Lisez! icon: Search engine
L'île du Dr Moreau - Suivi de la machine à explorer le temps
Henry Durand-Davrey (traduit par), Jean-Pierre Croquet (préface de)
Date de parution : 07/06/2017
Éditeurs :
Archipoche

L'île du Dr Moreau - Suivi de la machine à explorer le temps

Henry Durand-Davrey (traduit par), Jean-Pierre Croquet (préface de)
Date de parution : 07/06/2017
Seul rescapé d’un naufrage, Edward Prendrick est repêché  en mer par un navire chargé d’une cargaison d’animaux. Sur  l’île tropicale où il débarque, un certain Dr Moreau se livre  à... Seul rescapé d’un naufrage, Edward Prendrick est repêché  en mer par un navire chargé d’une cargaison d’animaux. Sur  l’île tropicale où il débarque, un certain Dr Moreau se livre  à d’étranges expériences de vivisection. Prendrick ne tarde  pas à découvrir que les créatures passées sous le scalpel  du chirurgien sont... Seul rescapé d’un naufrage, Edward Prendrick est repêché  en mer par un navire chargé d’une cargaison d’animaux. Sur  l’île tropicale où il débarque, un certain Dr Moreau se livre  à d’étranges expériences de vivisection. Prendrick ne tarde  pas à découvrir que les créatures passées sous le scalpel  du chirurgien sont le fruit de greffes monstrueuses qui les  rendent douées de pensée et de parole.Une sorte d’harmonie règne néanmoins sur l’île, tant que  ces hommes-chiens, hommes-porcs ou hommes-léopards  obéissent à la «Loi», un ensemble de règles qui prohibent  leurs pulsions primitives. Jusqu’au jour où, la Loi bafouée,  une véritable chasse «à l’homme» est lancée…Ce roman est suivi de La Machine à explorer le temps, autre classique de H. G. Wells.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782377350285
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 369
Format : 113 x 180 mm
EAN : 9782377350285
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 369
Format : 113 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Okoto 24/10/2022
    Une claque sans pareille, après la machine à explorer le temps Mr. Wells met la barre très haut. La folie des hommes y est abordée avec grande tact, mêlant la science avec des parcelles s'apparentant aux lois religieusement appliquées décrivant les principes de soumission aux êtres dit supérieurs. Des expériences animalières menées à la baguette par un scientifique sur une ile, sur laquelle tombe le personnage principal après un naufrage. La fin est tout à fait dans le style de l'auteur, qui reste fidèle à son atmosphère angoissante et mystérieuse.
  • Lamifranz 08/10/2022
    Qu’ont de commun entre eux les Docteurs Frankenstein, Jekyll, Moreau, Lerne, Mabuse… et plus près de nous le Dr Lecter (ex-psychiatre), les savants qui ont mis au point les créatures de Jurassic Park, et dans la vraie vie (hélas !), le Dr Mengele ou le Dr Petiot ? La réponse est facile : ce sont des savants fous : fous de véritable folie, pour certains, fous d’une certaine folie qui leur font faire des choses hors du commun, des découvertes qu’ils jugent « scientifiques » (c’est leur prétexte et en même temps leur alibi). L’autre point commun, c’est que ces « inventions » font froid dans le dos : que ce soit la mise au point de manipulations psychologiques de très haut niveau, ou de la tentation prométhéenne de recréer la vie. « L’île du Docteur Moreau » paraît en 1896. Il est important de situer ce roman dans son époque. Nous sommes en pleine ère victorienne, la modernité s’annonce dans tous les domaines. Les recherches médicales sont en pleine expansion, le public montre un engouement certain pour les découvertes scientifiques. Wells est déjà un passionné des sciences naturelles. C’est un Darwiniste convaincu. Il en épouse les théories, et aussi dans... Qu’ont de commun entre eux les Docteurs Frankenstein, Jekyll, Moreau, Lerne, Mabuse… et plus près de nous le Dr Lecter (ex-psychiatre), les savants qui ont mis au point les créatures de Jurassic Park, et dans la vraie vie (hélas !), le Dr Mengele ou le Dr Petiot ? La réponse est facile : ce sont des savants fous : fous de véritable folie, pour certains, fous d’une certaine folie qui leur font faire des choses hors du commun, des découvertes qu’ils jugent « scientifiques » (c’est leur prétexte et en même temps leur alibi). L’autre point commun, c’est que ces « inventions » font froid dans le dos : que ce soit la mise au point de manipulations psychologiques de très haut niveau, ou de la tentation prométhéenne de recréer la vie. « L’île du Docteur Moreau » paraît en 1896. Il est important de situer ce roman dans son époque. Nous sommes en pleine ère victorienne, la modernité s’annonce dans tous les domaines. Les recherches médicales sont en pleine expansion, le public montre un engouement certain pour les découvertes scientifiques. Wells est déjà un passionné des sciences naturelles. C’est un Darwiniste convaincu. Il en épouse les théories, et aussi dans une certaine mesure, l’athéisme. Ces notions, on les retrouve assez clairement dans ce roman qui se situe à mi-chemin entre Frankenstein (de Mary Shelley) et Jurassic Park (de Michael Crichton) : une évolution dans la re-création de la vie. Edward Prendick, victime d’un naufrage, est recueilli sur une île par un nommé Montgomery. Cet homme est l’assistant d’un personnage singulier, le Docteur Moreau. Prendick, découvre avec horreur les expérimentations faites par cet apprenti-sorcier doublé d’un démon mégalomane ; il fait greffe sur greffe sur des animaux, multiplie les opérations chirurgicales, afin de recréer un être doué de vie et de pensée, comme l’homme. Les créatures, ainsi générées par sa folie, sont parquées dans un espace où Moreau est le Maître tout puissant. Mais un jour vient où les « hommes-bêtes » se révoltent et tuent leurs bourreaux. Si Jules Verne est plutôt optimiste (sauf dans les dernières années), Herbert George Wells donne carrément dans le pessimisme noir : la science a plus de côtés négatifs que positifs, et va donc à l’encontre du but qu’elle se propose, amener l’homme vers une vie meilleure. A travers le cas particulier d’un « savant fou », il pose le problème de l’éthique scientifique. Mais ce n’est certes pas le seul thème soulevé par ce roman captivant : la relation homme-animal, la cruauté (excusée par la science), l’identité (que sont véritablement les « hommes-bêtes » ?), la mégalomanie, l’emprise sur des êtres inférieurs, l’autorité arbitraire au moyen d’une « loi » qui sert le Maître et lui seul…… Le problème religieux n’est pas posé ici (seul Dieu – s’il existe – a le pouvoir de créer la vie ?), mais le problème philosophique et métaphysique est bien réel : « Je pense, donc je suis » disait Descartes. Mais que « sont » ces êtres doués d’une « sorte de pensée » ? Le héros connaît une expérience terrible : il sait déjà, depuis Darwin, que l’homme est un maillon dans la chaîne de l’évolution (un animal, donc) mais il prend conscience que cette évolution peut être déviée, voire dévoyée. L’histoire quelques années plus tard donnera corps à ces craintes : au nom de la science, des expérimentations cruelles sur des animaux et même des humains (cf. Mengele) seront effectuées, en dehors de toute éthique, a fortiori de toute compassion pour l’être vivant qui en fait l’objet. Roman très fort, donc, qui pose beaucoup de questions, et en même temps un beau roman d’aventures et d’horreur, qui fera des émules (le Docteur Lerne, de Maurice Renard, paru douze ans après) et tous les « savants fous » que fournissent les auteurs du fantastique contemporain.
    Lire la suite
    En lire moins
  • ZeroJanvier79 18/08/2022
    Je poursuis ma découverte ou redécouverte des grands classiques de H.G. Wells, qui sont autant de prémisses du genre qu'on appellera plus tard la science-fiction. Ce roman m'a globalement bien plu, même s'il m'a manqué un petit quelque chose pour être totalement emballé. L'intrigue est plutôt intéressante et permet surtout de réfléchir aux excès de la science et aux frontières entre l'humain et l'animal. C'est à ce titre que le roman m'a le plus intéressé.
  • Guiguisch 16/08/2022
    Roman très innovant pour l'époque, "L'île du docteur Moreau" raconte l'histoire d'un naufragé rencontrant l'horreur et étant confronté à la frontière entre l'homme et l'animal. Même s'il peut parfois être choquant par endroits à nos yeux contemporains (il est paru en 1896), je l'ai trouvé fort intéressant, en particulier la conclusion quelque peu ironique. Dans cette édition, il est suivi par un autre récit fondateur de H. G. Wells : "La machine à explorer le temps". J'ai trouvé la lecture de celui-ci un peu plus lourde, en particulier le début. Toutefois l'un et l'autre sont utiles à lire, tant ils ont influencés le genre.
  • Ingannmic 20/06/2022
    Le lecteur est d’emblée projeté dans un contexte étrange et inquiétant, au fil de la voix du narrateur Edward Prendick, qui suite à un naufrage dont il est le seul rescapé, a été recueilli à bord d’un navire "sale et rapiécé". Y évolue, outre un équipage aux manières brutales, un individu au faciès difforme, sa face noire évoquant un museau, sa bouche immense contenant les dents les plus grandes qu’il ait jamais vu dans une bouche humaine. L’étrange créature semble être le domestique de Montgomery, passager qui s’est occupé de soigner Prendick. A la suite d’un conflit avec le capitaine qui refuse de le garder à bord, le héros est contraint de débarquer, en compagnie d’un grand vieillard qui aurait visiblement préféré le laisser se noyer, et de Montgomery, qui le sauve une fois encore en avançant que les connaissances scientifiques de Prendick pourraient leur être utiles, sur une île isolée et éloignée des routes maritimes, que son protecteur qualifie d’endroit infernal. Prendick comprend vite pourquoi… le lieu est peuplé d’êtres estropiés et difformes qui semblent vivre à l’état sauvage. Et lorsqu’il apprend le nom du grand vieillard, il fait vite le lien avec le scandaleux Docteur Moreau que ses pairs avaient... Le lecteur est d’emblée projeté dans un contexte étrange et inquiétant, au fil de la voix du narrateur Edward Prendick, qui suite à un naufrage dont il est le seul rescapé, a été recueilli à bord d’un navire "sale et rapiécé". Y évolue, outre un équipage aux manières brutales, un individu au faciès difforme, sa face noire évoquant un museau, sa bouche immense contenant les dents les plus grandes qu’il ait jamais vu dans une bouche humaine. L’étrange créature semble être le domestique de Montgomery, passager qui s’est occupé de soigner Prendick. A la suite d’un conflit avec le capitaine qui refuse de le garder à bord, le héros est contraint de débarquer, en compagnie d’un grand vieillard qui aurait visiblement préféré le laisser se noyer, et de Montgomery, qui le sauve une fois encore en avançant que les connaissances scientifiques de Prendick pourraient leur être utiles, sur une île isolée et éloignée des routes maritimes, que son protecteur qualifie d’endroit infernal. Prendick comprend vite pourquoi… le lieu est peuplé d’êtres estropiés et difformes qui semblent vivre à l’état sauvage. Et lorsqu’il apprend le nom du grand vieillard, il fait vite le lien avec le scandaleux Docteur Moreau que ses pairs avaient répudié suite aux expériences qu’il menait dans son laboratoire, y pratiquant la vivisection sans aucune limite éthique… Ont d’ailleurs débarqué sur l’île, en même temps que les trois hommes, une flopée de lapins et un puma que le docteur s’empresse de torturer, provoquant d’insupportables et interminables hurlements de douleur de la part de l’animal. De quoi faire froid dans le dos, hein ? Il faut dire que H. G. Wells s’y entend pour entretenir l’angoisse et la tension, notamment par la précision de ses descriptions, et ce qu’il évoque un épisode de poursuite ou les questionnements horrifiés du narrateur sur les événements qu’il subis. Et si les ficelles des éléments horrifiques de l’intrigue sont plutôt grossières (les expériences pratiquées par Moreau et leur résultat ne sont guère crédibles), le rythme du récit -passant habilement de la frénésie à une torpeur oppressante et macabre- et la consistance de l’atmosphère embarquent le lecteur sans peine. Par le personnage de Moreau, H.G. Wells introduit une amorce de questionnement sur la difficulté à concilier science et éthique mais aussi à définir cette dernière, ainsi que sur ce qui caractérise l’être humain à l’aune de ce qui le distingue, mais aussi le rapproche, de l’animal. Toutefois, développer ces thématiques n’est visiblement pas l’objectif de l’auteur : les expériences du docteur Moreau, ne visant ni avancée médicale, ni atteinte d’un mieux-être humain ou animal, ne suscitent aucune adhésion.
    Lire la suite
    En lire moins
Inscrivez-vous à la Newsletter Lisez!, la Newsletter qui vous inspire !
Découvrez toutes les actualités de nos maisons d'édition et de vos auteurs préférés

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    (Re)découvrez 10 classiques de la littérature d'épouvante

    Une porte qui claque toute seule, une branche qui gratte à la fenêtre, une ombre dans le jardin… Vous voilà dans l’ambiance d’Halloween. Profitez-en pour (re)découvrir 10 classiques de la littérature d’épouvante, mais attention, c’est à vos risques et périls ! 

    Lire l'article