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EAN : 9782266322171
Code sériel : 18466
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté
Freshkills
Recycler la terre
Date de parution : 07/04/2022
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Freshkills

Recycler la terre

Date de parution : 07/04/2022
Pendant plus de cinquante ans, au sud de Manhattan, l’île de Staten Island a accueilli les ordures de la ville de New York. Plus de 29 000 tonnes de rebuts... Pendant plus de cinquante ans, au sud de Manhattan, l’île de Staten Island a accueilli les ordures de la ville de New York. Plus de 29 000 tonnes de rebuts se déversaient chaque jour dans cette décharge à ciel ouvert, visible de l’espace. Fermée en 2001, Freshkills ne rouvrira qu’en... Pendant plus de cinquante ans, au sud de Manhattan, l’île de Staten Island a accueilli les ordures de la ville de New York. Plus de 29 000 tonnes de rebuts se déversaient chaque jour dans cette décharge à ciel ouvert, visible de l’espace. Fermée en 2001, Freshkills ne rouvrira qu’en 2036 – une fois reconvertie en gigantesque « parc récréatif ».
Camouflée. Refoulée. Aseptisée.
Que dit d’une société le traitement de ses déchets? Ne vivons-nous qu’en surface ? Une promenade hantée et poétique parmi les impensés de la consommation – les pôles invisibles de notre monde.
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EAN : 9782266322171
Code sériel : 18466
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« ABSOLUMENT REMARQUABLE. » 
 
François Busnel, La Grande Librairie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • soniaboulimiquedeslivres Posté le 5 Mars 2022
    Lorsqu’on se rend à New York, Fresh Kills n’est pas du tout au programme touristique ! Lorsque j’y suis allée il y a deux ans, il est vrai que j’avais noté les nombreux sacs poubelles jonchant les trottoirs. Je n’ai pas poussé la réflexion jusqu’à me demander où tous ces déchets pouvaient bien finir….Jusqu’en 2001, il atterrissaient pas loin de Manhattan, à Staten Island. Le site de Fresh Kills, est devenu la plus grande décharge à ciel ouvert du monde, recueillant 29 000 tonnes d’ordures par jour ! New York, ou l’illusion d’une ville propre…alors que des montagnes de détritus s’accumulaient depuis 1947 dans ce borough excentré, loin des regards. Lucie Taïeb nous propose un récit incroyable. Un documentaire riche et détaillé. Elle relate l’histoire de la décharge, le fait qu’elle aura recueilli les décombres du World Trade Center en 2001 avant sa fermeture définitive et sa réhabilitation. Fresh Kills s’est transformée en FreshKills Park, plus grand parc public de New York. A terme, en 2036, ce nouveau poumon vert sera trois fois plus grand que Central Park. Les déchets des new yorkais sont maintenant exportés jusqu’en Caroline du Sud. L’art de cacher ce que l’on ne veut pas voir…D’autant que si... Lorsqu’on se rend à New York, Fresh Kills n’est pas du tout au programme touristique ! Lorsque j’y suis allée il y a deux ans, il est vrai que j’avais noté les nombreux sacs poubelles jonchant les trottoirs. Je n’ai pas poussé la réflexion jusqu’à me demander où tous ces déchets pouvaient bien finir….Jusqu’en 2001, il atterrissaient pas loin de Manhattan, à Staten Island. Le site de Fresh Kills, est devenu la plus grande décharge à ciel ouvert du monde, recueillant 29 000 tonnes d’ordures par jour ! New York, ou l’illusion d’une ville propre…alors que des montagnes de détritus s’accumulaient depuis 1947 dans ce borough excentré, loin des regards. Lucie Taïeb nous propose un récit incroyable. Un documentaire riche et détaillé. Elle relate l’histoire de la décharge, le fait qu’elle aura recueilli les décombres du World Trade Center en 2001 avant sa fermeture définitive et sa réhabilitation. Fresh Kills s’est transformée en FreshKills Park, plus grand parc public de New York. A terme, en 2036, ce nouveau poumon vert sera trois fois plus grand que Central Park. Les déchets des new yorkais sont maintenant exportés jusqu’en Caroline du Sud. L’art de cacher ce que l’on ne veut pas voir…D’autant que si le visage de Fresh Kills a changé pour devenir vert, les tonnes de déchets subsistent toujours en sous-sol. Une aberration écologique ! J’ai adoré cet ouvrage, les enjeux sont bien définis, Lucie met le doigt sur notre rapport aux déchets, nous met face à nos contradictions, notre irresponsabilité, notre ignorance mais également face à notre volonté de tenir compte des impacts de notre mode de vie sur l’environnement. « Sa négligence ne nuit pas à cette « nature » substantialisée qui a, depuis bien longtemps, cessé d’être. Elle égratigne simplement l’image que nous aimons entretenir de nous-même, citoyens respectueux de leur environnement, qui voulons à tout prix garder les mains propres, laissant à d’autres acteurs, clairement identifiés sous le nom de « multinationales », le soin de saigner la terre et de semer la guerre pour garantir la satisfaction de nos besoins les plus fondamentaux. » La seule chose que j’aurai aimé trouvé entre les pages de ce livre est une étude plus approfondie sur l’impact environnemental, aussi bien pour les habitants de Staten Island, qui ont dû supporter cette décharge quasiment sous leurs fenêtres, mais également pour les générations futures, qui viendront pique-niquer sur une herbe, certes verte, mais ayant poussé sur les déchets toujours présents en sous-sol. La pollution des sols est très peu abordée, pourtant, avec les décombres du WTC qui y sont encore, j’imagine que amiante, benzène, mercure, PCB et autres joyeusetés ont la part belle. Ah et Inutile de se dire que le cas est unique, que l’on a là un bel exemple du consumérisme à l’américaine, car le problème existe ailleurs, et en France également. « Parmi les photos que je n’ai pas prises aujourd’hui : un homme endormi sur une chaise de bureau, sur le trottoir, deux grands sacs poubelles noirs posés à côté de lui. L’image n’aurait rien dit de plus que ce qu’hélas nous savons déjà : d’un côté ceux qui avancent, et de l’autre le bord du trottoir. Entre le bon et le mauvais côté, la frontière est parfois floue, car l’espace urbain n’est pas homogène. » Lucie va visiter le site en pleine restructuration, en 2015. J’ai été scotchée par ce passage ! Il met en avant toute l’absurdité du projet : des plantes vont pousser sur un substrat de déchets. Alors, oui, les oiseaux sont de retour sur le site, ce qui est une excellente nouvelle, mais que dire de cet ertsatz de nature soi-disant « retrouvée » ? La plume de Lucie est fluide, précise, nette. La narration à la première personne accentue le malaise ressenti tout au long de cette lecture. Car le constat de Lucie est sans appel et donne des sueurs froides. La surconsommation transforme inéluctablement notre planète en immense décharge. Un livre qui permet d’ouvrir la réflexion, de se questionner sur notre façon de vivre, sur notre relation avec nos déchets. Pour aller plus loin. A la suite de cette lecture, j’ai passé des heures sur internet à faire des recherches pour trouver ce qu’il m’a manqué dans « Freshkills » : approfondir. Une lecture que je conseille à tous, essentielle. Même si elle m’a laissé un goût amer… « Au terminal du ferry, après la visite du parc, je retrouve par hasard M., et nous faisons la traversée ensemble. Elle me redit combien Staten Island a souffert de la décharge, elle me rappelle ce nom de forgotten borough, l’arrondissement oublié. Ce nom me reviendra le jour suivant lorsque, depuis le pont de Brooklyn, sous un ciel bas et lourd, derrière la statue de la Liberté, derrière l’île du gouverneur, je l’aperçois confusément, île perdue dans la brume, aux contours indistincts, plus irréelle encore que ne l’était Manhattan vu du sommet du mont nord. » Je remercie la Masse Critique de Babélio et les Éditions Pocket pour cette lecture. #Pocket #LucieTaleb #Freshkills
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  • LePamplemousse Posté le 2 Mars 2022
    Avant toute chose, je remercie Babelio et les éditions Pocket pour cet envoi, que j’ai beaucoup apprécié. Durant près de 50 ans, de 1948 à 2001, l’île de Staten Island, à New York a accueilli des tonnes de déchets au point de devenir une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde. Mais désormais, tout a changé, et actuellement cet endroit est en train de devenir un parc gigantesque, un parc qui va prendre racine sur des tas d’immondices, lesquels vont être traités afin de les rendre sains, si cela est seulement possible. L’auteure se passionne pour le sujet des décharges, elle s’intéresse à ce que l’on nomme rebuts, ordures, immondices, détritus, débris et autres cochonneries, elle se passionne pour tout ce qui est usé, abimé, cassé, détruit, à ce qui ne sert plus, à ce qu’on ne veut plus avoir sous les yeux, bref, elle s’interroge sur ce qu’on jette et le devenir de ces rebuts, en clair sur le pourquoi et le comment. Cet ouvrage est le récit de sa visite sur ce site, en 2015, et elle s’interroge également sur la notion même de « rebuts », elle fait un parallèle entre les objets jetés et ceux qui vivent en... Avant toute chose, je remercie Babelio et les éditions Pocket pour cet envoi, que j’ai beaucoup apprécié. Durant près de 50 ans, de 1948 à 2001, l’île de Staten Island, à New York a accueilli des tonnes de déchets au point de devenir une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde. Mais désormais, tout a changé, et actuellement cet endroit est en train de devenir un parc gigantesque, un parc qui va prendre racine sur des tas d’immondices, lesquels vont être traités afin de les rendre sains, si cela est seulement possible. L’auteure se passionne pour le sujet des décharges, elle s’intéresse à ce que l’on nomme rebuts, ordures, immondices, détritus, débris et autres cochonneries, elle se passionne pour tout ce qui est usé, abimé, cassé, détruit, à ce qui ne sert plus, à ce qu’on ne veut plus avoir sous les yeux, bref, elle s’interroge sur ce qu’on jette et le devenir de ces rebuts, en clair sur le pourquoi et le comment. Cet ouvrage est le récit de sa visite sur ce site, en 2015, et elle s’interroge également sur la notion même de « rebuts », elle fait un parallèle entre les objets jetés et ceux qui vivent en marge de la société, et elle questionne aussi la toxicité du lieu, un lieu amené à accueillir du public et à être l’habitat d’une faune et d’une flore abondante. L’ouvrage est court et passionnant, mais j’aurais aimé en savoir plus sur la transformation de cette île, la partie consacrée à la réhabilitation du lieu est assez succincte. J’ai trouvé pertinente cette réflexion sur l’avenir des décharges et sur notre façon de traiter les objets dont on n’a plus l’usage.
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  • Widad90000 Posté le 28 Février 2022
    Merci la masse critique Babelio superbe lecture , et super voyage à New York Je ne connaissais pas cet endroit J'aime les lectures instructifs Un documentaire, Idéal entre 2 fictions et parfait pour finir le mois en beauté. ça me change Court et efficace
  • Jenndrix Posté le 13 Octobre 2021
    Bout de corps bout de chairs Cimetière sous les gravats Décharge Tu deviendras parc Réhabilitation de l’odeur Un parc pour les foulées animées Famille, jogging Un parc pour troubler les souvenirs Déchets à ciel ouvert Amoncelés Un temps puis longtemps Les habitants suffoquent Réhabilitation Puis un avion s’abat sur une tour puis deux. Ces gravats-là seront les derniers Avant fermeture Cimetière à ciel ouvert Réhabilité Pour les pique-niques endimanchés Un texte pour saisir les nuances, pour comprendre un peu mieux notre monde et ses enjeux.
  • Celkana Posté le 21 Juillet 2021
    Petit livre qui m'a attiré de part sa thématique et j'ai trouvé l'angle de récit de l'auteure original et plaisant. Traiter des déchets, de leur "avenir", de leur quantité et des zones de décharge après leur utilisation au maximum sous cet angle là, plus personnel que scientifique finalement est une façon simple et agréable de faire passer des messages sans inonder trop le lecteur novice de données et de chiffres qui le perdrait... Donc, me voici partie à la découverte de FreshKills, anciennement Fresh Kills, dans Staten Island, NeW York, petit détail que cet espace entre les deux mots puisque l'on veut faire oublier par ce changement le passé douloureux et puant de cet endroit. une décharge à ciel ouvert immense, composée de 4 montagnes de déchets apportés à coup de 29 000 tonnes par jour!! Et ce aux dépens des habitants du quartier qui subiront tous les dommages qu'une telle décharge entraine, à savoir odeurs certes mais surtout les effets des gaz produits sur les organismes qui vivent à proximité sans pouvoir se défendre... Aujourd'hui, elle est fermée et on veut en faire un parc tout neuf, tout beau, verdoyant et animé. Le questionnement qui taraude Lucie Taieb est ce... Petit livre qui m'a attiré de part sa thématique et j'ai trouvé l'angle de récit de l'auteure original et plaisant. Traiter des déchets, de leur "avenir", de leur quantité et des zones de décharge après leur utilisation au maximum sous cet angle là, plus personnel que scientifique finalement est une façon simple et agréable de faire passer des messages sans inonder trop le lecteur novice de données et de chiffres qui le perdrait... Donc, me voici partie à la découverte de FreshKills, anciennement Fresh Kills, dans Staten Island, NeW York, petit détail que cet espace entre les deux mots puisque l'on veut faire oublier par ce changement le passé douloureux et puant de cet endroit. une décharge à ciel ouvert immense, composée de 4 montagnes de déchets apportés à coup de 29 000 tonnes par jour!! Et ce aux dépens des habitants du quartier qui subiront tous les dommages qu'une telle décharge entraine, à savoir odeurs certes mais surtout les effets des gaz produits sur les organismes qui vivent à proximité sans pouvoir se défendre... Aujourd'hui, elle est fermée et on veut en faire un parc tout neuf, tout beau, verdoyant et animé. Le questionnement qui taraude Lucie Taieb est ce traitement de déchets, cette aseptisation de notre société, cette séparation flagrante entre ce qu'on produit comme ordures et qu'on ne veut pas voir autour de nous mais loin et caché et donc des villes nettoyées pour le bien de nos yeux, de notre nez et surtout de notre conscience sans forcément se l'approprier justement pour trouver un moyen de contrôler ces destruction compulsives et faire face à ce qu'on produit autant en bien et utilisable qu'en moche et retraitable ou détruit autrement peut-être. Petit livre donc très intéressant et que je toruve fort utile dans le sens où il nous oblige, en tout cas moi, à essayer de s'interroger sur ce traitement des déchets autrement que par le tri quotidien ou la mise en poubelle et peut-être aller voir plus loin si notre attitude et nos habitudes de consommation ne peuvent pas justement évoluer pour canaliser ces déchets et surtout ne pas rejeter ce traitement sur des populations qui ne peuvent pas s'en libérer.
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