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            Les naufragés

            Pocket
            EAN : 9782266129893
            Code sériel : 11846
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 464
            Format : 108 x 177 mm
            Les naufragés
            Avec les clochards de Paris

            Collection : Terre Humaine Poche
            Date de parution : 06/02/2003

            Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont soûls et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d’exclusion. Fous de pauvreté. Fous d’alcool. Et victimes surtout. De la...

            Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont soûls et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d’exclusion. Fous de pauvreté. Fous d’alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c’est contre la vie même qu’ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c’est un autre et impossible ailleurs dont ils s’obstinent à rêver furieusement.

            Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.


            Patrick Declerck, né à Bruxelles en 1953, philosophe de formation, docteur en anthropologie de l'École des hautes études en sciences sociales, est psychanalyste, membre affilié de la Société psychanalytique de Paris.
            Il a publié divers articles ethnologiques et psychanalytiques (Temps modernes, Esprit...) sur la désocialisation, l'errance et l'alcoolisme.

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            EAN : 9782266129893
            Code sériel : 11846
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 464
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            8.30 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Chewkate Posté le 31 Janvier 2019
              Un tour complet de la rue, de la mocheté de ce qui est proposé sans langue de bois. Ce qui fait que l'essai est bon, c'est que son auteur s'autorise le jugement, qu'il révise (ou pas), le glissement, la honte. Au coeur de l'humanité, celle qu'on ne veut plus voir. Et d'avoir honte avec lui. (déformation pro peut être.) Toujours tristement d'actualité.
            • lorettelaure Posté le 4 Novembre 2018
              Un livre vivant et passionnant qui nous plonge dans les bas-fonds sans pour autant nous lasser. On ne s’ennuie jamais et l’humour de l’auteur nous fait passer la pilule. Cependant, Patrick Declerck est psychiatre, et si la grille utilisée nous livre certaines clefs importantes ( les clochards boivent pour éviter la rumination, c'est-à-dire, le souvenir obsédant d’un traumatisme), elle en biaise parfois d’autres. Les clochards, nous dit l’auteur, sont masochistes. Alors que le personnel de Nanterre leur a précautionneusement rangé les papiers dans une armoire, papiers qui leur permettent d’obtenir des aides, la moitié d’entre eux les réclame avant de partir pour une beuverie, … et les perdent systématiquement ! Quel masochisme en effet ! Sauf …. que des papiers, ça se vend ! Les clochards vivent au jour le jour, drogués par l’alcool. On sait bien que n’importe quel drogué fera tout pour se procurer sa came sans songer au lendemain. De plus l’auteur s’interroge sur le fait que ces personnes ne rentrent pas dans le cadre, même si on voit dans leurs discours les raisons qu’ils invoquent. Patrick Declerck laisse ces arguments de côté. La vie asservissante d’un travailleur en usine qui les saoule ne semble... Un livre vivant et passionnant qui nous plonge dans les bas-fonds sans pour autant nous lasser. On ne s’ennuie jamais et l’humour de l’auteur nous fait passer la pilule. Cependant, Patrick Declerck est psychiatre, et si la grille utilisée nous livre certaines clefs importantes ( les clochards boivent pour éviter la rumination, c'est-à-dire, le souvenir obsédant d’un traumatisme), elle en biaise parfois d’autres. Les clochards, nous dit l’auteur, sont masochistes. Alors que le personnel de Nanterre leur a précautionneusement rangé les papiers dans une armoire, papiers qui leur permettent d’obtenir des aides, la moitié d’entre eux les réclame avant de partir pour une beuverie, … et les perdent systématiquement ! Quel masochisme en effet ! Sauf …. que des papiers, ça se vend ! Les clochards vivent au jour le jour, drogués par l’alcool. On sait bien que n’importe quel drogué fera tout pour se procurer sa came sans songer au lendemain. De plus l’auteur s’interroge sur le fait que ces personnes ne rentrent pas dans le cadre, même si on voit dans leurs discours les raisons qu’ils invoquent. Patrick Declerck laisse ces arguments de côté. La vie asservissante d’un travailleur en usine qui les saoule ne semble pas un argument suffisant à l’auteur pour vouloir lâcher prise et s’envoler avec les potes vers le sentiment de liberté que doit leur provoquer leurs envols vers la folie des déliriums trémens…. assourdissants, anesthésiants…. Portes d’un lent suicide inconscient ! Les psy s’interrogent toujours sur le pourquoi ne rentre-t-on pas dans le moule ? Jamais il ne leur vient à l’esprit, certainement du fait de leur condition sociale et de leur formation, de se demander pourquoi la plupart des gens rentrent-ils dans ce moule. Comment s’y prennent-ils ? Quelle est le mode d’éducation qui est parvenu à les formater à ce point ? Comment parviennent-ils, durant toute une vie à se lever contre-nature, à manger sans tenir compte de leurs besoins originels, à travailler sans plaisir pour l’enrichissement d’un autre …. Payer leurs taxes, leurs frais de voitures … etc… juste pour pouvoir travailler ! Le travail n’est pas un loisir ! Mais il n’est pas de bon ton de l’avouer. On préfère le nier, c’est mieux vu. Les classes « bien pensantes » ont tendance à l’ignorer, parce que certains métiers sont passionnants … mais ceux-ci sont bien-sûr réservés à l’ « élite ». Les clochards ont très peu été éduqués, et de ce fait, deviennent inaptes à accepter leur condition et leur futur. Ils ont tenté d’y croire, de se battre, de travailler, puis un jour, ils ont renoncé. L’abus d’alcool, de drogue ou de folie ont fait le reste ! L’auteur avance que la pauvreté rend les gens méchants. Pour moi c’est un raccourci qui ignore les effets de l’alcool et de la destruction du cerveau qu’il engendre, d’une part, et celle issue des traumatismes. Pour moi, la violence subie, le sentiment d’injustice et l’impression d’être dans une voie sans issue mêlés aux conséquences des drogues et de l’insécurité sont les souffrances qui engendrent la violence. Combien de peuples pauvres sont d’une gentillesse remarquable ? Dire que les pauvres sont méchants n’arrangerait-elle pas les classes favorisées ? Hormis ces quelques critiques que je me suis autorisées, j’ai apprécié cette démarche. Qui ne s’est jamais posé la question de la clochardisation dans un pays où les aides sociales sont particulièrement développées ? Les naufragés sont une tentative de réponse à cette question, une trace du passage sur terre de ces laissés pour compte. L’auteur a raison. Non, il n’y a pas de solution pour ces pauvres gens, les dés sont jetés depuis trop longtemps, peut-être même avant leur naissance, dit-il, dans le ventre de leur mère qui buvait elle-même, pour certaines d’entre elles au moins. Et c’est tout ce désespoir que leur histoire peut nous transmettre…. Celui de leur vie, leur passé, leurs projets qu’ils n’ont pas, le cadre dans lequel ils sont nés, celui dans lequel ils sont sûrs de mourir, quoi qu’il arrive. Le destin.
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            • jblartigot Posté le 14 Mars 2018
              Je remercierai jamais assez cet auteur qui m'a fait rentrer dans le social par le biais de l'exclusion. Un très bon livre qui n'expose pas mais oblige à regarder ceux et ce que l'on évite. Tel le miroir placé en salle de consultation il nous invite à regarder notre images, nos craintes, nos rejets, car au travers de ces gens, ou plutôt de ce qu'ils nous inspirent, il n'est question que de nous. A lire lire lire lire lire lire lire lire
            • Drych Posté le 2 Novembre 2017
              Un livre bouleversant sur le monde des SDF. L'auteur y retranscrit son expérience au milieu d'eux en qualité de psychanalyste et ethnologue, entre 1982 et 1997. le ton est donné dès l'introduction. La suite est une compilation de tranches de vie aussi accablantes les unes que les autres, entrecoupées d'expériences personnelles de l'auteur, et suivies de son analyse théorique, es qualité de philosophe, anthropologue et psychanalyste. J'ai cependant l'impression de lire ce livre, privilégiant le lien avec la psychiatrie pour ces clochards de l'époque, un peu tard. Depuis, les choses ont changé, avec notamment une proportion de migrants beaucoup plus importante. Je présents qu'un bilan aujourd'hui serait différent mais certainement aussi accablant et termine cette lecture, un peu rapidement, frustré d'un bilan plus actuel.
            • kakine16 Posté le 8 Mai 2016
              Ce livre permet de mettre en évidence une réalité que la société tente de dissimuler, de faire oublier. L'expérience menée par Patrick Declerck est vraiment intéressante à lire, surtout pour des (futurs) travailleurs sociaux.
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