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Le K
François Livi (postface de), Jacqueline Remillet (traduit par)
Date de parution : 25/01/2002
Éditeurs :
Pocket
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Le K

François Livi (postface de), Jacqueline Remillet (traduit par)
Date de parution : 25/01/2002

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Devenu, avec Le Désert des Tartares, un classique du XXe siècle, Le K ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Devenu, avec Le Désert des Tartares, un classique du XXe siècle, Le K ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Devenu, avec Le Désert des Tartares, un classique du XXe siècle, Le K ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse du néant, l'échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal.
Autant d'histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.

 

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EAN : 9782266122351
Code sériel : 3641
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm
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EAN : 9782266122351
Code sériel : 3641
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MarcoKerma 02/11/2022
    Un - le plus célèbre par le texte qui donne son titre au recueil - des nombreux recueils de nouvelles et de courts récits que Dino Buzzati écrivit à partir de la fin des années 1930. Très varié par le genre d'histoires contées et par le style. Les nouvelles sont en général bonnes, originales, surprenantes, déroutantes : Buzzati étant aussi journaliste et il partait probablement souvent d'une histoire vraie qu'il avait suivie ou de la lecture d'articles pour créer des récits où le fantastique, le fantaisisme, l'absurde, l'imaginaire.. permettent d'écrire, par ces subterfuges, sur des thèmes récurrents, la mort, la vie, le sens de celle-ci, les relations hommes/femmes, l'amour.. Mais, comme on dit aujourd'hui, pas que. Sur la soixantaine de textes il n'y en a qu'une demi-douzaine que j'ai moins apprécié, sûrement car je n'ai pas compris le message.. car message il y a en général. C'est souvent écrit de manière efficace - le genre court l'exige - et parfois plus poétique voire lyrique (quelques très belles lignes), comme si ce contemporain de Queneau (né 3 ans avant et mort 4 ans après) , s'amusait aussi à des exercices de style. De l'ensemble se dégage une vision assez désabusée, voire désespérée,... Un - le plus célèbre par le texte qui donne son titre au recueil - des nombreux recueils de nouvelles et de courts récits que Dino Buzzati écrivit à partir de la fin des années 1930. Très varié par le genre d'histoires contées et par le style. Les nouvelles sont en général bonnes, originales, surprenantes, déroutantes : Buzzati étant aussi journaliste et il partait probablement souvent d'une histoire vraie qu'il avait suivie ou de la lecture d'articles pour créer des récits où le fantastique, le fantaisisme, l'absurde, l'imaginaire.. permettent d'écrire, par ces subterfuges, sur des thèmes récurrents, la mort, la vie, le sens de celle-ci, les relations hommes/femmes, l'amour.. Mais, comme on dit aujourd'hui, pas que. Sur la soixantaine de textes il n'y en a qu'une demi-douzaine que j'ai moins apprécié, sûrement car je n'ai pas compris le message.. car message il y a en général. C'est souvent écrit de manière efficace - le genre court l'exige - et parfois plus poétique voire lyrique (quelques très belles lignes), comme si ce contemporain de Queneau (né 3 ans avant et mort 4 ans après) , s'amusait aussi à des exercices de style. De l'ensemble se dégage une vision assez désabusée, voire désespérée, de la condition humaine, de l'évolution de nos sociétés du XXIe siècle, emballée dans un tissu d'humour et d'absurde qui l'aidait sans doute à faire passer la pilule (il a dit que le K était le Désert des Tartares - long et lent roman dont je recommande la lecture et la vision de sa version cinéma - en pilule..). Une dernière chose : je regrette de ne pas avoir lu la post-face avant car je pense qu'elle m'aurait aidé à mieux apprécié et comprendre le sens de certaines nouvelles.
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  • DelfDelf 02/11/2022
    Un livre qui est fait de plein d'histoires différentes les unes des autres ; tous les goûts y sont donc représentés. Ce livre est très agréable à lire tant par son écriture que par ce qu'il dégage de chacune des histoires. Nous passons du réel, au fantastique ...
  • Laveze 13/10/2022
    LE K De DINO BUZZATI Recueil de nouvelles fantastiques mais pas au sens de Lovecraft ou Poe. C’est dans un registre léger comme la première nouvelle qui donne son nom au livre. Bien écrit, c’est pour moi une lecture agréable due à l’auteur du au célèbrissime Désert des tartares.
  • dourvach 28/08/2022
    « Viva Dino Buzzati e i suoi libri, e i suoi mille racconti ! » "Ça" [Le cas du "K"] nous vient tout droit de l'an 1966, dérivant lentement sur les océans d'une Planète bleue... Quarante-trois courts récits ou "nouvelles", auxquels viennent s'adjoindre huit tranches d'un "Voyage aux Enfers du Siècle" : soit 51 pièces d'un puzzle d'humour et de ténèbres. Mais en voici TOUT le détail ressenti : [1] "Il Colombre / "Le K" : ou comment un père apprend la peur (de vivre) à son fils. Non, ça n'est pas Hermann Kafka face à Franz, c'est juste un capitaine au long cours attirant l'attention de son innocent fiston (Stefano Roi) sur une malédiction qui le poursuivrait sur toutes les mers du globe s'il ne s'éloignait pas immédiatement des rivages... Ce "colombre" est un très gros squale qu'on croit apercevoir sans cesse à l'horizon — notre horizon de vie : il nous rappelle, le bougre, que notre existence se brisera sous ses mâchoires. de quoi devenir sacrément anxieux, et peut-être même très malheureux chaque jour, chaque heure de son existence... Et nous voila à notre tour plongés dans l'attente... "indicible" (le mot favori des traducteurs de Lovecraft). Une nouvelle de Dino... « Viva Dino Buzzati e i suoi libri, e i suoi mille racconti ! » "Ça" [Le cas du "K"] nous vient tout droit de l'an 1966, dérivant lentement sur les océans d'une Planète bleue... Quarante-trois courts récits ou "nouvelles", auxquels viennent s'adjoindre huit tranches d'un "Voyage aux Enfers du Siècle" : soit 51 pièces d'un puzzle d'humour et de ténèbres. Mais en voici TOUT le détail ressenti : [1] "Il Colombre / "Le K" : ou comment un père apprend la peur (de vivre) à son fils. Non, ça n'est pas Hermann Kafka face à Franz, c'est juste un capitaine au long cours attirant l'attention de son innocent fiston (Stefano Roi) sur une malédiction qui le poursuivrait sur toutes les mers du globe s'il ne s'éloignait pas immédiatement des rivages... Ce "colombre" est un très gros squale qu'on croit apercevoir sans cesse à l'horizon — notre horizon de vie : il nous rappelle, le bougre, que notre existence se brisera sous ses mâchoires. de quoi devenir sacrément anxieux, et peut-être même très malheureux chaque jour, chaque heure de son existence... Et nous voila à notre tour plongés dans l'attente... "indicible" (le mot favori des traducteurs de Lovecraft). Une nouvelle de Dino Buzzati peut être un petit film d'horreur "carpentérien" en résumé... L'art de Dino Buzzati est l'art du conteur : il ne s'invente pas, c'est l'excellence dans l'économie des effets, l'art de l'image mentale indélébile chez nous autres... Pas si méchant que ça, le "colombre" mais nous nous préparions au pire... Pourquoi ce squale nous poursuit-il avec autant d'entêtement ? Appétit carnassier ? Pur altruisme ? Allez savoir... [2] "La creazione" / "La Création" : l'humour (le plus fin) est sans doute le pinceau le plus précis entre les mains agitées du conteur. Nous voici face à une des plus belles "pièces" de notre pêche au K. le Tout-Puissant (à la solide existence littéraire : c'est déjà ça... Pour le reste, nombreux en viennent à penser que ce bonhomme n'existerait pas, mais chut !), le Tout-Puissant donc est un ingénieur-en-chef, un concepteur un peu fantasque... Un artiste fantaisiste. Autour de lui, gravitent des types qui en ont dans le capot autour de lui, des types solides, heureusement... Ce sont des anges-architectes, bien sûr... Déférents, un peu lèche-cul, soumis... [Imaginez ces temps-ci un journaliste de Téléramuche face à la mère Despentes...] Bon, le Tout-Puissant lit dans leurs pensées, devine TOUT ce qui va advenir... C'est d'un fatigant pour lui ! Mais avec de l'humour, l'Eternité se supporte... Bon, allez, on va leur mettre de la vie, de la "biodiversité" (dirait-on aujourd'hui) sur cette foutue planète bleue lambda... Si ça les amuse, après tout !!! Un ange-architecte plus solitaire, moins mouton et même un peu assommant soumet (sournoisement) les plans d'un bipède au Créateur... Par dépit ou lassitude, le bonhomme fantasque lui appose sa validation... [3] "La lezione del 1980"/ "La leçon de 1980" : de la malédiction du Pouvoir ou "Si le Pouvoir nous tue chaque mardi à minuit, ma foi, pourquoi s'em... der autant à le conquérir et même à le garder ? ". Oui, à cette date et cette heure précises, un syndrome coronarien aigü frappe l'un après l'autre tous les Grands Chefs de Tribus (le gars à la tête du gouvernement soviétique, celui du gouvernement ricain, le guignol du PCC, même De Gaulle est menacé... )... Instinct de conservation obligé des Puissants [?] qui soudain n'en veulent plus, n'en peuvent plus, de tout ce décorum, de ce fatras, de cette Grandeur (finis soudain, les Grands Débats-à-la-Noix, les envahissements de l'Ukraine, les empoisonnements de Navalny, les 500 robots "parlementaires" du Parti Communiste Chinois... ) : allez, on laisse la place chaude aux autres ! 3615 Qui n'en veut ??? Et soudain plus aucun couillon ni couillonne à se précipiter pour nous faucher la place !!! Comme disent les Algériens, "al-koursi" [Le Fauteuil] reste inoccupé... Suspense : comment tout cela finira-t-il ? Plutôt pas trop mal... Même peut-être mieux qu'avant... Pure logique déductive. [4] "Generale ignoto" / "Général inconnu" : de la difficulté de survivre à notre propre existence... Ne serons-nous pas bientôt "celui (ou celle) dont bientôt personne ne se souviendra" ? Tel ce général dont des manoeuvres et l'ingénieur de prospection géologique déterrent par accident le squelette délabré masqué par un uniforme et des galons dorés tombant en poussière puis s'envolant au vent quelques secondes après le patient travail de désenfouissement... de quoi est mort ce brave homme ? Comme dans le film "First Cow" de Kelly Richard, on peut tenter de récréer une paire d'existences... Mais si peu d'indices ici : nous ne saurons jamais qui il fut, quelle fut son enfance, qui il aima une fois adulte, ce que fut sa vie de garnison, ce qui causa son décès... C'est beau, sensible, extrêmement touchant, plein d'empathie, le geste final des ouvriers nous renvoie une bien cruelle ironie, les vivants crânent encore pleins de leur belle énergie quand "Les morts sont ceux qui perdent la partie" [comme le rappellera Franz Kafka dans "Heiraten"... ] [5] "L'erroneo fu" / "Le défunt par erreur" : si l'on annonce votre mort par erreur, à vous qui êtes un artiste moyennement célèbre ou reconnu, sachez que l'annonce de votre décès donnera (transitoirement) un regain de valeur à votre production mais que vous devrez si bien cacher votre existence de mort tant et si bien votre femme vous négligera graduellement (puisque vous voilà mort pour la société)... Cette mort sociale amènera quelques changements déplorables : quelqu'un d'autre pourra prendra VOTRE place dans l'existence, ce jusqu'au lit conjugal... [6] "L'umiltà" / "L'humilité" : de l'orgueil dont on ne parvient jamais à se débarrasser... tout "homme d'Eglise" que l'on soit ! le moraliste Buzzati a plus d'une corde à son arc ou sa lyre de conteur (la corde de l'humour est, ici comme ailleurs, la plus souvent frottée)... et les papes (anciens "petits curés" incorrigibles) se révèlent encore capable de verser de chaudes larmes... [7] "E se ?" / "Et si ?" : ... ou comment ne pas s'apercevoir que l'on est passé à côté de son existence, tout parvenu que l'on soit à quelque position sociale importante ? Il suffira de croiser le regard moqueur d'une jeune fille que l'on juge "effrontée" et que l'on désire, bien sûr, secrètement... En quelques secondes, toute votre vie bascule. [8] "Riversatissima al signore direttore" / "A Monsieur le Directeur" : où le "nègre" d'un journaliste piètre écrivain se fait de plus en plus exigeant... L'écrivain malhabile a tellement besoin de ses services... S'être fait un nom (celui de "Dino Buzzati") ne suffit pas, même si la gloire (indue) est assurée... Comment se débarrasser d'un parasite si désespérément utile ? [9] "L'arma segreta" / "L'arme secrète" : ... un moyen inattendu et surtout original de ramener la paix sur Terre aux temps de la "guerre froide"... le match nul de l'entrecroisement d'ogives (chargées d'un gaz qui n'est pas seulement hilarant) ne changera rien à l'affaire ! Simple inversion des rôles, et le match continue... [10] "Un torbido amore" / "Un amour trouble" : ne pas se laisser séduire par une petite maison de votre quartier... Vous l'investissez avec votre épouse mais elle continuera de faire de l'oeil aux passants ! Ne reste plus qu'à mettre le feu à cette diablesse "qui a le feu quelque part"... [11] "Povero bambino !" / "Pauvre petit garçon !" : ... ou de l'inconvénient d'humilier un petit garçon surnommé "la Laitue", tellement il est malingre, blafard et verdâtre... Pas assez aryen, en fait ! Avec sa fichue mèche en virgule sur son oeil, que deviendra-t-il adulte ? Un chef d'oeuvre d'humour, de noirceur et d'horreur psychologique... La maman ne comprend rien et enguirlande la seule victime (dont les petits camarades ont sali le costume). L'humanité connaîtra toute la suite, de 1933 à 1945... [12] "Il seccatore" / "Le casse-pieds" : un excellent exercice pour détendre les zygomatiques du lecteur. Ce casse-pieds est décidément plus fort que le Felix de "Modeste et Pompon" de Franquin et Dino Attanasio... Il vous tire le fric (Eh tiens ! dix-mille à l'un, puis cinq mille lires à l'autre, en vingt-cinq minutes chrono tout de même... ) avec son ton larmoyant, le récit de se malheurs dans le plus grand des chaos syntaxiques, armé d'une "tchatche" et de facilités déconcertantes, exploitant votre rage polie qui grandit, grandit, et l'impossibilité de le congédier, sauf si... Il ne reste plus au "seccatore" de passer à l'église la plus proche des gratte-ciels d'entreprises pour aller agacer à son tour le pauvre Saint-Jérôme... Comme face au récit précédent, le sentiment d'une exceptionnellement "grande réussite" buzzatienne. [13] "Il conto" / "Le compte" : la consécration ne fait rien à l'affaire... le poète Joseph de Zinta, devenu prix Nobel de quelque chose, a reçu une première enveloppe des mains d'un monarque gâteux ; les fêtes s'estomperont, la foule disparaîtra, seule la solitude dans la chambre d'un Palace (avec son cabinet de toilettes pour archiduchesse) demeurera ; sans compter ce foutu chasseur d'autographes apparaissant dans le couloir devant sa chambre d'hôtel, insistant... juste pour lui remettre une seconde enveloppe puis disparaître en fumée. La douleur volée aux autres, l'angoisse de vivre et la solitude pour soldes de tout compte... et le lecteur se souviendra alors que l'homme "Dino Buzzati" n'aura pas laissé d'enfants derrière lui... [14] "Week-end" : ... ah, comme les morts s'ennuient, surtout le dimanche ! Surtout par temps chaud, principalement dans le quartier des V.I.P. (industriels ou rentiers) du cimetière de Torino... pas une seule visite de secrétaire ou de Président de C.A. depuis qu'ils ont cassé leur pipe... Il n'y aura pas de "revival" pour eux, aucune "Nuit des morts vivants", aucun retour sur leurs yatchs : l'affaire est pliée... Jadis si puissants, ces morts-là ne servent plus à rien. Sauf qu'ils ont "servi" à Buzzati qui nous fait ressentir une terrible solitude de dimanche caniculaire à force d'errer dans une allée déserte, juste encombrée de mausolées somptueux et inutiles... « Mort, où est ta victoire ? » Elle sera aussi celle de Georges Brassens, au fond : « Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon / Pauvres grands disparus gisant au Panthéon / Pauvres cendres de conséquence... » [Supplique pour être enterré sur la plalge de Sète, 1966]. La revanche des poètes... [Attention, GROS TRAVAUX en cours : suite au prochain épisode !!)
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  • Lamifranz 14/06/2022
    - Dino Buzzati, vous connaissez ? - ... - Mais si, Dino Buzzati, "Le Désert des Tartares" - Ah oui, Dino Buzzati, celui qui a écrit "Le Désert des Tartares" ? - Lui-même. Je vois que vous le reconnaissez spontanément. - Pensez donc, je ne connais que lui ! Tu parles. Bon, Le Désert des Tartares, c'est assez connu, et il y a le film de Zurlini de 1976, avec le regretté Jacques Perrin. Mais Buzzatti, qu'est-ce qu'il peut nous en dire de plus, ce type qui connaît tout de lui? A sa décharge, beaucoup de gens sont comme ce quidam. Et c'est bien dommage. Car Buzzati (1906-1972) c'est un drôle de bonhomme. Pas tellement dans "Le Désert des Tartares" (1940) qui est une allégorie - très belle, au demeurant - sur l'absurdité de la vie et sur l'emprise du temps sur nos existences. Mais surtout dans ses nouvelles où il développe un univers à la fois réaliste et onirique, où le merveilleux s'insinue dans le quotidien, où il se délecte à jouer avec le lecteur. Oui, le fantastique italien existe, je l'ai rencontré. En la personne et l'œuvre de Dino Buzzati, entre autres (Italo Calvino n'est pas mal non... - Dino Buzzati, vous connaissez ? - ... - Mais si, Dino Buzzati, "Le Désert des Tartares" - Ah oui, Dino Buzzati, celui qui a écrit "Le Désert des Tartares" ? - Lui-même. Je vois que vous le reconnaissez spontanément. - Pensez donc, je ne connais que lui ! Tu parles. Bon, Le Désert des Tartares, c'est assez connu, et il y a le film de Zurlini de 1976, avec le regretté Jacques Perrin. Mais Buzzatti, qu'est-ce qu'il peut nous en dire de plus, ce type qui connaît tout de lui? A sa décharge, beaucoup de gens sont comme ce quidam. Et c'est bien dommage. Car Buzzati (1906-1972) c'est un drôle de bonhomme. Pas tellement dans "Le Désert des Tartares" (1940) qui est une allégorie - très belle, au demeurant - sur l'absurdité de la vie et sur l'emprise du temps sur nos existences. Mais surtout dans ses nouvelles où il développe un univers à la fois réaliste et onirique, où le merveilleux s'insinue dans le quotidien, où il se délecte à jouer avec le lecteur. Oui, le fantastique italien existe, je l'ai rencontré. En la personne et l'œuvre de Dino Buzzati, entre autres (Italo Calvino n'est pas mal non plus...). "Le K" (1966) est son plus célèbre recueil de nouvelles, avec "L'Ecroulement de la Baliverna" (1958). On y trouve une cinquantaine de nouvelles de longueur variable, dont plus de la moitié relève du fantastique. Mais du fantastique à la Buzzati, à la fois ponctuel et intemporel. Dans "Le K", par exemple (la nouvelle qui donne son titre au recueil), un homme passe sa vie à fuir un monstre qui, loin de lui faire du mal, allait lui apporter la fortune. Dans "Pauvre petit garçon"... celle-là, si vous voulez savoir de quoi elle parle, rendez-vous en citation, car il est écrit "Tu ne divulgacheras pas". Dans "Le veston ensorcelé", un jeune homme achète un veston ensorcelé dont la poche droite fournit à la demande des billets de banque. Bonne affaire ? C'est à voir... Des histoires comme ça, il y en a cinquante, drôles ou tristes, noires ou roses, souvent teintées de fantastique, toujours attrayantes. Buzzati, comme Calvino, est un enchanteur. Et avec des enchanteurs comme ces deux-là, nous n'avons pas de mal à être... sous le charme, n'est-ce-pas ?
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