Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266289177
Code sériel : 6010
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Les Liaisons dangereuses

Date de parution : 21/11/2018
 LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle muse. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges de la cruauté, choisissent comme cible des innocents. La pure...
 LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle muse. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges de la cruauté, choisissent comme cible des innocents. La pure et naïve Cécile de Volanges, la vertueuse et brûlante Mme de Tourvel seront les victimes de leurs œuvres de vengeance et de destruction morale. Au nom de la seule jouissance, ils s’allient pour bafouer l’amour et les sentiments, jusqu’à la reddition totale.
Les lettres « douces et dangereuses » de deux monstres parfaits composent ce sensationnel chef-d’œuvre romanesque.
 
@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266289177
Code sériel : 6010
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Skoubidoo Posté le 14 Octobre 2020
    Ce livre traînait dans ma bibliothèque depuis bien trop longtemps. Et j'ai enfin franchi le pas. Je me suis dit que je devais me mettre plus sérieusement aux classiques de notre littérature. Et bien je n'ai pas été déçue ! Quoiqu'un peu déroutée par l'expression écrite dans les premières pages. Le style Laclos nous fait renouer avec notre belle langue française et ses temps verbaux obscurs plus du tout utilisés de nos jours. Le style épistolaire est un véritable tour de génie, dans un pavé qui aurait pu très vite devenir indigeste sans les lettres que les personnages s'envoient les uns aux autres. Dès le début et jusqu'à la fin, on se prend inexorablement au jeu du Vicomte de Valmont et de la Marquise de Merteuil, avide de connaître la suite et les conséquences de leurs ruses savamment orchestrées. Ces deux-là se renvoient la balle à coup de lettres, telles des boomerangs, et les missives s'enchaînent et se dévorent sans modération. Les échanges entre les autres personnages sont également très intéressants et il est véritablement jouissif (et un peu malaisant, c'est vrai) de sentir la mascarade prendre sur eux et des quiproquos naître. L'auteur nous livre des personnages terriblement humains... Ce livre traînait dans ma bibliothèque depuis bien trop longtemps. Et j'ai enfin franchi le pas. Je me suis dit que je devais me mettre plus sérieusement aux classiques de notre littérature. Et bien je n'ai pas été déçue ! Quoiqu'un peu déroutée par l'expression écrite dans les premières pages. Le style Laclos nous fait renouer avec notre belle langue française et ses temps verbaux obscurs plus du tout utilisés de nos jours. Le style épistolaire est un véritable tour de génie, dans un pavé qui aurait pu très vite devenir indigeste sans les lettres que les personnages s'envoient les uns aux autres. Dès le début et jusqu'à la fin, on se prend inexorablement au jeu du Vicomte de Valmont et de la Marquise de Merteuil, avide de connaître la suite et les conséquences de leurs ruses savamment orchestrées. Ces deux-là se renvoient la balle à coup de lettres, telles des boomerangs, et les missives s'enchaînent et se dévorent sans modération. Les échanges entre les autres personnages sont également très intéressants et il est véritablement jouissif (et un peu malaisant, c'est vrai) de sentir la mascarade prendre sur eux et des quiproquos naître. L'auteur nous livre des personnages terriblement humains dans leurs contradictions… On s'y attache, on les comprend, on les plaint, on les déteste mais on les admire aussi… L'innocente ingénue découvre des tentations alléchantes. Le trompeur se perd dans les affres de l'amour. L'âme vertueuse en proie aux doutes lutte pour ne pas sombrer dans les plaisirs faciles. Le dévoué s'égare des sentiers de la chevalerie… Et j'en passe. Le caractère de chacun transparaît dans les différents styles d'écriture (chapeau Laclos !) et c'est un régal. Au final c'est une fresque psychologique et sociétale, un regard honnête et sans fard sur la haute société de son époque, perçant à jour ses non-dits, ses fantasmes non assumés et son hypocrite bien-pensance, que nous livre Choderlos de Laclos avec ses "Liaisons Dangereuses". Je ne vais pas mentir en disant que j'ai lu ce roman avec facilité : je ne suis pas une grande lectrice de littérature classique. J'ai donc eu un peu de mal sur certains passages pour saisir le propos et ne pas comprendre de travers (et je pense que l'auteur s'est également amusé avec les mots). Mais si les subjonctifs imparfaits ne vous font pas peur, foncez !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Sahyuri Posté le 7 Octobre 2020
    Une des révélations de mon adolescence. J'ai adoré me plonger dans ce roman épistolaire tellement captivant, beau et sordide. J'ai aimé et détesté Valmont et Madame de Merteuil, ils m'ont emportée, captivée. Quelle belle fresque sociale, quelle belle analyse. A n'en point douter Pierre Choderlos de Laclos est un fin sociologue de son époque. Loin d'être une ode au libertinage, c'est bien plus une étude sociale et un rappel d'une loi fondamentale de l'être humain : seul l'amour gouverne l'Homme, même quand celui-ci à l'orgueil de penser qu'il est le seul à tirer les rênes.
  • CharlesEdouard Posté le 2 Octobre 2020
    Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont sont peut-être les personnages dans la littérature classique française, les plus vicieux. D'habitude, je ne suis pas fan des romans épistolaire, j'étais frileux pour cette lecture, jusqu'à ce que je me dise : ouverture d'esprit, et découverte.. Finalement, j'ai apprécié ! Manipulation, libertinage, mais pas celui que l'on penserai, non plutôt culturelle, loin de toute loi religieuse, la liberté, etc. Il y a bien une morale, ce n'est pas le roman libertin que l'on penserais, il y a beaucoup d'intelligence et d'analyse fine. La marquis et le vicomte feront tout pour dépraver Cécile de Volanges, promise déjà au comte de Gercourt. La présidente de Tourvel, quant à elle, en sera d'autant plus une victime, un jouet aux mains du marquis. L'on se régale avec ce roman d'analyse psychologique.
  • Lucilou Posté le 12 Août 2020
    Tant d'encre a coulé pour parler des "Liaisons Dangereuses" depuis sa publication en 1782... Tant d'admirateurs, de détracteurs, tant de débats et de controverses pour ce véritable bijou littéraire dont à la lecture on comprend bien pourquoi il suscite tant de passions! J'ai rencontré Choderlos de Laclos et son roman sulfureux pour la première fois en classe de 1ère et je ne l'ai plus vraiment quitté. Il m'arrive fréquemment de relire les "Liaisons Dangereuses". Si ces (re)lectures sont toujours d'exquis moments, elles ont également cette incroyable faculté de me donner à voir à chaque fois quelque chose qui m'avait échappé auparavant. Ainsi, se délecter de la correspondance de la marquise de Merteuil, du Vicomte de Valmont et consort c'est autant un plaisir qu'une promesse de découverte et de finesse. La Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont se sont aimés autrefois. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'amis -du moins le croient-ils- et outre qu'ils se racontent mutuellement leurs nombreuses conquêtes, ils n'hésitent pas à s'entraider pour les obtenir. Pour se venger d'une humiliation, l'implacable Marquise défie son complice de séduire une oie blanche -Cécile- promise à l'indélicat qui lui fit subir un échec cuisant. Valmont accepte le pari -quoi de... Tant d'encre a coulé pour parler des "Liaisons Dangereuses" depuis sa publication en 1782... Tant d'admirateurs, de détracteurs, tant de débats et de controverses pour ce véritable bijou littéraire dont à la lecture on comprend bien pourquoi il suscite tant de passions! J'ai rencontré Choderlos de Laclos et son roman sulfureux pour la première fois en classe de 1ère et je ne l'ai plus vraiment quitté. Il m'arrive fréquemment de relire les "Liaisons Dangereuses". Si ces (re)lectures sont toujours d'exquis moments, elles ont également cette incroyable faculté de me donner à voir à chaque fois quelque chose qui m'avait échappé auparavant. Ainsi, se délecter de la correspondance de la marquise de Merteuil, du Vicomte de Valmont et consort c'est autant un plaisir qu'une promesse de découverte et de finesse. La Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont se sont aimés autrefois. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'amis -du moins le croient-ils- et outre qu'ils se racontent mutuellement leurs nombreuses conquêtes, ils n'hésitent pas à s'entraider pour les obtenir. Pour se venger d'une humiliation, l'implacable Marquise défie son complice de séduire une oie blanche -Cécile- promise à l'indélicat qui lui fit subir un échec cuisant. Valmont accepte le pari -quoi de plus aisé que de perdre une oie blanche de réputation et d'y goûter?- tout en menant une intrigue parallèle: séduire la belle mais trop vertueuse Présidente de Tourvel... Oui mais rien ne se passe comme prévu: le chasseur tombe véritablement amoureux de sa proie, déclenchant au passage la colère de sa complice qui n'a pas hésité à sacrifier, entre autre, un candide professeur de musique sur l'autel de sa vengeance... Toutefois, l'issue de toutes ces galantes intrigues aura un gout bien amer, celui du déshonneur et de la mort... Et ce ne sont que de gros traits pour brosser brièvement une intrigue complexe, cruelle, diabolique et diablement construite. Une intrigue profondément romanesque et subtile qui veut aller au delà du parfum de soufre et de scandale pour dire beaucoup plus. Elle y parvient, non sans brio, grâce à bien des éléments, grâce aussi à des personnages tout simplement fascinants, profonds, très bien écrits. Naturellement, en tête, comment ne pas citer la froide, implacable Marquise de Merteuil, marionnettiste de talent et femme de tête séduisante où le beau et luciférien Vicomte de Valmont, troublant à se pâmer, dangereusement clairvoyant, terriblement audacieux? Ces personnages, mon dieu, ces personnages! On a beaucoup glosé sur le propos scandaleux, immoral de cet ouvrage. Certes, certes, il est parfois scabreux, libertin (au sens philosophique et charnel) mais sous cet aspect-là, se cache finalement l'idée que toutes les galanteries possibles, que toutes les conquêtes, que toutes les nuits torrides et les jours de fièvre sont bien peu de chose face à l'amour véritable. Au fond, Valmont (presque un romantique avant l'heure!) trouve sa rédemption dans son amour sincère mais malheureux pour sa douce Présidente. Au fond, la marquise ne l'admet pas, mais sa soif de vengeance, c'est un chagrin d'amour qui ne dit pas son nom... C'est là l'un des aspects du roman qui me touche et qui d'après moi fait sa complexité et son intelligence. Mais bien entendu, ces "Liaisons Dangereuses" ne se bornent pas à ce combat perdu d'avance entre galanteries et amour vrai, ce combat qui fait de ses héros des personnages déchus, un peu byronnien ou qui évoquent les tourments métaphysiques d'un Dom Juan. Il y a tellement plus! "Les Liaisons Dangereuses" sont aussi le roman de l'alcôve et de la soie, du désir et des excès. le roman de la manipulation: Laclos était un militaire et cela transparaît dans la stratégie que Valmont met en place pour conquérir la présidente de Tourvel. Il y a les assauts directs et agressifs, les retraits "je fais trois pas en arrière pour te pousser vers moi par un pas en avant", les dépêches écrites à son état-major, les diversions... La marquise n'agit pas différemment et chaque acte, chaque parole est pesé, calculé pour porter au mieux le coup fatal à l'ennemi victime non pas des armes mais des mots de ses assaillants. Ces mots utilisés en maître, en virtuose pour séduire, convaincre, persuader, mentir, faire frémir... Tuer. Les mots sont meurtriers chez Laclos et réduisent à merci plus sûrement que l'épée ou le pistolet. De la manipulation le roman glisse même vers la corruption des êtres et la corruption tout court. Ainsi pour parvenir à leurs fins, Merteuil et Valmont ne reculent devant rien ni personne. Quand bien même ils le voudraient, ils ne le peuvent plus tant ils sont aux prises avec le système qu'ils ont eux-même créé. La corruption et le sentiment de puissance sont des engrenages qui finissent par les piéger... et les corrompre... Quand on sait que le roman fut écrit en 1782, soit sept ans avant le déclenchement de la Révolution Française, difficile de ne pas voir dans ce portrait décadent d'une certaine noblesse, les prémices des griefs et des changements à venir... Enfin, difficile pour moi de ne pas percevoir une certaine forme de féminisme dans le personnage de Merteuil et dans sa lettre LXXXI où elle explique clairement et avec autant de lucidité que de modernité que si elle est ce qu'elle est, c'est dû à son sexe, son éducation. Laclos, ici avec ce qui sonne comme un manifeste féministe avant l'heure, se fait le chantre des Lumières et c'est grandiose! Plusieurs aspects, donc, dans ce merveilleux roman qui se croisent autour du thème -universel s'il en est- de la passion amoureuse et des rapports humains. Peu d'auteurs peuvent de vanter de l'avoir explorer avec tant de lucidité et de finesse que le fait Laclos ici. C'est autant un travail d'orfèvre et de romancier que de sociologue... Si l'intrigue fonctionne aussi bien, si les personnages sont si profonds, si la réflexion est si fine, c'est en grande partie dû au choix narratif de l'épistolaire, qui induit de fait l'emploi de premières personnes et de focalisation interne. Parlons-en donc de l'épistolaire! Je dis souvent que c'est une forme que je n'affectionne pas ou que je trouve mal exploitée ou surfaite. En réalité, elle n'est nulle part à la hauteur des Liaisons Dangereuses, ce qui explique mon désamour. Ce que je reproche souvent aux romanciers qui se lancent dans cette forme, c'est l'absence de virtuosité dans l'écriture qui fait que chaque personnage écrit comme son comparse. Rien de comparable ici: chaque épistolier a un style qui lui est propre et c'est un délice. Enfin, ce format, quand il est ouvragé comme chez Laclos, est un merveilleux procédé dramatique: les lettres permettent de ménager des ellipses, de montrer la duplicité de certains personnages (ah cette lettre XLVII!), de créer des surprises, de faire monter le suspense et de rendre l'intrigue d'autant plus vivante, palpitante! Qu'ajouter d'autre enfin? Si, parler de la langue De Laclos qui frôle la perfection formelle, qui sublime notre bon vieux français. C'est aussi cela "Les Liaisons Dangereuses": une beauté qui aime à se faire dire à voix haute mais qui conserve une grâce puissante à l'écrit... Il ne manque vraiment rien à ce roman pétri d'éclats et d'intelligence, peuplé d'inoubliables personnages. Si je salue et admire la froide intelligence de la Marquise de Merteuil -une des premières femmes puissantes de la littérature-, j'ai une pensée émue pour la douceur de la présidente de Tourvel et un sourire un peu tarte pour le Vicomte de Valmont dont je suis toujours (à mon grand malheur) amoureuse! Et ce n'est Stephen Frears et son excellente adaptation du roman (c'était un pari audacieux et difficile et il l'a gagné haut la main!) qui pourrait me faire changer d'avis. John Malkovitch y est aussi bon que Glenn Close et diablement plus séduisant!
    Lire la suite
    En lire moins
  • AmIvankovDiaz Posté le 16 Juin 2020
    Il existe tant de critiques, plus élogieuses, plus savantes, plus perspicaces, plus audacieuses les unes que les autres sur cet admirable chef d'oeuvre "Les Liaisons dangereuses" que je ne sais pas comment apporter ma pierre à ce bel édifice des lettres. Si, je sais, je vais écrire une critique de l'essai de Georges Poisson " Choderlos de Laclos ou l'obstination", paru chez Grasset en 1985. Cet essai s'intéresse certes à l'auteur Choderlos de Laclos mais aussi, et surtout, au militaire artilleur qu'il fut, grâce à des archives de l'armée inédites (en 1985). Toutes ces données biographiques sont importantes pour mieux comprendre l'homme, son oeuvre (littéraire et militaire) et son temps. Il est à noter que cet essai sur Choderlos de Laclos n'est pas encore référencé chez Babelio. Comme quoi on peut toujours être le premier, même sur un sentier qu'on croyait bien balisé à l'avance.
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • News
    Lisez

    L'amour en littérature : 7 grands classiques à lire et à relire

    "En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime". Cette déclaration, point d'orgue du roman culte Orgueil et préjugés, est le symbole même de l'amour en littérature. Enflammées, déçues, tragiques, salvatrices... ces histoires d'amour-là sont fantasmées et continuent pourtant de nous toucher droit au coeur des siècles plus tard. Voici 7 grands classiques de la littérature qui rendent hommage à l'amour, à lire et à relire sans plus tarder. 

    Lire l'article