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            Une journée d'Ivan Denissovitch

            Robert Laffont
            EAN : 9782221191781
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 240
            Format : 122 x 182 mm
            Une journée d'Ivan Denissovitch

            Jean CATHALA (Traducteur), Lucia CATHALA (Traducteur)
            Collection : Pavillons Poche
            Date de parution : 03/12/2015

            Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’efforce de survivre avec dignité....

            Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d’une victime des camps de travail, et c’est toute l’horreur de cet univers « hors la vie » qui nous saute au visage.
            En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature.

            « L’ouvrage fit l’effet d’une bombe car il révélait au grand jour l’existence des camps staliniens. » Le Monde

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            EAN : 9782221191781
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 240
            Format : 122 x 182 mm
            Robert Laffont
            8.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • belaval Posté le 8 Juin 2019
              Enfin, j'ai lu ou plutôt écouté ce livre dont on a tant parlé; c'est un peu tard car on n'ignore plus les goulags...c'est un roman surprenant: assez lisse pour décrire sans colère ni violence une situation difficile à supporter mais après tant de livres sur les camps nazis, cela parait presque soft et pourtant, il y a la soif, la faim, le froid extrême, les corvées, les humiliations...mais les ruses du héros font sourire: c'est un débrouillard. Il est conscient que sa situation ne va pas changer mais ses moments de nostalgie sont discrets.
            • Dandine Posté le 26 Mai 2019
              J'ai du temps. Il parait que c'est une denree rare et moi je la gaspille comme si elle etait intarissable. Pauvre de moi, je me crois riche en temps. Mais je me ressaisis. J'ai decide de renouer avec d'anciens amis, des vieux de la vieille dont j'avais perdu la trace. Je leur rends visite. Ca me fait un deplacement benefique pour le physique et pour le moral. J'ai passe une excellente journee avec Leopold Bloom. Nous n'avons pas arrete de deambuler. Il a rate sa vocation: il aurait pu faire un excellent guide touristique de sa ville et au lieu de ca il a passe sa vie a denicher des publicites pour une feuille locale. J'ai ete voir aussi Geoffrey Firmin. Lui, il est devenu insupportable. Il est dans une mauvais pente et, tetu comme une mule, il ne veut ecouter les conseils de personne. Il finira mal. Il m'a attriste. Heureusement que cette semaine mon vieux pote Ivan a reussi a m'insufler son optimisme. Cet Ivan! Quelle vie! Que ne lui est- il arrive! Mais rien n'a reussi a aneantir sa rage de vivre, a abattre son energie. J'etais hebete par ce qu'il m'a raconte. Pendant la grande guerre il... J'ai du temps. Il parait que c'est une denree rare et moi je la gaspille comme si elle etait intarissable. Pauvre de moi, je me crois riche en temps. Mais je me ressaisis. J'ai decide de renouer avec d'anciens amis, des vieux de la vieille dont j'avais perdu la trace. Je leur rends visite. Ca me fait un deplacement benefique pour le physique et pour le moral. J'ai passe une excellente journee avec Leopold Bloom. Nous n'avons pas arrete de deambuler. Il a rate sa vocation: il aurait pu faire un excellent guide touristique de sa ville et au lieu de ca il a passe sa vie a denicher des publicites pour une feuille locale. J'ai ete voir aussi Geoffrey Firmin. Lui, il est devenu insupportable. Il est dans une mauvais pente et, tetu comme une mule, il ne veut ecouter les conseils de personne. Il finira mal. Il m'a attriste. Heureusement que cette semaine mon vieux pote Ivan a reussi a m'insufler son optimisme. Cet Ivan! Quelle vie! Que ne lui est- il arrive! Mais rien n'a reussi a aneantir sa rage de vivre, a abattre son energie. J'etais hebete par ce qu'il m'a raconte. Pendant la grande guerre il a ete accuse a tort de trahison et a passe dix ans dans un camp de travail, une prison de travail. Il avait tout ce temps peur qu'on ne le laisse jamais sortir, qu'on lui rajoute 10 ans supplementaires a la fin de sa peine en invoquant n'importe quel grief. C'etait monnaie courante parait-il. Mais ca ne l'a pas empeche de faire son travail (on l'a institue macon) consciencieusement, avec un certain plaisir, le plaisir du travail bien fait. Ca ne l'a pas empeche pas de rester optimiste, se nourrissant d'espoirs simples: espoir qu'il fasse moins froid (il travaillait meme quand il faisait -30), qu'il arrive a se demerder une deuxieme ration de kacha, qu'on ne l'envoie pas a des travaux qu'il n'aime pas, qu'il ne s'affaiblisse pas, espoir de continuer a vivre, tout simplement espoir de ne pas mourir trop tot d'aneantissement. Il m'a raconte dans le detail une de ses journees la-bas, une journee objectivememt insupportable, atroce, mais qu'il finit par signaler, une fois finie, comme une bonne journee. Dure, mais pour une journee de camp, endurable, et meme bonne, avec de petites, infimes, joies. Debrouillard, il s'est procure du rab de pain et de kacha, il a fume une cigarette de tabac passablement pur, un detenu a qui il a rendu service l'a gratifie d'une rondelle de saucisson. Parce qu'il aide les autres, Ivan, et il est respecte pour cela et aussi parce qu'il ne se laisse pas marcher sur les pieds. C'est qu'il n'est pas de ceux qui se laissent abattre, il ne se rend pas. Il ne se rendra jamais. Meme apres huit longues annees, m'a-t-il dit, il gardait l'espoir (fou!) que dans deux ans, une fois finie sa peine, on accepterait en haut lieu sa liberation, on le laisserait sortir. Et il est sorti. Et maintenant il raconte. A qui veut l'entendre. Sans pathos. Sans s'appesantir sur la cruaute de la situation, sur la barbarie. Avec une sorte de neutralite. Sans hausser le ton. Sans jeremiades. Il est surement amer, mais tient a ne pas le montrer. Et c'est moi qui, du coup, me suis empli d'amertume, de degout. Il est revolte, mais il ne le crie pas. Et son recit me revolte, moi, aujourd'hui. Il m'a dit qu'il a couche sur le papier ses souvenirs. Il a appele ca "Une journee". J'espere que le damne regime qui l'avait enferme finira par lui donner l'imprimatur, l'autorisation de publier. Si cela arrive jetez-vous sur le livre. On a deja assez ecrit sur le goulag, peut-etre mieux (Soljenitsyne dans L'archipel du goulag, Chalamov dans Recits de la kolyma, entre autres), mais le recit d'Ivan sera une reference morale, un monument a la dignite humaine, surmontant l'horreur.
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            • Shabanou Posté le 19 Avril 2019
              "Une journée d'Ivan Denissovitch" Alexandre Soljenitsyne Ed. Robert Laffont poche (226p). Bonjour les lecteurs ... Soljenitsyne ne m'était pas inconnu, l'archipel du gouag, le pavillon des cancéreux, la maison de Matriona S'attaquer à " la journée d'Ivan Denissovitch" est autre chose. Pendant un peu plus de 220 pages, Ivan, prisonnier dans un goulag depuis plus de 8 ans, raconte une de ses journée type par le menu. Ceci depuis le réveil à 5 h du matin jusqu'au couché. Tout y est minutieusement décrit . De ces quelques instants volés à l'aube, jusqu'aux rassemblements, les " repas", les corvées. Ivan, détenu modèle, a su se fondre dans le moule et chaque jour, tente de survivre dans cet enfer glacé. Sa vie est fait de petits rien, quelques miettes qui améliorent son ordinaire et suite de vexations. Il relate les règles ridicules, la transformation de l'être humain en bête de somme. La ruse, la perte de l'espoir, le fatalisme. Ivan se pose aussi des questions sur l'existence de Dieu, se sentant proche de la sortie, de la fin de sa vie. A sa sortie en 1962, ce livre a eu l'effet d'une bombe: pour une fois, quelqu'un osait relater les conditions de vie à l'intérieur d'un goulag. Cette vie devenue inutile ou chaque journée se... "Une journée d'Ivan Denissovitch" Alexandre Soljenitsyne Ed. Robert Laffont poche (226p). Bonjour les lecteurs ... Soljenitsyne ne m'était pas inconnu, l'archipel du gouag, le pavillon des cancéreux, la maison de Matriona S'attaquer à " la journée d'Ivan Denissovitch" est autre chose. Pendant un peu plus de 220 pages, Ivan, prisonnier dans un goulag depuis plus de 8 ans, raconte une de ses journée type par le menu. Ceci depuis le réveil à 5 h du matin jusqu'au couché. Tout y est minutieusement décrit . De ces quelques instants volés à l'aube, jusqu'aux rassemblements, les " repas", les corvées. Ivan, détenu modèle, a su se fondre dans le moule et chaque jour, tente de survivre dans cet enfer glacé. Sa vie est fait de petits rien, quelques miettes qui améliorent son ordinaire et suite de vexations. Il relate les règles ridicules, la transformation de l'être humain en bête de somme. La ruse, la perte de l'espoir, le fatalisme. Ivan se pose aussi des questions sur l'existence de Dieu, se sentant proche de la sortie, de la fin de sa vie. A sa sortie en 1962, ce livre a eu l'effet d'une bombe: pour une fois, quelqu'un osait relater les conditions de vie à l'intérieur d'un goulag. Cette vie devenue inutile ou chaque journée se traîne, ou chaque journée ressemble à celle d'hier et est identique à celle de demain. Avec un recul de plus de 50 ans, que dire ? Le texte récit est certes intéressant.. mais ces 200 pages sont lourdes, plombantes. J'ai été déçue par l'écriture poussive (problème de traduction?). Je n'avais pas eu ce ressenti par exemple lors de la lecture de " l'archipel du goulag". Je referme ce livre mitigée, comme anesthésiée, lassée
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            • Jeremia Posté le 26 Mars 2019
              Le temps parait long et les journées futiles dans le camp de travail d'Ivan Denissovitch. On élabore des stratégies pour grappiller un peu plus de pain, un peu plus de kacha, cette soupe à l'eau qui est l'aliment principal des prisonniers du camp. On essaie d'améliorer un peu son sort en étant plus malin que les autres, et finalement on passe ses journées à tromper un système qui ne pense qu'a vous contrôler. A aucun moment on ne comprend le sens du quotidien des prisonniers. Ils construisent quelque bâtiment, mais ils essaient surtout de ne pas être détruits eux mêmes. La journée n'a ni début, ni fin, mais Ivan semble y trouver du sens, à chercher sans cesse à améliorer son quotidien et apprécier les jours un peu moins rudes, les surveillants un peu moins cruels.
            • Taramacha Posté le 1 Novembre 2018
              J'appréhendais de m'attaquer à un des romans de cet auteur tant louangé et dont les images d'interview ont marqué mon enfance. Après avoir lu un roman sur le retour en URSS de russes exilés à l'époque stalinienne, c'est tout naturellement que je me suis enfin attaquée à ce monument de la littérature. J'ai eu beaucoup de mal au début avec le style de langue choisi (parfois argotique, avec une syntaxe particulière) et avec la description technique du travail effectué. Malgré cela j'ai été happée par le récit, me suis attachée aux personnages bien que leur description soit minimaliste. Sans pathos, sans discours théorique, l'auteur dénonce les dérives du régime. Sans doute lirai je un autre de ses romans.
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