Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266273008
Code sériel : 16855
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 176
Format : 108 x 177 mm

Police

Date de parution : 07/09/2017
« Ferme les yeux et pense à la France. » C’est une blague qu’on se lance, entre flics, quand il faut faire le sale boulot. Déjà épuisés par la routine des violences, trois gardiens de la paix se voient confier une mission inhabituelle. Une reconduite à la frontière. À Roissy.... « Ferme les yeux et pense à la France. » C’est une blague qu’on se lance, entre flics, quand il faut faire le sale boulot. Déjà épuisés par la routine des violences, trois gardiens de la paix se voient confier une mission inhabituelle. Une reconduite à la frontière. À Roissy. De là, le réfugié tadjik qu’ils escortent s’envolera pour une mort certaine.
Dans le huis clos de la voiture sérigraphiée : quatre corps, quatre consciences, quatre tragédies personnelles. Suffit-il vraiment d’ouvrir les yeux pour changer le monde ?

« Un roman bouleversant. » Bernard Poirette – RTL
 
« POLICE ne dénonce pas, n’impose rien, mais se place à hauteur de ces hommes et de cette femme qui s’agrippent comme ils peuvent au quotidien pour tenir et avancer. » Christine Ferniot – L’Express

Cet ouvrage a reçu le prix Eugène Dabit du roman populiste et le Prix des Lycéens et Apprentis de la région PACA
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266273008
Code sériel : 16855
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 176
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Ce récit dense, sobre, nerveux, magnifiquement écrt, nous plonge dans deux mondes qui font l'actualité depuis des semaines : la police et les réfugiés. » Alexandra Schwatzbrod – Libération
« Un roman bouleversant qui fera changer d'avis sur la police française. » Bernard Poirette – RTL
« Un excellent texte, plein d’empathie, de réalisme. » Marc Fernandez - LCI
« Ce récit dense, sobre, nerveux, magnifiquement écrt, nous plonge dans deux mondes qui font l'actualité depuis deux semaines : la police et les réfugiés. » Alexandra Schwatzbrod – Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lalivrophile Posté le 21 Juin 2020
    Ce roman m'a plu. En très peu de pages, l'auteur parvient à montrer des choses sans tomber dans le cliché. D'abord, il crée une ambiance oppressante. Le mal-être de Virginie à cause de sa vie privée, la gêne d'Aristide et d'Éric, le poids de ce que leur métier leur fait vivre au quotidien, et la difficulté d'accomplir la mission racontée ici, tous ces éléments façonnent cette atmosphère suffocante. Virginie est un personnage intéressant à cause des sentiments contradictoires qu'elle inspire. Il semblerait que son mariage parte à la dérive. Cela fait qu'on la plaint. Certes, mais sa façon de «s'adapter» fait que je l'ai plutôt blâmée. Elle est tourmentée, à fleur de peau, ce qui occasionne des réactions parfois disproportionnées de sa part. Éric, lui, fait son métier au mieux, et pas uniquement pour être bien vu. C'est celui qui, normalement, obéit aux ordres sans discuter. Mais il en a assez de ce que son métier l'oblige à vivre. Aristide fait le mariolle 90% du temps. [...] Lire la suite sur:
  • ellenbooks Posté le 4 Mai 2020
    Virginie est une femme tout récemment revenue d’un congé maternité, qui travaille dans la Police. Ce métier haï par la plupart de ses concitoyens, qu’on préfère cacher dans les conversations, payé au lance-pierres, avec des horaires impossibles, où l’horreur de ce dont l’humanité est capable est dévoilée sans pudeur. Un travail difficile, éprouvant, mal considéré, dont le poids des années attaque l’âme. Il faut se blinder pour résister, se détacher de ce que l’on voit sans s’y identifier pour ne pas sombrer. Virginie est fragilisée par sa vie privée, enceinte d’un collègue, Aristide, qui n’est pas son époux. Choisissant de ne pas mener à terme cette grossesse, l’intervention est prévue pour le lendemain matin. Voulant écourter la nuit d’attente à son maximum, elle accepté une intervention de dernière minute, hors des prérogatives habituelles de la Police. Avec le chef d’équipe Érik et Aristide, ils doivent récupérer un réfugié pour l’emmener à Roissy d’où il repartira dans son pays d’origine. Sauf que cet homme a ses secrets, qui vont apparaître dans le dossier d’intervention, lu innocemment durant le voyage Paris/Roissy. Cette humanité refoulée, remisée au fond d’un coffre fermé à clé explose sans prévenir. Ce métier qui les bouffe, les détruits à petit... Virginie est une femme tout récemment revenue d’un congé maternité, qui travaille dans la Police. Ce métier haï par la plupart de ses concitoyens, qu’on préfère cacher dans les conversations, payé au lance-pierres, avec des horaires impossibles, où l’horreur de ce dont l’humanité est capable est dévoilée sans pudeur. Un travail difficile, éprouvant, mal considéré, dont le poids des années attaque l’âme. Il faut se blinder pour résister, se détacher de ce que l’on voit sans s’y identifier pour ne pas sombrer. Virginie est fragilisée par sa vie privée, enceinte d’un collègue, Aristide, qui n’est pas son époux. Choisissant de ne pas mener à terme cette grossesse, l’intervention est prévue pour le lendemain matin. Voulant écourter la nuit d’attente à son maximum, elle accepté une intervention de dernière minute, hors des prérogatives habituelles de la Police. Avec le chef d’équipe Érik et Aristide, ils doivent récupérer un réfugié pour l’emmener à Roissy d’où il repartira dans son pays d’origine. Sauf que cet homme a ses secrets, qui vont apparaître dans le dossier d’intervention, lu innocemment durant le voyage Paris/Roissy. Cette humanité refoulée, remisée au fond d’un coffre fermé à clé explose sans prévenir. Ce métier qui les bouffe, les détruits à petit feu, ils n’en peuvent plus. Insidieusement, sans vraiment s’en rendre compte, chacun leur tour ils vont tenter de retrouver une âme, cette valeur de l’humain qui avait disparu. Faut-il aveuglément suivre les ordres au détriment d’un homme qui ne cherche qu’à survivre? Doit-on briser ses rêves pour une hiérarchie qui ne vous cédera jamais un pouce de reconnaissance. Une remise en question de son passé, ses principes, son avenir. Un bon roman qui alterne les blagues, les situations de grandes tensions, de détresse, mais aussi de souffrance, puis d’amour. La mission de trop pour cette équipe. Un roman court mais intense mettant en lumière la façon dont nous percevons la police (insultes plus que respect) et leur fléau quotidien de devoir tout bonnement faire leur métier le mieux possible. Ils ne choisissent pas d’avoir le mauvais rôle, ils sont tributaires des méfaits de la population.
    Lire la suite
    En lire moins
  • shirley230173 Posté le 29 Février 2020
    C'est grace à Olivier Norek que j'ai pensé découvert ce livre Après avoir lu 'Entre deux mondes", cette problèmatique qui me touchait déjà avant n'a été qu'intensifiée dans mon esprit. Cette lecture me donne une autre vision des choses avec des gens du terrain dont ce n'est pas à priori leur mission habituelle mais qui se retrouve avec un ordre de rapatriement d'un Tadjik vers l'aéroport. S'ensuit alors tout un questionnement des 3 policiers, chacun de leur côté, afin de savoir si ils font le bon choix, si réellement, ils doivent prendre part à un tel acte alors qu'ils le réprouvent mais que des ordres leur ont été donnés... On en vient à se dire que malheureusement ils n'ont pas vraiment le choix... Mais qui sait ?? La donne ne peut-elle pas changer ?? Les policiers nous apparaissent en tout cas dotés d'un coeur et d'une âme et leur métier ne doit pas être facile tous les jours. Belle et courte lecture...
  • Aproposdelivres Posté le 16 Février 2020
    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce livre n’est pas un roman policier, mais un roman sur des policiers… Le lecteur va accompagner durant une soirée d’été une brigade de trois policiers, Virginie, Aristide et Erik qui ont une mission inhabituelle, celle de prendre en charge un réfugié Tadjike en situation irrégulière et de le convoyer jusqu’à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Le lecteur assiste à un huis clos dans cette voiture de police, Virginie va ouvrir le dossier du réfugié et apprendre que l’expulsion de ce dernier vers son pays le condamne à mort. Que faire ? Obéir et faire docilement le travail ? Laisser une chance de s’échapper au réfugié ? Le Tadjike est mutique, résigné… J’ai écouté ce roman coup de poing d’une traite, en une après-midi. La rudesse du quotidien et la complexité du rôle de la police sont mises en évidence à travers les états d’âme de Virginie et de ses deux collègues. Les descriptions sont très réalistes, la tension augmente inexorablement et malgré la noirceur de la situation, les personnages sont emprunts d’une rare humanité.
  • Wyoming Posté le 28 Novembre 2019
    A la dernière page d'un livre d'Olivier Norek, celui-ci lance un "Message subliminal : lisez Police de Hugo Boris!" J'ai suivi son conseil et enchaîné cette lecture immédiatement. Avec un très grand plaisir. Car, sur le thème de la reconduite d'un migrant, clandestin, retenu, homme, désabusé, résigné, Hugo Boris rédige un court roman débordant de qualités. D'abord, un style, une capacité à alterner de courtes phrases avec de très longues, magnifiquement structurées. La dernière, à la toute fin du livre, remplit quasiment toute la page, synthétisant tous les affres et sentiments de l'héroïne. Des dialogues percutants, très réalistes, avec humour, colère, tendresse ou désespoir qui mettent le lecteur au coeur de ce mini road-movie en un huis clos pathétique pour chacun de ses acteurs. Ensuite, il construit, à partir d'une histoire banale de reconduite vers son pays d'un retenu, un drame vécu par chacun des quatre participants dont les convictions vont être ébranlées au point de les lancer dans une action, peut-être invraisemblable, qui les conduit vers un dénouement capable de les transformer. Un titre également choisi et présenté comme il se doit, à lire dans un miroir, car c'est dans celui de cette police superbement incarnés par les trois flics que vont se... A la dernière page d'un livre d'Olivier Norek, celui-ci lance un "Message subliminal : lisez Police de Hugo Boris!" J'ai suivi son conseil et enchaîné cette lecture immédiatement. Avec un très grand plaisir. Car, sur le thème de la reconduite d'un migrant, clandestin, retenu, homme, désabusé, résigné, Hugo Boris rédige un court roman débordant de qualités. D'abord, un style, une capacité à alterner de courtes phrases avec de très longues, magnifiquement structurées. La dernière, à la toute fin du livre, remplit quasiment toute la page, synthétisant tous les affres et sentiments de l'héroïne. Des dialogues percutants, très réalistes, avec humour, colère, tendresse ou désespoir qui mettent le lecteur au coeur de ce mini road-movie en un huis clos pathétique pour chacun de ses acteurs. Ensuite, il construit, à partir d'une histoire banale de reconduite vers son pays d'un retenu, un drame vécu par chacun des quatre participants dont les convictions vont être ébranlées au point de les lancer dans une action, peut-être invraisemblable, qui les conduit vers un dénouement capable de les transformer. Un titre également choisi et présenté comme il se doit, à lire dans un miroir, car c'est dans celui de cette police superbement incarnés par les trois flics que vont se refléter tous leurs visages, expressions, détresses, amours, certitudes fracassées. Alors, suivez le conseil de Norek : "lisez Police!"
    Lire la suite
    En lire moins
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.