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Nouveauté
Charge - J'ouvre le huis clos psychiatrique
Date de parution : 01/02/2024
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Charge - J'ouvre le huis clos psychiatrique

Date de parution : 01/02/2024
J'ouvre le huis clos psychiatrique.
« J’ai des soucis de santé mentale, je dois surveiller ma tête comme on veille le lait sur le feu. J’ai passé dix ans au pays psychiatrique, ma vingtaine. Dans ce... « J’ai des soucis de santé mentale, je dois surveiller ma tête comme on veille le lait sur le feu. J’ai passé dix ans au pays psychiatrique, ma vingtaine. Dans ce récit j’ouvre une fenêtre sur un espace qui est tout le temps clos : celui des hospitalisations et des violences... « J’ai des soucis de santé mentale, je dois surveiller ma tête comme on veille le lait sur le feu. J’ai passé dix ans au pays psychiatrique, ma vingtaine. Dans ce récit j’ouvre une fenêtre sur un espace qui est tout le temps clos : celui des hospitalisations et des violences qu’on y croise et subit, celui des consultations qui dissocient les mondes. Un espace dans lequel l’abus de pouvoir bat son plein. C’est cette histoire-là que je raconte.
J’ai écrit pour que nous nous sentions moins seuls, j’ai écrit dans la crudité des événements, sans lisser les faits, sans tenter de minimiser leur cruelle portée. Un récit chargé qui fait pourtant comme une bouffée d’air. »
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EAN : 9782266339032
Code sériel : 19235
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266339032
Code sériel : 19235
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

"Son témoignage n'est pas un énième témoignage, comme il y en a tant ces temps-ci. Elle veut pointer, entre autres, quelque chose de terrible dans le monde du soin : l'emprise. L'emprise du psychiatre sur le malade, l'emprise des médicaments, le patient devant rentrer dans des cases et se conforter à un comportement modèle dans le suivi des soins. L'emprise qui fait que la personne n'a plus accès à elle-même. [...] Un combat de tous les jours pour vivre. Régulièrement, Treize slame. Reste que la force de son récit est de ne pas être enfermé sur lui-même. Treize veut tendre la main et parle ainsi à ses amis malades, comme dans une magnifique prière."
2023-01-31 - Eric Favereau - Libération
 
"A la fois témoignage, alerte et catharsis, Charge nous plonge dans un huis clos étouffant qui nous révolte autant qu'il exige un changement profond de ce système psychiatrique et de ses objectifs."
2023-02-02 - Politis
 
"C'est un texte, impressionnant, travaillé aux mots près, entremêlé de poèmes de slam. Avec un objectif simple : casser l'emprise."
2023-02-02 - Eric Favereau - VIF
 
"C'est très personnel, le goût pour un livre, l'admiration pour un texte, mais il y en a comme ça qu'on voudrait recommander à tout le monde, que l'on voudrait offrir à chacun. C'est le cas de ce premier ouvrage, qui est à mes yeux bien plus qu'un témoignage. C'est un acte, un acte nécessaire, littéraire, qui nous ouvre les portes d'un monde sans fenêtres, qui éclaire la force de l'oralité, de la parole qui circule. L'autorité aussi des registres mêlés."
2023-02-11 - Quentin Lafay - FRANCE CULTURE - L'invité(é) et maintenant
 
" (...) Saisi par la puissance théorique de la " charge " autant que la beauté audacieuse des inventions narratives et verbales, on se demande de quoi est faite cette force courageuse et légère de détailler le carnage d'un corps et d'un esprit ravagés par des diagnostics psychiatriques erratiques ? [...] Imaginez un Didier Eribon qui aurait swingué un Retour à Sainte-Anne avec la joie casse-cou de Vernon Subutex de Virginie Despentes. Le cœur de l'art : maîtriser sans la taire l'immense colère. Analyse du " pays psychiatrique " et autoanalyse sans complaisance. Il faut lire pour en croire ses yeux l'épopée significative de Treize. (...) "
2023-03-02 - Pascale Fautrier - L'Humanité
 
"Entre récit, enquête et poésie, Treize crée avec ce premier livre un essai littéraire autobiographique frémissant, écrit comme une bombe de plaisir - le rapport à soi retrouvé. (...) Un livre à fleur de peau, à ventre ouvert."
2023-03-24 - Juliette Einhorn - Le Monde des Livres
 
"L'autrice nous plonge en immersion dans le monde de la psychiatrie, où le soin est souvent déshumanisé, où deux camps s'affrontent [...] Celle qui se définie comme " un génie des entrailles " prouve avec ce premier livre bouleversant qu'elle a aussi le génie des mots."
2023-04-06 - Elsa Godart - Psychologies
 
"Longtemps traitée en psychiatrie, elle signe un livre contre la violence médicale. (...) La slameuse pointe l'urgence à réformer l'institution."
2023-04-12 - Marine Landrot - Télérama
Presse écrite

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Paulette2 13/02/2024
    La qualité de "Charge" est sa valeur de témoignage de l’intérieur sur le « huis clos psychiatrique ». Un témoignage à charge, bien sûr. L'autrice, Treize, raconte l’enfer qu’elle a vécu pendant les dix ans de sa prise en charge, puis comment elle s'est libérée de toute médication en apprenant à contrôler sa santé mentale fragile, qu’elle « doit surveiller comme du lait sur le feu ». De son ton sincère, rageur, qui emporte immédiatement notre sympathie, elle nous explique les posologies auxquelles elle a été soumise par les psychiatres (mélange d’antidépresseurs, d’anxiolytiques et d’antipsychotiques auxquels s’ajoutent les « si besoin »). Elle ne comprend pas l’utilité de ces médicaments, les prend à son corps défendant, en sortant d'elle, ce qui accentue les crises de dépersonnalisation qu'ils sont censés combattre. Pourtant il faut les prendre, il faut ruser avec les psys qui ont un pouvoir immense sur leurs patients, qui peuvent les empêcher de travailler ou leur infliger une « sismothérapie » (c'est-à-dire des électrochocs qui diminueront "la résistance au traitement"). Cet ouvrage dit très bien le rapport de pouvoir qui s'instaure entre le psy et son patient, placé en-dessous, toujours, sa parole confisquée, son sentiment d'être mal ou pas écouté, l'expansion du sentiment de solitude inhérent à la maladie mentale, le diagnostic humiliant... Mais il nous montre aussi, et c'est l'aspect touchant de cette lecture, comment l'écriture devient une arme contre la folie. En écrivant, Treize trouve sa voix. Elle développe une langue inventive, forte, dérangeante, que l'expérience du slam a nourrie et qui trouve son expression la plus forte dans cinq poèmes qui enrichissent son essai. Cette "écriture pulsionnelle" permet de dépasser le simple témoignage : elle ne se contente pas d'observer en criant sa colère, elle crée quelque chose d'autre, un univers où on la sent bien, forte, joyeuse et créative, libre enfin d'être elle-même. Cet aspect nous ouvre la porte d'un monde autre, plus fort, plus intense, plus brûlant, auquel le sain d'esprit n'a pas accès : "les yeux que j'ai fermés sur l'ici se sont ouverts en grand ailleurs". "Charge" est donc une excellente introduction au thème de la psychiatrie vécue de l'intérieur. Une seule chose m'a cependant gênée à cet égard : l'absence du point de vue adverse. J'aurais aimé lire ce que pense un psychiatre intelligent et humain de l'expérience de Treize, de la médication infligée aux psychotiques et de la possibilité de s'en passer. Peuvent-ils vivre sans traitement ? A quelles conditions ? N'est-ce pas dangereux, malgré tout ? Lu dans le cadre du Grand Prix des lecteurs Pocket 2024La qualité de "Charge" est sa valeur de témoignage de l’intérieur sur le « huis clos psychiatrique ». Un témoignage à charge, bien sûr. L'autrice, Treize, raconte l’enfer qu’elle a vécu pendant les dix ans de sa prise en charge, puis comment elle s'est libérée de toute médication en apprenant à contrôler sa santé mentale fragile, qu’elle « doit surveiller comme du lait sur le feu ». De son ton sincère, rageur, qui emporte immédiatement notre sympathie, elle nous explique les posologies auxquelles elle a été soumise par les psychiatres (mélange d’antidépresseurs, d’anxiolytiques et d’antipsychotiques auxquels s’ajoutent les « si besoin »). Elle ne comprend pas l’utilité de ces médicaments, les prend à son corps défendant, en sortant d'elle, ce qui accentue les crises de dépersonnalisation qu'ils sont censés combattre. Pourtant il faut les prendre, il faut ruser avec les psys qui ont un pouvoir immense sur leurs patients, qui peuvent les empêcher de travailler ou leur infliger une « sismothérapie » (c'est-à-dire des électrochocs qui diminueront "la résistance au traitement"). Cet ouvrage dit très bien le rapport de pouvoir qui s'instaure entre le psy et son patient, placé en-dessous, toujours, sa parole confisquée, son sentiment d'être mal ou pas écouté, l'expansion du sentiment de solitude inhérent à...
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  • Didjmix 07/04/2023
    Voilà un livre pas commun, entre prose et poésie, entre mots tendres et pensées crues. C'est une lecture pas facile pour ce qui y est dit : parce qu'on entre immédiatement dans un milieu ferme, celui de la psychiatrie. Notre autrice nous livre ce qu'elle a vécu de l'intérieur. Je ne sais pas si elle a fait la paix avec les psy. mais elle est ici sans concession. Elle écrit pour casser l'omerta, pour dénoncer le pouvoir peu contrôlé de ces médecins, la drogue (les médicaments) qu'ils font ingurgiter aux patients. C'est un livre coup de poing.
  • Christophe_bj 03/03/2023
    L'autrice nous raconte son parcours psychiatrique sur de longues années, les traitements lourds qu'on lui a prescrits, les nombreuses hospitalisations. Quelques poèmes enrichissent ce récit. #9679; L'axe majeur du récit est le rapport de pouvoir qui s'établit, « en pays psychiatrique », comme l'appelle Treize, entre le psychiatre tout-puissant et le patient, qui doit prendre son traitement sans oublier le moindre cachet et acquiescer sans poser trop de questions. #9679; Parfois, les diagnostics des psychiatres diffèrent, donc les traitements aussi, mais il ne faut pas le faire remarquer. le « rôle » du patient est d'être doux comme un agneau s'il ne veut pas qu'un engrenage se mette en route vers encore pire, notamment les électrochocs, encore pratiqués aujourd'hui, sous le nom beaucoup plus aimable et consensuel d'« électroconvulsivothérapie » (ou encore le sigle « ECT ») . Mais à part le nom et le fait (quand même très important) que le patient est endormi, rien n'a changé en ce domaine depuis des décennies. #9679; J'avais entendu Treize sur France Culture, dans l'émission « Et maintenant ? L'invité(e) des matins du samedi » (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-et-maintenant/l-invite-e-culture-de-et-maintenant-du-samedi-11-fevrier-2023-1255394) et cela m'avait beaucoup intéressé. #9679; Son livre est le reflet des propos qu'elle a tenus dans cette émission et qui sont très critiques vis-à-vis de la psychiatrie. #9679; Il prend sa place parmi les récits qui traitent de ce problème, qui sont finalement assez nombreux, comme Elle voulait vivre dans un tableau de Chagall de Gaëlle Fonlupt, Frère de Vincent Laudet, le Fumoir de Marius Jauffret, A la folie de Joy Sorman, Encore une journée divine de Denis Michelis, Ils vont tuer vos fils de Guillaume Périlhou, A la demande d'un tiers de Mathilde Forget, pour ne citer que les plus récents. #9679; Comme je suis sensibilisé à cette thématique, je lis beaucoup de livres s'y rapportant. le point fort du récit de Treize est qu'il s'agit d'un témoignage et non d'une fiction, et que sa sincérité ne fait aucun doute. A plusieurs reprises d'ailleurs, elle admet avoir eu besoin de l'arsenal médicamenteux de la psychiatrie, même si elle aurait souhaité pouvoir au moins discuter du traitement et non se le voir imposer de haut par des psychiatres pressés et pas toujours bienveillants, comme celui qui l'autorise in extremis à entrer dans son cabinet accompagnée d'une amie, après de nombreuses supplications, qui place cette amie deux mètres derrière l'autrice-patiente, et mène l'entretien en la surplombant, les fesses posées sur son bureau au lieu de s'asseoir à son fauteuil de l'autre côté. #9679; Les rapports de force sont très bien décrits et font souvent froid dans le dos. #9679; D'un autre côté, comme dans d'autres récits du même genre, ce qui fait défaut c'est précisément le discours des psychiatres. On n'a qu'un son de cloche, l'interprétation par l'autrice de son parcours psychiatrique ; on aimerait que ce discours soit soumis à une éventuelle contradiction. #9679; A la fin du livre, une vraie lueur d’espoir apparaît. #9679; C’est un récit intense et très intéressant, fort bien écrit, que je recommande à ceux qui s'intéressent à ces questions. L'autrice nous raconte son parcours psychiatrique sur de longues années, les traitements lourds qu'on lui a prescrits, les nombreuses hospitalisations. Quelques poèmes enrichissent ce récit. #9679; L'axe majeur du récit est le rapport de pouvoir qui s'établit, « en pays psychiatrique », comme l'appelle Treize, entre le psychiatre tout-puissant et le patient, qui doit prendre son traitement sans oublier le moindre cachet et acquiescer sans poser trop de questions. #9679; Parfois, les diagnostics des psychiatres diffèrent, donc les traitements aussi, mais il ne faut pas le faire remarquer. le « rôle » du patient est d'être doux comme un agneau s'il ne veut pas qu'un engrenage se mette en route vers encore pire, notamment les électrochocs, encore pratiqués aujourd'hui, sous le nom beaucoup plus aimable et consensuel d'« électroconvulsivothérapie » (ou encore le sigle « ECT ») . Mais à part le nom et le fait (quand même très important) que le patient est endormi, rien n'a changé en ce domaine depuis des décennies. #9679; J'avais entendu Treize sur France Culture, dans l'émission « Et maintenant ? L'invité(e) des matins du samedi » (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-et-maintenant/l-invite-e-culture-de-et-maintenant-du-samedi-11-fevrier-2023-1255394) et cela m'avait beaucoup intéressé. #9679; Son livre est le reflet des propos qu'elle a tenus...
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