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Archipoche
EAN : 9782377350285
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 369
Format : 113 x 180 mm

L'île du Dr Moreau - Suivi de la machine à explorer le temps

Henry Durand-davrey (Traducteur), Jean-pierre Croquet (Préface)
Collection : Classique
Date de parution : 07/06/2017
Seul rescapé d’un naufrage, Edward Prendrick est repêché  en mer par un navire chargé d’une cargaison d’animaux. Sur  l’île tropicale où il débarque, un certain Dr Moreau se livre  à d’étranges expériences de vivisection. Prendrick ne tarde  pas à découvrir que les créatures passées sous le scalpel  du chirurgien sont... Seul rescapé d’un naufrage, Edward Prendrick est repêché  en mer par un navire chargé d’une cargaison d’animaux. Sur  l’île tropicale où il débarque, un certain Dr Moreau se livre  à d’étranges expériences de vivisection. Prendrick ne tarde  pas à découvrir que les créatures passées sous le scalpel  du chirurgien sont le fruit de greffes monstrueuses qui les  rendent douées de pensée et de parole.Une sorte d’harmonie règne néanmoins sur l’île, tant que  ces hommes-chiens, hommes-porcs ou hommes-léopards  obéissent à la «Loi», un ensemble de règles qui prohibent  leurs pulsions primitives. Jusqu’au jour où, la Loi bafouée,  une véritable chasse «à l’homme» est lancée…Ce roman est suivi de La Machine à explorer le temps, autre classique de H. G. Wells.
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EAN : 9782377350285
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 369
Format : 113 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vgault Posté le 9 Novembre 2020
    Comme je lis très peu de romans de science fiction, j’ai abordé L’Ile du Dr Moreau avec la naïveté d’une lectrice de 1896, et j’ai été littéralement choquée. Le narrateur, échoué par hasard sur cette île, découvre des hommes aux corps contrefaits, aux visages poilus et aux oreilles pointues, il entend des cris de douleur émanant du laboratoire, et il se persuade que le docteur pratique la vivisection sur des humains pour en faire des animaux. Il découvre qu’en fait c’est l’inverse, mais cette réalité est à peine plus rassurante. Les animaux humanisés au scalpel deviennent des parodies d’humanité, et certains obéissent à une parodie de religion, avec le docteur pour dieu. D’autres retrouvent leur nature profonde, mais ils ont perdu la cohérence entre leur corps et leur esprit. L’aspect le plus horrifique de l’histoire est que le docteur Moreau n’est motivé par aucun désir altruiste, mais seulement par son hubris et une curiosité scientifique détachée de toute morale. Cela pose des questions encore très actuelles sur la valeur de la vie humaine et animale, les droits et devoirs des scientifiques, et même la naissance des religions.
  • jjjjjjjj Posté le 9 Novembre 2020
    Unique survivant d'un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery et son équipe, passagers d'un navire faisant route vers une île tropicale avec une cargaison d'animaux. Montgomery est l'assistant du docteur Moreau, un scientifique obsédé par la vivisection et la transfusion sanguine. Prendick découvre avec effroi que, depuis dix ans, les deux hommes se livrent à des expériences sur les animaux, en réalisant des greffes et de multiples interventions chirurgicales, afin d'en faire des hommes capables de penser et de parler. Les hommes-bêtes vivent dans un village et obéissent à « La Loi », un ensemble de règles leur interdisant les comportements primitifs et prônant la vénération de Moreau, qu'ils appellent « Maître ».
  • mdhennin Posté le 8 Novembre 2020
    Si ce récit a plus de cent ans, il fait toujours autant d'effet sur le lecteur : il fait peur ! On pénètre sur l'île du docteur Moreau avec beaucoup d'appréhension et on assiste avec le même effroi que ce pauvre Pendrick à la découverte de ses terribles créatures. Le propos scientifique sous-jacent a un peu vieilli mais les thèses abordées de l'expérimentation sur l'animal, le conditionnement, la douleur et l'érection de l'humain comme espèce de référence sont toujours autant d'actualité. On regrettera néanmoins que l'édition française soit inexplicablement amputée de ses deux premiers chapitres... A quand une version intégrale assortie d'une nouvelle traduction ?
  • Thomas_Harnois Posté le 19 Octobre 2020
    « L’ile du docteur Moreau » est un livre fantastique, d’une imagination et d’une audace folle. Superbement écrit, il plonge le lecteur dans une atmosphère exotique entremêlée de cauchemar scientifique digne du docteur Frankenstein de Shelley. Porté par le suspens et les découvertes toujours plus étonnantes effectuées dans cette ile coupée du monde, on dévore ce roman qui figure pour moi parmi les plus belles réussites de Wells dans un genre plus horrifique que appartenant à la pure Science fiction.
  • CDemassieux Posté le 10 Octobre 2020
    Il existe des romans qui recèlent dans leurs lignes une puissance narrative tellurique. L’île du docteur Moreau est de ceux-là ; ce qui tombe bien puisque l’intrigue se déroule quasi exclusivement sur une île volcanique au milieu du Pacifique… Par ses diverses adaptations à l’écran, nous connaissons à peu près tous l’histoire de ce savant vivisecteur qui, à partir de matière animale vivante, entend créer des hommes, auxquels il apparaît alors comme un créateur sacré, leur imposant d’oublier leur état premier de bête à travers l’observance de règles strictes que ces « monstres » – nommés ainsi par le narrateur Prendick, débarqué sur l’île après avoir été naufragé et sauvé par l’assistant de Moreau, Montgomery – appellent la Loi. Le « maître » Moreau est tout entier tourné vers ses abominables recherches, insensible aux souffrances qu’il inflige car, dit-il : « Ceci ou cela est-il possible ? Vous ne pouvez vous imaginer ce que cela signifie pour un investigateur, quelle passion intellectuelle s’empare de lui. Vous ne pouvez vous imaginer les étranges délices de ces désirs intellectuels. La chose que vous avez devant vous n’est plus un animal, une créature comme vous, mais un problème. » On sait ce qu’il en... Il existe des romans qui recèlent dans leurs lignes une puissance narrative tellurique. L’île du docteur Moreau est de ceux-là ; ce qui tombe bien puisque l’intrigue se déroule quasi exclusivement sur une île volcanique au milieu du Pacifique… Par ses diverses adaptations à l’écran, nous connaissons à peu près tous l’histoire de ce savant vivisecteur qui, à partir de matière animale vivante, entend créer des hommes, auxquels il apparaît alors comme un créateur sacré, leur imposant d’oublier leur état premier de bête à travers l’observance de règles strictes que ces « monstres » – nommés ainsi par le narrateur Prendick, débarqué sur l’île après avoir été naufragé et sauvé par l’assistant de Moreau, Montgomery – appellent la Loi. Le « maître » Moreau est tout entier tourné vers ses abominables recherches, insensible aux souffrances qu’il inflige car, dit-il : « Ceci ou cela est-il possible ? Vous ne pouvez vous imaginer ce que cela signifie pour un investigateur, quelle passion intellectuelle s’empare de lui. Vous ne pouvez vous imaginer les étranges délices de ces désirs intellectuels. La chose que vous avez devant vous n’est plus un animal, une créature comme vous, mais un problème. » On sait ce qu’il en est de ces Prométhée depuis au moins le docteur Frankenstein, si l’on se réfère à la fiction. Pour la réalité, hélas, les camps nazis, entre autres, ont abrité de nombreux docteur Moreau… Le roman de Wells est d’ailleurs bien plus qu’une effroyable dystopie mettant en scène un savant fanatisé par ses recherches. On peut en effet le lire aussi comme un questionnement sur le conditionnement forcé. Car, oublions un instant ces créatures hybrides – nombre d’entre elles étant effectivement issues d’un mélange chirurgical entre espèces – et la question de la toute-puissance de la science – qui peut à l’occasion s’arroger des pouvoirs qui la dépassent en réalité – et nous verrons alors que L’île du docteur Moreau est une allégorie de la tyrannie où une poignée dirigeante impose sa loi à la multitude qui doit se soumettre sous peine de mort : « Auparavant, elles étaient des bêtes, aux instincts adaptés normalement aux conditions extérieures, heureuses comme des êtres vivants peuvent l’être. Maintenant, elles trébuchaient dans les entraves de l’humanité, vivaient dans une crainte perpétuelle, gênées par une loi qu’elles ne comprenaient pas ; leur simulacre d’existence humaine, commencée dans une agonie, était une longue lutte intérieure, une longue terreur de Moreau. » Cependant, et le roman l’atteste, la Nature, même contrainte, retrouve toujours son chemin. Celles et ceux qui ont vu Jurassic Park, de Steven Spielberg – adapté de l’excellent roman de Michael Crichton – le savent ! Quant au narrateur, il semble pris d’un grande lucidité en ce qui concerne son retour parmi ses congénères, mais c’est là une remarque de misanthrope, je l’admets…
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