins tout ce qui les rattache à un pan de vie. Comme ces boucles d’oreilles qu’il a retrou­vées et qui lui rappelle une partie de sa jeunesse. Une virée à Paris, ville où il se promène jeune adulte avec trois autres amis, un premier amour qui n’a pas duré très long­temps, et ce cadeau qui devait scel­ler une grande amitié. Les années 80 époque où Les Free Time viennent d’être supplanté par les MCDonald’s. Tout le monde porte les United Colors de Benne­ton Peu à peu, au fil des objets, sa vie se déroule à travers les pages de ce roman, construit sur la douleur d’un divorce mal vécu. Sa femme partant avec un dentiste, certaines phrases sur cette hono­rable profes­sion sont très drôles même si elles sont caus­tiques. Mais le charme de la construc­tion du roman ne s’arrête pas là, chaque personne qui s’arrête devant un objet le fait pour des raisons bien précises, et redonne une nouvelle vie à l’objet en ques­tion. Le livre est construit en boucle et ce qui devait n’être un débar­ras, est porteur de vie : les objets perdus, prennent un nouveau départ vers des objets trou­vés. Et, grâce à l’acheteuse des boucles d’oreille, s’esquisse un départ possible vers une rencontre : l’auteur pourra-t-il ainsi sortir de la tris­tesse de son divorce ? La multi­pli­cité des points de vue sur les objets permet de rendre compte des diffé­rentes percep­tion du même événe­ment. L’histoire du cadre rouge est vrai­ment atta­chante, l’homme a détesté ce cadre dans lequel sa mère affi­chait des photos de lui enfant qui ne lui rappe­laient que des mauvais souve­nirs, mais son épouse avait été touchée par le geste de sa belle -mère lui confiant un moment de l’enfance de celui qu’elle aimait. Jean-Philippe Blon­del a ce talent parti­cu­lier de garder en lui, et de nous faire revivre des moments de notre passé par une chan­son, une marque de vête­ments, un événe­ment. Son minus­cule inven­taire, c’est certai­ne­ment ce que beau­coup d’entre nous pour­rions faire à propos d’objets que nous gardons et dont nous seuls connais­sons l’histoire, mais évidem­ment nous n’avons pas tous ni toutes son talent pour les racon­ter.
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            • marina53 Posté le 30 Mars 2015
              Il est tombé sur l'annonce par hasard. Un vide-grenier est organisé rue de la Cité ce dimanche. Une belle occasion pour Antoine de se débarrasser de tous ces objets qui l'encombrent. Même si Anne est partie avec toutes ses affaires, les deux enfants en plus, pour s'installer avec son compagnon dentiste, il reste beaucoup trop de choses qui lui rappellent son passé. Il veut effacer son passage sentimental dans cette maison. Les livres qu'il ne lira plus, les vêtements qu'il n'ose plus porter, le hamac qui traine ses couleurs, le cadre rouge en bois peint qui a vu passer tant de photos, le bob bleu rayé de blanc qu'il portait enfant, le cendrier en métal doré, la paire de boucles d'oreilles et tout un tas d'objets qui le ramèneront immanquablement à son passé... Jean-Philippe Blondel installe son stand, rue de la Cité et brade tous ces objets. Un après l'autre, dès lors qu'ils trouveront preneur pour une bouchée de pain, ce sera l'occasion de retourner dans le passé d'Antoine et de nous raconter ce à qui ou à quoi il se rattache. Autant d'événements intimes que l'on partage avec lui, le plus souvent touchants, autant d'émotions qu'ils suscitent, autant de... Il est tombé sur l'annonce par hasard. Un vide-grenier est organisé rue de la Cité ce dimanche. Une belle occasion pour Antoine de se débarrasser de tous ces objets qui l'encombrent. Même si Anne est partie avec toutes ses affaires, les deux enfants en plus, pour s'installer avec son compagnon dentiste, il reste beaucoup trop de choses qui lui rappellent son passé. Il veut effacer son passage sentimental dans cette maison. Les livres qu'il ne lira plus, les vêtements qu'il n'ose plus porter, le hamac qui traine ses couleurs, le cadre rouge en bois peint qui a vu passer tant de photos, le bob bleu rayé de blanc qu'il portait enfant, le cendrier en métal doré, la paire de boucles d'oreilles et tout un tas d'objets qui le ramèneront immanquablement à son passé... Jean-Philippe Blondel installe son stand, rue de la Cité et brade tous ces objets. Un après l'autre, dès lors qu'ils trouveront preneur pour une bouchée de pain, ce sera l'occasion de retourner dans le passé d'Antoine et de nous raconter ce à qui ou à quoi il se rattache. Autant d'événements intimes que l'on partage avec lui, le plus souvent touchants, autant d'émotions qu'ils suscitent, autant de souvenirs qui le happent. Et, pourtant, ce à quoi aspire Antoine est la liberté, un voyage au bout du monde pour pouvoir se détacher de tout ce qui l'entoure. Le roman est habilement construit en deux grandes parties, l'une s'attachant à Antoine et l'autre aux acquéreurs, l'objet devenant le lien intime entre eux. D'une écriture pudique, sensible et mélancolique, ce roman délicat émeut de par sa simplicité et de l'évocation des petits riens du quotidien. Un minuscule inventaire qui regorge de souvenirs...
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            • Pimprenelle82 Posté le 30 Décembre 2012
              Et un roman de plus où Blondel montre à quel point il sait manier la fragilité des souvenirs et la description des relations humaines. Talent dont il avait déjà fait preuve dans Accès direct à la plage. Il arrive à toucher juste: on sent l'intime des êtres dans leur parlure.
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