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Peine des faunes
Date de parution : 24/08/2023
Éditeurs :
Pocket

Peine des faunes

Date de parution : 24/08/2023
Une fresque sociale et féministe sur cinq générations de femmes, de la Tanzanie à l'Écosse...
Peine des Faunes nous plonge dans la vie quotidienne d’une famille tanzanienne en 1986. Rébecca élève huit enfants. Sa fille aînée, Maggie, rêve d’étudier à l’université. Mais Rébecca entre en lutte... Peine des Faunes nous plonge dans la vie quotidienne d’une famille tanzanienne en 1986. Rébecca élève huit enfants. Sa fille aînée, Maggie, rêve d’étudier à l’université. Mais Rébecca entre en lutte contre une compagnie pétrolière sur le point d’exproprier les habitants de son village natal. Son départ précipité fait brutalement basculer... Peine des Faunes nous plonge dans la vie quotidienne d’une famille tanzanienne en 1986. Rébecca élève huit enfants. Sa fille aînée, Maggie, rêve d’étudier à l’université. Mais Rébecca entre en lutte contre une compagnie pétrolière sur le point d’exproprier les habitants de son village natal. Son départ précipité fait brutalement basculer le destin de Maggie et pose la première pierre d’une tragédie familiale s’étirant sur cinq générations.
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EAN : 9782266335331
Code sériel : 19064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266335331
Code sériel : 19064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un style et un univers singuliers. L’imaginaire d’Annie Lulu nous emporte et son style foisonnant nous retient. »
Le Télégramme

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Foufoubella 14/02/2024
    Il s'agit ici d'un roman que j'ai terminé il y a quelques semaines et pour lequel je traîne à écrire mon billet. Peut-être parce que j'avais besoin de digérer cette lecture. Peut-être parce que je ne savais pas comment l'aborder. Peut-être parce que je ne savais pas (et ne sais d'ailleurs toujours pas) en parler. Peut-être parce que je ne savais pas trop quoi en penser. Certainement un peu de tout cela mélangé. Ce que je sais, par contre, c'est que c'est une lecture marquante pour moi et qu'elle me laisse, au final, avec un sentiment positif. Annie Lulu nous offre le destin d'une famille, de la Tanzanie à l’Écosse, sur plusieurs générations, particulièrement du point de vue des femmes. Jusque là, rien de très neuf. Sauf que la Tanzanie est un pays que je ne connais pas du tout, dont je ne sais rien au sujet des coutumes, des façons de vivre, surtout comment les femmes y sont considérées. Et aussi, sa plume poétique, presque enchanteresse à certains moments, est parvenue à m'hypnotiser parfois et à rendre ce récit unique. Beaucoup de thèmes sont abordés dans cette histoire, la place des femmes dans la société en premier lieu. Mais elle traite aussi de l'écologie, du spécisme, et sincèrement je ne m'y attendais pas (mais le titre du livre prend alors tout son sens). Et si cela peut parfois avoir le don de me rebuter, j'ai trouvé ici que c'était très bien fait. C'était risqué car l'autrice a pris un virage à 180 degrés, en mettant un petit pied dans la dystopie au risque de perdre certains lecteurs. Mais, chez moi, c'est passé. Enfin, un mot sur les personnages: je les ai trouvés assez bien représentés, pas stéréotypés ni manichéens, mais je dois bien avouer que je n'ai réussi à en prendre aucun en sympathie, et c'est pour ma part le bémol que je mettrais à ce roman. En bref, une lecture qui me restera en mémoire, je vous invite à découvrir la plume de cette autrice, par celui-ci, ou son premier roman qui est paraît-il remarquable.Il s'agit ici d'un roman que j'ai terminé il y a quelques semaines et pour lequel je traîne à écrire mon billet. Peut-être parce que j'avais besoin de digérer cette lecture. Peut-être parce que je ne savais pas comment l'aborder. Peut-être parce que je ne savais pas (et ne sais d'ailleurs toujours pas) en parler. Peut-être parce que je ne savais pas trop quoi en penser. Certainement un peu de tout cela mélangé. Ce que je sais, par contre, c'est que c'est une lecture marquante pour moi et qu'elle me laisse, au final, avec un sentiment positif. Annie Lulu nous offre le destin d'une famille, de la Tanzanie à l’Écosse, sur plusieurs générations, particulièrement du point de vue des femmes. Jusque là, rien de très neuf. Sauf que la Tanzanie est un pays que je ne connais pas du tout, dont je ne sais rien au sujet des coutumes, des façons de vivre, surtout comment les femmes y sont considérées. Et aussi, sa plume poétique, presque enchanteresse à certains moments, est parvenue à m'hypnotiser parfois et à rendre ce récit unique. Beaucoup de thèmes sont abordés dans cette histoire, la place des femmes dans la société en premier lieu. Mais elle traite aussi de l'écologie, du spécisme,...
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  • celinezug 04/01/2024
    Romand d'anticipation, plaidoyer pour l'éco-féminisme, manifeste en faveur du vivant ... ce roman coche toutes les cases des thématiques qui traversent notre société. Sans tomber dans la facilité l'autrice pose la question de la reproduction de la violence masculine autant que de l'éducation des femmes qui sont au centre de l'éducation de ces mêmes hommes violents. A travers l'épopée de quatre femmes de même lignée elle mesure avec justesse le prix de la liberté que paie les femmes, les renoncements pour y accéder et prône ouvertement plus de sororité pour que le monde change enfin en faveur de celles qui ne cessent de mourir sous les coups d'hommes possessifs et toxiques.
  • Stelphique 12/09/2023
    🦩Chronique🦩 Du pays après la mer, 2123 J’ai reçu l’Eclat. Je suis née une nuit torpide de janvier, moitié gerbe de feu et mi-braise de volcan, je viens de la montagne. Je suis une Protectrice. Et peut-être que ma mission, si elle est encore possible est de faire parvenir ce message, un siècle plus tôt… J’aimerai que cette lettre arrive en septembre 2023. Juste au moment où l’humanité a connu son été le plus caniculaire, ses incendies les plus destructeurs, avec des catastrophes naturelles si meurtrières, qu’il sera sans doute Le moment le plus propice pour entendre que l’éco-féminisme est la nouvelle voie du salut de notre ère…Encore faut-il comprendre la Peine des faunes… Je précise que je suis femme. Je ne veux pas être homme. Je ne veux pas avoir de la sève rouge sur les mains, dans la bouche, au milieu de mon sang. Je ne veux pas être responsable de quelque mort que ce soit. Je ne me donne pas le droit de prendre une vie. Je connais aussi bien le chant du rouge-gorge, que les pleurs de mes Sœurs. Je connais par coeur la violence des hommes, et le malheur des femmes. Je descends de la lignée de Nyanya. Alors je sais. J’ai dans mes veines, la tragédie de celles qui m’ont précédé, Maggie, Rebecca, Viviane, Jina, Ari…Je sais ce qu’un homme est capable de faire. C’est écrit dans mon ADN. Un homme tue, c’est comme une seconde nature. Tuer, tuer, tuer. Tuer la vie, tuer le vivant, tuer tout ce qu’il touche. En 2023, on les a appelé les fauneurs, l’expression vient d’une écrivaine de talent Annie-Lulu, et on savait alors, l’ampleur de leurs dégâts, mais tout le monde a laissé faire…Ils sont venus avec leurs serpents creuser la terre, ils ont continué de prendre et d’arracher l’éclat, ils ont poursuivi les massacres. Mais le monde a laissé faire. Au nom de quoi, personne ne sait, mais ils ont laissé courir l’horreur, ils ont laissé s’effondrer la biodiversité, ils ont laissé les féminicides perpétuer…Ils ont dénié la part divine des faunes, ils ont annihilé les mères, ils ont renié le Vivant. Et que reste-t-il maintenant? Je ne vous le dirai pas, je n’ai pas le droit de divulguer le futur en tant que Protectrice, mais une prise de conscience, dans votre présent, est nécessaire. Des lectures sont nécessaires. La poésie est nécessaire. L’engagement est primordial. Pour ne pas qu’il reste du feu, partout. Les volcans sont en marche. Le Mouvement arrive. Le coup de cœur est à l’arrivée. La Peine des faunes brûle d’une puissance phénoménale et puisque j’ai reçu l’étincelle, je laisse ces quelques mots, comme un espoir… Stelphique✨🧚🏻#8205;#9792;️🦩Chronique🦩 Du pays après la mer, 2123 J’ai reçu l’Eclat. Je suis née une nuit torpide de janvier, moitié gerbe de feu et mi-braise de volcan, je viens de la montagne. Je suis une Protectrice. Et peut-être que ma mission, si elle est encore possible est de faire parvenir ce message, un siècle plus tôt… J’aimerai que cette lettre arrive en septembre 2023. Juste au moment où l’humanité a connu son été le plus caniculaire, ses incendies les plus destructeurs, avec des catastrophes naturelles si meurtrières, qu’il sera sans doute Le moment le plus propice pour entendre que l’éco-féminisme est la nouvelle voie du salut de notre ère…Encore faut-il comprendre la Peine des faunes… Je précise que je suis femme. Je ne veux pas être homme. Je ne veux pas avoir de la sève rouge sur les mains, dans la bouche, au milieu de mon sang. Je ne veux pas être responsable de quelque mort que ce soit. Je ne me donne pas le droit de prendre une vie. Je connais aussi bien le chant du rouge-gorge, que les pleurs de mes Sœurs. Je connais par coeur la violence des hommes, et le malheur des femmes. Je descends de la lignée de Nyanya. Alors...
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  • Bricyclette 30/05/2023
    Annie Lulu a obtenu le premier prix du roman d’écologie 2023 pour ce livre. Créé en 2018, le Prix du Roman d’ Écologie vise à sensibiliser à l’écologie par l’attribution d’un prix annuel à un auteur du domaine francophone. La vie de Margaret prend un autre tournant quand sa mère Rebecca quitte momentanément la maison pour tenter d’empêcher une compagnie pétrolière d’exproprier les habitants de son village natal. Ceux-ci sont divisés entre les pour et les contre. Comment lutter contre l’appât du gain quand on a du mal à joindre les deux bouts ? Voilà qui me fait penser au projet de Total en Ouganda https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/ouganda/ouganda-un-projet-colossal-va-etre-mene-par-total_5508816.html Il est également question de cause féminine dans ce roman. En effet, Margaret devait poursuivre ses études et se marier avec Jay, l’homme de son cœur. Or en l’absence de sa mère, son père la promet à Samuel, un homme plus riche. Annie Lulu fait un parallèle entre le sort réservé aux femmes et aux animaux. Si j’ai aimé suivre le destin des femmes et leurs souffrances, je me suis sentie dépassée par tout ce qui touche purement à l’écologie, notamment les fauneurs et les spécistes. Cela m’a demandé une attention de lecture que je n’étais pas en mesure ou n’avais pas envie de fournir de à ce moment-là. En même temps cela m’a incité à mener quelques recherches sur internet pour aller plus loin. Au final, j’ai un avis mitigé sur cette lecture. Je conclurai en précisant que je trouve la couverture du roman très belle aussi bien le graphisme que le papier. Annie Lulu a obtenu le premier prix du roman d’écologie 2023 pour ce livre. Créé en 2018, le Prix du Roman d’ Écologie vise à sensibiliser à l’écologie par l’attribution d’un prix annuel à un auteur du domaine francophone. La vie de Margaret prend un autre tournant quand sa mère Rebecca quitte momentanément la maison pour tenter d’empêcher une compagnie pétrolière d’exproprier les habitants de son village natal. Ceux-ci sont divisés entre les pour et les contre. Comment lutter contre l’appât du gain quand on a du mal à joindre les deux bouts ? Voilà qui me fait penser au projet de Total en Ouganda https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/ouganda/ouganda-un-projet-colossal-va-etre-mene-par-total_5508816.html Il est également question de cause féminine dans ce roman. En effet, Margaret devait poursuivre ses études et se marier avec Jay, l’homme de son cœur. Or en l’absence de sa mère, son père la promet à Samuel, un homme plus riche. Annie Lulu fait un parallèle entre le sort réservé aux femmes et aux animaux. Si j’ai aimé suivre le destin des femmes et leurs souffrances, je me suis sentie dépassée par tout ce qui touche purement à l’écologie, notamment les fauneurs et les spécistes. Cela m’a demandé une attention de lecture que je...
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  • Apoapo 11/04/2023
    Ce deuxième roman d'Annie Lulu est une saga familiale dont les héroïnes se succèdent sur cinq générations – la sixième étant représentée par la petite Noa qui n'est qu'une enfant – de la Tanzanie des années 1980 à l'Écosse de 2047. On peut la lire comme une tragédie transgénérationnelle qui possède quelques analogies avec celle des Labdacides (la dynastie d'Œdipe), sauf la réversibilité de la malédiction. Celle-ci pourrait avoir été provoquée par l'abandon de la tradition rurale-matriarcale de la part d'une femme, Rébecca dite Nyanya (« la grand-mère »), qui quitte sa mère Omra (aveugle dotée de pouvoirs chamaniques de clairvoyance) pour suivre un homme à la ville au prix d'embrasser le patriarcat et une nouvelle religion. Ce patriarcat devient ensuite particulièrement violent, lorsque sa fille Margaret est mariée contre son gré par son père et subit de son époux les sévices les plus extrêmes, qui correspondent néanmoins aux stricts principes de « l'honneur » patriarcal : le sentiment de trahison éprouvé par l'homme dès lors que sa femme conteste sa propriété à lui de sa propre fertilité, en particulier concernant la progéniture masculine, trahison se payant par le sang. Le sang est le mot-clé de ce roman. En effet, lui est conféré un double symbole de violence : celle des hommes tueurs d'hommes et tueurs-violeurs de femmes sous le patriarcat, mais aussi celle des hommes chasseurs-éleveurs et dévorateurs d'animaux, de « faunes » (c-à-d. « de tout ce qui a une mère »), hommes acteurs d'une domination mortifère sur l'environnement, contre laquelle les femmes sont tenues de s'opposer et de se rebeller. Omra est la première à mener une lutte contre les constructeurs d'un oléoduc sur ses terres héritées, rejointe trop timidement par Nyanya qui ne sait se décider entre la ville et la campagne, entre la protection de sa descendance féminine et les appâts matériels apportés par les hommes ; Margaret sera encore moins volontaire. Autour du fil rouge, qui paraît d'abord assez simpliste, de l'opposition entre végétarisme et régime carné, se déroule en réalité l'ensemble de la métaphore du sang-violence qui unit, en guise de forme romanesque de l'écoféminisme, les deux pôles du combat : contre le patriarcat et contre la domination de la nature et des « créatures ». Mais, contrairement à la tragédie des Labdacides, la malédiction n'est pas irréversible. Ni la violence masculine, ni la tuerie animale de la chasse et de l'élevage-abattage industriel. Si Jina, la fille aînée de Margaret, sera définitivement incapable de toute relation épanouissante avec un homme, elle reviendra enfin en Tanzanie auprès d'Omra pour s'opposer à de nouveaux ravages environnementaux ; quant à sa sœur cadette, Viviane, elle formera une famille matrilocale de militants environnementalistes radicalement antispécistes. Son fils, Jacob – qui est boiteux (tiens, tiens... !) – sera-t-il contraint d'être « un tueur » comme son grand-père ? Se tachera-t-il les mains de sang, et de surcroît de celui de cet ascendant ? La construction très habile du roman laisse planer ce doute jusqu'à la dernière page, un doute qui aurait fait pencher la narration vers l'hypothèse du caractère indépassable à la fois du patriarcat (un homme ne peut pas être un « protecteur », il ne peut être qu'un « tueur »), de la malédiction familiale et par conséquent de la modernité éco-criminelle. Or, c'est fort judicieusement dans un futur, proche et pourtant éloigné d'une génération par rapport à aujourd'hui, que l'autrice peut camper la chute dans un monde ravagé par d'atroces calamités, naturelles et humaines, mais dans lequel ce double dépassement est déjà en en cours : un monde qui semble désormais animé par d'autres valeurs et d'autres possibles, par d'autres rôles de genre et d'autres sources alimentaires que ceux que l'on connaît. Un monde où Noa semble survivre à un Déluge qui n'est pas d'eaux.Ce deuxième roman d'Annie Lulu est une saga familiale dont les héroïnes se succèdent sur cinq générations – la sixième étant représentée par la petite Noa qui n'est qu'une enfant – de la Tanzanie des années 1980 à l'Écosse de 2047. On peut la lire comme une tragédie transgénérationnelle qui possède quelques analogies avec celle des Labdacides (la dynastie d'Œdipe), sauf la réversibilité de la malédiction. Celle-ci pourrait avoir été provoquée par l'abandon de la tradition rurale-matriarcale de la part d'une femme, Rébecca dite Nyanya (« la grand-mère »), qui quitte sa mère Omra (aveugle dotée de pouvoirs chamaniques de clairvoyance) pour suivre un homme à la ville au prix d'embrasser le patriarcat et une nouvelle religion. Ce patriarcat devient ensuite particulièrement violent, lorsque sa fille Margaret est mariée contre son gré par son père et subit de son époux les sévices les plus extrêmes, qui correspondent néanmoins aux stricts principes de « l'honneur » patriarcal : le sentiment de trahison éprouvé par l'homme dès lors que sa femme conteste sa propriété à lui de sa propre fertilité, en particulier concernant la progéniture masculine, trahison se payant par le sang. Le sang est le mot-clé de ce roman. En effet, lui est conféré un double...
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