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EAN : 9782266225151
Code sériel : 4689
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

La controverse de Valladolid

Date de parution : 16/08/2012

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepúlveda,...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepúlveda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l'écho retentit encore.

« Avec la souveraine liberté du romancier, Jean-Claude Carrière met en scène la célèbre “dispute”. Son beau livre subtil et original est bâti avec un rare sens dramatique. » Paul-Jean Franceschini – L'Express

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EAN : 9782266225151
Code sériel : 4689
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Avec la souveraine liberté du romancier, Jean-Claude Carrière met en scène la célèbre "dispute" (...). Son beau livre, subtil et original, est bâti avec un rare sens dramatique. » Paul-Jean Franceschini - L'Express

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Vermeer Posté le 31 Mai 2020
    Le thème essentiel de cette controverse qui a lieu en 1550 à Valladolid est bien connu : Les Indiens du Mexique, d'Amérique centrale, du Sud ont-ils une âme, sont-ils des hommes à égalité avec les Européens ou des esclaves-nés ? Bien d'autres thèmes sont abordés : la violence de la conquête espagnole, du moins celle de la deuxième génération, la première, celle de Colomb étant encore celle de découvreurs idéalistes pour certains. A partir du début du XVIeme, alors même que les Espagnols s'attaquent au Mexique, état structuré, organisé, doté de mythes, d'une religion, de villes, de monuments, la destruction devient totale, d'une violence inouie. Une guerre faite au nom de la conversion à la "vraie foi"peut-elle être juste? Ces débats divisent l'Eglise de 1550 déjà atteinte par le schisme de la Réforme. L'appât du gain, la soif de l'or transforme les hommes en bêtes dauvages, dénués de tout sentiment humain. Deux hommes d'église s'opposent : Bartolomé de las Casas et Sépulveda. Le premier, un homme âgé a vécu au Mexique défend l'idée que les Indiens sont des créatures de Dieu, ont accès au Royaume du Christ, ont la même intelligence, la même sensibilité que les Européens, qu'ils ont une culture riche et élaborée. S'il faut... Le thème essentiel de cette controverse qui a lieu en 1550 à Valladolid est bien connu : Les Indiens du Mexique, d'Amérique centrale, du Sud ont-ils une âme, sont-ils des hommes à égalité avec les Européens ou des esclaves-nés ? Bien d'autres thèmes sont abordés : la violence de la conquête espagnole, du moins celle de la deuxième génération, la première, celle de Colomb étant encore celle de découvreurs idéalistes pour certains. A partir du début du XVIeme, alors même que les Espagnols s'attaquent au Mexique, état structuré, organisé, doté de mythes, d'une religion, de villes, de monuments, la destruction devient totale, d'une violence inouie. Une guerre faite au nom de la conversion à la "vraie foi"peut-elle être juste? Ces débats divisent l'Eglise de 1550 déjà atteinte par le schisme de la Réforme. L'appât du gain, la soif de l'or transforme les hommes en bêtes dauvages, dénués de tout sentiment humain. Deux hommes d'église s'opposent : Bartolomé de las Casas et Sépulveda. Le premier, un homme âgé a vécu au Mexique défend l'idée que les Indiens sont des créatures de Dieu, ont accès au Royaume du Christ, ont la même intelligence, la même sensibilité que les Européens, qu'ils ont une culture riche et élaborée. S'il faut les convertir (personne ne remet ce fait en cause), cela ne doit pas se faire par la guerre, la violence, les massacres qu'il ne cesse de dénoncer. Il prétend que cette destruction cruelle restera à jamais une tache sur l'histoire de l'Espagne. Le droit divin abolit-il le droit humain question déjà posée dans l'Eglise des premiers siècles. Non pour Las Casas. Oui pour l'intellectuel habitué des débats logiques qu'est Sepulveda. Pour lui, les Indiens sont des hommes mais inférieurs. La preuve : quelques centaines de soldats ont vaincu des millions d'hommes, c'est donc que Dieu l'a voulu. Malgré leurs malheurs, ils ont refusé de ses convertir, marque d'un esprit faible, barbare. le Christ n'a pas voulu d'eux dans son Royaume. En outre, argument qui sera repris tant de fois, ils pratiquent le sacrifice humain. Des arguments et des expériences douteuses devant lesquels on reste confondu (les frapper pour voir leur réaction). Las Casas l'emporte : les Indiens sont des créatures de Dieu et ne sauraient être tenus en esclavage. Mais l'Eglise n'a pas que des préoccupations spirituelles. L'argument économique pèse aussi. Les Indiens sont massacrés décimés par les maladies, leur population en très forte diminution. Il faut une autre main d'oeuvre. Les Noirs d'Afrique plus résistants (en contact depuis longtemps avec les maladies), esclaves des Arabes depuis des siècles remplaceront les Indiens. Ils ne sauraient être des hommes à égalité avec les Européens, Dieu les a voulu esclaves. Un trafic à grande échelle : le commerce triangulaire s'annonce. Las Casas désespéré s'aperçoit qu'e tout est à recommencer.
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  • PtitLu44 Posté le 31 Mai 2020
    Lorsque j'ai découvert ce livre chez Emmaüs j'étais ravi de pouvoir lire un roman historique sur un aspect de l'histoire que je ne connaissais pas: la controverse qui opposa le dominicain Bartolomé de las Casas au théologien Juan Ginés de Sepúlveda. Dans le livre, un débat est organisé entre les deux hommes d'église dans le but de définir le droit ou non des Européens à coloniser les Amériques. Deux thèses s'affrontent, celle de la "raison" de Sepúlveda: coloniser les Amériques pour arrêter les sacrifices humains et évangéliser les Indiens. Cela dans le but de justifier la conquête espagnole. De l'autre, celle de las Casas qui suit les préceptes de Saint-Thomas d’Aquin: toutes les sociétés sont d'égale dignité et que l'évangélisation ne doit pas se faire par la force. L'auteur est un écrivain et il a affirmé que l’œuvre est romancée. On peut penser que certains passages seront jugés comme inacceptables par des Historiens pur jus, mais cela vaut le mérite de le lire pour la partie philosophique. Quand bien même Las Casas et Sepúlveda n'auraient correspondu que part lettres épistolaires, l'essentiel est bien la controverse en tant que telle.
  • Chasto Posté le 26 Avril 2020
    Joute oratoire sans nulle pareille sur un sujet des plus incroyable et inouï auquel l'on puisse être confronté. Est ce que celui que l'on ne connaît pas nous est égal? Si il ne parle ou ne réagit pas selon nos attentes, il nous est inférieur!? Seules nos démarches intellectuelle et religieuse prévalent car elle sont le sens même de l'existence!!! Et l'on ose se dresser face certains idéaux, en occultant ces gens; qui derrière leurs habits et leurs psaumes ont osé être ainsi et valider tous ces actes faits en toute impunité d'une croyance osant parlant d'ouverture vers le monde??!! Texte à connaître, faire étudier le plus tôt possible aux uns et aux autres afin que de telles attitudes ne puissent plus se reproduire et surtout rester impunis comme elles l'ont été, des siècles durant.
  • popie21 Posté le 20 Avril 2020
    Suite à un petit bug qui a transformé une de mes citations en critique, je me suis dit "bon bah pisque y faut, y faut, j'vais en faire une petite, de critique, si vous insistez !" Voici donc une petite bafouille de mémoire puisque j'ai lu ce livre en novembre 2019 : Ce roman relate un événement historique : la controverse de Valladolid (étonnant vu le titre !) qui s'est déroulée à la demande de Charles Quint à partir d’août 1550. Il s'agissait de déterminer si les habitants du "Nouveau Monde", que la Bible ne “documente” pas (la vilaine), étaient ou non dotés d’une âme, non vous ne rêvez pas ! L'auteur nous offre une représentation de l'affrontement qui a eu lieu à cette occasion entre le dominicain Bartolomé de las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda. Le tout est condensé, fort bien rapporté et légèrement "fictionné" (pas frictionné) par Jean-Claude Carrière puisqu’en réalité on ne sait pas s’il y a eu rencontre entre les deux hommes, cet affrontement ayant été majoritairement épistolaire. Je suis tombée de ma chaise plusieurs fois à la suite des argumentaires poussant à traiter les Amérindiens comme des animaux sans conscience. Heureusement la voix de Las Casas s'élève... Suite à un petit bug qui a transformé une de mes citations en critique, je me suis dit "bon bah pisque y faut, y faut, j'vais en faire une petite, de critique, si vous insistez !" Voici donc une petite bafouille de mémoire puisque j'ai lu ce livre en novembre 2019 : Ce roman relate un événement historique : la controverse de Valladolid (étonnant vu le titre !) qui s'est déroulée à la demande de Charles Quint à partir d’août 1550. Il s'agissait de déterminer si les habitants du "Nouveau Monde", que la Bible ne “documente” pas (la vilaine), étaient ou non dotés d’une âme, non vous ne rêvez pas ! L'auteur nous offre une représentation de l'affrontement qui a eu lieu à cette occasion entre le dominicain Bartolomé de las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda. Le tout est condensé, fort bien rapporté et légèrement "fictionné" (pas frictionné) par Jean-Claude Carrière puisqu’en réalité on ne sait pas s’il y a eu rencontre entre les deux hommes, cet affrontement ayant été majoritairement épistolaire. Je suis tombée de ma chaise plusieurs fois à la suite des argumentaires poussant à traiter les Amérindiens comme des animaux sans conscience. Heureusement la voix de Las Casas s'élève pour dénoncer les mauvais traitements et tenter de prouver à des gens qui croient en Dieu que les indiens, même s'ils vénèrent d'autres idoles, sont bien des êtres humains de chair et de sang. Histoire d'eau bénite pour justifier l'injustifiable : invasions, pillages, massacres et destruction d'autres civilisations. Histoire vraie des vicissitudes humaines dont l'éventail est sans limites dès qu'il s'agit de défendre intérêts financiers et politiques. Histoire de la reconnaissance de l’humanité du peuple Amérindien par les catholiques (déjà entérinée par le Pape en 1537). Histoire aussi du peuple Noir qui n'aura pas cette chance puisque suite à cette controverse, la Traite des Noirs battra son plein pour fournir aux Européens les esclaves dont ils ont besoin pour exploiter le "Nouveau Monde". Très bien documenté et très bien écrit, lire ce très bon livre aujourd'hui, c'est prendre conscience que rien ne change : l'homme reste un loup pour l'homme dès qu'il s'agit de défendre ses intérêts. Un petit espoir tout de même, aussi infime soit-il, puisque dans cette forêt sans âme, il se trouve toujours "miraculeusement" quelques grands arbres décidés à lutter pour faire de la place aux arbrisseaux. À lire et à relire pour ne pas oublier ce que nous sommes !
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  • Conseildes4 Posté le 19 Avril 2020
    (critique écrite le 20 décembre 2016) Cette pièce, de seulement, quelques pages, et donc rapidement lu, est parsemé de réflexions religieuses, philosophiques et économiques. Aucun personnage, ni le philosophe péripatétique Sépulvéda, ni le représentant du Pape, ni même le frère Las Casas ou les Indiens sont montrés comme totalement mauvais ou totalement bon. Ainsi, si le lecteur avait vécu à l'époque, il aurait pu lui-même se faire un avis partial de cette manière. Enfin, à cette époque... n'est pas dans un monde sont traités comme des porcs car il ne respecte pas la Charia. le livre freinera plus vite la radicalisation que des centres. Et même sans aller jusque là, une époque où les homosexuels, les végétaliens, les croyants sont stigmatisés car ils sont différents. L'opinion partial est également bien balancé car les personnages se contredisent à grande vitesse. Cependant c'est plus souvent Las Casas, c'est-à-dire celui qui partage l'opinion à la mode de nos jours, qui semblent être sur le point de perdre. Même sur le spectateur, ça n'aide pas car Las Casas nie à plusieurs reprises des faits historiques. Et ce n'est pas aidé par le sophisme de Sépulvéda. Pour les amateurs de l'Histoire, comme je le suis, c'est un livre que je conseille fortement. Pour... (critique écrite le 20 décembre 2016) Cette pièce, de seulement, quelques pages, et donc rapidement lu, est parsemé de réflexions religieuses, philosophiques et économiques. Aucun personnage, ni le philosophe péripatétique Sépulvéda, ni le représentant du Pape, ni même le frère Las Casas ou les Indiens sont montrés comme totalement mauvais ou totalement bon. Ainsi, si le lecteur avait vécu à l'époque, il aurait pu lui-même se faire un avis partial de cette manière. Enfin, à cette époque... n'est pas dans un monde sont traités comme des porcs car il ne respecte pas la Charia. le livre freinera plus vite la radicalisation que des centres. Et même sans aller jusque là, une époque où les homosexuels, les végétaliens, les croyants sont stigmatisés car ils sont différents. L'opinion partial est également bien balancé car les personnages se contredisent à grande vitesse. Cependant c'est plus souvent Las Casas, c'est-à-dire celui qui partage l'opinion à la mode de nos jours, qui semblent être sur le point de perdre. Même sur le spectateur, ça n'aide pas car Las Casas nie à plusieurs reprises des faits historiques. Et ce n'est pas aidé par le sophisme de Sépulvéda. Pour les amateurs de l'Histoire, comme je le suis, c'est un livre que je conseille fortement. Pour les chrétiens qui aimeraient comparer leurs points de vue sur la religion et celle des personnages du récit, je le conseille également ! Un néophyte du christianisme qui aimerait en apprendre sur celui-ci pourra aussi y trouver son bonheur. Et concernant la fin : hilarante ! Affreusement hilarante et vrai ! :'(
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