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Robert Laffont
EAN : 9782221191781
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 122 x 182 mm

Une journée d'Ivan Denissovitch

Jean CATHALA (Traducteur), Lucia CATHALA (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 03/12/2015
« L’ouvrage fit l’effet d’une bombe car il révélait au grand jour l’existence des camps staliniens. » Le Monde.

Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’efforce de survivre avec dignité....

Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d’une victime des camps de travail, et c’est toute l’horreur de cet univers « hors la vie » qui nous saute au visage.
En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature.

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EAN : 9782221191781
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gaphanie Posté le 21 Septembre 2021
    Dans "Une journée d'Ivan Denissovitch", onsuit le héros, (Ivan Denissovitch) Choukhov, de son réveil, au goulag, à son coucher. On l'accompagne dans TOUS les moments de sa journée, des appels au réfectoire, de la journée de travail au "commerce", et on fait la connaissance de ses co-détenus, on est immergé dans la vie quotidienne du goulag. Alexandre Soljenitsyne nous décrit une bonne journée de la vie de Choukhov. C'est assez affreux, mais de fait, dans cette vie, pardon, dans ce marasme qu'est la survie dans un endroit pareil, oui, en effet, c'est une bonne journée pour lui... Une journée où il aura pu manger davantage, se vider l'esprit en faisant un travail qu'il aime, pu rendre des services, ce qui lui vaudra un retour ultérieur, et même trouvé du tabac... Par contre, de l'espoir, il n'y en a pas par ici... Choukhov ne compte pas sortir un jour : ils rallongent sans cesse les peines. Et puis, sortir pour retrouver qui, et quoi, et dans quel monde ? Alors on s'accroche au présent, à la routine du camp. N'en déplaise à Aliocha, on ne va pas se convertir pour autant... On compte les jours, quand même, des fois que... Trois mille six... Dans "Une journée d'Ivan Denissovitch", onsuit le héros, (Ivan Denissovitch) Choukhov, de son réveil, au goulag, à son coucher. On l'accompagne dans TOUS les moments de sa journée, des appels au réfectoire, de la journée de travail au "commerce", et on fait la connaissance de ses co-détenus, on est immergé dans la vie quotidienne du goulag. Alexandre Soljenitsyne nous décrit une bonne journée de la vie de Choukhov. C'est assez affreux, mais de fait, dans cette vie, pardon, dans ce marasme qu'est la survie dans un endroit pareil, oui, en effet, c'est une bonne journée pour lui... Une journée où il aura pu manger davantage, se vider l'esprit en faisant un travail qu'il aime, pu rendre des services, ce qui lui vaudra un retour ultérieur, et même trouvé du tabac... Par contre, de l'espoir, il n'y en a pas par ici... Choukhov ne compte pas sortir un jour : ils rallongent sans cesse les peines. Et puis, sortir pour retrouver qui, et quoi, et dans quel monde ? Alors on s'accroche au présent, à la routine du camp. N'en déplaise à Aliocha, on ne va pas se convertir pour autant... On compte les jours, quand même, des fois que... Trois mille six cents cinquante trois jours de peine, "Les trois de rallonge, c'était la faute aux années bissextiles" J'ai réellement apprécié cette oeuvre, son ton un peu dissocié, sa construction sur une journée. Je lis toujours les préfaces et notes d'auteur après, pour ne pas être influencée, ou en tous cas le moins possible. Et cette distanciation émotionnelle m'a laissée penser que Soljenitsyne - dont je n'avais encore jamais entendu parler - avait écrit d'après des témoignages de ses compatriotes... Mais non, pas du tout, tout est tiré de son vécu, de sa réalité, de son expérience propre. Ce qui rend à mes yeux cette oeuvre d'autant plus précieuse. Je lirai trèèèèèès probablement d'autres écrits de Soljenitsyne, mais pas tout de suite. Ce genre de lecture, il me faut quand même le temps de m'y préparer, puis de m'en remettre !
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  • MarieLywood Posté le 17 Septembre 2021
    Le titre du roman est parfaitement représentatif du sujet : une journée passée au goulag, une journée prise au hasard parmi tant d’autres, une journée parmi toutes celles que comptent les dix ans de peines d’Ivan Denissovitch, une journée pour nous montrer qu’elles sont finalement à peu de choses près toutes identiques les journées passées là-bas. L’impression qui ressort au cours de la lecture est plutôt ambigüe. On a l’impression qu’Ivan s’est accommodé à cette vie (après tout de même plus de huit ans de peine). Il a pris ses marques. Il sait se débrouiller pour survivre sans pour autant avoir l’espoir de pouvoir un jour sortir de prison. Il confie lui-même à plusieurs reprises qu’au bout de ses dix ans de peine, on va lui en rajouter dix supplémentaires pour quelque motif obscur. Et il ne sait même pas s’il a vraiment envie de sortir. A première vue, c’est presque un bagne facile à vivre que nous dépeint l’auteur. Mais finalement, on s’aperçoit qu’il n’y a que très peu de moyen de s’en sortir, de rester un homme dans de telles conditions. En peu de pages, et avec un espace-temps restreint, Alexandre Soljenitsyne réussit à dépeindre exactement le quotidien de... Le titre du roman est parfaitement représentatif du sujet : une journée passée au goulag, une journée prise au hasard parmi tant d’autres, une journée parmi toutes celles que comptent les dix ans de peines d’Ivan Denissovitch, une journée pour nous montrer qu’elles sont finalement à peu de choses près toutes identiques les journées passées là-bas. L’impression qui ressort au cours de la lecture est plutôt ambigüe. On a l’impression qu’Ivan s’est accommodé à cette vie (après tout de même plus de huit ans de peine). Il a pris ses marques. Il sait se débrouiller pour survivre sans pour autant avoir l’espoir de pouvoir un jour sortir de prison. Il confie lui-même à plusieurs reprises qu’au bout de ses dix ans de peine, on va lui en rajouter dix supplémentaires pour quelque motif obscur. Et il ne sait même pas s’il a vraiment envie de sortir. A première vue, c’est presque un bagne facile à vivre que nous dépeint l’auteur. Mais finalement, on s’aperçoit qu’il n’y a que très peu de moyen de s’en sortir, de rester un homme dans de telles conditions. En peu de pages, et avec un espace-temps restreint, Alexandre Soljenitsyne réussit à dépeindre exactement le quotidien de ces hommes enfermés. Il ne représente pas l’horreur ni les situations exceptionnelles mais juste la vie courante à laquelle chacun doit faire face : le froid, la faim, la fatigue, le travail absurde. Je pense que ce court roman est une bonne introduction à l'œuvre de l’auteur nobelisé et notamment à son monumental L’archipel du goulag, qu’il faut maintenant que je lise et qui décrit plus en détails cet univers.
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  • Cricri08 Posté le 6 Août 2021
    Un roman très sombre sur une journée ordinaire pour un prisonnier d'un goulag russe. Nous sommes au début des années 50 et cela fait déjà huit ans que Choukhov purge sa peine. Pourquoi? Il est noté qu'il est un espion dans son dossier ... première ironie de la situation : il a été emprisonné par les Allemands et a réussi à s'enfuir d'où son accusation. Sans pouvoir se défendre, le voici dans un goulag où ce matin il ne fait que -27 degrés donc pas assez froid pour être dispensé de travail. Il raconte un quotidien réglé au millimètre, fait de petites privations et vexations diverses. La violence n'est que suggérée et elle n'en est que plus oppressante. Le rythme est très lent, comme la lenteur de la peine, du travail de maçon en plein froid, ou comme l'attente pour avoir un repas frugal. Un récit certes censuré mais qui reste glaçant de vérité.
  • mylena Posté le 29 Juillet 2021
    Quelle journée ! Et quel talent pour rendre l’univers terrible des camps en racontant une journée ordinaire ! Cette journée semble bien longue au lecteur comme à Ivan Denissovitch, sans repère temporel. En une journée nous ressentons les comptages et recomptages sans fin des prisonniers, les déplacements des zeks en rangs par cinq des baraques au chantier, du chantier aux baraques, jour après jour, avec la peur permanente d’un événement qui envoie au cachot, ce qui est quasiment une condamnation à mort. Ivan Denissovitch Choukhov est un russe ordinaire, fait prisonnier par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, il a réussi à s’enfuir et à retourner dans sa patrie, pensant être accueilli à bras ouverts. Mais comme tant d’autres, il a été accusé de « trahison envers la patrie » et condamné à dix ans de camp de travail. Il a déjà effectué plus de la moitié de sa peine, mais sait qu'elle sera prolongée encore et encore, et qu'il ne sortira probablement pas du camp vivant. Soljénitsyne réussit, avec la description de cette journée ordinaire, à nous faire toucher du doigt ce système totalitaire qui enlève tout espoir en niant l’individu. Tous savent que réintégrer la vie normale est impossible. Pas besoin... Quelle journée ! Et quel talent pour rendre l’univers terrible des camps en racontant une journée ordinaire ! Cette journée semble bien longue au lecteur comme à Ivan Denissovitch, sans repère temporel. En une journée nous ressentons les comptages et recomptages sans fin des prisonniers, les déplacements des zeks en rangs par cinq des baraques au chantier, du chantier aux baraques, jour après jour, avec la peur permanente d’un événement qui envoie au cachot, ce qui est quasiment une condamnation à mort. Ivan Denissovitch Choukhov est un russe ordinaire, fait prisonnier par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, il a réussi à s’enfuir et à retourner dans sa patrie, pensant être accueilli à bras ouverts. Mais comme tant d’autres, il a été accusé de « trahison envers la patrie » et condamné à dix ans de camp de travail. Il a déjà effectué plus de la moitié de sa peine, mais sait qu'elle sera prolongée encore et encore, et qu'il ne sortira probablement pas du camp vivant. Soljénitsyne réussit, avec la description de cette journée ordinaire, à nous faire toucher du doigt ce système totalitaire qui enlève tout espoir en niant l’individu. Tous savent que réintégrer la vie normale est impossible. Pas besoin de scènes violentes, ni de scènes de sévices ou de tortures, le quotidien dans des conditions inhumaines suffit à lui seul avec le froid, les travaux difficiles, la faim, ... C’est donc une journée comme une autre, dans un univers qui a généré ses propres règles, avec toutes les menues combines d’un zek pour améliorer son ordinaire : ne pas dévorer toute sa miche de pain le matin, mais en cacher une partie pour en manger le soir, se débrouiller pour avoir une part de soupe en plus, rendre de menus services à ceux qui reçoivent des colis, cacher le meilleur outil pour le retrouver le lendemain. Et par petites touches, à des détails, Soljénitsyne nous fait percevoir cet univers de survie. Le récit est minimaliste, et c’est ce qui lui donne toute sa puissance. La langue est à la fois truculente et lyrique, l’écriture épurée, le texte inoubliable. Et à la fin, malgré la résignation de ces hommes, on sent qu’il leur reste encore un peu d’humanité, et les derniers mots d’Ivan (une journée de plus était passée, sans seulement un nuage, presque un bonheur…) sont à la fois terribles et lumineux hymne à la vie.
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  • Zazaboum Posté le 2 Juillet 2021
    Court roman grandement censuré parut en 1962 dans le magazine littéraire Novy Mir, sous l'effet de la déstalinisation, puis sous la même forme censurée en France. En 1973 paraîtra l'intégrale française. Il aura fallu 20 ans de l'idée à la publication ! Pour la première fois l'existence des goulags arrive à la connaissance du public avec ses règlements, les conditions de détention et de travail et la déshumanisation qui va de pair. Ivan Denissovitch Choukhov raconte une journée type de sa vie, manifestement positive, homme simple qui ne perd pas d'énergie à s'insurger contre son enfermement arbitraire, qui fait preuve d'une adaptation à toute épreuve avec le fatalisme inhérent au peuple russe ! Même non censuré, ce témoignage donne l'idée de conditions moins rudes et inhumaines que dans la Kolima, bien que restant abjectes ! Que 3 étoiles parce que malgré sa brièveté, ce texte n'a pas été des plus faciles à lire, le style, si style il y a, est haché assez ennuyeux alors que j'ai beaucoup aimé Choukhov. Je ne sais pas si c'est le fait de la traduction ou si c'est l'écriture de Soljenitsyne, mais j'ai le souvenir de ne pas avoir aimé sa prose avec ses... Court roman grandement censuré parut en 1962 dans le magazine littéraire Novy Mir, sous l'effet de la déstalinisation, puis sous la même forme censurée en France. En 1973 paraîtra l'intégrale française. Il aura fallu 20 ans de l'idée à la publication ! Pour la première fois l'existence des goulags arrive à la connaissance du public avec ses règlements, les conditions de détention et de travail et la déshumanisation qui va de pair. Ivan Denissovitch Choukhov raconte une journée type de sa vie, manifestement positive, homme simple qui ne perd pas d'énergie à s'insurger contre son enfermement arbitraire, qui fait preuve d'une adaptation à toute épreuve avec le fatalisme inhérent au peuple russe ! Même non censuré, ce témoignage donne l'idée de conditions moins rudes et inhumaines que dans la Kolima, bien que restant abjectes ! Que 3 étoiles parce que malgré sa brièveté, ce texte n'a pas été des plus faciles à lire, le style, si style il y a, est haché assez ennuyeux alors que j'ai beaucoup aimé Choukhov. Je ne sais pas si c'est le fait de la traduction ou si c'est l'écriture de Soljenitsyne, mais j'ai le souvenir de ne pas avoir aimé sa prose avec ses premiers livres. Quelles qu'en soient les qualités littéraires, c'est un texte qu'il faut avoir lu en gardant en tête que ce fut le premier ! Challenge MULTI DEFIS 2021 Challenge RIQUIQUI 2021 Challenge SOLIDAIRE 2021 Challenge ATOUT PRIX 2021 Pioche dans ma PAL juillet 2021
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