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Perrin
EAN : 9782262034795
Code sériel : 396
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

L'art de la guerre

Jean-Yves BORIAUD (Traducteur)
Collection : Tempus
Date de parution : 12/05/2011

"La" traduction, très attendue, d'un classique de la pensée militaire, présentée et annotée par l'un des meilleurs spécialistes de la littérature de la Renaissance.

En rédigeant son art de la guerre, Nicolas Machiavel entend donner aux princes italiens les moyens de défendre leurs Etats contre l'invasion française. A ses yeux, le salut se trouve dans un retour aux doctrines antiques, dans la filiation des premiers conquérants, tels Alexandre, Hannibal et César. Embrassant doctrine, histoire,...

En rédigeant son art de la guerre, Nicolas Machiavel entend donner aux princes italiens les moyens de défendre leurs Etats contre l'invasion française. A ses yeux, le salut se trouve dans un retour aux doctrines antiques, dans la filiation des premiers conquérants, tels Alexandre, Hannibal et César. Embrassant doctrine, histoire, tactique et stratégie, l'auteur livre le chef-d'oeuvre de l'« humanisme militaire ».
Jean-Yves Boriaud propose ici une nouvelle traduction et une présentation inédite de ce classique de la pensée militaire, lui rendant enfin son exceptionnelle modernité et autorisant Machiavel à rejoindre Sun Tzu et Clausewitz au panthéon des théoriciens intemporels du phénomène guerrier.

Nicolas Machiavel (1469-1527) est l'un des plus grands penseurs de la Renaissance italienne. Après Le Prince, L'art de la guerre est son maître livre.

Traduit, présenté et annoté par Jean-Yves Boriaud

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EAN : 9782262034795
Code sériel : 396
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Thomas_Harnois Posté le 10 Juillet 2021
    « L’art de la guerre » est une référence de son temps, un manuel technique qui traite de manière détaillée et méthodique de la vision de Machiavel pour redonner du prestige aux troupes de son pays. Le quasi systématisme de l’adoption du modèle romain dans une époque ou l’artillerie avait révolutionné l’art de la guerre peut pour moi montrer un caractère trop étroit et rigide aux théories exposées. En effet les progrès ultérieurs de la mécanique (précision et puissance des canons, cadence des mitrailleuses) rendront rapidement ses considérations de plus en plus difficiles à tenir. Bien entendu l’aspect commandement présente toujours un intérêt mais j’ai trouvé que dans le même registre le livre de Sun Tzu, plus complet, plus souple et plus subtil dans son approche générale.
  • Deleatur Posté le 10 Février 2021
    Comme on le sait, les ouvrages les plus importants de Machiavel n'ont paru qu'à titre posthume. C'est peut-être de là que vient d'ailleurs leur ton si incroyablement libre et acéré, tant il est vrai qu'être déjà mort revêt un certain côté pratique lorsqu'on veut échapper à la susceptibilité de ceux que l'on aurait froissés. Il me semble que notre classe politique tout entière pourrait puiser là un sage exemple : la postérité se montrerait sans doute plus indulgente face aux invraisemblables tombereaux de conneries dont nous sommes chaque jour affligés. Brassens déjà ne soulignait-il pas que les morts ont l'avantage d'être tous de braves types ? Mais je me disperse. L'originalité de L'Art de la guerre dans l'oeuvre de Machiavel est donc d'être paru du vivant de son auteur. Je ne prétends pas que la corrélation soit si simple mais de fait, j'aurais grand mal à tenir cet ouvrage honorable pour indispensable. Soyons francs, en plongeant dans ces pages, j'espérais me frotter à une audacieuse théorie de la guerre, voire à sa philosophie, bref j'attendais quelque texte pionnier qui aurait annoncé des oeuvres aussi fondamentales que celles de Clausewitz ou du général De Villiers. Il n'est cependant pas question de cela ici : sous... Comme on le sait, les ouvrages les plus importants de Machiavel n'ont paru qu'à titre posthume. C'est peut-être de là que vient d'ailleurs leur ton si incroyablement libre et acéré, tant il est vrai qu'être déjà mort revêt un certain côté pratique lorsqu'on veut échapper à la susceptibilité de ceux que l'on aurait froissés. Il me semble que notre classe politique tout entière pourrait puiser là un sage exemple : la postérité se montrerait sans doute plus indulgente face aux invraisemblables tombereaux de conneries dont nous sommes chaque jour affligés. Brassens déjà ne soulignait-il pas que les morts ont l'avantage d'être tous de braves types ? Mais je me disperse. L'originalité de L'Art de la guerre dans l'oeuvre de Machiavel est donc d'être paru du vivant de son auteur. Je ne prétends pas que la corrélation soit si simple mais de fait, j'aurais grand mal à tenir cet ouvrage honorable pour indispensable. Soyons francs, en plongeant dans ces pages, j'espérais me frotter à une audacieuse théorie de la guerre, voire à sa philosophie, bref j'attendais quelque texte pionnier qui aurait annoncé des oeuvres aussi fondamentales que celles de Clausewitz ou du général De Villiers. Il n'est cependant pas question de cela ici : sous la forme d'un dialogue entre un vieux capitaine d'armées et une poignée de nobles godelureaux, Machiavel ne nous propose en réalité qu'un traité pratique de la guerre au début du XVIème siècle. Les considérations sont même parfois si pragmatiques que je me suis cru à plusieurs reprises devant une sorte de manuel du sous-off interarmes édition 1521. Je caricature, bien évidemment. Les considérations tactiques de Machiavel et les exemples qu'il tire de l'Histoire sont loin d'être inintéressants, et j'ai par exemple beaucoup apprécié la lecture du livre Septième, consacré aux techniques de siège et de défense des villes. Bien sûr aussi, la belle et instructive préface d'Harvey Mansfield montre que l'ouvrage ne fait réellement sens que si on lui applique une lecture politique dans le contexte de la Renaissance. Et de même, la prééminence que Machiavel accorde à l'infanterie sur la cavalerie témoigne bien de la fin du Moyen-Âge, en renvoyant une bonne fois pour toutes les gloires de la chevalerie au musée. Mais enfin, lorsque paraît L'Art de la guerre, cette évolution est déjà perceptible depuis un bon siècle et il eût été bien surprenant de n'en rien savoir, morbleu ! A mon niveau de béotien, je n'ai pu m'empêcher de penser que Machiavel avait ici quelque peu raté le coche de la modernité : la guerre, quand on l'écoute, ce ne sont que fantassins tout hérissés de piques et d'épées, savamment organisés sur le champ de bataille. Certes, ce schéma est alors promis à un bel avenir, mais l'inconvénient est que les fantassins de Machiavel renvoient un peu trop à ceux de l'Antiquité : l'artillerie n'est citée qu'à l'occasion, et la mousqueterie simplement mentionnée au détour d'une page, comme autant d'innovations fâcheuses et anecdotiques qui viendraient mettre à mal la science millimétrée de la manoeuvre militaire. En un mot, si l'auteur s'extrait de la pensée médiévale, c'est pour ployer sous les références écrasantes des légions romaines et des phalanges grecques. Machiavel, en somme, aurait sans doute fait un Prince redoutable mais probablement pas un immense stratège.
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  • UnKaPart Posté le 13 Janvier 2020
    À la guerre, le général qui l’emporte… ben ça dépend. Des fois, c’est celui qui a la plus grosse armée, d’autres fois celui qui aura la mieux équipée, parfois ce sera une question de moral des troupes ou d’audace dans le plan tactique. M’enfin, dans la majeure partie des cas, on notera que le vainqueur a potassé son sujet avant de débarquer sur le champ de bataille et que les touristes ne font pas long feu. Dans le chaos de la mêlée, le mieux préparé fera preuve d’adaptation quand son dilettante d’adversaire se contentera de recourir à une improvisation brouillonne et peu efficace. “Place au combat !” comme dirait BatBaileys. Écrit entre 1519 et 1520, publié en 1521, présenté sous forme de dialogue socratique, Dell’arte della guerra fut un succès de librairie au XVIe siècle, moult fois réédité et traduit, passant même à deux doigts d’une adaptation à Hollywood sauf que personne n’avait inventé le cinéma. Ouvrage typique de la Renaissance, il place le modèle antique au cœur de son propos et s’inscrit dans la vague de littérature militaire initiée à la fin du siècle précédent sous la triple impulsion de la redécouverte des Anciens (Végèce, Frontin…), de l’imprimerie et des changements... À la guerre, le général qui l’emporte… ben ça dépend. Des fois, c’est celui qui a la plus grosse armée, d’autres fois celui qui aura la mieux équipée, parfois ce sera une question de moral des troupes ou d’audace dans le plan tactique. M’enfin, dans la majeure partie des cas, on notera que le vainqueur a potassé son sujet avant de débarquer sur le champ de bataille et que les touristes ne font pas long feu. Dans le chaos de la mêlée, le mieux préparé fera preuve d’adaptation quand son dilettante d’adversaire se contentera de recourir à une improvisation brouillonne et peu efficace. “Place au combat !” comme dirait BatBaileys. Écrit entre 1519 et 1520, publié en 1521, présenté sous forme de dialogue socratique, Dell’arte della guerra fut un succès de librairie au XVIe siècle, moult fois réédité et traduit, passant même à deux doigts d’une adaptation à Hollywood sauf que personne n’avait inventé le cinéma. Ouvrage typique de la Renaissance, il place le modèle antique au cœur de son propos et s’inscrit dans la vague de littérature militaire initiée à la fin du siècle précédent sous la triple impulsion de la redécouverte des Anciens (Végèce, Frontin…), de l’imprimerie et des changements majeurs dans la conduite de la guerre (Guerre de Cent Ans, première guerre d’Italie). Au sein de l’œuvre de Machiavel, L’art de la guerre forme plus ou moins une trilogie avec Le Prince et les Discours sur la première décade de Tite-Live. La guerre étant endémique en cette époque, le prince machiavélien y sera tôt ou tard confronté et se doit de maîtriser le sujet. Quant au lien avec Tite-Live, il passe par ceux que Nico appelle “mes chers Romains”, cités toutes les deux lignes dans le titre qui nous occupe aujourd’hui. Sur un plan militaire, ce bouquin ne tient plus que de la curiosité d’érudit. À la différence d’un Sun Tzu dont les principes stratégiques sont assez généraux pour rester d’actualité, ceux de Machiavel sont très datés. Sa conception appartient à ce que l’historien Victor Davis Hanson appelle “le modèle occidental de la guerre”, à savoir la recherche de LA bataille décisive, qui doit régler le sort de la guerre d’un coup d’un seul, bataille basée sur le choc frontal et bourrin de deux masses de combattants. Autant dire un modèle périmé avec la prolifération des conflits asymétriques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. On en dira tout autant de la partie pratique où il est question de piques, d’arbalètes et de charges de cavalerie, toutes choses fort peu usitées dans les armées contemporaines. L’art de la guerre n’est par ailleurs pas exempt de critiques. Il manque à ce guerrier en chambre de Machiavel l’expérience du terrain. Il passe ainsi à côté de révolution de la poudre. Semi-reproche, vu qu’à l’époque, le feu est loin d’avoir la puissance et la prépondérance qui seront siennes aux XIXe et XXe siècles. L’artillerie est peu maniable, peu fiable et dotée d’une cadence de tir très faible, les armes à feu individuelle itou, autant dire qu’une à trois salves maxi et remballez musette. La plupart des batailles de l’époque se résolvent par une boucherie à l’arme blanche, au corps à corps. Rares sont les cas où l’emploi de la poudre se révèle décisif (Cérignole en 1503, Marignan en 1515). Pendant les guerres d’Italie, l’artillerie sert surtout pour les sièges et il faudra attendre le XVIIe siècle pour voir se développer une véritable artillerie de campagne dans les armées européennes. À côté de ça, Machiavel a bien perçu les changements et problématiques de son temps. Pour rester sur la question de la poudre, il n’est pas hermétique sur la question, puisqu’il propose d’inclure des arquebusiers dans son ordre de bataille. Sa conception tactique, comme à peu près tout dans son Art de la guerre, s’inspire beaucoup du modèle romain adapté à sa propre époque. Ce dernier point est essentiel pour comprendre son traité militaire, qui ne se limite à ressusciter d’anachroniques légionnaires. Machiavel propose une troupe à la romaine, basée sur l’infanterie, casquée et cuirassée, en lui opposant la vulnérabilité des piquiers suisses et allemands, peu protégés. Le cœur de son armée sera équipé d’épées pour intervenir au contact une fois le premier choc passé. On se situe là dans le pur système romanisant, organisé sur le modèle manipulaire. Mais pas que. La base de la tactique médiévale, c’est la charge de cavalerie lourde. Sur le modèle de la phalange macédonienne réinventée par les Suisses fin XVe siècle, soit la grande “innovation” de l’époque, Machiavel intègre piquiers et hallebardiers pour briser les charges. Il complète son effectif avec des arbalétriers et des arquebusiers pour harceler l’ennemi à distance avant qu’il n’arrive au contact. Combinant choc et feu, à même de lutter aussi bien contre les cavaliers que les fantassins, l’ensemble est très moderne pour son époque… même si Machiavel n’a rien inventé. Il s’agit plus ou moins du dispositif espagnol lors de la bataille de Cérignole, c’est-à-dire la base de ce qui deviendra le redoutable tercio. Le trait de génie de Machiavel, c’est d’avoir capté les changements de son temps. Pour lui, l’infanterie est amenée à devenir la reine des batailles. En termes d’effectifs engagés, elle l’a toujours été par rapport à la cavalerie, mais elle prend peu à peu la première place au niveau tactique. Terminé le temps où la fine fleur de la chevalerie chargeait l’ennemi de face avec la subtilité d’un bulldozer, le désorganisait en s’enfonçant comme un coin dans sa ligne de front, brèche dans laquelle s’engouffrait la piétaille pour finir le travail dans un foutoir pas possible. L’arc long, l’arbalète et l’arquebuse ont démontré la fragilité de la charge, quand le second rang de cavaliers s’empêtre dans les cadavres du premier, fauché par les projectiles (Azincourt, Cérignole). Autant pour la pique sur laquelle s’embrochent les preux paladins (Grandson en 1476). L’infanterie va désormais dominer le champ de bataille. Au-delà des aspects tactiques, un profond changement s’est opéré à la fin du Moyen Âge dans la conduite globale de la guerre, conduisant à une évolution obligée vers la prééminence de l’infanterie. Les petites bastons entre seigneurs locaux, à effectifs et enjeux limités, cèdent la place aux guerres XXL entre États. Au lieu du comte Bidule contre le baron Trucmuche, ce sont la France, l’Angleterre, l’Espagne, le Saint-Empire qui s’affrontent à grande échelle. Les effectifs militaires – ainsi que les pertes – grimpent dans les mêmes proportions. Donc infanterie. Parce que pour pouvoir suivre le rythme et aligner de plus en plus de gus, il faut aller au plus simple et au moins coûteux : le fantassin. Sur le modèle romain, Machiavel propose rien de moins qu’une conscription pour alimenter les armées. Dans son optique, une milice nationale levée en cas de conflit serait moins coûteuse que l’entretien d’une armée professionnelle permanente ou le recours aux mercenaires. Moins turbulente aussi en temps de paix que des guerriers désœuvrés par leur chômage technique. Plus fiable enfin, les troupes stipendiées étant souvent versatiles et la classe militaire de métier, soit en clair la noblesse, parfois prise d’appétit de pouvoir qu’elle conquiert à la pointe de l’épée. Le Nico fait pour l’occasion preuve d’une belle mauvaise foi en “oubliant” que les Romains possèdent un noyau de troupes professionnelles formé par les vétérans et recourent en masse aux mercenaires, auxiliaires, pérégrins et autres contigents “alliés”. Dans tous les cas, et on en revient à la philosophie politique héritée en droite ligne du Prince, l’État doit s’approprier la violence et la confisquer aux trublions des bellatores. L’idée de conscription mettra un certain temps à s’imposer, ce qui doit beaucoup aux nombreuses guerres. La fréquence de ces dernières impose une armée permanente, donc professionnelle. Pourtant, plusieurs principes préconisés par Machiavel autour de son idée phare entreront très tôt en application, justement parce qu’ils sont adaptés à une armée de métier. Il insiste entre autres sur l’entraînement et la discipline. Celle-ci fait bien souvent défaut aux armées du Moyen Âge et de la Renaissance, entre mercenaires qui tournent casaque sans combattre ou nobles chevaliers qui chargent sans attendre les ordres. L’ouvrage aura un intérêt variable en fonction du lecteur. Indispensable pour comprendre la pensée machiavélienne, anecdotique sur le plan militaire (sauf si vous jouez à la série Total War), aride sur les passages techniques (faut reconnaître que le creusement de fossé, dans le genre palpitant…), passionnant sur l’esprit de la Renaissance et les mutations d’une époque qui se cherche entre Antiquité, Moyen Âge et modernité.
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  • SCOman Posté le 29 Janvier 2013
    Écrit entre 1519 et 1520, L’art de la guerre se présente comme un manuel des affaires militaires à destination du prince italien, d’où sa forme discursive. Nicolas Machiavel, dont je n’aurai pas ici l’impudence de rappeler l’influence sur les sciences politiques du XVIe siècle jusqu’à nos jours, y dispense les conseils susceptibles d’animer la virtù de tout général en chef. Par virtù, concept central de la pensée machiavélienne, il faut entendre la capacité humaine, éminemment politique, à s’adapter et à influer sur le cours des événements. La lecture de L’art de la guerre peut parfois s’avérer fastidieuse, notamment lorsque l’auteur s’attarde à nous décrire par le menu sa composition idéale d’une armée, bataillon par bataillon, ou encore la manière de dresser un camp, avec les emplacements précis de chaque tente ou corps de garde. Heureusement la traduction proposée par La Pléiade ne tombe jamais dans le poussiéreux, et ravive la nature moderne de ce discours. La plume de Machiavel résume ainsi avec clarté tous les aspects quotidiens de l’ordonnancement militaire : l’armement, l’exercice des soldats, les dispositions tactiques, la garde d’un camp, le rôle des officiers, la manière d’organiser et d’assiéger les fortifications, les ruses de guerre, etc. Par ailleurs,... Écrit entre 1519 et 1520, L’art de la guerre se présente comme un manuel des affaires militaires à destination du prince italien, d’où sa forme discursive. Nicolas Machiavel, dont je n’aurai pas ici l’impudence de rappeler l’influence sur les sciences politiques du XVIe siècle jusqu’à nos jours, y dispense les conseils susceptibles d’animer la virtù de tout général en chef. Par virtù, concept central de la pensée machiavélienne, il faut entendre la capacité humaine, éminemment politique, à s’adapter et à influer sur le cours des événements. La lecture de L’art de la guerre peut parfois s’avérer fastidieuse, notamment lorsque l’auteur s’attarde à nous décrire par le menu sa composition idéale d’une armée, bataillon par bataillon, ou encore la manière de dresser un camp, avec les emplacements précis de chaque tente ou corps de garde. Heureusement la traduction proposée par La Pléiade ne tombe jamais dans le poussiéreux, et ravive la nature moderne de ce discours. La plume de Machiavel résume ainsi avec clarté tous les aspects quotidiens de l’ordonnancement militaire : l’armement, l’exercice des soldats, les dispositions tactiques, la garde d’un camp, le rôle des officiers, la manière d’organiser et d’assiéger les fortifications, les ruses de guerre, etc. Par ailleurs, n’oublions pas que Machiavel milite pour la [...]
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