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Pocket jeunesse
EAN : 9782266108157
Code sériel : 38
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

L'enfant noir

Date de parution : 11/10/2000

Un jeune écrivain de vingt-cinq ans décide de raconter son enfance africaine, en Haute-Guinée. Mais, au-delà d'un récit autobiographique, il nous restitue, dans toute sa vérité, la vie quotidienne, les traditions et les coutumes de tout un peuple. Avec cet "Enfant noir", Camara Laye nous offre un livre intemporel plein de finesse et de talent.

EAN : 9782266108157
Code sériel : 38
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Phoenicia Posté le 14 Octobre 2021
    Je sors de ma zone de confort - et à plus d'un titre - en lisant cette courte autobiographie qui n'est pas sans receler une certaine poésie. Camara Laye est né en Haute-Guinée. Dans ce récit, il nous raconte ses souvenirs, d'enfance, d'adolescence, son passage à la vie adulte, sa vie avant qu'il n'émigre en France pour ses études. Un récit qui se lit vite et bien. Les mots s'enchaînent agréablement et le récit nous dévoile une Afrique en traditions à découvrir. Si ce n'est pas un coup de cœur, ça a été tout de même un agréable moment qui m'a, un temps fait voyager en un autre temps et surtout en un autre lieu.
  • AmyFarrah Posté le 26 Juin 2021
    Un classique destiné aux enfants à partir de 9 ans mais qui dépasse largement ce cadre car il est riche à bien des égards. Comme tous les classiques dignes de ce nom , il est un gardien, ou conservateur, de la langue avec toutes ses richesses : conjugaison, vocabulaire étendu et précis, syntaxe parfaite. Étant un classique de la francophonie, plus exactement guinéen, il m'a donné l'occasion de voyager géographiquement, mais aussi dans le temps. L'auteur ne prétend pas raconter l'Afrique dans son ensemble, "l'Afrique est vaste" dit-il. Il raconte sa petite ville, sa famille, le métier de son père, le mélange de foi musulmane et d'attachement aux traditions animistes, ce qui m'étonne toujours y compris ici en France d'ailleurs - une foi en Dieu affichée mais une fois en soi-même et en l'argent.... bref , évitons d'extrapoler et revenons à nos moutons, ou plutôt à nos lions, sangliers, chèvres, singes, et toutes sortes d'animaux que les écoliers rencontrent sur le chemin de l'école où ils vont en short et chemisette courte quand à la même époque ici en France, les écoliers en grosses chaussettes dans des godillots, rencontraient parfois des renards ou des lapins. Le dépaysement est total,... Un classique destiné aux enfants à partir de 9 ans mais qui dépasse largement ce cadre car il est riche à bien des égards. Comme tous les classiques dignes de ce nom , il est un gardien, ou conservateur, de la langue avec toutes ses richesses : conjugaison, vocabulaire étendu et précis, syntaxe parfaite. Étant un classique de la francophonie, plus exactement guinéen, il m'a donné l'occasion de voyager géographiquement, mais aussi dans le temps. L'auteur ne prétend pas raconter l'Afrique dans son ensemble, "l'Afrique est vaste" dit-il. Il raconte sa petite ville, sa famille, le métier de son père, le mélange de foi musulmane et d'attachement aux traditions animistes, ce qui m'étonne toujours y compris ici en France d'ailleurs - une foi en Dieu affichée mais une fois en soi-même et en l'argent.... bref , évitons d'extrapoler et revenons à nos moutons, ou plutôt à nos lions, sangliers, chèvres, singes, et toutes sortes d'animaux que les écoliers rencontrent sur le chemin de l'école où ils vont en short et chemisette courte quand à la même époque ici en France, les écoliers en grosses chaussettes dans des godillots, rencontraient parfois des renards ou des lapins. Le dépaysement est total, mais on peut faire un parallèle, tous les écoliers se ressemblent. A ce propos, j'ai été surprise que même les écoliers, dans leurs échanges verbaux, pratiquent une langue soutenue, avec subjonctifs et tout le tralala. Mais par la suite, leur façon de s'exprimer, bien que toujours très correcte, devient plus personnelle et l'on comprend qu'ils ont pris leurs marques dans cette langue étrangère qui leur a été imposée et qu'ils s'appliquaient, enfants, à manier avec fidélité aux enseignements tout frais de l'école. Quant au mode de vie, aux traditions, le récit en est très riche, surtout concernant l'habitat, mais aussi quand il s'agit, en arrivant à l'adolescence, de faire le parcours initiatique des cérémonies, de la circoncision en particulier. J'avoue que j'ai frémi, et cela d'autant plus que l'auteur mentionne que l'excision est également pratiquée sur les femmes, sans donner de détails heureusement. Ce sujet me bouleverse à chaque fois sachant que cette pratique est toujours en vigueur. L'aspect colonial, même s'il n'est pas flagrant dans la ville de Kouroussa à l'époque, ou dans le village de la grand-mère, se révèle surtout par l'enseignement scolaire dispensé : le bon français, donc, ce qui n'est pas un mal en soi, si on le considère comme une langue étrangère qui n'empêche pas la pratique des langues locales et permet d'avoir une bonne base si on veut s'expatrier. Ce qui fut le cas de Laye Camara. Ce qui m'a fait tiquer c'est un petit détail, qui m'a pincé le coeur, quand les griots parlent de "savant comme les Blancs" ; cette idée de la supériorité intellectuelle prêtée aux Blancs est une construction coloniale injuste et révoltante. Bon, c'était il y a presque cent ans, mais ça me fait bondir à chaque fois, sachant qu'il en reste des traces. Suis-je en train d'extrapoler ? Oui, encore... L'auteur parle aussi, avec beaucoup de sincérité et de délicatesse, de la naissance des sentiments amoureux, de la famille, évoquant brièvement la polygamie chez ses parents, puis il revient sur le sujet quand il séjourne chez son oncle. Il nous donne aussi de très jolies descriptions des paysages, surtout de la ville de Konakry telle qu'il la découvre à son arrivée, puis lors de ses promenades. Son départ pour la France m'a émue, le voyant vêtu comme en été partir avec beaucoup de courage vers un pays froid et inconnu, qui allait sans doute le blesser par le manque d'hospitalité. Mais c'est une autre histoire. Ne vous fiez pas à la mention "littérature jeunesse", c'est une pépite à lire à tout âge.
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  • Leabeaup Posté le 14 Juin 2021
    Tre#768;s passionnant, je n’ai rencontre#769; aucune difficulte#769; a#768; me transporter dans cette histoire. Le personnel principal de nature curieuse nous transporte aisément dans son univers. Fie#768;re de cette lecture simple qui ravira petits et grands.
  • JijiReed Posté le 29 Mai 2021
    L'enfant noir grandit dans les années 1930 au sein d'un village de Haute-Guinée. Il nous fait découvrir les croyances, les traditions de son peuple, les rites de passage qui lui feront progressivement quitter l'enfance. Son goût pour les études le conduira loin de sa famille aimante, loin des siens, de sa culture, d'abord dans la capitale, à Conakry, puis vers un ailleurs plein de promesses... en France... Camara Laye nous délivre, avec un style académique un peu désuet, le témoignage nostalgique et émouvant d'une enfance africaine. Mais c'est finalement un récit universel : celui de la fin de l'innocence, de la séparation, de la rupture, de la tentation du départ et peut-être, un jour, du retour pour renouer avec ses racines, étreindre à nouveau sa mère et voir la fierté dans les yeux de son père...
  • afriqueah Posté le 4 Mai 2021
    Pourquoi ne pas accepter le bonheur simple d’un enfant d’un village africain ? quels sont les enjeux qui ont suscité le dénigrement de ce livre ? Fallait il absolument montrer en quoi il ne pouvait pas être heureux, dans une famille où, oui, le père est polygame, où il subit les rites violents de la circoncision, racontée en détail, où sa mère veut le garder pour elle même, tout près, et n’accepte pas qu’il parte étudier en France ? en quoi Mongo Betti voulait il absolument que ce roman , « l’enfant noir » soit à côté de la plaque « Afrique noire, littérature rose » puisque n’étant pas engagé? Camara Laye, bien que son livre ne soit pas un grand livre, a le courage de raconter de façon crédible, la vie d’un enfant, puis adolescent, en Haute Guinée, et cette vie est heureuse. Camara Laye n’a pas voulu dire : tous les enfants africains en 1950 étaient heureux, il n’a pas non plus voulu donner une leçon de morale : voilà comment on élève un enfant, ou voilà comment on se leurre sur les réalités, ou voilà comment devrait être l’Afrique sans son passé pesant. Non,... Pourquoi ne pas accepter le bonheur simple d’un enfant d’un village africain ? quels sont les enjeux qui ont suscité le dénigrement de ce livre ? Fallait il absolument montrer en quoi il ne pouvait pas être heureux, dans une famille où, oui, le père est polygame, où il subit les rites violents de la circoncision, racontée en détail, où sa mère veut le garder pour elle même, tout près, et n’accepte pas qu’il parte étudier en France ? en quoi Mongo Betti voulait il absolument que ce roman , « l’enfant noir » soit à côté de la plaque « Afrique noire, littérature rose » puisque n’étant pas engagé? Camara Laye, bien que son livre ne soit pas un grand livre, a le courage de raconter de façon crédible, la vie d’un enfant, puis adolescent, en Haute Guinée, et cette vie est heureuse. Camara Laye n’a pas voulu dire : tous les enfants africains en 1950 étaient heureux, il n’a pas non plus voulu donner une leçon de morale : voilà comment on élève un enfant, ou voilà comment on se leurre sur les réalités, ou voilà comment devrait être l’Afrique sans son passé pesant. Non, c’est un roman, courageux et finalement une réponse anticipée à nos littérateurs moralisants, à nos donneurs de leçons et surtout à notre volonté parfois de voir le côté sombre de l’Afrique…. Mabanckou comme toujours, dit ce qu’il faut dire : « Même si ces romanciers conciliants n’ont pas pour objectif d’attaquer frontalement l’Occident, ils combattent en toile de fond la thèse de la supériorité de la culture blanche en exposant une certaine réalité africaine » . Voilà, une certaine réalité africaine, écrite en 1953, entre l’art du forgeron son père, les tam-tam qui ponctuent la nuit , les griots et leurs incantations, les pouvoirs occultes de la mère ,la tendresse de la grand mère, tout un univers magique, florissant et heureux. C’est aussi l’éveil de ce petit à travers les rites qu’il ne comprend pas d’abord. Par exemple, le travail de l’or de son forgeron de père, va de pair avec un alliage avec d’autres métaux, sorte de vol, puis les leurres liés à l’initiation, les persécutions des plus grands sadiques dans son école, enfin, évoquée, l’excision des femmes qui doit, comme la circoncision, demeurer secrète. Sa mère n’est pas brimée par son père, il la respecte, les femmes sont fortes dans cette partie de l’Afrique, et en particulier sa mère, de plus les co-épouses de l’oncle s’entendent bien. Une certaine réalité africaine. C’est aussi un récit charmant sur les campagnes au printemps, les moissons auxquelles il assiste, les liens de parenté, la grand mère l’appelant son petit époux, les cousins qui pensent qu’il est leur frère, et ses frères et sœurs, élevés par la deuxième femme, le connaissant à peine. Camara Laye utilise un français chatié « et il eût fait beau voir que nous eussions bougé ! » « Et j’ai repris cœur, un peu repris cœur ! » L’enfant noir est un livre plus complexe que l’on ne pourrait croire. Il s’agit bien de l’émerveillement d’un enfant découvrant le monde, sans référence à la politique, et qui peut paraître un peu à courte vue cependant la découverte des persécutions à l’école, des interdits, des coutumes, de la mort d’un de ses camarades, accompagne son bonheur de vivre. La vie n’est pas que rose, elle est tendrement rosée.
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