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EAN : 9782266316163
Code sériel : 18222
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Vivants

Date de parution : 02/09/2021
1963. Ahmed et sa famille sont relogés dans une cité de transit. Une solution provisoire, un peu plus confortable que le bidonville, dans l’attente du graal, les HLM. Des baraques améliorées, avec eau courante et électricité, que les femmes considèrent comme un miracle. Le lino a remplacé la terre battue,... 1963. Ahmed et sa famille sont relogés dans une cité de transit. Une solution provisoire, un peu plus confortable que le bidonville, dans l’attente du graal, les HLM. Des baraques améliorées, avec eau courante et électricité, que les femmes considèrent comme un miracle. Le lino a remplacé la terre battue, mais l’avenir reste incertain pour le petit garçon. Le provisoire s’éternise. Décidé à échapper à l’usine, seules l’école et la maîtrise du français lui permettront de transmettre sa colère, mais aussi sa joie d’être en vie...
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EAN : 9782266316163
Code sériel : 18222
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un récit peuplé de personnages bienveillants qui illuminent un quotidien ardu. »
Le Parisien
« Un témoignage aussi touchant qu’instructif sur l’histoire des populations immigrées en France. »
Jeune Afrique
« Un livre franc et direct, riche en évènements. Le lecteur pourra être touché par la sincérité de l’auteur et sa capacité à raconter cette vie difficile où l’espoir demeure. »
Bulles de culture

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MemePanais Posté le 2 Janvier 2022
    Une histoire, ou plutôt un documentaire sur ces familles algériennes parquées dans des cités de transit après être passées par un bidonville. Ahmed veut s'en sortir, faire partie d'une meilleure catégorie sociale et pour lui, ça ne peut passer que par l'école, l'intégration. J'ai vrai aimé cette lecture authentique, c'est qqch qui s'est passé, pour reconstruire après guerre la France a fait appel à ses colonies de l'époque, mais très peu considérés, ces ouvriers et leurs familles se retrouvent à vivre dans une cité de transit mais le provisoire s'éternise. Ce jeune Ahmed qui veut s'en sortir, j'ai eu envie de l'aider moi aussi à échapper à l'usine.
  • Heval Posté le 19 Novembre 2021
    Plus qu'un roman, ce livre est, pour moi, un documentaire. Il écrit la vie de ces immigrés algériens venus, au lendemain de la seconde guerre mondiale, en France pour reconstruire un pays ravagé. Comment sont-ils reçus ? Mal, très mal puisqu'ils n'ont pas de toit et qu'ils doivent, pour se loger, se débrouiller en construisant des bidonvilles. Comment vivent-ils dans cette France colonisatrice de l'Algérie? Comme ils le peuvent, avec les moyens du bord. Travailleurs au départ temporaires qui restent finalement en France, ces immigrés mènent une existence loin de l'attention et du regard de celles et ceux qui écrivent, la plume à la main, l'Histoire. Illettrés pour la plupart, engloutis dans une pauvreté et relayés dans des quartiers ghettoisés, ils ne peuvent effectivement écrire l'Histoire à laquelle ils contribuent pourtant. Ils vivent dans un silence imposé et intégré. Il est donc de bon augure qu'il y ait des écrivains, descendants d'immigrés, qui prennent la plume pour nous raconter cette histoire inconnue. Mehdi Charef éclaire donc. Il donne la voix à des gens qui en ont été privé. Son roman est d'utilité politique et social. D'un point de vue strictement littéraire en revanche, je ne lui trouve rien de particulier.... Plus qu'un roman, ce livre est, pour moi, un documentaire. Il écrit la vie de ces immigrés algériens venus, au lendemain de la seconde guerre mondiale, en France pour reconstruire un pays ravagé. Comment sont-ils reçus ? Mal, très mal puisqu'ils n'ont pas de toit et qu'ils doivent, pour se loger, se débrouiller en construisant des bidonvilles. Comment vivent-ils dans cette France colonisatrice de l'Algérie? Comme ils le peuvent, avec les moyens du bord. Travailleurs au départ temporaires qui restent finalement en France, ces immigrés mènent une existence loin de l'attention et du regard de celles et ceux qui écrivent, la plume à la main, l'Histoire. Illettrés pour la plupart, engloutis dans une pauvreté et relayés dans des quartiers ghettoisés, ils ne peuvent effectivement écrire l'Histoire à laquelle ils contribuent pourtant. Ils vivent dans un silence imposé et intégré. Il est donc de bon augure qu'il y ait des écrivains, descendants d'immigrés, qui prennent la plume pour nous raconter cette histoire inconnue. Mehdi Charef éclaire donc. Il donne la voix à des gens qui en ont été privé. Son roman est d'utilité politique et social. D'un point de vue strictement littéraire en revanche, je ne lui trouve rien de particulier. Il est, pour moi, assez quelconque. Mais qu'importe, je vous le conseille vivement!
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  • YvonS Posté le 24 Septembre 2021
    1962. Ahmed est arrivé d'Algérie avec sa famille. Il quitte le bidonville des Pâquerettes à Nanterre pour le "paradis" : les baraquements préfabriqués de la Cité de transit. Il y a l'eau courante, un poêle, des toilettes individuelles et des chambres, rendez-vous compte ! Mehdi Charef, romancier, cinéaste, revient à la littérature pour nous raconter la vie d'Ahmed, un petit bonhomme qui comme lui âgé d'une dizaine d'années découvre la France, l'école, la lecture, les "illustrés"... Le livre est très court, les chapitres brefs, très brefs parfois, comme des flashs, des saynètes de la vie quotidienne pas toujours facile. Le froid, la boue, le mépris des institutions mais aussi la solidarité, les traditions d'accueil, la bienveillance d'une institutrice, celle d'une bonne soeur soignante (rigolote avec sa burka bleue, je cite 😁). On découvre attendri la vie de ce gamin heureux malgré tout, la culture arabe que les mamans tentent de faire vivre, ces pères illettrés qui sont fiers de se tuer au travail pour faire de leurs enfants des écoliers malgré la pauvreté.  J'ai connu, vu, un de ces bidonvilles qu'on apercevait depuis le HLM dans les années 60. J'ai fréquenté ce quartier des Pâquerettes à Nanterre, celui aussi des Provinces Françaises... 1962. Ahmed est arrivé d'Algérie avec sa famille. Il quitte le bidonville des Pâquerettes à Nanterre pour le "paradis" : les baraquements préfabriqués de la Cité de transit. Il y a l'eau courante, un poêle, des toilettes individuelles et des chambres, rendez-vous compte ! Mehdi Charef, romancier, cinéaste, revient à la littérature pour nous raconter la vie d'Ahmed, un petit bonhomme qui comme lui âgé d'une dizaine d'années découvre la France, l'école, la lecture, les "illustrés"... Le livre est très court, les chapitres brefs, très brefs parfois, comme des flashs, des saynètes de la vie quotidienne pas toujours facile. Le froid, la boue, le mépris des institutions mais aussi la solidarité, les traditions d'accueil, la bienveillance d'une institutrice, celle d'une bonne soeur soignante (rigolote avec sa burka bleue, je cite 😁). On découvre attendri la vie de ce gamin heureux malgré tout, la culture arabe que les mamans tentent de faire vivre, ces pères illettrés qui sont fiers de se tuer au travail pour faire de leurs enfants des écoliers malgré la pauvreté.  J'ai connu, vu, un de ces bidonvilles qu'on apercevait depuis le HLM dans les années 60. J'ai fréquenté ce quartier des Pâquerettes à Nanterre, celui aussi des Provinces Françaises quand j'enseignais dans les années 80 pas très loin de là. Alors tout ce roman me parle... Ni haine ni revanche à prendre, parfois de la colère ou du fatalisme. Juste le portrait d'un enfant intelligent qui se rêve riche et intégré plus tard. On devine celui que deviendra Mehdi Charef. Mais il y a aussi ceux qui échouent sur le chemin de la réussite, ceux qui ont trahi et qu'on chasse (les harkis), ceux qui sont venus seuls travailler pour envoyer de l'argent là-bas... et puis ce père qui apprend à écrire son nom, cette mère pour qui aller au marché d'Argenteuil est une parenthèse heureuse. La découverte de la télé, de la machine à laver,  de la Sécurité Sociale par ceux qui travaillent, cotisent et ne savaient pas y avoir droit, et le rêve un jour de devenir Français. (Ministre ? Non, faut pas exagérer... ça les fait rire) Mehdi Charef nous donne ici un roman tendre, quasi autobiographique,  sans misérabilisme sur une enfance des années 60 parfois dure mais toujours riche d'humanité.  😊
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  • LeslecturesdeMaud Posté le 15 Décembre 2020
    Mehdi et sa famille rejoignent son père en France. A l’âge de 10 ans, il va devoir faire face aux multiples bouleversements de sa vie depuis cette arrivée, dans les ghettos d’immigrés de Nanterre. A travers ses yeux, le lecteur vit ses réflexions, ses pensées. Les changements se situent à plusieurs niveaux, tant culturelles que le mode de vie. La dureté des changements et sa découverte de ce nouveau monde sont dévoilées peu à peu. L’alternance passé-présente nous permet de comprendre la façon dont l’auteur aborde sa nouvelle vie. Rien n’est épargné à ce jeune adolescent, il met en lumière très habilement le quotidien, l’école, le marché et toutes les tâches quotidiennes. Son père qui travaille dur la semaine mais ne sait pas écrire son nom. Jeune garçon, de nombreuses tâches lui sont incombées, en effet la barrière de la langue (écrite et parlée) se fait rapidement sentir vis-à-vis de sa mère. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet épisode de vie, surtout car l’auteur se replace dans la situation de l’enfant qui l’était. L’écriture est fluide mais les émotions explosent à chaque phrase. Les descriptions peuvent être comparées à des photographies. L’immersion est totale, des senteurs d’épices au... Mehdi et sa famille rejoignent son père en France. A l’âge de 10 ans, il va devoir faire face aux multiples bouleversements de sa vie depuis cette arrivée, dans les ghettos d’immigrés de Nanterre. A travers ses yeux, le lecteur vit ses réflexions, ses pensées. Les changements se situent à plusieurs niveaux, tant culturelles que le mode de vie. La dureté des changements et sa découverte de ce nouveau monde sont dévoilées peu à peu. L’alternance passé-présente nous permet de comprendre la façon dont l’auteur aborde sa nouvelle vie. Rien n’est épargné à ce jeune adolescent, il met en lumière très habilement le quotidien, l’école, le marché et toutes les tâches quotidiennes. Son père qui travaille dur la semaine mais ne sait pas écrire son nom. Jeune garçon, de nombreuses tâches lui sont incombées, en effet la barrière de la langue (écrite et parlée) se fait rapidement sentir vis-à-vis de sa mère. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet épisode de vie, surtout car l’auteur se replace dans la situation de l’enfant qui l’était. L’écriture est fluide mais les émotions explosent à chaque phrase. Les descriptions peuvent être comparées à des photographies. L’immersion est totale, des senteurs d’épices au froid ressenti. Parfois certains passages sont glaçants d’effroi. Le deuil, l’amour, la solitude, la haine et l’envie sont des notions très bien retranscrites. De même, le rôle des femmes et des mères est prédominant et le lecteur ressent leur importance, leur pouvoir. Parallèlement, la façon dont les français gaulois sont perçus, nous donne à réfléchir, tout autant que le personnage du cousin dont l’auteur porte un jugement sincère. La famille au premier plan, l’entraide de la communauté, découvrir les soins, l’enseignements ; en même temps que Mehdi ouvre les yeux, nous le vivons à travers ses yeux. Puissamment, l’auteur a su parfaitement faire passer ses ressentis. La noirceur, la tristesse ou la colère sont palpables, au même titre que l’incompréhension et les doutes. Une lecture qui m’a touchée et émue. Apprendre, comprendre et se rendre compte du passé, peut permettre de mieux appréhender le présent et de facto l’avenir. Un style touchant et poignant, je lirai sans aucun doute d’autres livres.
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  • FabDef95 Posté le 13 Décembre 2020
    Dans Rue des Pâquerettes (disponible dorénavant en format poche chez Pocket), Mehdi Charef revenait sur son arrivée en France en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Une fois celui-ci détruit, les familles ont été relogées dans une cité de transit en attendant de pouvoir accéder aux habitations à loyer modéré. Vivants est le récit de cette période. Vivre dans des préfabriqués constitue une vraie progression pour ces familles d'immigrés. Finie la promiscuité, l'eau coule à flot et chaque baraque dispose de ses propres toilettes. Même si tout n'est pas encore parfait, si cette avancée est cher payée et que le provisoire s'éternise, la vie s'organise. Des femmes et des hommes se marient, des enfants naissent et le progrès technologique s'invite dans les baraques. Les télévisions et les machines à laver révolutionnent le quotidien. Et puis chaque jeudi matin, parce que les enfants ne sont pas à l'école et qu'ils traduisent ses propos, une bonne sœur faisant office d'infirmière et d'assistante sociale déboule sur son Solex pour parler santé, hygiène et contraception aux mères pendant que leurs maris sont sur les chantiers ou dans les ateliers d'usine. Malgré tout ce qu'ils ont enduré, ces hommes, ces femmes et ces enfants sont... Dans Rue des Pâquerettes (disponible dorénavant en format poche chez Pocket), Mehdi Charef revenait sur son arrivée en France en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Une fois celui-ci détruit, les familles ont été relogées dans une cité de transit en attendant de pouvoir accéder aux habitations à loyer modéré. Vivants est le récit de cette période. Vivre dans des préfabriqués constitue une vraie progression pour ces familles d'immigrés. Finie la promiscuité, l'eau coule à flot et chaque baraque dispose de ses propres toilettes. Même si tout n'est pas encore parfait, si cette avancée est cher payée et que le provisoire s'éternise, la vie s'organise. Des femmes et des hommes se marient, des enfants naissent et le progrès technologique s'invite dans les baraques. Les télévisions et les machines à laver révolutionnent le quotidien. Et puis chaque jeudi matin, parce que les enfants ne sont pas à l'école et qu'ils traduisent ses propos, une bonne sœur faisant office d'infirmière et d'assistante sociale déboule sur son Solex pour parler santé, hygiène et contraception aux mères pendant que leurs maris sont sur les chantiers ou dans les ateliers d'usine. Malgré tout ce qu'ils ont enduré, ces hommes, ces femmes et ces enfants sont Vivants. Ils connaissent de réels moments d'insouciance et de joie. Ils sont solidaires et forment une communauté soudée. Vivants est parsemé d’anecdotes du quotidien au sein de cette cité de transit, de souvenirs du bled et de réflexions personnelles. Oui parce que les français ne sont pas si accueillants que cela, ils font peur. En dépit de son jeune âge, Mehdi Charef a conscience du monde qui l'entoure. Il sait que le retour en Algérie est un leurre, que seules l'école et la maîtrise du français l'émanciperont. Alors, malgré tous les obstacles, les préjugés, il fera tout pour s'intégrer. Vivants est un témoignage à la fois touchant de sincérité et révoltant. Avec émotion et une certaine candeur, Mehdi Charef de sa plume alerte raconte cette période de sa vie à hauteur d'enfant et c'est là tout son talent. Ce n'est pas l'adulte érudit qu'il est devenu qui s'exprime, mais l'enfant qu'il était alors, tiraillé entre insouciance et crainte. Espoir et volonté de s'en sortir dominent le récit. Un vraie leçon d'humilité et de vie. On ressort de cette lecture, Vivants.
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