Lisez! icon: Search engine
Archipoche
EAN : 9782377351947
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 473
Format : 110 x 179 mm

La dynastie des Forsyte - tome 1 Le propriétaire

Camille Mayran (traduit par)
Collection : Classique
Date de parution : 12/09/2018
Le premier tome d'un roman culte des lettres britanniques, de nouveau disponible au format de poche : la saga des Forsyte, hommes inséparables de leur famille et de leur milieu, dont les péripéties courent de l'époque victorienne aux roaring twenties."
À l’occasion des fiançailles de sa petite-fille June avec l’architecte Philip Bosinney, le doyen de la famille Forsyte réunit, dans sa maison londonienne, tous ses proches. Soames, un Forsyte de la seconde génération, se rend à la réception accompagné d’Irène, sa très belle épouse.

D’emblée, Irène et Bosinney se plaisent. Soames...
À l’occasion des fiançailles de sa petite-fille June avec l’architecte Philip Bosinney, le doyen de la famille Forsyte réunit, dans sa maison londonienne, tous ses proches. Soames, un Forsyte de la seconde génération, se rend à la réception accompagné d’Irène, sa très belle épouse.

D’emblée, Irène et Bosinney se plaisent. Soames charge le jeune architecte de lui construire une belle demeure à proximité de Londres. Irène, qui ne s’est jamais vraiment éprise de Soames, finit par lui avouer l’amour qu’elle porte à Bosinney ; de son côté, l’architecte rompt ses fiançailles avec June.

Ivre de jalousie et blessé dans son orgueil, Soames va intenter un procès à Bosinney, compromettant ainsi sa situation financière, et exercer de façon impitoyable ses droits conjugaux.

Premier tome d’une fresque courant de l’ère victorienne à l’entre-deux-guerres, ce roman met en relief le caractère familial essentiel des Forsyte, ce « quelque chose d’indestructible » qu’est l’instinct de propriété.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782377351947
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 473
Format : 110 x 179 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bougnadour Posté le 5 Novembre 2021
    Cela pourrait s'appeler cinquante nuances de Forsyte, le premier tome de la saga présente les nombreux membres de cette riche famille de la grande bourgeoisie londonienne. Autour de la tante Ann gravitent les innombrables Forsyte, conscients de former un tout, un organisme en pleine santé à peine atteint par les quelques défaillances de certains. Ils se caractérisent par un esprit concentré sur leur honorabilité et leur fortune que rien ne doit venir entamer. L'important pour un Forsyte est d'être propriétaire, dans l'immobilier, qui est à l'origine de leur fortune, d'oeuvres d'art, de chevaux mais aussi de sa femme et, à ce titre, Soames Forsyte souffre qu'Irène sa séduisante épouse se refuse à lui alors que ce mariage lui a offert une situation au dessus de sa condition. Comme tous les Forsyte il manque d'imagination, incapable de se mettre à la place des autres et de comprendre les sentiments dont d'ailleurs il se méfie. Cette absence d'amour va être le grain de sable dans la belle mécanique, June une des petites filles du patriarche Jolyon Forsyte va s'enticher d'un architecte bohème sans le sou. Soames en bon propriétaire voulant augmenter son patrimoine commande à celui-ci une nouvelle maison. Mais l'architecte tombe... Cela pourrait s'appeler cinquante nuances de Forsyte, le premier tome de la saga présente les nombreux membres de cette riche famille de la grande bourgeoisie londonienne. Autour de la tante Ann gravitent les innombrables Forsyte, conscients de former un tout, un organisme en pleine santé à peine atteint par les quelques défaillances de certains. Ils se caractérisent par un esprit concentré sur leur honorabilité et leur fortune que rien ne doit venir entamer. L'important pour un Forsyte est d'être propriétaire, dans l'immobilier, qui est à l'origine de leur fortune, d'oeuvres d'art, de chevaux mais aussi de sa femme et, à ce titre, Soames Forsyte souffre qu'Irène sa séduisante épouse se refuse à lui alors que ce mariage lui a offert une situation au dessus de sa condition. Comme tous les Forsyte il manque d'imagination, incapable de se mettre à la place des autres et de comprendre les sentiments dont d'ailleurs il se méfie. Cette absence d'amour va être le grain de sable dans la belle mécanique, June une des petites filles du patriarche Jolyon Forsyte va s'enticher d'un architecte bohème sans le sou. Soames en bon propriétaire voulant augmenter son patrimoine commande à celui-ci une nouvelle maison. Mais l'architecte tombe amoureux de Irène, et cet amour partagé va ébranler la belle façade de la famille Forsyte. Dans la nouvelle qui suit « le propriétaire » intitulée « Dernier été » réapparait le personnage central de Jolyon qui à l'automne de sa vie est gagné par les sentiments, l'homme d'affaire impitoyable devient un vieillard sentimental, sensible à la beauté du monde et qui comble d'affection enfants, petits enfants …et la femme perdue. Les dernières pages sur la fin de Jolyon sont magnifiques et poignantes. Ce qui ne serait qu'une chronique familiale est transcendé par l'écriture de Galsworthy qui analyse les hommes et les situations avec une grande finesse, par petites touches la personnalité de chacun se dégage. En bon britannique il manie l'humour au détriment de ses personnages dont il égratigne les travers, et ils sont nombreux, même si l'on sent qu'il a un faible pour certains qu'il fait évoluer favorablement, les êtres monolithiques du début se fracturent devant nous et se laissent gagner par leurs faiblesses ce qui nous les rend proches à défaut d'être aimables. En plus de cette description d'une société, l'auteur rend parfaitement les couleurs, les bruits et les odeurs du Londres de la fin du XIXème qui semble, à cette époque, être encore à taille humaine.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Michigan32 Posté le 10 Novembre 2020
    "La dynastie des Forsyte" nous conte l'histoire d'une famille anglaise issue de la haute bourgeoisie à l'époque victorienne. Le premier volume démarre en 1886 et s'étend sur plusieurs années. La famille Forsyte est alors composée de trois générations. On ne sait pas trop comment les membres de ce clan ont fait fortune. En tout cas, ils occupent des fonctions de notables de l'époque, tels que avocat ou avoué et siègent aux conseils d'administration de grandes sociétés. D'emblée John Galsworthy nous l'explique - ce qui d'ailleurs est un peu déroutant - la caractéristique de chaque membre du clan Forsyte, son unité de valeur est la propriété, la possession, que cela soit sur les biens comme sur les hommes. Autrement dit, les Forsyte sont avant tout des propriétaires. Et le propriétaire qui est particulièrement mis en lumière dans ce premier tome, est Soames. L'histoire démarre à l'occasion des fiançailles de June, petite fille de "Jolyon le vieux", le patriarche, avec Philip Bosinney, un architecte. Bosinney ne vient pas de leur milieu, il est sans le sou et démarre tout juste son activité professionnelle. Mais peu importe, June a la fortune, et avec sa famille, elle pourra rapidement lui permettre de se faire... "La dynastie des Forsyte" nous conte l'histoire d'une famille anglaise issue de la haute bourgeoisie à l'époque victorienne. Le premier volume démarre en 1886 et s'étend sur plusieurs années. La famille Forsyte est alors composée de trois générations. On ne sait pas trop comment les membres de ce clan ont fait fortune. En tout cas, ils occupent des fonctions de notables de l'époque, tels que avocat ou avoué et siègent aux conseils d'administration de grandes sociétés. D'emblée John Galsworthy nous l'explique - ce qui d'ailleurs est un peu déroutant - la caractéristique de chaque membre du clan Forsyte, son unité de valeur est la propriété, la possession, que cela soit sur les biens comme sur les hommes. Autrement dit, les Forsyte sont avant tout des propriétaires. Et le propriétaire qui est particulièrement mis en lumière dans ce premier tome, est Soames. L'histoire démarre à l'occasion des fiançailles de June, petite fille de "Jolyon le vieux", le patriarche, avec Philip Bosinney, un architecte. Bosinney ne vient pas de leur milieu, il est sans le sou et démarre tout juste son activité professionnelle. Mais peu importe, June a la fortune, et avec sa famille, elle pourra rapidement lui permettre de se faire connaitre. Soames lui confie d'ailleurs la conception d'une grande maison, en dehors de Londres, à la campagne. Soames est marié à Irène avec laquelle il entretient depuis quelques temps, des relations compliquées. Irène est une grande beauté et son mari a mis du temps à la conquérir. Probablement de guerre lasse, Irène a fini par accepter de l'épouser, avec la garantie qu'elle pourrait reprendre sa liberté si elle n'y trouvait pas son compte. Les ennuis commencent à poindre puisque depuis peu, celle-ci a décidé de faire chambre à part. Et puis les rumeurs se multiplient, Irène se serait entichée de Bosinney, l'architecte de sa future demeure et accessoirement le fiancé de sa meilleure amie, June... Dans ce premier volumne, John Galsworthy nous fait la démonstration de cet instinct de propriété qui transcende chacun des Forsyte. Soames - dont l'échelle de valeur ne se calcule qu'en livres sterling - ne comprend pas comment Irène peut ne pas l'aimer alors qu'elle a tout. Devant cette incompréhension et face à son incapacité à communiquer, Soames va se comporter en propriétaire et faire valoir ses droits de mari. C'est un portrait implacable que nous dresse ici John Galsworthy et une véritable satire de la haute bourgeoisie anglaise de cette époque. Comme il le dénonce dans son avant-propos "l'attachement à l'ordre, à la convention et à la propriété qui prévalut sous Victoria" est excessif, et je rajouterais - surtout lorsque ce respect des conventions et de la propriété s'exerce à l'égard des femmes. Car outre la satire de la classe dominante, l'auteur met en exergue la condition féminine telle qu'elle existait à l'époque victorienne. On tolère qu'une femme puisse faire chambre à part mais il ne faudrait pas qu'une telle situation dure et Soames reprend d'ailleurs rapidement ses droits. Alors on comprend de l'avant-propos que cet ordre va évoluer au fil des romans et l'on aperçoit déjà quelques lueurs d'espoir dans ce premier volume, à travers le personnage de "Jolyon le vieux" qui reprend contact avec son fils banni des années auparavant pour avoir fait un enfant hors mariage, puis avec Irène. Affaire à suivre...
    Lire la suite
    En lire moins
  • Aline1102 Posté le 4 Janvier 2020
    La saga des Forsyte est une histoire multigénérationnelle, qui nous parle d'une famille aisée traversant les remous provoqués par la fin de l'ère victorienne. La vision du mariage et de la famille, les opinions sur l'art et la littérature, la place de la femme dans la société, l'importance de la propriété immobilière… tout semble changer et certains membres de la famille ne sont pas prêts à s'adapter. On assiste donc au lent déclin de la famille Forsyte, qui semble d'ailleurs s'accélérer après le décès du vieux Jolyon. Ce dernier est le patriarche, le roc sur lequel repose toute la famille. Il a des idéaux très stricts et est un pur produit de l'époque victorienne. Il s'est d'ailleurs brouillé avec son fils après que ce dernier ait quitté sa première femme pour en épouser une autre et pour vivre de sa peinture (un artiste divorcé dans la famille, quelle idée !) June, la fille du jeune Jolyon (le peintre) et la petite-fille du vieux Jolyon, est encore plus « moderne » que son père, puisqu'elle n'hésite pas à se fiancer avec un homme sans le sou. Comme on le voit, le déclin des Forsyte commence donc de l'intérieur, avec le changement de mentalités... La saga des Forsyte est une histoire multigénérationnelle, qui nous parle d'une famille aisée traversant les remous provoqués par la fin de l'ère victorienne. La vision du mariage et de la famille, les opinions sur l'art et la littérature, la place de la femme dans la société, l'importance de la propriété immobilière… tout semble changer et certains membres de la famille ne sont pas prêts à s'adapter. On assiste donc au lent déclin de la famille Forsyte, qui semble d'ailleurs s'accélérer après le décès du vieux Jolyon. Ce dernier est le patriarche, le roc sur lequel repose toute la famille. Il a des idéaux très stricts et est un pur produit de l'époque victorienne. Il s'est d'ailleurs brouillé avec son fils après que ce dernier ait quitté sa première femme pour en épouser une autre et pour vivre de sa peinture (un artiste divorcé dans la famille, quelle idée !) June, la fille du jeune Jolyon (le peintre) et la petite-fille du vieux Jolyon, est encore plus « moderne » que son père, puisqu'elle n'hésite pas à se fiancer avec un homme sans le sou. Comme on le voit, le déclin des Forsyte commence donc de l'intérieur, avec le changement de mentalités qui s'opère d'une génération à l'autre. Malgré son côté assez intransigeant, le vieux Jolyon est mon personnage préféré ! Sous son apparence sévère, le vieil homme est tout de même assez humain. Ainsi, il accepte (de mauvaise grâce, mais il l'accepte) la future union de sa petite-fille. Il finit aussi par se réconcilier avec son fils et devient un vrai grand-père gâteau pour les enfants que le jeune Jolyon a eu de sa seconde femme. Et, enfin, le vieux Jolyon est le seul qui soutient Irène lorsque cette dernière décide de quitter Soames. Au final, l'homme a le coeur bon, même s'il le cache bien. Sa mort est un événement pour le lecteur comme pour la famille Forsyte : c'est tout un mode de vie qui s'éteint avec lui et personne, dans la famille, ne pourra prendre la place qu'occupait le vieux Jolyon car personne n'a hérité de sa force de caractère et de sa personnalité. Soames Forsyte est, par contre, le personnage que j'ai le moins apprécié. Mari obsessionnel, possessif et jaloux, il fait vivre un enfer à sa femme et devient vite le « méchant » du récit. Il est, lui aussi, persuadé que la richesse se mesure à l'aune des choses que l'on possède, raison pour laquelle il décide de faire construire une grande propriété dans la campagne autour de Londres. Soames a besoin de s'affirmer, de faire savoir à tous combien il est riche et puissant, et il estime pouvoir le faire grâce à deux choses : les propriétés qu'il possède (ou possèdera) et sa femme. Malheureusement pour lui, la propriété lui sera rachetée par le vieux Jolyon, et sa femme aura une aventure avec l'architecte (le fiancé de June, rappelons-le) avant de le quitter pour de bon. Au final, Soames est bien puni et, même si je ne l'apprécie pas, je l'ai plaint à certains moments du récit, où tout semblait se liguer contre lui. Les conflits intergénérationnels entre Forsyte et le déclin de la famille semblent être amenés par une seule personne : Irène, la femme de Soames. Très belle, calme et réservée, Irène ne semble pas être le genre de femme par laquelle le scandale arrive, et pourtant… Au début, elle ne paraît pas très sympathique et l'on pense qu'elle s'accorde bien avec son mari : tous deux ont l'air aussi désagréables l'un que l'autre. Mais Irène cache bien son jeu, et Galsworthy décrit tellement bien la personnalité de cette femme complexe et le désastre de sa vie conjugale, qu'on ne peut que l'apprécier. le courage dont elle fait preuve, d'abord en refusant l'accès de sa chambre à son mari, et ensuite en le quittant (et en renonçant au confort que lui apporte la fortune de Soames) illustre bien la modernité qui arrive et qui frappera les Forsyte de plein fouet. L'impact d'Irène sur la dynastie des Forsyte sera d'ailleurs tellement fort qu'il provoquera un autre conflit, entre des membres de la génération suivante… Le changement social et la conscience de classe sont bien développés par Galsworthy, par le biais de ses différents personnages. Parmi ceux-ci, certains sont agaçants, comme James, le père de Soames, est un homme avare et pleurnicheur, qui est vite stressé. D'autres sont très attachants, comme le jeune Jolyon, le « mouton noir » de la famille : on fait comme s'il était mort, car il s'est déshonoré ; pourtant, il est clairement le personnage le plus heureux de l'histoire : il a peut-être choisi le déshonneur, mais il mène une vie relativement confortable et conforme à ses idéaux. La saga des Forsyte traite de nombreux sujets. La sens de la famille, l'amour, le deuil, la séparation, le changement, la résilience. Les relations entre les différents personnages se lient et se délient : certaines de ses relations ne sont que des passades, d'autres vont bouleverser la famille pour toujours. C'est un récit à la fois nostalgique et lumineux : on sent certains des Forsyte tentés par la modernité de leur époque, tandis que d'autres craignent les nouveautés et tentent de s'accrocher aux traditions si sûres du passé. Une très belle lecture !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Allantvers Posté le 29 Décembre 2019
    Le forsyte est un animal à sang froid, apparu sur terre avec la révolution industrielle,vivant dans les sphères élevées des cités en tribus non aimantes mais soudées par un trait de caractère inaltérable : le sens de la propriété. C'est l'une de ces tribus que l'entomologiste John Galsworthy nous donne à découvrir dans cette grande saga, avec d'autant plus d'acuité et de cynique mélancolie qu'il est issu de leurs rangs. Dans ce premier volet, c'est ce fameux caractère de propriétaire dont nous allons explorer toutes les facettes, des plus héroïques sur les traces du patriarche Jolyon bâtisseur d'empire aux moins reluisantes avec le personnage de son neveu Soames, qui étend cet instinct reptilien de propriété à tous les aspects de l'existence, y compris à la femme qu'il a fait sienne au sens le plus primaire du terme. Or sa femme, Irène, n'est pas faite de ce bois... C'est tout l'art de cette saga que de peindre les moeurs sociaux d'une caste de bourgeois avides à travers leurs seules interactions sentimentales, là où précisément l'avidité matérielle ne devrait pas avoir à s'exprimer. Ce premier volet se déroule dans les années 1880, et c'est également un régal que de se plonger dans une... Le forsyte est un animal à sang froid, apparu sur terre avec la révolution industrielle,vivant dans les sphères élevées des cités en tribus non aimantes mais soudées par un trait de caractère inaltérable : le sens de la propriété. C'est l'une de ces tribus que l'entomologiste John Galsworthy nous donne à découvrir dans cette grande saga, avec d'autant plus d'acuité et de cynique mélancolie qu'il est issu de leurs rangs. Dans ce premier volet, c'est ce fameux caractère de propriétaire dont nous allons explorer toutes les facettes, des plus héroïques sur les traces du patriarche Jolyon bâtisseur d'empire aux moins reluisantes avec le personnage de son neveu Soames, qui étend cet instinct reptilien de propriété à tous les aspects de l'existence, y compris à la femme qu'il a fait sienne au sens le plus primaire du terme. Or sa femme, Irène, n'est pas faite de ce bois... C'est tout l'art de cette saga que de peindre les moeurs sociaux d'une caste de bourgeois avides à travers leurs seules interactions sentimentales, là où précisément l'avidité matérielle ne devrait pas avoir à s'exprimer. Ce premier volet se déroule dans les années 1880, et c'est également un régal que de se plonger dans une Angleterre victorienne corsetée et figée et dans une Londres où de respectables hommes en hauts de forme parcourent la ville en fiacres de clubs en champs de course. Le tout servi par une plume subtile et imagée qui a valu à son auteur un Nobel plus que mérité.
    Lire la suite
    En lire moins
  • mcd30 Posté le 30 Mai 2019
    Grâce à John Galworsthy, nous allons découvrir l'univers bien singulier des Forsyte une famille bourgeoise londonienne vivant dans le west End à la fin du 19 ème siècle. Une bien belle étude d'une famille avec ses mésalliances, ses conflits d'intérêts, ses jalousies et surtout ce besoin irrémédiable de sauver les apparences, pas de scandale ; un petit bijou en la matière. Des vies guindées, étriquées, empesées, amidonnées comme le col de leurs chemises dans le carcan de leurs certitudes. Les Forsyte font de l'argent et aiment à montrer qu'ils en ont par le biais de leurs acquisitions. Et voilà que June, la petite fille, de Jolyon le vieux, fait entrer un électron libre dans cette famille en la personne de Philip Bosinney, un architecte, qui vit aime, crée et va semer le trouble chez les Forsyte. Il sera le grain de sable dans un rouage bien huilé. Voyant que sa petite-fille va le quitter le vieux Jolyon par crainte de la solitude et par amour de son fils va se rapprocher de lui malgré ses incartades. Soames, son neveu lui fera construire une propriété pour contrôler un peu plus sa femme Irène. Mais elle va tomber amoureuse de Philip. Soames qui jusque là,... Grâce à John Galworsthy, nous allons découvrir l'univers bien singulier des Forsyte une famille bourgeoise londonienne vivant dans le west End à la fin du 19 ème siècle. Une bien belle étude d'une famille avec ses mésalliances, ses conflits d'intérêts, ses jalousies et surtout ce besoin irrémédiable de sauver les apparences, pas de scandale ; un petit bijou en la matière. Des vies guindées, étriquées, empesées, amidonnées comme le col de leurs chemises dans le carcan de leurs certitudes. Les Forsyte font de l'argent et aiment à montrer qu'ils en ont par le biais de leurs acquisitions. Et voilà que June, la petite fille, de Jolyon le vieux, fait entrer un électron libre dans cette famille en la personne de Philip Bosinney, un architecte, qui vit aime, crée et va semer le trouble chez les Forsyte. Il sera le grain de sable dans un rouage bien huilé. Voyant que sa petite-fille va le quitter le vieux Jolyon par crainte de la solitude et par amour de son fils va se rapprocher de lui malgré ses incartades. Soames, son neveu lui fera construire une propriété pour contrôler un peu plus sa femme Irène. Mais elle va tomber amoureuse de Philip. Soames qui jusque là, l'a enfermée dans une cage dorée, certes, mais une cage et s'est juste demandé pourquoi elle ne l'aimait pas mais jamais si elle était heureuse, sûr de son bon droit va commettre l'irréparable, menant à la mort d'un des personnages. A mon avis, on ne devient pas mais on naît Forsyte parfois une mutation génétique ou l'acquisition d'un nouveau membre de la famille fait vaciller l'édifice mais en général la famille reste unie dans l'adversité, pas de pitié pour ceux qui transgressent les règles. Les Forsyte ne sont pas une espèce en voie de disparition, il en existe toujours. Une très belle restitution du Londres du 19 ème siècle qui par certains côté n'a pas beaucoup changée mais j'aimais bien ce charme désuet de l'Angleterre. Un très bel aperçu du flegme britannique. Un merci tout particulier à la traductrice Camille Mayran qui a su rendre le texte vivant. Grâce à cette lecture, j'ai enfin pu comprendre l'engouement et l'intérêt suscité par cette série culte diffusée dans les années soixante-dix et dont il existe un remake. Il ne me reste plus qu'à découvrir la suite.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez! La newsletter qui vous inspire !
Découvrez toutes les actualités de nos maisons d'édition et de vos auteurs préférés