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Robert Laffont
EAN : 9782221221167
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm

L'Attrape-coeurs - Édition collector

Annie SAUMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 08/11/2018
Chef-d’œuvre universellement acclamé, publié en France par Robert Laffont en 1953, fleuron de la collection « Pavillons », le roman mythique de J. D. Salinger reparaît au catalogue de « Pavillons Poche » dans une édition collector.
EAN : 9782221221167
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • deboetdesbulles Posté le 14 Août 2020
    Un bijou de narration ! Pendant trois jours (beaucoup plus que le temps qu’il faut pour dévorer le livre) nous suivons Holden Caufield dans sa réflexion sur la société et le monde qui l’entoure. Écrit il y a 70 ans et pourtant le livre parle encore aux jeunes et moins jeunes adultes que nous sommes! La fuite d’un monde dans lequel on ne trouve pas sa place, dans une société futile entouré de superficialité où seule la naïveté de l’enfance est rassurante... J’ai adoré cet ouvrage, dans la liste des livres qu’il faut avoir lu dans sa vie !
  • hcdahlem Posté le 12 Août 2020
    Trois jours à New York Prenez le temps de (re)lire L’Attrape-cœurs et vous y trouverez, derrière l’errance d’un adolescent à New York, une réflexion sur la perte de l’innocence et sur la nécessité de sonder les marges de notre société. Quand on reprend un livre que l’on a lu et qui vous a beaucoup plus étant adolescent, on se demande si le plaisir sera le même ou si lecteur et le livre ont bien vieilli. Avec L’Attrape-cœurs, cette seconde lecture a non seulement été plaisante, mais elle m’aura permis de découvrir un «autre livre» ou plus exactement d’en percevoir de nouvelles facettes, plus noires. Pour commencer par le commencement, j’ai ainsi compris ce que signifiait le titre du livre. Dans sa version originale, The Catcher in the Rye (l’attrapeur dans un champ de seigle) fait allusion à un poème de Robert Burns où cet attrapeur est chargé d’empêcher les enfants de tomber de la falaise. C’est plus précisément le cœur des enfants qu’il faut ici attraper avant que ces derniers ne basculent dans le monde des adultes. Une entreprise vouée à l’échec, car on n’arrêtera pas le temps qui passe, sauf peut-être pour ceux qui, comme le frère du narrateur, meurent enfant. Aujourd’hui, je... Trois jours à New York Prenez le temps de (re)lire L’Attrape-cœurs et vous y trouverez, derrière l’errance d’un adolescent à New York, une réflexion sur la perte de l’innocence et sur la nécessité de sonder les marges de notre société. Quand on reprend un livre que l’on a lu et qui vous a beaucoup plus étant adolescent, on se demande si le plaisir sera le même ou si lecteur et le livre ont bien vieilli. Avec L’Attrape-cœurs, cette seconde lecture a non seulement été plaisante, mais elle m’aura permis de découvrir un «autre livre» ou plus exactement d’en percevoir de nouvelles facettes, plus noires. Pour commencer par le commencement, j’ai ainsi compris ce que signifiait le titre du livre. Dans sa version originale, The Catcher in the Rye (l’attrapeur dans un champ de seigle) fait allusion à un poème de Robert Burns où cet attrapeur est chargé d’empêcher les enfants de tomber de la falaise. C’est plus précisément le cœur des enfants qu’il faut ici attraper avant que ces derniers ne basculent dans le monde des adultes. Une entreprise vouée à l’échec, car on n’arrêtera pas le temps qui passe, sauf peut-être pour ceux qui, comme le frère du narrateur, meurent enfant. Aujourd’hui, je vois dans la fuite racontée dans ce roman aussi l’envie de se rapprocher d’Allie, mort d’une leucémie à dix ans. Voici donc le narrateur, Holden Caulfield, 16 ans, errant dans les rues de New York. Il vient d’être une nouvelle fois renvoyé de son lycée et s’est bagarré à l’internat avec Stradlater qui a eu le tort de coucher avec Jane Gallagher, une amie qu’il estime beaucoup. Et même s’il redoute la réaction de ses parents, son premier réflexe est de rentrer chez lui. Nous sommes en décembre, à quelques jours de Noël. Mais en arrivant, il prend peur et trouve refuge dans un hôtel. Les trois jours qui suivront racontent les boîtes de nuit, les rencontres, ses obsessions et ses fantasmes. Entre excitation et résignation, entre envie et découragement. Et quand le liftier de l’hôtel lui propose de faire monter une prostituée pour cinq dollars, il accepte la proposition. Mais là encore, rien ne se passera comme prévu. Il lui faudra à nouveau prendre la fuite. Jusqu’à se retrouver interné. C’est du reste de l’asile qu’il nous offre sa confession. Je retrouve alors dans Salinger le Kerouac de Sur la route. Cette envie, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de briser le carcan moral et les règles de bienséance. À la fois dans le langage et dans les actes. Si le roman à un peu vieilli, c’est peut-être dans le style, mais après tout cela fait partie de cet instantané des années 1950 qui marque la fin d’une époque. Kerouac comme Salinger ont compris que c’était dans les marges que se construisait le nouveau monde. Des marges qu’ils explorent, quitte à se briser les ailes, quitte à subir les foudres de la société et des parents, encore attachés à l’ordre ancien.
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  • Thibault1989 Posté le 25 Juillet 2020
    Un magnifique livre, un classique parmi les classiques, un livre qu'on lit d'une traite, un livre qui nous absorbe complètement. Un livre qu'il faudrait lire vers 15 ans, parce qu'il parle à l'adolescent en nous, hésitant face au monde des adultes qui vient, avec ses horreurs, ses difficultés, ses angoisses, et surtout cette humanité affligeante par rapport à nos idéalismes d'enfance. Ce livre m'a parlé à travers toutes les conventions sociales, il a su me comprendre, il m'a offert un peu de repos dans une vie sociale désastreuse. J'ai trouvé en Holden Caufield plus qu'un personnage de roman : un ami, un autre moi.
  • ladymuse Posté le 25 Juin 2020
    Il y a longtemps que j'avais envie de relire L'attrape-coeurs. Désagréablement surprise par la traduction de ce roman emblème de l'enfance désenchantée, précurseur des oeuvres "déjantées" autobiographiques ayant pour thème l'aliénation sociale d'auteurs tels que Hilsenrath (Fuck America), Exley (Le dernier stade de la soif), Fante (Demande à la poussière), Tesich (Karoo), ou encore Les Jeunes Gens en Colère britanniques des années 50, j'ai consulté internet. Curieusement le roman avait été traduit la première fois dès 1953 par Sébastien Japrisot (nom de plume de J.B Rossi), et Salinger qui maîtrisait assez bien le français l'avait félicité. Une deuxième traduction, par Annie Saumont, parut en 1996, puis 2016. C'est celle que j'ai lue. L'article faisait état des difficultés de la traduction, du fait du langage familier. J'ai toujours pensé que n'importe quel texte pouvait supporter une traduction, et bien que capable de lire "dans la langue", lire en français ne me gêne pas. Je pense aux grands auteurs tels que Stevenson ("La Maître de Ballantrae") ou encore à Conrad ("Le Nègre du Narcisse"), sans parler d'Ulysse, qui est un chef d'oeuvre du genre et le fait d'un collectif. La traduction de L'attrape-coeurs par Annie Saumont m'a mise mal à l'aise et il... Il y a longtemps que j'avais envie de relire L'attrape-coeurs. Désagréablement surprise par la traduction de ce roman emblème de l'enfance désenchantée, précurseur des oeuvres "déjantées" autobiographiques ayant pour thème l'aliénation sociale d'auteurs tels que Hilsenrath (Fuck America), Exley (Le dernier stade de la soif), Fante (Demande à la poussière), Tesich (Karoo), ou encore Les Jeunes Gens en Colère britanniques des années 50, j'ai consulté internet. Curieusement le roman avait été traduit la première fois dès 1953 par Sébastien Japrisot (nom de plume de J.B Rossi), et Salinger qui maîtrisait assez bien le français l'avait félicité. Une deuxième traduction, par Annie Saumont, parut en 1996, puis 2016. C'est celle que j'ai lue. L'article faisait état des difficultés de la traduction, du fait du langage familier. J'ai toujours pensé que n'importe quel texte pouvait supporter une traduction, et bien que capable de lire "dans la langue", lire en français ne me gêne pas. Je pense aux grands auteurs tels que Stevenson ("La Maître de Ballantrae") ou encore à Conrad ("Le Nègre du Narcisse"), sans parler d'Ulysse, qui est un chef d'oeuvre du genre et le fait d'un collectif. La traduction de L'attrape-coeurs par Annie Saumont m'a mise mal à l'aise et il m'a fallu dépasser ce qui me semblait d'énormes maladresses pour continuer ma lecture. Néanmoins la force de rébellion du roman est telle qu'on se laisser captiver, tout en continuant à déplorer les "et tout" ("and all" en fin de phrase), "et quoi" ("and what" également en fin de phrase), et surtout les "ouah" qui ponctuent le récit (je trouve personnellement qu'en 2016, date de la version de 1996 révisée, "ouah" fait plus penser à l'aboiement d'un chien qu'autre chose). Il est certain que "and all" et "and what" présentent une difficulté de traduction, particulièrement du fait de leur répétition. Je ne me suis pas pas penchée sur la traduction de ce "and what" : une chose est sûre, tel qu'il a été traduit, c'est un anglicisme. A ce titre il faut trouver autre chose. Plus ennuyeux est le "fichûment susceptibles" très maladroit et obsolète à propos de ses parents dès la première page, ainsi que "c'est pour la raison que je..", à plusieurs reprises. Si Holden Caulfield emploie un langage familier, il ne fait pas de fautes grammaticales autres que les oublis de doubles négations. La question reste donc ouverte : pourquoi ce roman pose-t-il des problèmes de traduction? Ce n'est pas la première fois qu'on utilise le langage parlé en littérature. Le thème est loin d'être démodé. Il y a là quelque chose qui m'échappe.
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  • michel.carlier15 Posté le 20 Juin 2020
    L'attrape-cœurs (the catcher in the rye) est sûrement le roman le plus connu sur l'adolescence . Et également toujours associé au nom de son auteur , J.D. Salinger . Holden Caulfield , adolescent de 17 ans , en a par-dessus la tête de tout , il vient à nouveau de se faire renvoyer du collège où il poursuivait ses études . Il décide de fuguer , au lieu de rentrer chez lui . S'ensuivent trois jours d'errances et de tribulations diverses à travers New York , jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus un dollar à dépenser . C'est le style de l'écriture qui est intéressant , le langage employé n'est pas anodin , on regrette par moments de ne pas avoir le texte en anglais sous les yeux . L'adolescent use beaucoup de tics de langage , de mots d'argot , de tournures familières . J'imagine aisément les difficultés du traducteur devant un texte si anglo-saxon . C'est une langue familière , avec passablement de termes injurieux . Bien qu'Holden nous avertisse dès le début du roman : il n'a pas envie de raconter "toutes ces conneries à la David Copperfield" . C'est un antihéros , ni Robin... L'attrape-cœurs (the catcher in the rye) est sûrement le roman le plus connu sur l'adolescence . Et également toujours associé au nom de son auteur , J.D. Salinger . Holden Caulfield , adolescent de 17 ans , en a par-dessus la tête de tout , il vient à nouveau de se faire renvoyer du collège où il poursuivait ses études . Il décide de fuguer , au lieu de rentrer chez lui . S'ensuivent trois jours d'errances et de tribulations diverses à travers New York , jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus un dollar à dépenser . C'est le style de l'écriture qui est intéressant , le langage employé n'est pas anodin , on regrette par moments de ne pas avoir le texte en anglais sous les yeux . L'adolescent use beaucoup de tics de langage , de mots d'argot , de tournures familières . J'imagine aisément les difficultés du traducteur devant un texte si anglo-saxon . C'est une langue familière , avec passablement de termes injurieux . Bien qu'Holden nous avertisse dès le début du roman : il n'a pas envie de raconter "toutes ces conneries à la David Copperfield" . C'est un antihéros , ni Robin des bois , ni Peter Pan . Ce roman a un aspect essentiel : il n'a rien de factice , Holden est brut de décoffrage , mais c'est un personnage authentique . Il déteste le sport , et ça l'installe forcément dans la marginalité , dans ce pays où l'effort physique est souvent magnifié . Il y a un paradoxe indéniable dans l'attitude du héros , il ne fait pas confiance aux adultes , il ne cesse de décrier leurs comportements , mais il aspire en même temps à vivre leur vie . Il voudrait avoir une sexualité normale , il essaie de renouer tout au long du roman avec ses anciennes amies , sans trop de succès . L'auteur , sans avoir l'air d'y toucher , à travers les propos d'Holden , s'en prend à l'american dream . La phrase qui m'a le plus choqué , c'est cette allusion au bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki : "Je serais plutôt content qu'ils aient inventé la bombe atomique . S'il y a une autre guerre j'irai m'asseoir juste dessus . Je serai volontaire pour ça . Je vous jure . Vous verrez" . Cette confession d'un adolescent est pleine de tendresse et de fantaisie , d'humour aussi . Je comprends enfin pourquoi un ami a décidé de prendre le nom de Ian Cauldfield comme nom de scène , petit clin d'œil à Ian !
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