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            La Saison de l'ombre

            Pocket
            EAN : 9782266248778
            Code sériel : 15949
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            La Saison de l'ombre

            Date de parution : 05/02/2015
            Au cœur de la brousse subsaharienne, un grand incendie a ravagé les cases du clan Mulongo. Depuis lors, douze hommes manquent à l’appel – les fils aînés pour la plupart. Pendant que les mères cherchent en songe les réponses à leur chagrin, le Conseil interroge les ancêtres, scrute les mystères... Au cœur de la brousse subsaharienne, un grand incendie a ravagé les cases du clan Mulongo. Depuis lors, douze hommes manquent à l’appel – les fils aînés pour la plupart. Pendant que les mères cherchent en songe les réponses à leur chagrin, le Conseil interroge les ancêtres, scrute les mystères de l’ombre : que signifie cette disparition ? Pour le salut de la communauté, le chef Mukano et quelques autres décident de partir à leur recherche en territoire bwele, leurs voisins. Peu d’entre eux atteindront l’océan – par où les « hommes aux pieds de poules » emportent leurs enfants…
             
            « La voix de Léonora Miano, l’une des plus fortes de sa génération, devrait résonner de Paris à Douala – et voyager bien au-delà. » Catherine Simon – Le Monde
             
            Cet ouvrage a reçu le Prix Femina et le Grand prix du roman métis
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            EAN : 9782266248778
            Code sériel : 15949
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            6.95 €
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            Ils en parlent

            « C’est un vrai tour de passe-passe littéraire qu’a réussi Léonora Miano dans son nouveau roman, La Saison de l’ombre. Dans ce roman puissant et original, Léonora Miano se fait voyante, comme disait Rimbaud, et nous donne à saisir une autre manière de sentir le monde. Un voyage étonnant, mené par une vraie sorcière littéraire. » Patrick Williams – ELLE
            « De tous ces “invisibles”, l’humanité est ici restituée. La voix de Léonora Miano, l’une des plus fortes de sa génération, devrait résonner de Paris à Douala – et voyager bien au-delà. » Catherine Simon – Le Monde
            « Somptueux tombeau pour les âmes errantes, cette Saison de l’ombre est aussi un bel hommage au courage des mères. » Jeanne de Menibus – Le Figaro Magazine
             « On devine que Léonora Miano a longtemps fouillé l’ombre avant, au contact de leurs âmes, pouvoir rendre au jour ses personnages. Pour sauver les ancêtres, de chair et d’os ceux-là, du définitif oubli. » Philippe Delaroche – LIRE

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • aouatef79 Posté le 31 Mai 2019
              Il y a des siècles l Afrique subsaharienne subit un drame terrible , odieux , inqualifiable et inhumain ,il s 'agit de la traite négrière .Les habitants africains des zones côtières , étaient des gens paisibles et pacifiques jus qu 'au jour où les Blancs avec la complicité d 'autres africains commençaient à faire la chasse aux jeunes hommes vigoureux et sains .Ces intermédiaires les attrapent ,les ligotent et les livrent aux marins négriers qui les envoient aux Amériques pour en faire des bêtes de somme et des esclaves . "La Saison de l 'ombre", septième roman de l 'écrivaine franco-camerounaise Léonora Miano commence après l 'attaque et l'incendie des cases des Mulongo ,un clan imaginaire , qui vit à l 'intérieur des terres .Douze hommes ont disparu lors de cette agression éclair ,totalement incompréhensible . Comment se figurer les bateaux négriers quand on n 'a jamais vu la mer ni affronté l 'impensable arrogance des "étrangers aux pieds de poules" ,ces Européens dépêchés sur les côtes africaines pour bourrer les voiliers de bétail humain ? le premier réflexe du conseil des notables est de placer en quarantaine les femmes ,"dont les fils n 'ont pas été retrouvés " :... Il y a des siècles l Afrique subsaharienne subit un drame terrible , odieux , inqualifiable et inhumain ,il s 'agit de la traite négrière .Les habitants africains des zones côtières , étaient des gens paisibles et pacifiques jus qu 'au jour où les Blancs avec la complicité d 'autres africains commençaient à faire la chasse aux jeunes hommes vigoureux et sains .Ces intermédiaires les attrapent ,les ligotent et les livrent aux marins négriers qui les envoient aux Amériques pour en faire des bêtes de somme et des esclaves . "La Saison de l 'ombre", septième roman de l 'écrivaine franco-camerounaise Léonora Miano commence après l 'attaque et l'incendie des cases des Mulongo ,un clan imaginaire , qui vit à l 'intérieur des terres .Douze hommes ont disparu lors de cette agression éclair ,totalement incompréhensible . Comment se figurer les bateaux négriers quand on n 'a jamais vu la mer ni affronté l 'impensable arrogance des "étrangers aux pieds de poules" ,ces Européens dépêchés sur les côtes africaines pour bourrer les voiliers de bétail humain ? le premier réflexe du conseil des notables est de placer en quarantaine les femmes ,"dont les fils n 'ont pas été retrouvés " : comme si elles y étaient pour quelque chose .Contre cet aveuglement , ils sont pourtant plusieurs à se dresser : tandis que le jeune chef , Mukano, bravant l' avis des anciens , part à la recherche des disparus, la silencieuse Eyabe prend la route ,elle aussi , violant la coutume ; elle marche , seule ,jus qu 'à l 'océan -où elle découvrira le fin mot des razzias négrières .Restée au village ,la vieille Ebeise ,accoucheuse en titre , observatrice hors pair , est la troisième grande voix du récit . La Saison de l 'ombre est encore bien plus qu 'un roman de mémoire et ' d ' histoire. C 'est un livre profondément humaniste sur le la perte et l 'arrachement ,sur la possibilité de faire le deuil , de se recréer . Une prose magnifique de Léonora Miano , une écriture fluide , vivante qui rend le roman passionnant . Ce roman est un véritable classique de la littérature africaine francophone. Ce dernier a reçu le Prix Fémina 2013 .Léonora Miano s 'est vue décernée le Grand Prix du Roman Métis .
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            • etienn Posté le 19 Décembre 2018
              Un roman très fort, captivant. La traite négrière y est traitée de façon magistrale à travers la vie des personnes de ce village, auxquelles on s'attache. On souffre avec elles, on se révolte.L'écriture est belle. J'ai dévoré ce livre.
            • nilebeh Posté le 23 Avril 2018
              Une ombre épaisse et sombre recouvre la case éloignée du village où on a rassemblé dix femmes, dix mères, dont le fils aîné a disparu lors du récent grand incendie. Le village a été en grande partie détruit. On est sûr que le feu n’a pas pris tout seul. Alors, qui ? Pourquoi ? A toutes fins utiles et pour se protéger du mauvais oeil, les sages du conseil ont décidé d’isoler les mères endeuillées. Au prétexte qu’elles puissent épuiser leur chagrin et revenir ensuite apaisées. En réalité, pour mettre à l’écart ces femmes dont ne sait pourquoi elles ont ainsi attiré le malheur surelles et sur le village : et si elles avaient le mauvais oeil ? En Afrique, les rêves, la sorcellerie, l’envoûtement ne sont jamais loin....Et cette ombre ne peut porter que de l’inquiétude, du malheur. La société des Mulongo repose sur les femmes, c’est elles qui donnent la vie, par elles que se transmet le pouvoir, de mère en fils. Parmi les endeuillées, Ebeise, dite « l’ancienne », l’accoucheuse, respectée pour ses pouvoirs et son âge. C’est elle qui a ordonné aux femmes sans fils de se regrouper, elle que les sages du Conseil écoutent. Elle agit auprès de la favorite du chef, Eyabe... Une ombre épaisse et sombre recouvre la case éloignée du village où on a rassemblé dix femmes, dix mères, dont le fils aîné a disparu lors du récent grand incendie. Le village a été en grande partie détruit. On est sûr que le feu n’a pas pris tout seul. Alors, qui ? Pourquoi ? A toutes fins utiles et pour se protéger du mauvais oeil, les sages du conseil ont décidé d’isoler les mères endeuillées. Au prétexte qu’elles puissent épuiser leur chagrin et revenir ensuite apaisées. En réalité, pour mettre à l’écart ces femmes dont ne sait pourquoi elles ont ainsi attiré le malheur surelles et sur le village : et si elles avaient le mauvais oeil ? En Afrique, les rêves, la sorcellerie, l’envoûtement ne sont jamais loin....Et cette ombre ne peut porter que de l’inquiétude, du malheur. La société des Mulongo repose sur les femmes, c’est elles qui donnent la vie, par elles que se transmet le pouvoir, de mère en fils. Parmi les endeuillées, Ebeise, dite « l’ancienne », l’accoucheuse, respectée pour ses pouvoirs et son âge. C’est elle qui a ordonné aux femmes sans fils de se regrouper, elle que les sages du Conseil écoutent. Elle agit auprès de la favorite du chef, Eyabe pour que cette dernière parte à la recherche des disparus. Au cours d’une transe, cette jeune femme a « vu » : « Mère, il n’y a plus que de l’eau. Le chemin de retour s’est effacé, il n’y a plus que de l’eau. » Elle écoute les conseils de sa « plus que soeur », soeur d’initiation, qui « voit », qui « sait », Eleke aujourd’hui très malade mais qui affirme : le peuple voisin, les Bwele, gouvernés par leur reine Njanjo, « savent ce qui est arrivé. » De son côté, le frère du chef, le gros et vaniteux Mutango a suivi le Bwele avec lequel il fait du négoce, jusqu’au village, et il entend la vérité de la voix des hommes disparus : « Eux, les Bwele, savent. » Il faut savoir écouter les disparus. Et il est question d’un grand bateau au large des côtes, d’hommes-poules vêtus de tissus qui recouvrent les jambes, de la grande eau qu’ils ont traversée pour venir sur les côtes africaines : le schéma de ce qui s’est passé se précise. Nous savons qu’il sera question de razzia, de traite négrière. Et nous sommes pris par l’émotion, par la peur pour ces jeunes hommes qui vont vivre la pire des horreurs : le trafic d’êtres humains. Et nous nous immergeons dans ce monde où la réalité est annoncée, interprétée, devinée, au travers des songes, des signes, des voix entendues par les plus réceptifs des personnages. Et nous découvrons la naissance d’une idée originale : celle d’un village créé de toutes pièces par les survivants des prédateurs, un village où on met en valeur ce qui unit plutôt que ce qui sépare, où les langues et les croyances se mêlent dans l’intérêt de tous. On se prend à rêver d’un tel nouveau monde.... L’auteure est une Camerounaise, de langue douala-douala, c’est à dire de la côte. L’histoire est supposée se dérouler dans un pays subsaharien non déterminé mais ce sont bien des mots de douala qui émaillent le texte. Il faut laisser de côté notre fameux cartésianisme et nous ouvrir à d’autres fonctionnements de la pensée et de l’intuition. Pour ma part, ayant passé plusieurs semaines au Cameroun et dans d’autres pays africains, je me laisse volontiers immerger dans ce flux d’émotions, dans cette poésie qui séduit, qui inquiète, qui effraie mais qui fascine toujours. La pire des attitudes en tant que lecteur-spectateur de ce monde, serait d’afficher un sourire suffisant, bien empli de nos certitudes. Juste, laissons-nous porter par la beauté des phrases, laissons aussi à notre sens moral l’occasion de se révolter devant ce que des humains peuvent faire subir à d’autres humains....
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            • Maphil Posté le 20 Mars 2018
              La plupart des livres sur l'esclavage, la traite des noirs... (du moins ceux que je connais) commencent soit à l'arrivée aux USA, soit lors du trajet dans les cales des bateaux des négriers. Ici ce n'est pas le cas. Nous restons en Afrique où la disparition inexpliquée de membres de leur famille, de leurs amis, de leur tribu pose des questions. L'auteur excelle à rendre l'atmosphère de ces tribus africaines, de leurs coutumes, de leur culture, l'influence des songes, des morts... Très beau et intéressant roman.
            • montmartin Posté le 26 Février 2018
              Léonora Miano nous conte un village de l'Afrique de l'Ouest où, pour la première fois, vient de s'abattre la traite négrière. Sans doute sommes-nous au début du xviie siècle. Dix mères sont mises à l'écart parce leurs dix fils aînés, dix garçons tout juste initiés, viennent de disparaître mystérieusement après un incendie... C'est leur quête, dans ce monde encore préservé des ravages de l'Occident, que met en scène l'écrivaine, Ce n'est pas un roman facile à lire. Dans un premier temps, le lecteur est un peu perdu dans la multitude des personnages au nom aux consonances très proches, puis la magie opère L'écriture magnifique et imprégnée des croyances nous entraine dans l'esprit et le coeur de cette communauté africaine. On ressort complètement envouté par ce livre.
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