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EAN : 9782266289269
Code sériel : 12364
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

L'Ile des esclaves

Date de parution : 10/12/2018
LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Jetés sur un rivage grec à la suite d'un naufrage, deux couples, maîtres et serviteurs, ont tout à craindre de cette « Île des esclaves » où survit une tradition séculaire. Dans cette étrange république, on leur ordonne d'échanger leurs noms, leurs vêtements et leur condition....
LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Jetés sur un rivage grec à la suite d'un naufrage, deux couples, maîtres et serviteurs, ont tout à craindre de cette « Île des esclaves » où survit une tradition séculaire. Dans cette étrange république, on leur ordonne d'échanger leurs noms, leurs vêtements et leur condition. Les valets ont trois ans pour transformer leurs patrons, et faire de ces orgueilleux injustes et brutaux des êtres humains raisonnables et généreux.
Alchimiste des intrigues amoureuses, Marivaux excelle aussi dans la comédie sociale et la fable utopique, qui ne finissent jamais comme prévu.
 
@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
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EAN : 9782266289269
Code sériel : 12364
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cricri124 Posté le 22 Décembre 2021
    Quand un maître se voit contraint de devenir l'esclave de son esclave, ça ne se passe pas sans anicroches … C'est ce que vont réaliser deux duos maître/esclave, l'un féminin, l'autre masculin. Après avoir échappé à un naufrage, ils échouent sur cette île régie par des lois très particulières. L'heure de la revanche des esclaves aurait-elle sonné ? Marivaux ne remet pas radicalement en cause les classes sociales mais en inversant les rapports de force et en donnant le pouvoir aux serviteurs, il égratigne vertement les codes de la noblesse et de l'aristocratie. Sans doute souhaite-t-il leur ouvrir les yeux sur leur comportement. Je me demande comment cette pièce a été perçue quand elle a été jouée pour la première fois en 1725. Certains ont dû grincer des dents. La bonne société tournée en ridicule par les domestiques, pour l'époque, il fallait tout de même oser. En bref, c'est un bon divertissement mais qui aurait cependant mérité d'être un peu plus étoffé. L'évolution des personnages est en effet parfois si abrupte qu'elle perd en vraisemblance. Il y a bien sûr quelques répliques savoureuses, notamment d'Arlequin, l'ex-serviteur devenu maître. (Un sacré loustic cet Arlequin, soit dit en passant.) La scène où... Quand un maître se voit contraint de devenir l'esclave de son esclave, ça ne se passe pas sans anicroches … C'est ce que vont réaliser deux duos maître/esclave, l'un féminin, l'autre masculin. Après avoir échappé à un naufrage, ils échouent sur cette île régie par des lois très particulières. L'heure de la revanche des esclaves aurait-elle sonné ? Marivaux ne remet pas radicalement en cause les classes sociales mais en inversant les rapports de force et en donnant le pouvoir aux serviteurs, il égratigne vertement les codes de la noblesse et de l'aristocratie. Sans doute souhaite-t-il leur ouvrir les yeux sur leur comportement. Je me demande comment cette pièce a été perçue quand elle a été jouée pour la première fois en 1725. Certains ont dû grincer des dents. La bonne société tournée en ridicule par les domestiques, pour l'époque, il fallait tout de même oser. En bref, c'est un bon divertissement mais qui aurait cependant mérité d'être un peu plus étoffé. L'évolution des personnages est en effet parfois si abrupte qu'elle perd en vraisemblance. Il y a bien sûr quelques répliques savoureuses, notamment d'Arlequin, l'ex-serviteur devenu maître. (Un sacré loustic cet Arlequin, soit dit en passant.) La scène où les deux serviteurs tentent d'imiter le marivaudage de leurs maîtres (ex-maîtres !) est également assez cocasse. Mais je m'attendais à quelque chose de plus subversif, plus caustique et sans doute moins utopique. Cela étant, le message est noble, si je puis dire. Au-delà des pointes d'ironie, c'est finalement une belle leçon de vie que nous offre Marivaux.
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  • pit31 Posté le 9 Décembre 2021
    Ce livre est excellent. Très bien écrit, je l'ai lu avec attention. De plus, il est très bien pour les étudiants qui passent le bac de par sa conception. Je l'ai vraiment apprécié pour tout. Aussi bien l'écriture, le format et sa forme d'écriture et sa forme. A lire avec plaisir.
  • Cer45Rt Posté le 18 Septembre 2021
    "L'Ile des esclaves", est une pièce très brève, mais vraiment très réussie ! Elle est à la fois légère et profonde, c'est une pièce intelligente, bien écrite, souvent drôle, au rythme enlevé. Et ça me plaît. Le sujet est simple, et pourtant plutôt original et très bien trouvé ; durant l'Antiquité, à l'époque de la Grèce, des esclaves, arrivent sur une île, avec leurs propriétaires ; les esclaves et les propriétaires, sont alors contraints d'inverser les rôles. Et, à partir de ce sujet simple, le dramaturge, parle de sujets sociaux importants. Et il le fait avec talent ; ses dialogues, m'ont toujours semblé parfaits, les répliques font mouche et il y a un véritable plaisir à les lire. Il n'y a pas eu, un seul instant, dans la pièce, où je me suis ennuyé ; tous les passages, sonnent juste et arrivent au bon moment ; ils peuvent être drôles ou simplement beaux, mais ils sont toujours là où ils doivent être et parfaitement bien faits. L'une des choses, que j'aime vraiment dans cette pièce, est toutes les questions, qu'elle pose (c'est une véritable satire sociale !), sur les rapports de domination et sur leur inversion. J'ai trouvé que "L'Ile... "L'Ile des esclaves", est une pièce très brève, mais vraiment très réussie ! Elle est à la fois légère et profonde, c'est une pièce intelligente, bien écrite, souvent drôle, au rythme enlevé. Et ça me plaît. Le sujet est simple, et pourtant plutôt original et très bien trouvé ; durant l'Antiquité, à l'époque de la Grèce, des esclaves, arrivent sur une île, avec leurs propriétaires ; les esclaves et les propriétaires, sont alors contraints d'inverser les rôles. Et, à partir de ce sujet simple, le dramaturge, parle de sujets sociaux importants. Et il le fait avec talent ; ses dialogues, m'ont toujours semblé parfaits, les répliques font mouche et il y a un véritable plaisir à les lire. Il n'y a pas eu, un seul instant, dans la pièce, où je me suis ennuyé ; tous les passages, sonnent juste et arrivent au bon moment ; ils peuvent être drôles ou simplement beaux, mais ils sont toujours là où ils doivent être et parfaitement bien faits. L'une des choses, que j'aime vraiment dans cette pièce, est toutes les questions, qu'elle pose (c'est une véritable satire sociale !), sur les rapports de domination et sur leur inversion. J'ai trouvé que "L'Ile des esclaves", était une brève comédie, très réussie, très bien écrite et très intelligente.
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  • Marilou09 Posté le 1 Juillet 2021
    Dans cette pièce de théâtre, Marivaux inverse les rôles. Les esclaves deviennent les maîtres et les maîtres les esclaves. Si au début, les esclaves sont contents de ce renversement car ils vont avoir la belle vie et vont pouvoir montrer à leurs maîtres combien ils les traitent mal, ils finissent par renoncer à leur vengeance au nom de la bonté: ils ne veulent pas devenir aussi méchants que l'ont été leurs maîtres. Face à ce renoncement, les maîtres prennent conscience de leur mauvais comportement à l'égard de leurs esclaves. Ce récit est très intéressant. Rédigé en plein siècle des Lumières au cours duquel les philosophes commencent à se poser des questions sur l'esclavage, on est témoin ici d'une réflexion plus globale sur la définition de l'humanité, rien de moins. Il en ressort que les humains sont ceux qui font preuve de bonté et d'empathie...
  • Nitocris2021 Posté le 16 Juin 2021
    Une des meilleures pièces de Marivaux qui au delà du jeu de paroles habituel propose une vraie réflexion sur la servitude et la relation entre maître et domestique. Toujours drôle, cette œuvre a cependant aussi un vrai ton de gravité et les personnages ont des traits très humains.
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