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Pocket
EAN : 9782266287548
Code sériel : 17343
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Filles de la mer

Sarah TARDY (Traducteur)
Date de parution : 21/02/2019
Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l'occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d'une indépendance que peu d'autres Coréennes peuvent encore revendiquer. Jusqu'au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d'un soldat japonais et se laisse enlever... Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l'occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d'une indépendance que peu d'autres Coréennes peuvent encore revendiquer. Jusqu'au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d'un soldat japonais et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d'autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie. Emi passera sa vie à chercher Hana et à essayer d'oublier le sacrifice que sa sœur a fait. Mais les haenyeo sont des femmes de pouvoir et de force…
Plus de soixante ans plus tard, Emi saura-t-elle affronter le passé et les horreurs de la guerre pour retrouver enfin la paix ?

« Un premier roman captivant et déchirant. » Booklist

Prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2018
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EAN : 9782266287548
Code sériel : 17343
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un hymne au courage des femmes. » Gérard Collard, La Griffe Noire

« Le livre de l’année. » Marina Carrère d’Encausse, France 5

« Un roman qui nous rappelle à la réalité et à la réflexion » Martine Freneuil, Le Quotidien du médecin

« À travers les récits parallèles des destins de deux soeurs, Mary Lynn Bracht retrace avec maestria plus d'un demi-siècle d'histoire coréenne. Mieux, elle plonge intimement le lecteur dans la psyché des Coréens et leurs nondits. Avec son écriture simple qui laisse parler les faits, elle met en lumière le drame méconnu en Occident des filles et femmes coréennes esclaves sexuelles des Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.» La Croix

« Ce livre poignant est une fiction autant qu'un document qui rend hommage à toutes les victimes des viols de guerre.» Notes Bibliographiques

« Au fil du récit, par la grâce de leurs liens indéfectibles, les deux héroïnes nous ramènent vers la lumière, où l'espoir triomphe des horreurs de la guerre. » L'obstétrique
 
Presse
"A travers le destin de deux soeurs, ce roman revient sur une page sombre de la Corée. 1943, Hana est enlevée par un officier japonais. Elle devient "femme de réconfort" au service des soldats. Sa jeune sœur Emi, devenue une vieille femme, bouleverse ses enfants en leur révélant la vérité et en cherchant à retrouver son aînée. Un roman bouleversant qui dresse avec beaucoup de sensibilité le portrait de deux femmes inoubliables."
Valérie / Librairie de Paris

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fafa1040 Posté le 29 Septembre 2021
    J’ai découvert ce roman grâce au site Babelio. Ce moment où vous lisez la critique d’un membre sur un roman que vous avez aimé, vous êtes 100% en phase avec cette critique, du coup, vous lisez les autres critiques rédigées par cette personne, et vous êtes accroché sur un titre, vous lisez d’autres critiques d’autres membres, et là, c’est unanime, alors vous plongez ! Merci à tous ces lecteurs qui savent partager leur passion et déclencher l’envie ! Je ne connaissais rien ou presque de l’histoire de la Corée. C’est ce qui fait la force et la beauté de la lecture, c’est justement de vous amener à découvrir un sujet dont vous n’avez jamais entendu parlé. Et quand l’écriture est à la hauteur, ce qui est bien-sûr le cas ici, plaisir assuré !
  • floandbooks Posté le 26 Septembre 2021
    Dans Filles de la mer nous suivons deux sœurs, Hana et Emi, à deux époques différentes. Hana en 1943 et Emi de nos jours. Ces sœurs sont séparées et nous découvrons avec horreur un pan de l’Histoire peu connue qui fait partie de la Seconde guerre mondiale, celui de femmes coréennes kidnappées et violées par des soldats japonais. Ce que vit Hana est insoutenable à plusieurs moments du livre (Trigger Warning!) Mais elle a une telle force de caractère que l’on ne peut qu’avoir une immense empathie et du respect pour elle. L’histoire d’Emi est rattachée à sa sœur mais c’est surtout une grand-mère qui se souvient de son enfance passée aux côtés de sa mère, sans sa sœur… ses secrets envers ses proches, son envie de savoir ce qu’il s’est passé, découvrir la vérité, se souvenir… Ce roman est important car historiquement très intéressant et traite d’un sujet peu développé, celui des « femmes de réconfort « . Il est très bien écrit et l’alternance des deux personnages rend le récit dynamique et très fluide. J’ai adoré Hana, son courage, sa détermination.
  • SolidStone Posté le 22 Septembre 2021
    Voici un autre livre arrivé sur ma pile de livres à lire par un grand mystère, et je vais m'auto-remercier pour l'y avoir ajouté. Ce roman est un roman s'inspirant de faits historiques, racontant la vie de deux jeunes filles appartenant à la communauté haenyeo, des femmes de la mer. Le récit d'Hana est linéaire, il part du début et avance dans le temps. Hana est forte et belle, pleine de joie et d'amour pour sa petite soeur, Emi. Le récit d'Emi s'écrit plutôt sur le mode du flash-back: cette vieille femme nous raconte sa vie, le manque, l'horreur par petites touches, ancrée dans le présent grâce à ses enfants et son petit-fils. Ces deux récits, alternés, se font écho : chaque soeur, par delà son histoire chaotique, parsemée de souffrances, de mort, appelle l'autre. Chacune cherche à retrouver l'autre. et leur amour les aide à se maintenir en vie. On espère qu'elles pourront être réunies tant leurs vies, leurs corps, leurs coeurs et leurs têtes ont été meurtries. Contre toute cette souffrance, il y a aussi tellement d'amour dans ce livre ! Celui du père pour la mère des deux soeurs, des parents pour leurs enfants, des enfants pour leurs parents, des... Voici un autre livre arrivé sur ma pile de livres à lire par un grand mystère, et je vais m'auto-remercier pour l'y avoir ajouté. Ce roman est un roman s'inspirant de faits historiques, racontant la vie de deux jeunes filles appartenant à la communauté haenyeo, des femmes de la mer. Le récit d'Hana est linéaire, il part du début et avance dans le temps. Hana est forte et belle, pleine de joie et d'amour pour sa petite soeur, Emi. Le récit d'Emi s'écrit plutôt sur le mode du flash-back: cette vieille femme nous raconte sa vie, le manque, l'horreur par petites touches, ancrée dans le présent grâce à ses enfants et son petit-fils. Ces deux récits, alternés, se font écho : chaque soeur, par delà son histoire chaotique, parsemée de souffrances, de mort, appelle l'autre. Chacune cherche à retrouver l'autre. et leur amour les aide à se maintenir en vie. On espère qu'elles pourront être réunies tant leurs vies, leurs corps, leurs coeurs et leurs têtes ont été meurtries. Contre toute cette souffrance, il y a aussi tellement d'amour dans ce livre ! Celui du père pour la mère des deux soeurs, des parents pour leurs enfants, des enfants pour leurs parents, des soeurs entre elles,, d'Hana pour ses soeurs du bordel, d'Emi pour ses enfants, et même de la part d'autres personnages. Et par-dessus tout, cet amour immensément grand que les femmes portent à l'océan. Je n'avais aucune attente en ouvrant ce livre et je me suis finalement prise d'amour pour Hana et Emi ; j'ai pleuré pour elles et avec elles, j'ai profité en leur compagnie des moments de grâce - La scène de la mouette, le chant du père, les instants où Hana reprend goût à la vie, la naissance d'Emi, la dégustation du chocolat. Ce roman m'a fait voyager, fait découvrir un pan d'histoire dont j'étais tout à fait ignorante, m'a ouvert les ye porte que je ne veux plus jamais refermer.
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  • Sabrina_Chchch Posté le 21 Septembre 2021
    Île de Jeju. 1943. La jeune Hana est haenyeo, plongeuse pêcheuse, de mère en fille depuis des générations. Malgré la colonisation japonaise, elle coule des jours paisibles auprès de sa famille, dans la plus pure tradition haenyeo. Elle a promis de veiller sur sa petite sœur Emiko, qui sera elle aussi une fille de la mer. Lors d'une plongée, Hana aperçoit sa sœur en danger, à la merci d'un soldat japonais. Fidèle à sa promesse, elle cache sa sœur au risque d'être repérée. [masquer] Elle est alors kidnappée et emmenée en Mandchourie, afin de contenter les soldats japonais en guerre contre les chinois. "Fille de réconfort" , voilà comment cacher derrière un euphémisme l'indicible réalité de viols à la chaîne, quotidiens, répétés.[/masquer] Ce roman propose une alternance d'époques et de points de vue : celui d'Hana, en 1943 et celui d'Emi, sa petite sœur devenue vieille femme en 2011, et qui au crépuscule de sa vie, souhaite découvrir ce qui est arrivé à sa soeur. La partie consacrée à Hana, si elle m'a horrifiée, m'a aussi complètement embarquée. J'ai tremblé avec elle, j'ai lutté avec elle, j'ai désespéré avec elle. J'ai en revanche trouvé la partie consacrée à Emi plus brouillon, alternant souvenirs et... Île de Jeju. 1943. La jeune Hana est haenyeo, plongeuse pêcheuse, de mère en fille depuis des générations. Malgré la colonisation japonaise, elle coule des jours paisibles auprès de sa famille, dans la plus pure tradition haenyeo. Elle a promis de veiller sur sa petite sœur Emiko, qui sera elle aussi une fille de la mer. Lors d'une plongée, Hana aperçoit sa sœur en danger, à la merci d'un soldat japonais. Fidèle à sa promesse, elle cache sa sœur au risque d'être repérée. [masquer] Elle est alors kidnappée et emmenée en Mandchourie, afin de contenter les soldats japonais en guerre contre les chinois. "Fille de réconfort" , voilà comment cacher derrière un euphémisme l'indicible réalité de viols à la chaîne, quotidiens, répétés.[/masquer] Ce roman propose une alternance d'époques et de points de vue : celui d'Hana, en 1943 et celui d'Emi, sa petite sœur devenue vieille femme en 2011, et qui au crépuscule de sa vie, souhaite découvrir ce qui est arrivé à sa soeur. La partie consacrée à Hana, si elle m'a horrifiée, m'a aussi complètement embarquée. J'ai tremblé avec elle, j'ai lutté avec elle, j'ai désespéré avec elle. J'ai en revanche trouvé la partie consacrée à Emi plus brouillon, alternant souvenirs et moments présents. Je me suis moins attachée à ce personnage qui m'est resté plus distant. Je vous recommande néanmoins vivement ce roman, pour sa portée historique méconnue en Europe. Comme le dit l'auteur à la fin du livre, ce devoir de mémoire est important pour toutes les femmes subissant des violences, notamment pendant les guerres. Et comme tout cela est porté par une plume fluide, une histoire prenante et des personnages forts et attachants, aucune hésitation à avoir !
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  • Julien_DL Posté le 1 Septembre 2021
    Coup de cœur pour ce livre. Un de ceux dont on abandonne la lecture par obligation mais que l’on court retrouver lorsque l’occasion le permet ! L’autrice nous narre l’histoire de deux soeurs coréennes : l’histoire d’Hana, l’âinée qui se laisse kidnapper par un soldat japonais Morimoto en 1943 et qui deviendra malgré elle, “femme de réconfort” dans un bordel militaire japonais; sa vie ne sera alors que violence, viols, tortures. L’histoire d’Emi, la petite sœur, nous est racontée en 2011. Une vie marquée par la culpabilité d’avoir laissé sa grande sœur se sacrifier afin de lui éviter un destin tragique mais également une vie de secrets et de tentative d’oubli afin d’épargner cette lourde histoire familiale à ses deux enfants. L’alternance entre les deux histoires chapitre après chapitre m’a permis, au début en tout cas, de souffler lorsque venait le récit d’Emi, après les instants de vie inhumains d’Hana. Mais au fil de l’histoire, on se rend bien compte qu’Emi n’a pas eu une vie facile pour autant. Il s’agit ici d‘une histoire forte et difficile, qui m’a fait passer par des émotions intenses. J’ai pleuré un certain nombre de fois, j’ai crié intérieurement à l’injustice, j’ai haï le bourreau d’Hana, ce caporal... Coup de cœur pour ce livre. Un de ceux dont on abandonne la lecture par obligation mais que l’on court retrouver lorsque l’occasion le permet ! L’autrice nous narre l’histoire de deux soeurs coréennes : l’histoire d’Hana, l’âinée qui se laisse kidnapper par un soldat japonais Morimoto en 1943 et qui deviendra malgré elle, “femme de réconfort” dans un bordel militaire japonais; sa vie ne sera alors que violence, viols, tortures. L’histoire d’Emi, la petite sœur, nous est racontée en 2011. Une vie marquée par la culpabilité d’avoir laissé sa grande sœur se sacrifier afin de lui éviter un destin tragique mais également une vie de secrets et de tentative d’oubli afin d’épargner cette lourde histoire familiale à ses deux enfants. L’alternance entre les deux histoires chapitre après chapitre m’a permis, au début en tout cas, de souffler lorsque venait le récit d’Emi, après les instants de vie inhumains d’Hana. Mais au fil de l’histoire, on se rend bien compte qu’Emi n’a pas eu une vie facile pour autant. Il s’agit ici d‘une histoire forte et difficile, qui m’a fait passer par des émotions intenses. J’ai pleuré un certain nombre de fois, j’ai crié intérieurement à l’injustice, j’ai haï le bourreau d’Hana, ce caporal Morimoto qui s’est acharné à lui faire vivre un enfer. Mais j’ai également accueilli les moments de sérénité qu’Hana pouvait ressentir parfois, je l’ai accompagnée dans les instants où elle a pu connaître du répit, de l’espoir.. Bien que le propos central de l’histoire soit celui d’Hana, je me suis aussi extrêmement attaché à Emi. Cette petite fille désormais octogénaire rongée par la culpabilité, j’ai eu envie de la serrer dans mes bras, de la consoler, de lui dire qu’elle n’avait rien à se reprocher. Pour terminer, ce récit m’a permis de connaître un pan de l’histoire qui m’était totalement inconnu. La colonisation de la Corée par le Japon, la guerre sino-japonaise, suivie de la guerre de Corée et surtout ces “femmes de réconfort” dont l’histoire a trop longtemps été inconnue et mise sous silence. Ce récit constitue, comme le dit l’autrice elle-même à la fin de son récit, un devoir de mémoire sur les “viols commis pendant la guerre sur des femmes ou jeunes filles coréennes, mais aussi sur toutes les femmes et jeunes filles à travers le monde, en Ouganda, en Sierra Leone, au Rwanda, en Birmanie, en Yougoslavie, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, et dans bien d’autres pays”. Hana et Emi faisaient partie d’une communauté de femmes plongeuses, fortes et indépendantes qui ont vu leur destinée de liberté se transformer en une vie de contraintes et d’asservissement.
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