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EAN : 9782266308250
Code sériel : 17938
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Sous le soleil de Satan

Date de parution : 16/01/2020
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIECLE

Pour fuir le désespoir, l’hypocrisie et la misère, Mouchette, révoltée mystique, s’est jetée dans le vice et la violence avant de devenir la meurtrière de son amant. Sa rencontre avec l’abbé Donissan, bourreau d’ascétisme et humble vicaire hanté par la présence charnelle du démon, va...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIECLE

Pour fuir le désespoir, l’hypocrisie et la misère, Mouchette, révoltée mystique, s’est jetée dans le vice et la violence avant de devenir la meurtrière de son amant. Sa rencontre avec l’abbé Donissan, bourreau d’ascétisme et humble vicaire hanté par la présence charnelle du démon, va sceller les destinées de ces deux âmes surnaturellement liées dans le combat furieux du bien et du mal.
Œuvre chaotique et ténébreuse, Sous le soleil de Satan est le premier roman d’un visionnaire sans équivalent littéraire.
 
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EAN : 9782266308250
Code sériel : 17938
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • stcyr04 Posté le 19 Juin 2020
    L'abbé Donissan est un homme du commun. Issue de la paysannerie, c'est un être simple, profondément pieux, qui témoigne par ses actions. Il ignore l'éloquence, c'est avec un vocabulaire modeste tiré du plus profond de lui, avec une humilité peu commune qu'il convainc. C'est un mystique qui, martyr de lui-même, pratique toutes les macérations imaginables pour châtier ce corps vecteur du péché. Il porte cilice, se flagelle impitoyablement, jeûne et veille au-delà de ses forces. C'est par la mortification qu'il atteint au sublime, dans la communion avec le Père. Si le rachat des fautes est proportionnel aux souffrances librement consenties, alors sa place est à la droite du Seigneur. On le considère d'ailleurs comme un saint, mais il est sourd à tout ce qui l'élèverait au-dessus de l'humble pêcheur. Il rencontre sur un chemin le diable qui joue de ses prestiges, mais l'abbé est inatteignable, il lui est même accordé de lire dans les âmes. Georges Bernanos est une figure majeure de la littérature du siècle passé, auteur de chefs-d'œuvre. Sous le soleil de Satan porte la marque de son génie et possède des qualités littéraires indéniables. Malheureusement je crains que la monnaie de l' auteur n'a plus court. Il faut... L'abbé Donissan est un homme du commun. Issue de la paysannerie, c'est un être simple, profondément pieux, qui témoigne par ses actions. Il ignore l'éloquence, c'est avec un vocabulaire modeste tiré du plus profond de lui, avec une humilité peu commune qu'il convainc. C'est un mystique qui, martyr de lui-même, pratique toutes les macérations imaginables pour châtier ce corps vecteur du péché. Il porte cilice, se flagelle impitoyablement, jeûne et veille au-delà de ses forces. C'est par la mortification qu'il atteint au sublime, dans la communion avec le Père. Si le rachat des fautes est proportionnel aux souffrances librement consenties, alors sa place est à la droite du Seigneur. On le considère d'ailleurs comme un saint, mais il est sourd à tout ce qui l'élèverait au-dessus de l'humble pêcheur. Il rencontre sur un chemin le diable qui joue de ses prestiges, mais l'abbé est inatteignable, il lui est même accordé de lire dans les âmes. Georges Bernanos est une figure majeure de la littérature du siècle passé, auteur de chefs-d'œuvre. Sous le soleil de Satan porte la marque de son génie et possède des qualités littéraires indéniables. Malheureusement je crains que la monnaie de l' auteur n'a plus court. Il faut avoir été éduqué dans les mystères de la religion ou être un authentique lettré pour en apprécier tout le prix. Au lecteur lambda, pas spécialement croyant, lisant non pas au soleil de Satan mais au plus prosaïque soleil de la plage, cette lecture sera à peine plus douloureuse que les sévices que s'impose ce brave abbé Donnissan. Une œuvre admirable, mais d'un autre temps, qui par le sujet traité nous est plus étrangère, par exemple, bien que postérieure, au courant naturaliste ; paradoxalement pour ceux qui vivent profondément leur foi Sous le soleil de Satan est en dehors du temps, d'une vérité toujours présente.
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  • ThibaultMarconnet Posté le 28 Avril 2020
    La sainteté impossible “Sous le soleil de Satan” de Georges Bernanos – qui est son tout premier roman, ne l'oublions pas – possède une force incroyable que les décennies passées n'ont pas éteinte. C'est aux premières phrases que l'on reconnaît les grands livres : « Voici l'heure du soir qu'aima P. – J. Toulet. Voici l'horizon qui se défait – un grand nuage d'ivoire au couchant et, du zénith au sol, le ciel crépusculaire, la solitude immense, déjà glacée, – plein d'un silence liquide… Voici l'heure du poète qui distillait la vie dans son coeur, pour en extraire l'essence secrète, embaumée, empoisonnée. Déjà la troupe humaine remue dans l'ombre, aux mille bras, aux mille bouches ; déjà le boulevard déferle et resplendit… Et lui, accoudé à la table de marbre, regardait monter la nuit, comme un lis. » En notre époque froidement rationnelle ou bien tout émoustillée par l'attrait de phénomènes prétendument paranormaux (nécromancie, chiromancie, cartomancie, et autres “scies” musicales pour chaises branlantes), il est bon de lire ou de relire ce chef-d'oeuvre bien vivant de la littérature française. Qu'on soit ou non chrétien importe peu pour lire Sous le soleil de Satan. On peut être athée, agnostique, animiste, bouddhiste, je-m'en-foutiste et autres joyeusetés, c'est... La sainteté impossible “Sous le soleil de Satan” de Georges Bernanos – qui est son tout premier roman, ne l'oublions pas – possède une force incroyable que les décennies passées n'ont pas éteinte. C'est aux premières phrases que l'on reconnaît les grands livres : « Voici l'heure du soir qu'aima P. – J. Toulet. Voici l'horizon qui se défait – un grand nuage d'ivoire au couchant et, du zénith au sol, le ciel crépusculaire, la solitude immense, déjà glacée, – plein d'un silence liquide… Voici l'heure du poète qui distillait la vie dans son coeur, pour en extraire l'essence secrète, embaumée, empoisonnée. Déjà la troupe humaine remue dans l'ombre, aux mille bras, aux mille bouches ; déjà le boulevard déferle et resplendit… Et lui, accoudé à la table de marbre, regardait monter la nuit, comme un lis. » En notre époque froidement rationnelle ou bien tout émoustillée par l'attrait de phénomènes prétendument paranormaux (nécromancie, chiromancie, cartomancie, et autres “scies” musicales pour chaises branlantes), il est bon de lire ou de relire ce chef-d'oeuvre bien vivant de la littérature française. Qu'on soit ou non chrétien importe peu pour lire Sous le soleil de Satan. On peut être athée, agnostique, animiste, bouddhiste, je-m'en-foutiste et autres joyeusetés, c'est égal. Le style de Bernanos est une grande tempête qui emporte tout sur son passage, même les consciences les plus réfractaires à son imaginaire. Car Georges Bernanos sait faire parler le surnaturel avec une rare puissance d'évocation. Ici, nous sommes loin des ectoplasmes invoqués par Victor Hugo à Guernesey ou autres fantômes de foire affublés d'un drap ridicule ; non, ici nous sommes confrontés à Satan en personne, rien de moins. Satan n'a pas de queue fourchue ni de cornes de bouc, ça c'est bon pour la légende collective. Celui que nous donne à voir Georges Bernanos est tranquillement travesti sous les traits d'un maquignon qui va cheminer dans la pénombre aux côtés de l'abbé Donissan ; et qui tentera en vain de faire plier la volonté de cet ecclésiastique afin de le désespérer de sa tâche quotidienne : le désespérer de sa foi, donc de sa vocation et de sa parole donnée. “Vocation” vient du latin “vocatus”, qui signifie “être appelé”. Or, Donissan ne se sent pas vraiment appelé à être un berger des âmes. D'ailleurs, on voit bien qu'il se joue la comédie, notamment par le biais de plusieurs mortifications. Mais au fond, il n'est pas dupe : il sait bien que son être tout entier n'a pas la force de soutenir pareille vocation. N'oublions pas non plus que le mot “foi”, est étroitement lié à celui de “confiance”. Et Donissan a si peu confiance en lui-même… Il est comme son propre “diable” logé dans les replis de sa conscience. Car, disons-le tout net : le Satan que nous dépeint Georges Bernanos est par trop excentrique et grotesque pour pouvoir effrayer son homme – et je pense, à ce propos, que l'intention de l'auteur de “Monsieur Ouine” était de nous en montrer une sorte de caricature bouffonne. Pour cette raison, le Satan de Bernanos m'apparaît avant toute chose comme une représentation intime de la conscience torturée de Donissan. Dans cette lumière grise et pâle, cette lumière de linceul, nous sentons l'abbé Donissan aux prises avec sa grande faiblesse humaine et tout son désir inassouvi de parvenir à “sauver des âmes”. Il ne sauvera pas Mouchette. le destin de cette dernière sera le même que celui de l'autre Mouchette qui, dans “Nouvelle histoire de Mouchette” – récit terrible et prodigieux –, met fin à ses jours ; s'exile à tout jamais de la vie avec le goût amer du malheur coincé dans sa bouche. L'abbé Donissan deviendra à la fin du récit, le “saint” de Lumbres. Il est étrange d'ailleurs de constater à quel point ce nom ressemble à celui de “Limbes” : les limbes qui ne sont rien de moins que les faubourgs de l'enfer. Le saint de Lumbres se sent peu méritant de ce titre : car toute une croix d'impuissance pèse affreusement sur ses épaules d'homme. Il sait qu'il n'a rien d'un saint, il en a la terrible conscience. Il se sait imposteur. L'imposture est d'ailleurs un thème central dans l'oeuvre de Bernanos : elle pose l'implacable question de la conformité entre notre parole et nos actes. Car, après avoir exhorté le Ciel afin que lui soit donné le don du miracle, rien ne s'accomplira : l'enfant mort restera froid comme la terre d'hiver. Et c'est d'ailleurs là que se révèle également tout le génie de Bernanos : par sa faculté à nous faire espérer ce fameux “miracle” qui finalement n'aura pas lieu. Ainsi le saint de Lumbres est ramené brutalement sur terre comme par la gifle d'une main immense ; cloué au sol, muré dans sa chair impuissante. C'est là que son humanité est, au fond, la plus bouleversante. Le plus beau passage de ce livre, à mes yeux, se trouve dans les toutes dernières pages, lorsque le célèbre écrivain fictif, Antoine Saint-Marin (de L Académie Française) – qui ce me semble, a été inspiré à Bernanos par Anatole France –, se rend dans la paroisse du saint de Lumbres pour rencontrer cet homme d'église à l'aura mystérieuse ; et faire par là même une petite visite de courtoise hypocrisie à celui qui lui fait de l'ombre depuis le fond de sa paroisse isolée, à lui, le grand homme de lettres – et si peu de l'être. Georges Bernanos nous le dépeint comme une sorte de dilettante pitoyable et désinvolte, façon de vulgaire journaliste qui se mêle de vouloir écrire sur un phénomène qu'il ne peut absolument pas connaître : à savoir la sainteté. Antoine Saint-Marin – qui n'a de “saint” qu'une partie de son patronyme –, se retrouvera alors face à face avec un saint de Lumbres totalement inattendu. Un homme dans le dénuement le plus extrême et qui n'aura pas besoin de “parler” – d'ailleurs il ne le peut pas, les lecteurs comprendront aisément pourquoi lorsqu'ils parviendront à la fin du livre –, pour foudroyer littéralement toute la petitesse et l'âme miséreuse de cet écrivain à succès, de cet homme tiède et minuscule. La phrase muette qui se manifeste à la toute fin du livre, résonne comme le tonnerre et demeure longtemps clouée dans l'esprit. Et c'est le silence qui remporte la dernière victoire. Bernanos aura ces mots sublimes, dans un autre grand livre, “Journal d'un curé de campagne” : « Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde. » Voilà de quoi méditer. Thibault Marconnet 15/12/2013
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  • CDemassieux Posté le 21 Février 2020
    Certains lecteurs verraient dans le titre de cette œuvre un oxymore. Selon notre imaginaire, nourri à ses ténèbres depuis Dante jusqu’aux films qui l’invitent à sa table, Satan n’aime rien tant que la nuit et pas le soleil, symbole de la lumière (qu’il portait cependant jadis, Lucifer signifiant en latin le « Porteur de lumière »). Et pourtant, ce sublime roman de Bernanos nous montre à quel point il éclaire nos vies de sa lumière trompeuse, ce Satan qui intervient ici sans cornes, ni queue fourchue, mais avec un sens aigu de la répartie désespérante : « Ah ! si vous saviez le salaire que ton maître [Dieu] vous réserve, tu ne serais pas si généreux, car nous seuls – nous, dis-je – nous seuls ne sommes point ses dupes et, de son amour ou sa haine, nous avons choisi – par une sagacité magistrale, inconcevable à vos cervelles de boue – sa haine… Mais pourquoi t’éclairer là-dessus, chien couchant, bête soumise, esclave qui crée chaque jour son maître ! » Satan n’aura pas l’âme de l’abbé Donissan, qui deviendra un saint, mais il aura celle de Germaine Malhorty, laquelle avait suivi sa route auparavant, via le vice puis le... Certains lecteurs verraient dans le titre de cette œuvre un oxymore. Selon notre imaginaire, nourri à ses ténèbres depuis Dante jusqu’aux films qui l’invitent à sa table, Satan n’aime rien tant que la nuit et pas le soleil, symbole de la lumière (qu’il portait cependant jadis, Lucifer signifiant en latin le « Porteur de lumière »). Et pourtant, ce sublime roman de Bernanos nous montre à quel point il éclaire nos vies de sa lumière trompeuse, ce Satan qui intervient ici sans cornes, ni queue fourchue, mais avec un sens aigu de la répartie désespérante : « Ah ! si vous saviez le salaire que ton maître [Dieu] vous réserve, tu ne serais pas si généreux, car nous seuls – nous, dis-je – nous seuls ne sommes point ses dupes et, de son amour ou sa haine, nous avons choisi – par une sagacité magistrale, inconcevable à vos cervelles de boue – sa haine… Mais pourquoi t’éclairer là-dessus, chien couchant, bête soumise, esclave qui crée chaque jour son maître ! » Satan n’aura pas l’âme de l’abbé Donissan, qui deviendra un saint, mais il aura celle de Germaine Malhorty, laquelle avait suivi sa route auparavant, via le vice puis le meurtre. Était-ce par goût du Mal ou désespoir face à la monotonie d’une vie de province toute tracée ? À chacun de le déterminer… Toutefois, puisque l’abbé conduira la suicidée, mourante et ensanglantée jusqu’à l’autel du Christ, peut-on dire que Satan l’a vraiment eue cette âme de jeune fille perdue ? Autre question… Mais qu’importe la narration stricte des faits contenus dans le récit, car ce serait bien pauvre de raconter cette confession textuelle qui se lit avec un sentiment extrême de pesanteur, d’angoisse même. Ce n’est pas l’histoire en elle-même qui importe mais sa profondeur. Bernanos a en effet ce don particulier de transmettre son tourment comme on fait avec le témoin dans une course de relais. Ici pleuvent les aveux sans concession et désenchantés d’un croyant qui a très tôt eu peur de la mort. La mort rôde effectivement dans ces pages. Il y a aussi l’obsession du péché, résumée dans cette phrase : « Que le péché qui nous dévore laisse à la vie peu de substance ! » Péché qui, à force d’être entendu au confessionnal, dans les mêmes termes d’année en année, recèle une « effrayante monotonie » pour l’abbé Donissan, lui qui connaît les ressorts du Mal. Ce Mal le harcèle sans répit dans sa lutte contre le « prince du monde », Satan. Ce simple serviteur de Dieu, écrasé par le poids de sa mission, se meurtrit alors le corps et l’âme à la fois. « Ce vieux cœur, qu’habite l’incompréhensible ennemi des âmes, l’ennemi puissant et vil, magnifique et vil », dit le texte. Car Satan fascine autant qu’il rebute, c’est un fait. D’où la tentation de lui céder… Livre exalté à l’extrême, Sous le soleil de Satan, à part quelques personnages satellites – dont cet odieux écrivain parisien, Saint-Marin, qui « exerce, depuis un demi-siècle, la magistrature de l’ironie », sorte de caricature d’Anatole France –, est d’abord l’histoire d’un combat intérieur, en plus d’une résistance à la tentation du Mal. Ténébreux, tourmenté, triste, effrayant, etc., quel espoir offre le récit de Bernanos ? Pour ma part, le défi final ne m’a pas soulagé d’une lecture éprouvante en ce sens qu’elle remue trop profondément notre âme. Un chef-d’œuvre tragique en somme…
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  • rorospigo Posté le 31 Janvier 2020
    Ce premier roman de Bernanos est d'une complexité intéressante que je n'avais pas vu aux premiers abords. C'est en discutant du texte avec quelqu'un qui était entrain de le lire que je me suis rendu compte que j'étais passée au travers de certaines choses sans les comprendre (et inversement pour mon interlocuteur) et qui m'a amené à penser que ce livre mériterait peut être plusieurs lectures pour en comprendre toutes les subtilités. Une chose est sure, la confusion des personnages et l'étrangeté dans laquelle ils sont plongés sont des sentiments persistants qui accompagnent le lecteur même après avoir refermé le livre. Entre autres réflexions, il est légitime selon moi, de se questionner sur la place et la valeur de chacun des personnages, ainsi que sur le caractère saint du protagoniste. Est-il réellement proche du divin ? Tous les miracles qu'on lui prête ne seraient-ils pas simplement le reflet de Satan agissant à ses côtés ? Bien qu'il y ait une relative fascination pour les faits, je dois reconnaitre que le style, bien que contribuant à l'ambiance du roman, n'a pas toujours facilité la compréhension.
  • JunoR Posté le 2 Septembre 2019
    [Roman audio, lu par Ricou pour le site litteratureaudio.com] Je suis mitigée à cette lecture. L'écriture relevée et puissante me laisse consternée de n'avoir pas découvert cet auteur plus tôt. Vingt fois au cours de cette lecture, je me suis dit qu'une phrase ou qu'un paragraphe était à retenir tant il était beau ou bien dit. Les personnages secondaires y sont décrits de manière remarquable, d'une justesse magnifique. Je déplore malheureusement que les deux personnages principaux y sont, contrairement au reste, d'une dichotomie affligeante. Entre Mouchette et l'abbé Donissan, pas un pour rattraper l'autre. L'un dans sa sainteté absurde, l'autre dans son vice ridicule, ils ne m'ont semblé avoir aucun sens ni aucune résonance. Il s'agit de l'histoire de deux personnes folles, en somme, qui se rencontrent dans leur délire. Bref, j'ai bien aimé, en général, mais je n'y ai pas trouvé le chef-d'oeuvre qu'on m'avait vanté. Dommage.
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