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EAN : 9782266296151
Code sériel : 6195
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Petits poèmes en prose

Date de parution : 13/06/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? » C.B.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 

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EAN : 9782266296151
Code sériel : 6195
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jvermeer Posté le 9 Octobre 2020
    ***** « C’est un extraordinaire mélange du style racinien et du style journalistique de son temps » - Paul Claudel Les dix dernières années de la vie de Charles Baudelaire vont être occupées par intermittence à la rédaction des poèmes du Spleen de Paris qui ne seront publiés qu’en 1869, deux années après sa mort, avec le titre « Petits poèmes en prose » regroupant cinquante poèmes. Ces poèmes ne se limitent pas à « faire pendant » aux poèmes des « Fleurs du Mal qui viennent d’être censurés en 1861. Le poète a voulu se libérer des contraintes du vers limitant son inspiration. Son idéal : « une prose musicale, sans rythme et sans rimes, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ». L’aigreur du poète se ressent toujours dans une lettre à Victor Hugo en 1863 : « J’ai essayé d’enfermer là-dedans toute l’amertume et toute la mauvaise humeur dont je suis plein. » Dans une lettre à sa mère, en 1865, il écrit : « J’espère que je réussirai à produire un ouvrage singulier, plus singulier, plus volontaire désormais que Les Fleurs du Mal,... ***** « C’est un extraordinaire mélange du style racinien et du style journalistique de son temps » - Paul Claudel Les dix dernières années de la vie de Charles Baudelaire vont être occupées par intermittence à la rédaction des poèmes du Spleen de Paris qui ne seront publiés qu’en 1869, deux années après sa mort, avec le titre « Petits poèmes en prose » regroupant cinquante poèmes. Ces poèmes ne se limitent pas à « faire pendant » aux poèmes des « Fleurs du Mal qui viennent d’être censurés en 1861. Le poète a voulu se libérer des contraintes du vers limitant son inspiration. Son idéal : « une prose musicale, sans rythme et sans rimes, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ». L’aigreur du poète se ressent toujours dans une lettre à Victor Hugo en 1863 : « J’ai essayé d’enfermer là-dedans toute l’amertume et toute la mauvaise humeur dont je suis plein. » Dans une lettre à sa mère, en 1865, il écrit : « J’espère que je réussirai à produire un ouvrage singulier, plus singulier, plus volontaire désormais que Les Fleurs du Mal, où j’associerai l’effrayant avec le bouffon, et même la tendresse avec la haine. » Cette expérience effraie Baudelaire par sa nouveauté. Ces poèmes en prose ont été pour la plupart d’entre eux publiés dans des revues et des journaux. Il s’y épuise jusqu’à ses derniers jours, déçu, insatisfait. « Mais que les bagatelles, quand on veut les exprimer d’une manière à la fois pénétrante et légère, sont difficiles à faire ! » - Charles Baudelaire, janvier 1866, un an avant sa mort. Dans cette prose où le poète, en se libérant du vers délivre une nouvelle forme de poésie, j’ai retrouvé constamment les grands thèmes des « Fleurs du Mal » : les rapports avec les femmes marqués par l’incompréhension réciproques ; l’ultime voyage que constitue la mort ; la thématique urbaine des « Tableaux parisiens » qui revient constamment avec la description des pauvres, des éclopés de la vie, des enfants. Perdu dans la foule, fasciné par le spectacle insolite de la rue, le poète erre et peint cette ville qui se transforme. Ce pendant en prose des « Fleurs du Mal » de 1857 m’a profondément réjoui. Dans nombre des ces poèmes j’ai retrouvé les échos de ceux qui m’avaient ébloui dans le recueil en vers. - En prose « La belle Dorothée » : Très beau poème s’inspirant de sa muse la métisse Jeanne Duval. « Elle s’avance, balançant mollement son torse si mince sur ses hanches si larges. Sa robe de soie collante, d’un ton clair et rose, tranche vivement sur les ténèbres de sa peau et moule exactement sa taille longue, son dos creux et sa gorge pointue. De temps en temps la brise de mer soulève par le coin sa jupe flottante et montre sa jambe luisante et superbe ; et son pied, pareil aux pieds des déesses de marbre que l’Europe enferme dans ses musées, imprime fidèlement sa forme sur le sable fin. » - En vers « À une malabaraise » « Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche Est large à faire envie à la plus belle blanche ; À l’artiste pensif ton corps est doux et cher ; Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair. » - En prose « Les veuves » : « C’était une femme grande, majestueuse, et si noble dans tout son air, que je n’ai pas souvenir d’avoir vu sa pareille dans les collections des aristocratiques beautés du passé. Un parfum de hautaine vertu émanait de toute sa personne. » - En vers « À une passante » : « Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d’une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l’ourlet Agile et noble, avec sa jambe de statue. » - En prose « Le désir de peindre » : « Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard. » - En vers « À une passante » : « Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan, La douceur qui fascine et le plaisir qui tue. » - En prose « Le désespoir de la vieille ». La petite vieille est un personnage familier du Paris de Baudelaire. « La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux. - En vers « Les petites vieilles », poème qui était dédié à Victor Hugo : « Avez-vous observé que maints cercueils de vieilles Sont presque aussi petits que celui d’un enfant ? La Mort savante met dans ces bières pareilles Un symbole d’un goût bizarre et captivant, Le spleen de Baudelaire est toujours là. Mais que c’est beau ! Même si je préfère le recueil des « Fleurs de Mal », les sonorités de ce recueil en prose, parfois grandiloquentes, sont un régal de lecture que je recommande à tous ceux qui admirent cet immense poète génial qu’était Charles Baudelaire. ***
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  • La_petite_bibliotheque Posté le 13 Mai 2020
    Chaque lecteur lit à sa manière mais encore plus lorsqu’il s’agit de poésie. Alors, quand vient l’heure de rédiger ses impressions, cela devient plutôt ardu. On peut conseiller un roman que l’on a aimé tandis que conseiller un recueil de poèmes est plus difficile, il y a plus de risques qu’il ne trouve pas d’écho chez cette autre personne. De plus, la poésie est difficilement explicable, elle se lit, se vit tout simplement. Cependant, je peux vous dire que j’ai beaucoup apprécié ces petits poèmes en prose. Juste avant, j’avais lu Les Fleurs du Mal (coup de cœur) et Le spleen de Paris m’est apparu comme plus léger. Nous retrouvons les thèmes chers à Baudelaire comme la mélancolie, la faiblesse de l’homme, la mort mais également des thèmes moins morbides. Non pas que ce livre soit teinté de joie, je dirais plutôt qu’il est empreint d’une grande lucidité. Certains textes sont tristes mais pas à l’extrême. Baudelaire nous raconte à travers sa prose, ce qu’il voit, ce qu’il ressent. Il nous raconte Paris, les gens, la vie et tout ça avec une grande justesse. Un livre très agréable sous forme de courts textes. Une plume dont on ne peut reconnaître que les... Chaque lecteur lit à sa manière mais encore plus lorsqu’il s’agit de poésie. Alors, quand vient l’heure de rédiger ses impressions, cela devient plutôt ardu. On peut conseiller un roman que l’on a aimé tandis que conseiller un recueil de poèmes est plus difficile, il y a plus de risques qu’il ne trouve pas d’écho chez cette autre personne. De plus, la poésie est difficilement explicable, elle se lit, se vit tout simplement. Cependant, je peux vous dire que j’ai beaucoup apprécié ces petits poèmes en prose. Juste avant, j’avais lu Les Fleurs du Mal (coup de cœur) et Le spleen de Paris m’est apparu comme plus léger. Nous retrouvons les thèmes chers à Baudelaire comme la mélancolie, la faiblesse de l’homme, la mort mais également des thèmes moins morbides. Non pas que ce livre soit teinté de joie, je dirais plutôt qu’il est empreint d’une grande lucidité. Certains textes sont tristes mais pas à l’extrême. Baudelaire nous raconte à travers sa prose, ce qu’il voit, ce qu’il ressent. Il nous raconte Paris, les gens, la vie et tout ça avec une grande justesse. Un livre très agréable sous forme de courts textes. Une plume dont on ne peut reconnaître que les qualités indéniables.
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  • Chasto Posté le 12 Avril 2020
    Petite errance d'une âme en pleine recherche d'elle même. En clair, une bonne petite crise d'adolescence en plein siècle de tumultes et de guerres. Qualité de rimes, vers ruisselants de rimes en poèmes rendant le tout des plus plaisants à qui cherche un compagnon de voyage dans ses moments de réflexions ou d'interrogations. Lignes riches à partager en petit trésor d'instants privilégiés.
  • LMFML Posté le 7 Avril 2020
    Que dire sur Baudelaire qui n'aurait pas été dit? Je pense que l'on peut recommander la lecture de cet ouvrage pour quelqu'un qui croit ne pas aimer la poésie. Que ce soit en prose ou en vers, Baudelaire est un maître absolu.
  • Cababip Posté le 26 Janvier 2020
    Lorsque j'ai terminé la dernière ligne du dernier poème, je me suis réellement dit "Oui, tu aimes profondément la poésie". Baudelaire a réellement un don pour susciter chez son lecteur de l'émotion, qu'elle se traduise par des larmes silencieuses ou des sourires furtifs. Nous sommes embarqués, peu à peu, au sein de son intimité, comme des petites souris qui captent quelques bribes de conversations interdites. Je me suis vraiment sentie privilégiée, sentiment assez idiot lorsque l'on sait le nombre de personnes "privilégiées", qui ont, comme moi, déjà franchi les portes de ce livre. Je n'ai pas vu les pages s'égrener, tant j'étais happée par le style baudelairien, par son sens des mots toujours justes, comme si, ces mêmes mots m'étaient au final destinés. Il parle de tout, et de rien. Du monde qu'il traverse, des sentiments qui tentent de l'engloutir, de ses amours, de ses défaites. Un recueil séduisant et enrichissant, à lire sans retenue.
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