Lisez! icon: Search engine
Rouge impératrice
Date de parution : 13/08/2020
Éditeurs :
Pocket

Rouge impératrice

Date de parution : 13/08/2020
Dans un peu plus d’un siècle, nous voici à Katiopa : un continent africain presque entièrement unifié, devenu prospère, où les Sinistrés, des Fulasi de la vieille Europe, sont venus... Dans un peu plus d’un siècle, nous voici à Katiopa : un continent africain presque entièrement unifié, devenu prospère, où les Sinistrés, des Fulasi de la vieille Europe, sont venus trouver refuge. Descendants d’immigrés français qui ont quitté leur pays au cours du XXIe siècle parce qu’ils s’estimaient envahis par... Dans un peu plus d’un siècle, nous voici à Katiopa : un continent africain presque entièrement unifié, devenu prospère, où les Sinistrés, des Fulasi de la vieille Europe, sont venus trouver refuge. Descendants d’immigrés français qui ont quitté leur pays au cours du XXIe siècle parce qu’ils s’estimaient envahis par les migrants, ils vivent désormais appauvris et recroquevillés sur leur identité.
Le chef de l’État veut expulser ces populations inassimilables, mais la femme dont il tombe amoureux est partisane de leur tendre la main. La Rouge impératrice, ayant ravi le cœur du héros de la libération du Continent, ne risque- t-elle pas de désarmer sa volonté ?

« Ambitieux, palpitant, jubilatoire. » Augustin Trapenard – « Boomerang », France Inter

« Une histoire d’amour flamboyante portée par une langue souveraine, nourrie de vocables africains à la saveur unique. » Madame Figaro
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266308106
Code sériel : 17922
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 648
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266308106
Code sériel : 17922
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 648
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Rouge imératrice, puissant remède aux crispations identitaires. »
Gladys Marivat / Le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ellyssea 14/11/2022
    Ce roman est dans le top 5 de mes livres favoris car il m'a complètement téléportée dans cette Afrique dystopique. Je manque de mots car ce sont mes sensations que l'autrice a réussi à convoquer. Grande lectrice, j'ai pourtant peu souvent vécu une telle immersion bien loin de mon identité de quadra urbaine, transportée par un style à la fois puissant et précis et un univers original. J'espère revivre cela un jour ! Je n'ai pas encore lu d'autres romans de L. Miano mais cela ne saurait tarder...
  • Charivari75 01/11/2022
    1er livre que je lis de Léonora Miano. J'ai été déçu. Le postulat de la dystopie m'intéressait mais j'ai eu du mal à accrocher (le fait de lire en Espagne a pu jouer). Je l'ai trouvé un peu long et parfois confus même si j'adore l'Afrique. Une déception, dans l'ensemble ... Le sujet méritait mieux
  • marielabrousse1 26/01/2022
    Dur d'entrer dans les premières pages. Il faut s'habituer aux longs pavés narratifs, aux rares dialogues directement intégrés en italique dans la narration, aux nombreux mots empruntés à diverses langues africaines (ne sachant pas lesquelles, je ne peux malheureusement pas être plus précise). La plupart des mots inconnus se devinent bien dans le contexte, mais la présence du glossaire m'a beaucoup servi au début. C'est long, lent et dense, ça demande de prendre son temps au lieu d'avaler les pages à toute vitesse. Le point de vue omniscient et la rareté des dialogues donnent l'impression de flotter, comme dans un rêve. Bref, une fois dans le bon état d'esprit, la lecture devient fluide, parce que c'est sacrément bien écrit - mais tout le monde n'adhèrera pas. La fin semble à la fois précipitée et ouverte, ce qui donne ironiquement l'impression que quelques pages de plus auraient été nécessaires. L'histoire d'amour en tant que telle a un côté rafraichissant, dans la mesure où les valeurs des personnages sont assez différentes des nôtres, ce qui permet d'échapper à un certain nombre de clichés agaçants. En plus, Boya est intelligente et rationnelle et cela fait du bien. Néanmoins, passé les premières difficultés, les personnages... Dur d'entrer dans les premières pages. Il faut s'habituer aux longs pavés narratifs, aux rares dialogues directement intégrés en italique dans la narration, aux nombreux mots empruntés à diverses langues africaines (ne sachant pas lesquelles, je ne peux malheureusement pas être plus précise). La plupart des mots inconnus se devinent bien dans le contexte, mais la présence du glossaire m'a beaucoup servi au début. C'est long, lent et dense, ça demande de prendre son temps au lieu d'avaler les pages à toute vitesse. Le point de vue omniscient et la rareté des dialogues donnent l'impression de flotter, comme dans un rêve. Bref, une fois dans le bon état d'esprit, la lecture devient fluide, parce que c'est sacrément bien écrit - mais tout le monde n'adhèrera pas. La fin semble à la fois précipitée et ouverte, ce qui donne ironiquement l'impression que quelques pages de plus auraient été nécessaires. L'histoire d'amour en tant que telle a un côté rafraichissant, dans la mesure où les valeurs des personnages sont assez différentes des nôtres, ce qui permet d'échapper à un certain nombre de clichés agaçants. En plus, Boya est intelligente et rationnelle et cela fait du bien. Néanmoins, passé les premières difficultés, les personnages s'accordent si bien que leur relation manque d'obstacles internes - au contraire des obstacles externes qui, eux, ne manquent pas. Dommage, car il y aurait eu moyen d'interroger la manière de construire une relation saine malgré la grande différence de pouvoir (l'homme, Ilunga, étant le chef de l'État). Le début semblait tendre dans cette direction, mais cet aspect est complètement éludé ensuite. Les quelques passages (heureusement ténus) qui pointent vers l'idée d'une nature féminine m'ont fait grincer également. Le gros point fort de ce roman, c'est l'univers afrofuturiste très immersif, entre redécouverte de traditions oubliées et développement des technologies modernes. La prise en compte des enjeux écologiques lui donne un côté presque solarpunk. On tire plutôt du côté de l'utopie que de la dystopie, contrairement à ce qu'en disent certaines critiques (d'ailleurs, il faudrait arrêter de toujours qualifier de « dystopique » n'importe quelle histoire futuriste). Utopie, peut-être, mais utopie imparfaite. L'autrice n'élude pas les difficultés: l'Afrique (ou plutôt Katiopa) a réussi à se reconstruire hors des carcans occidentaux, mais maintenant que cette étape est franchie, les protagonistes ne sont pas d'accord sur la direction à prendre. Ce conflit est cristallisé par l'enjeu principal du roman: le sort à réserver aux Sinistrés, migrants réfugiés d'Europe qui vivent en marge de la société. Simple inversion des enjeux actuels? Pas exactement, car ces réfugiés, autrefois oppresseurs, sont maintenant nostalgiques d'un passé colonial révolu. Et cela place le lecteur dans une solide dissonance cognitive. On en vient à comprendre tous les points de vue, y compris celui de l'antagoniste Igazi, chef des armées et du renseignement et partisan de la ligne dure. Notons qu'on trouve également, en filigrane, une réflexion sur la nécessité ou non d'un pouvoir fort, la tentative d'utopie étant mise en parallèle avec une autre, celle des gens de Benkos, communauté anarchiste ressemblant beaucoup aux hippies. Une lecture très riche et tout en nuances.
    Lire la suite
    En lire moins
  • miriam 21/10/2021
    J'ai rencontré Léonora Miano dans Télérama qui lui a consacré un long article avec ce titre:  Léonora Miano : “Je déplore la tendance du féminisme à vouloir tout coloniser”  J'ai été interpellée par cette phrase et par ses accusations envers les féministes de victimiser les femmes africaines. J'ai voulu en savoir plus et j'ai chercher un de ses livres. Au hasard, j'ai téléchargé Rouge Impératrice. 600 pages, 11 jours d'une lecture laborieuse. C'est une dystopie : le roman se déroule au XXII ème siècle dans un état-continent Katiopa, sans doute l'Afrique mais sans plus d'indication géographique. Je suis mauvaise lectrice pour les dystopies : j'ai du mal avec la géographie inventée, les langues inventées, les diverses innovations techniques. Leonora Miano a prévu un glossaire, je m'y suis souvent référée, ce qui a ralenti la lecture. J'espérais retrouver des ambiances africaines, des saveurs, des animaux, les arbres...l'univers est aseptisé, dans cette Katiopa moderne on se déplace en superTGV qui traverse le continent, un tramway et des bicyclettes électriques, et des passerelles électrifiées sont installées dans des villes piétonnières où seuls les privilégiés ont des véhicules personnels...pas très exotique.  Rouge Impératrice est un roman d'amour : Boyadishi, la quarantaine, universitaire, évidemment, très belle, très séduisante, très libre, est remarquée par... J'ai rencontré Léonora Miano dans Télérama qui lui a consacré un long article avec ce titre:  Léonora Miano : “Je déplore la tendance du féminisme à vouloir tout coloniser”  J'ai été interpellée par cette phrase et par ses accusations envers les féministes de victimiser les femmes africaines. J'ai voulu en savoir plus et j'ai chercher un de ses livres. Au hasard, j'ai téléchargé Rouge Impératrice. 600 pages, 11 jours d'une lecture laborieuse. C'est une dystopie : le roman se déroule au XXII ème siècle dans un état-continent Katiopa, sans doute l'Afrique mais sans plus d'indication géographique. Je suis mauvaise lectrice pour les dystopies : j'ai du mal avec la géographie inventée, les langues inventées, les diverses innovations techniques. Leonora Miano a prévu un glossaire, je m'y suis souvent référée, ce qui a ralenti la lecture. J'espérais retrouver des ambiances africaines, des saveurs, des animaux, les arbres...l'univers est aseptisé, dans cette Katiopa moderne on se déplace en superTGV qui traverse le continent, un tramway et des bicyclettes électriques, et des passerelles électrifiées sont installées dans des villes piétonnières où seuls les privilégiés ont des véhicules personnels...pas très exotique.  Rouge Impératrice est un roman d'amour : Boyadishi, la quarantaine, universitaire, évidemment, très belle, très séduisante, très libre, est remarquée par Ilunga qui est le chef d'état de Katiopa. Ilunga aussi est très intelligent, très beau, très puissant (puisqu'il règne) ; il n'est pas aussi libre, il est marié mais ce n'est pas un problème puisque la polygamie est la règle et qu'il vit séparé de sa femme lesbienne. Les deux quadragénaires parfaits filent le parfait amour. Trop de perfection nuit à la littérature, à mon goût tout au moins. Et les passages érotiques m'ennuient prodigieusement. Heureusement il y a des méchants, Sheshamani, la lesbienne et Igazi, le ministre de l'Intérieur (cela ne s'appelle pas comme cela à Katiopa). il y a aussi l'amant que Boyadishi a éconduit et qui veut se venger.... Rouge Impératrice peut aussi être lu comme fable politique. Katiopa s'est libérée du colonialisme vient  de s'unifier et à vit en autarcie dans le rejet total des anciens colons. Par une inversion (que je ne suis pas arrivée à éclaircir) l'Europe est anéantie et les anciens colons deviennent des réfugiés : les Sinistrés. Quelle politique adopter vis à vis de ces Sinistrés : les expulser ou chercher à les intégrer?  "Cependant, il pouvait se révéler néfaste pour la société d’abriter en son sein un groupe humain amer et revanchard." Au cours d'une allocation télévisée Ilunga fait cette déclaration: "Katiopa, tu l’aimes ou tu le quittes. Cela sonnait bien, et on avait en effet les moyens d’une telle politique." Cela ne vous évoque rien? Un autre groupe se distingue, des sortes de hippies, babas cools qui ont fondé des communautés qu'il convient de surveiller  mais qui s'avèrent peu dangereux. Malgré les lourdeurs du style pompeux, malgré mon désintérêt de l'histoire d'amour, les aspects politiques, les rapports des hommes et des femmes m'ont assez intéressée pour que je poursuive cette lecture. Lecture curiosité plutôt que lecture -plaisir.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Ninilechat 28/08/2021
            Prenez une photo de notre monde. En argentique pour disposer d'un négatif. Projetez le négatif dans le siècle à venir: vous tenez votre roman.         En 2120 et des poussières, l'Afrique est devenu le Katiopa Unifié (seuls manquent quelques territoires au nord et à l'est) moderne, démocratique, écologique. Plus de voitures personnelles, sauf les officielles (à hydrogène): partout des lignes de bus, de train, et des vélos électriques à disposition. Des drones ne cessent de distribuer courrier et marchandises. Les façades sont végétalisées. Plus de religion officielle. Et naturellement, tout l'arsenal des communicateurs, tablettes, liseuses....         Le chef d'état est choisi démocratiquement par le conseil des sages qui se réunit régulièrement, en présentiel et par visio-conférence. Actuellement, c'est Ilunga, un quadragénaire marié à Seshamani, une amie de jeunesse, qui lui a donné un fils, mais il n'y a plus entre eux que des liens de camaraderie; d'ailleurs elle préfère les femmes qu'elle consomme en abondance. Elle a son harem au palais présidentiel (qu'on attribue naturellement à Ilunga). Cette femme tient par dessus tout à son rang, à son pouvoir, à sa vie fastueuse, et on comprend qu'elle est prête à tout pour les garder....         Prenez une photo de notre monde. En argentique pour disposer d'un négatif. Projetez le négatif dans le siècle à venir: vous tenez votre roman.         En 2120 et des poussières, l'Afrique est devenu le Katiopa Unifié (seuls manquent quelques territoires au nord et à l'est) moderne, démocratique, écologique. Plus de voitures personnelles, sauf les officielles (à hydrogène): partout des lignes de bus, de train, et des vélos électriques à disposition. Des drones ne cessent de distribuer courrier et marchandises. Les façades sont végétalisées. Plus de religion officielle. Et naturellement, tout l'arsenal des communicateurs, tablettes, liseuses....         Le chef d'état est choisi démocratiquement par le conseil des sages qui se réunit régulièrement, en présentiel et par visio-conférence. Actuellement, c'est Ilunga, un quadragénaire marié à Seshamani, une amie de jeunesse, qui lui a donné un fils, mais il n'y a plus entre eux que des liens de camaraderie; d'ailleurs elle préfère les femmes qu'elle consomme en abondance. Elle a son harem au palais présidentiel (qu'on attribue naturellement à Ilunga). Cette femme tient par dessus tout à son rang, à son pouvoir, à sa vie fastueuse, et on comprend qu'elle est prête à tout pour les garder. Et à côté d'Ilunga il y a son second, Igazi, chef de la Sécurité Intérieure, celui auquel le conseil des sages l'a préféré.        Bien sûr Katiopa a aussi ses zozos, les gens de Benkos, l'équivalent de nos écolos les plus allumés, qui veulent vivre hors de toute règle, en communion avec la nature, dans des zones isolées et préservées. Ils sont inoffensifs: on les tolère tout en demandant un droit de passage sur le territoire qu'ils se sont attribué.        Mais il y a aussi un autre groupe, bien moins toléré: les Sinistrés. Dans le même temps où Katiopa s'organisait, la civilisation occidentale déclinait et s'effondrait, en partie sous le poids de l'émigration africaine. Les descendants des anciens colons, soient qu'ils soient restés en terre africaine, soit qu'ils y soient revenu après le déclin, représentent une population inassimilable, vivant en vase clos dans le regret du passé, devenue misérable mais toujours orgueilleuse. Leur permis de résidence peut être résilié; mais s'il leur prenait l'idée de se métisser, ils pourraient devenir majoritaires en certaines régions et pour beaucoup, au gouvernement, il s'agit de s'en débarrasser.        Et voilà que, dans ce contexte, Ilunga rencontre, par hasard, la femme rouge. Les rouges portent une forme particulière, imparfaite, d'albinisme. Boya est une personnalité indépendante: professeur à l'Université, elle s'occupe aussi d'une maison des femmes qui s'occupe de petites filles, lesquelles accèdent à la liberté de leur corps après avoir subi une défloration traditionnelle. Boya n'a pas d'amours mais des amants, on pourrait dire, de confort -aucun échange intellectuel- dont le beau Kabongo, dont elle ignore qu'il est un agent de la sécurité intérieure. Et le travail de recherche de la jeune femme porte sur les Sinistrés.... Aussi, quand Ilunga tombe amoureux de Boya au point de vouloir l'épouser, quand elle intègre le palais présidentiel avant de devenir impératrice, quand Ilunga fait un discours d'ouverture pour relier la partie intégrationniste des Sinistrés "Katiopa, tu l'aimes ou tu le quittes", elle apparait à la frange dure du gouvernement, ceux qui veulent se débarrasser définitivement des Sinistrés, comme un danger qu'il faut éliminer, et un front clandestin se monte contre elle, derrière Igazi: Kabongo l'amant rejeté, Seshamani qui veut conserver son pouvoir de première impératrice, Zama la discrète gardienne du harem, femme géante et obèse, noeud de frustrations....        Voilà donc la trame très originale du roman de Leonora Miano, camerounaise vivant en France et déjà de nombreuses fois primée. Sa langue mixe de très nombreux mots d'origine africaine en particulier pour les vêtements, parures.... un petit lexique n'aurait pas été de trop. Elle n'écrit pas particulièrement bien: même si elle utilise le plus souvent des phrases courtes, l'ensemble peut paraitre un peu lourd car elle ressasse à plaisir la même notion, la même idée; la description des amours de Boya et Ilunga est bien longuette et un peu barbante comme toujours ce genre de description. La force de Leonora Miano, et même sa puissance d'envoutement  ce n'est pas ça: c'est sa capacité de marier la modernité du monde avec l'Afrique éternelle. Plus de religion officielle, on l'a vu: mais les esprits sont partout! L'invisible est partout, l'irrationnel est partout. Les êtres sortent de leur corps, volent au dessus du monde pour retrouver des anciens dans des territoires étranges. Lorsqu'ils le faut, les esprits des anciens peuvent parachuter une nouvelle petite âme dans un corps non encore né; ils peuvent venir temporairement habiter le corps d'un proche, s'ils ont un message à faire passer. Là est le côté très original d'une romancière qui vaut la peine d'être découverte.
    Lire la suite
    En lire moins
Inscrivez-vous à la Newsletter Pocket pour trouver le livre dont vous rêvez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.