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EAN : 9782266308250
Code sériel : 17938
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Sous le soleil de Satan

Date de parution : 16/01/2020
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIECLE

Pour fuir le désespoir, l’hypocrisie et la misère, Mouchette, révoltée mystique, s’est jetée dans le vice et la violence avant de devenir la meurtrière de son amant. Sa rencontre avec l’abbé Donissan, bourreau d’ascétisme et humble vicaire hanté par la présence charnelle du démon, va...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIECLE

Pour fuir le désespoir, l’hypocrisie et la misère, Mouchette, révoltée mystique, s’est jetée dans le vice et la violence avant de devenir la meurtrière de son amant. Sa rencontre avec l’abbé Donissan, bourreau d’ascétisme et humble vicaire hanté par la présence charnelle du démon, va sceller les destinées de ces deux âmes surnaturellement liées dans le combat furieux du bien et du mal.
Œuvre chaotique et ténébreuse, Sous le soleil de Satan est le premier roman d’un visionnaire sans équivalent littéraire.
 
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EAN : 9782266308250
Code sériel : 17938
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bfauriaux Posté le 26 Octobre 2021
    Un écrivain francais un peu oublie injustement car ce n'est pas le talent qui manque a sa plume,ce livre le confirmera a tous les lecteurs qui seront,je l'espere comme moi ravi de l'elegance du style et de la fluidité du recit qui voys fait passer de page en page sans presque vous en rendre compte.
  • Fabinou7 Posté le 19 Octobre 2021
    En résumé, j'aime assez les adjectifs de la quatrième de couverture, “chaotique et ténébreuse” (je vais quand même en dire un peu plus…)#8232;#8232;. Donc, cette première publication de l'écrivain français est une sombre et ténébreuse histoire, bien que George Bernanos s'amuse aussi de façon discrète mais franche de ses personnages : ils sont à certains égards risibles, dans leur lâcheté par exemple, “l'habile et le prudent ne ménagent au fond qu'eux-mêmes” écrit-il. Les personnages sont d'ailleurs un des attraits principaux de “Sous le soleil de Satan”, roman psychologique s'il en est, ce confessionnal fait livre repose sur l'incarnation d'individus de chair et de sang aux tourments invraisemblables faisant l'objet de prolixes descriptions. L'élan pernicieux et vivace de la jeune “Mouchette” est fait pour marquer, c'est une de ces figures romanesques dont on se souviendra avoir croisé la route, emblématique et pathétique, servie par une première partie dynamique, haletante et inspirée. “Il sait aussi ce qu'est l'homme : un grand enfant plein de vices et d'ennui.” Mais l'ouvrage n'en demeure pas moins chaotique sur la forme, car le reste du roman nous perd dans le fouillis des méandres de l'examen de conscience de l'abbé Donissan, dont la “timidité faisait un ridicule martyre”.... En résumé, j'aime assez les adjectifs de la quatrième de couverture, “chaotique et ténébreuse” (je vais quand même en dire un peu plus…)#8232;#8232;. Donc, cette première publication de l'écrivain français est une sombre et ténébreuse histoire, bien que George Bernanos s'amuse aussi de façon discrète mais franche de ses personnages : ils sont à certains égards risibles, dans leur lâcheté par exemple, “l'habile et le prudent ne ménagent au fond qu'eux-mêmes” écrit-il. Les personnages sont d'ailleurs un des attraits principaux de “Sous le soleil de Satan”, roman psychologique s'il en est, ce confessionnal fait livre repose sur l'incarnation d'individus de chair et de sang aux tourments invraisemblables faisant l'objet de prolixes descriptions. L'élan pernicieux et vivace de la jeune “Mouchette” est fait pour marquer, c'est une de ces figures romanesques dont on se souviendra avoir croisé la route, emblématique et pathétique, servie par une première partie dynamique, haletante et inspirée. “Il sait aussi ce qu'est l'homme : un grand enfant plein de vices et d'ennui.” Mais l'ouvrage n'en demeure pas moins chaotique sur la forme, car le reste du roman nous perd dans le fouillis des méandres de l'examen de conscience de l'abbé Donissan, dont la “timidité faisait un ridicule martyre”. Il est un instant palpable et ses contours bien arrêtés mais nous échappe l'instant d'après… laissant le lecteur surnager dans les eaux troubles et brumeuses de la narration et finalement échouer quelques pages plus loin. Pour ma part, c'est la dernière partie du livre, éclatée façon puzzle, qui m'as vu lâcher le rondin de bois auquel je m'accrochais fébrilement, par respect pour les premiers moments alléchants du livre. Au-delà de la (dé)construction narrative, ce qui rend (en plus) le roman difficile, voire barbant pour être honnête, c'est que Bernanos s'est enfermé dans un thème dont la pauvreté n'a d'égal que la banalité : la lutte entre l'abbé et Lucifer, dont on nous rabat les oreilles depuis L'Enfer de Dante jusqu'à l'Exorciste de Friedkin. Pour le lecteur du XXIème siècle, après le ras de marée des films d'horreurs qui ont usé le chapelet de l'imaginaire fictionnel catholique jusqu'au copeau de bois, c'est cette exiguïté binaire et austère de la mythologie chrétienne qui rend las… cela malgré l'injustice de mon jugement anachronique, m'enfin on s'adresse ici aux lecteurs d'aujourd'hui. Cependant la langue est bonne, l'atmosphère de la campagne artoise, ses nuits, son froid, son vent, sa pluie, sa boue, sa mer du Nord et son embrun en font une lecture parfois immersive. En outre, l'aspect un peu touffu du style laisse le bénéfice du doute à Bernanos sur une possible profondeur sibylline, prétendument insondable pour le béotien, où les mots de grâce, de joie, d'espérance, de désespoir sont érigés au rang de concepts quasi-ésotériques. Qu'en pensez-vous ?
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  • DONZEL Posté le 29 Septembre 2021
    Sous un éclairage noir et visionnaire les raisons d'être, d'espérer ou au contraire de se ressentir sombrer Ici même analysées Daniel Rops un auteur plébiscité en son temps sans doute injustement ignoré Qui ne passe pas à côté des vérités essentielles
  • pleasantf Posté le 16 Septembre 2021
    Ce livre, c'est du lourd ! Et déposer une petite critique, vite faite mal faite, comme ça en passant, est un peu honteux. Je n'ai malheureusement pas la force ni le temps ni le talent d'écrire quelque chose qui soit à la hauteur de ce roman. Je me limiterai donc à deux remarques. L'écriture d'abord : d'un raffinement poussé, parfois trop d'ailleurs. Il faut lire en étant en forme car ce n'est pas toujours aisé. Toujours est-il que Bernanos démontre une virtuosité exceptionnelle dans la maîtrise de la langue. Du grand art. Le contenu ensuite : je ne suis pas sûr d'avoir saisi toutes les subtilités de la pensée de Bernanos mais je trouve qu'il y a dans ce roman consacré, somme toute, au Mal, une certaine résonance avec notre époque. Sous le soleil de Satan est le fruit de l'horreur de la Grande Guerre. A un moment où notre monde se retrouve confronté à sa finitude et à ses limites, la question du Mal n'est pas totalement dénuée d'actualité. Car la vision pessimiste de l'homme, qui, dans le roman de Bernanos, a perdu la transcendance, s'est égaré dans l'erreur et gère les affaires courantes sans espérance, n'est pas vraiment anachronique aujourd'hui.
  • Allantvers Posté le 16 Septembre 2021
    Incontournable en effet ce roman puissant et troublant, dont la religiosité extrême peut déranger mais dont la portée dépasse largement les portes de l'église. Il y a dans ce jeune vicaire, parce qu'il est rustre et pur, dans son mentor, parce que sa bonté fondamentale dépasse les dogmes, et dans cette satanique Mouchette, parce qu'elle est si jeune, des personnages au caractère universel qui viennent nourrir pour longtemps la réflexion du lecteur sur l'essence humaine et la vanité de l'opposition du Bien au Mal qui coexistent en chacun. Une vérité dont le poids est si lourd à porter par le vicaire devenu prêtre, heurte si violemment son désir de sainteté, qu'il est impossible de ne pas compatir à sa souffrance. Un très grand roman qui dérange et interroge.
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