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Pocket
EAN : 9782266292160
Code sériel : 17492
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

La mort selon Turner

BENJAMIN LEGRAND (Traducteur)
Date de parution : 14/11/2019
Lors d'un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis avant de disparaître. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Cap-Nord, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s'annonce brillante... Lors d'un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis avant de disparaître. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Cap-Nord, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s'annonce brillante à cause d'une pauvresse ? Dans un pays gangrené par la corruption, tout le monde en effet s'en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir de la brigade criminelle. Lorsque celui-ci arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation est terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Ce roman a reçu le Prix Le Point du polar européen

« Tim Willocks signe un remarquable thriller en même temps qu’un tableau sidérant de l’Afrique post-apartheid. » Le Parisien
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EAN : 9782266292160
Code sériel : 17492
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Un polar caniculaire et palpitant. Un page-turner qui donne soif. »
Frantz Hoez / L'Obs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 11 Mars 2020
    Tim Willocks nous offre avec son dernier titre un de ses héros à la Mattias Tannhauser, incorruptible, invincible, presque mythique... ... Un héros à la démarche un peu bizarre, dégageant un étrange magnétisme, dont la ténacité et le calme sont proverbiaux... ... Une sorte de justicier zen, capable de neutraliser un ennemi avec le pouce et l'index et de prendre le temps de vérifier, dans les situations les plus extrêmes, que son pouls ne dépasse pas les cinquante pulsations par minute... L'époque et le lieu du roman n'ont toutefois rien à voir avec ceux de "La Religion", puisqu'il se déroule dans une Afrique du Sud contemporaine où, malgré la fin de l'Apartheid et l'espoir qu'a pu susciter l'accession au pouvoir de Nelson Mandela, les inégalités entre noirs et blancs subsistent, et le niveau d'insécurité a atteint des sommets. Au Cap, le nombre d'homicides dépasse de 30 % celui de la funeste Ciudad Juarez... Une adolescente noire, sans-abri, est accidentellement écrasée contre le container à ordures où elle tentait de récupérer un cheese-burger avarié. Le conducteur responsable de sa mort, un jeune blanc, était tellement ivre au moment des faits qu'il ne s'est même pas rendu compte de l'accident. L'un de ses acolytes ayant... Tim Willocks nous offre avec son dernier titre un de ses héros à la Mattias Tannhauser, incorruptible, invincible, presque mythique... ... Un héros à la démarche un peu bizarre, dégageant un étrange magnétisme, dont la ténacité et le calme sont proverbiaux... ... Une sorte de justicier zen, capable de neutraliser un ennemi avec le pouce et l'index et de prendre le temps de vérifier, dans les situations les plus extrêmes, que son pouls ne dépasse pas les cinquante pulsations par minute... L'époque et le lieu du roman n'ont toutefois rien à voir avec ceux de "La Religion", puisqu'il se déroule dans une Afrique du Sud contemporaine où, malgré la fin de l'Apartheid et l'espoir qu'a pu susciter l'accession au pouvoir de Nelson Mandela, les inégalités entre noirs et blancs subsistent, et le niveau d'insécurité a atteint des sommets. Au Cap, le nombre d'homicides dépasse de 30 % celui de la funeste Ciudad Juarez... Une adolescente noire, sans-abri, est accidentellement écrasée contre le container à ordures où elle tentait de récupérer un cheese-burger avarié. Le conducteur responsable de sa mort, un jeune blanc, était tellement ivre au moment des faits qu'il ne s'est même pas rendu compte de l'accident. L'un de ses acolytes ayant perdu sur les lieux son portable, retrouvé dans la main du cadavre, l'inspecteur Turner, à qui échoue l'enquête, a tôt fait d’identifier le coupable ainsi que ceux qui l'accompagnaient. Il part pour Langkopf, seul, à plusieurs centaines de kilomètres du Cap, pour procéder à l'arrestation. Voilà donc une affaire rondement menée... A ceci près que l'auteur de l'homicide est le fils de Margot Le Roux, richissime magnat du secteur minier, qui règne depuis sa colossale villa sur le Cap-Nord, région traversée par un désert hostile à toute forme de vie, univers de poussière et de cailloux... Native de ce territoire d'êtres rudes, impulsifs et peu liants, partie de rien, Margot a bâti sa fortune grâce à son implacable ténacité. Elle est habituée à faire plier individus et événements selon sa volonté, et il est hors de question que son fils, promis à une brillante carrière d'avocat, gâche son avenir pour une fille des rues comme il en meurt chaque jour des dizaines, pour un déchet humain de toute façon voué à mourir bientôt. Elle n'est d'ailleurs pas vraiment inquiète, elle a le pouvoir et l'argent, il suffira d'y mettre le prix... Mais Turner n'est pas à vendre. Et, poussé par un intransigeant sens de la justice que ne viennent altérer aucune tentation, aucun compromis, aucune considération personnelle, il a une croisade à mener. La victime devient le symbole d'une civilisation en faillite, la représentante de laissés-pour-compte que l'on ne considère même pas comme des êtres humains. Il est déterminé à faire appliquer son droit à la justice pour lui rendre sa dignité perdue. Le combat qui oppose Turner à Margot et à ses hommes de main expérimentés prend des allures de guerre à la fois sanglante et épique, donnant au récit un rythme et une tension dignes des plus grands films d'action. Tim Willocks aurait d'ailleurs sans doute pu se contenter de ce schéma certes rebattu du "héros justicier au cœur pur se battant seul contre tous" : l'efficacité et l'inventivité de son intrigue, ainsi que sa dimension cathartique, auraient satisfait la plupart des lecteurs, moi y compris... Mais il a l'intelligence de dépasser cette tentation du manichéisme, en dotant ses héros de motivations complexes, en s'interrogeant sur la pertinence de l'intégrité quand toutes les règles sont faussées, et sur le sens d'une justice qu'on ne peut rendre qu'à coups d’irréversibles dommages collatéraux... A lire.
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  • Diane2209 Posté le 27 Février 2020
    Ce western des temps modernes se déroulant en Afrique du Sud m'a tout simplement soufflée. Un mélange d'ingrédients qui aurait pu m'être indigeste : super héros aux aptitudes, connaissances et équipement hors du commun, violence extrême, descriptions nauséeuses, personnages stéréotypés... mais je suis tombée dans le piège et j'ai embarqué dans la quête de Turner puis je l'ai suivie jusqu'au bout. L'histoire se déroule rapidement et j'ai lu tout aussi rapidement. Ce roman m'a laissé sur des éléments de réflexion et de questionnement : le prix de la justice, de la moralité, de ses convictions, la ligne fragile entre le bon et le mauvais. J'ai beaucoup aimé.
  • air7 Posté le 24 Février 2020
    Western dans un désert surchauffé et bourré de testostérone sud africain. Mais un désert est un désert, et la testostérone est la testosrérone, vampiresque... bon, une fois qu’on le sait on n’est pas plus avancé et le héros du bouquin ne le paraît pas non plus, plus avancé !!!
  • Bouton Posté le 23 Février 2020
    Un super western afrikaner !!! Les Land Cruiser ont remplacer les chevaux… mais tout y est : duels les yeux dans les yeux, policiers corrompus, magots, manipulation, trahison, agression, torture (Attention aux âmes sensibles : il y a quand même un passage que je n'ai pas lu jusqu'au bout), tout cela dans un trou perdu du désert, non pas du Nevada mais de l'Afrique du sud ; sous une température à faire cuire un oeuf sur le capot d'une voiture. Le héros est trop fort mais l'auteur n'est pas vraiment tendre avec lui... Si les autres livres de cet auteur sont de la même veine, il a gagné une fan !
  • Roadreader Posté le 10 Février 2020
    Tim Willocks est un auteur touche à tout ,capable de passer du roman historique au thriller juridique en passant par le roman d'espionnage, avec son quatrième roman l'auteur s'essaye au western moderne. L'action prend place, non pas dans le traditionnel far-west américain, mais en Afrique du sud. Le choix du lieu n'est pas anodin, l'Afrique du sud est gangrenée par la pauvreté, la violence et la corruption. Un décor désertique qui se prête tout à fait à la confrontation impitoyable qui s'annonce. Un pays que ses habitants eux-mêmes surnomment le pays de la soif, illustrant ainsi les conditions de vie misérables qui les accablent, cependant Turner lui n'a soif que d'une seule chose, de justice. Alors que tout le monde autour de lui a enterré depuis fort longtemps ses principes, Turner lui, s'accroche à ses idéaux de justice. Ce qui fait de lui un anachronisme vivant doublé d'un parangon de personnage tragique et solitaire. Tragique car dans un monde où règnent la loi du plus fort la quête de Turner va forcément s'accompagner d'un déferlement de violence. Solitaire car ses principes qui n'acceptent aucune concession l'isole complètement du reste de la société. Le récit se transforme rapidement en duel mortel, un déluge de... Tim Willocks est un auteur touche à tout ,capable de passer du roman historique au thriller juridique en passant par le roman d'espionnage, avec son quatrième roman l'auteur s'essaye au western moderne. L'action prend place, non pas dans le traditionnel far-west américain, mais en Afrique du sud. Le choix du lieu n'est pas anodin, l'Afrique du sud est gangrenée par la pauvreté, la violence et la corruption. Un décor désertique qui se prête tout à fait à la confrontation impitoyable qui s'annonce. Un pays que ses habitants eux-mêmes surnomment le pays de la soif, illustrant ainsi les conditions de vie misérables qui les accablent, cependant Turner lui n'a soif que d'une seule chose, de justice. Alors que tout le monde autour de lui a enterré depuis fort longtemps ses principes, Turner lui, s'accroche à ses idéaux de justice. Ce qui fait de lui un anachronisme vivant doublé d'un parangon de personnage tragique et solitaire. Tragique car dans un monde où règnent la loi du plus fort la quête de Turner va forcément s'accompagner d'un déferlement de violence. Solitaire car ses principes qui n'acceptent aucune concession l'isole complètement du reste de la société. Le récit se transforme rapidement en duel mortel, un déluge de violence qui n'épargnera aucun des acteurs de cet opéra qui se croyait en sécurité derrière leur propriété gardée et barricadée. La forteresse de principe de Turner, allié à un féroce instinct de survie, se révélera plus redoutable que les fusils mitrailleurs et les traquenards en plein désert. L'auteur a eu l'intelligence de dissimuler un sous-texte sur l'état actuel l'Afrique du sud, incarné d'une part par le personnage de Margot incapable de percevoir l'étendue de sa corruption et la jeunesse de ce pays d'autres part, représentée par Dirk, oisillon surprotégée aux ailes coupées qui pourtant rêve de changer cette société injuste. Cette critique apporte une autre dimension aux récit et permet à chacun de trouver son compte dans ce récit sanglant et tragique.
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