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EAN : 9782221252031
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 135 x 215 mm
À ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés
Odile Demange (traduit par)
Date de parution : 10/06/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

À ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés

Odile Demange (traduit par)
Date de parution : 10/06/2021

Par l’auteure du Voile de Téhéran, censurée en Iran.
Une belle histoire familiale sur la diaspora iranienne.

 

Une famille iranienne séparée par la révolution de 1979 se réunit autour de Mère pendant dix jours dans une maison louée au bord de la mer sur la côte turque....

Une famille iranienne séparée par la révolution de 1979 se réunit autour de Mère pendant dix jours dans une maison louée au bord de la mer sur la côte turque. Mère a eu six enfants et n’en a pas revu certains depuis vingt-huit ans. Elle vit avec Dokhi, sa petite-fille,...

Une famille iranienne séparée par la révolution de 1979 se réunit autour de Mère pendant dix jours dans une maison louée au bord de la mer sur la côte turque. Mère a eu six enfants et n’en a pas revu certains depuis vingt-huit ans. Elle vit avec Dokhi, sa petite-fille, dont les parents ont disparu dans des circonstances qui lui ont toujours été cachées. Au cours du séjour, Mère comprend que le poids des malentendus et du temps écoulé a profondément divisé la famille. Après plusieurs disputes, elle avertit ses enfants : c’est le moment ou jamais de régler les problèmes, sinon la famille sera définitivement désunie. Chacun incarne des reproches qu’ils se font les uns aux autres. Tous ont des ressentiments nourris par l’ignorance, le besoin d’afficher ses succès, de justifier ses manques. Mère, formidable figure maternelle, pleine d’empathie, est là pour entendre les points de vue, réconcilier les coeurs et encourager le désir de compréhension.
Interdit en Iran, À ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés est un hommage plein d’humanité et d’espoir à son peuple.

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EAN : 9782221252031
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • palamede 20/05/2022
    « — C'est la conséquence de trente années d'absence. Nos idées, notre vécu et jusqu'à notre façon de parler ne sont plus les mêmes. Nous n'avons pas d'amis communs, pas d'avenir commun, pas de projets communs dont nous pourrions discuter. Combien de temps peut-on passer à évoquer des souvenirs d'enfance ? Nous les avons tous ressassés une bonne dizaine de fois au moins. Nous n'avons plus rien à nous dire. » Après toutes ces années ses enfants dispersés Mère pensait ces dix jours dans une jolie villa turque comme un moment de vraie joie. Pourtant les retrouvailles tournent au règlement de comptes entre frères et soeurs — rancoeur et jalousie s'exprimant sans retenue entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés en Iran à la suite de la révolution de 1974. Mère essaie bien de calmer les esprits, mais les disputes repartent de plus belle au moindre prétexte. Elle prévient alors ses enfants : c'est maintenant ou jamais de mettre fin à leurs querelles, sinon la famille n'existera plus. Entre autre, la révolution iranienne a fracturé en profondeur les familles Iraniennes, créant deux catégories a priori irréconciliables. Parinoush Saniee à travers des dialogues d'une grande justesse (dignes de la psychologue qu'elle est) fouille les... « — C'est la conséquence de trente années d'absence. Nos idées, notre vécu et jusqu'à notre façon de parler ne sont plus les mêmes. Nous n'avons pas d'amis communs, pas d'avenir commun, pas de projets communs dont nous pourrions discuter. Combien de temps peut-on passer à évoquer des souvenirs d'enfance ? Nous les avons tous ressassés une bonne dizaine de fois au moins. Nous n'avons plus rien à nous dire. » Après toutes ces années ses enfants dispersés Mère pensait ces dix jours dans une jolie villa turque comme un moment de vraie joie. Pourtant les retrouvailles tournent au règlement de comptes entre frères et soeurs — rancoeur et jalousie s'exprimant sans retenue entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés en Iran à la suite de la révolution de 1974. Mère essaie bien de calmer les esprits, mais les disputes repartent de plus belle au moindre prétexte. Elle prévient alors ses enfants : c'est maintenant ou jamais de mettre fin à leurs querelles, sinon la famille n'existera plus. Entre autre, la révolution iranienne a fracturé en profondeur les familles Iraniennes, créant deux catégories a priori irréconciliables. Parinoush Saniee à travers des dialogues d'une grande justesse (dignes de la psychologue qu'elle est) fouille les ressorts de l'âme humaine. Mais plus encore, au delà de la problématique de son pays, elle livre une étude plus large sur l'incommunicabilité fondamentale des êtres, fussent-ils parents-enfants, frères et sœurs, et c'est vraiment prenant.
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  • biribi 20/11/2021
    Livre interdit en Iran et on le comprend après sa lecture qui n'épargne pas le régime. Après avoir lu "La librairie de Téhéran" qui se passe en partie en Iran peu avant la chute du Shah et de la destitution de Mossadegh, cela m'intéressait de lire ce livre-ci. Une toute autre approche puisque ici cela se passe de nos jours. Mais avec le poids du passé, après la révolution de 1979. Mère a loué une belle villa en bord de mer en Turquie afin de réunir ses 5 enfants et leur famille. Une partie a quitté l'Iran pour s'installer à l'étranger, fuyant le pays qui devient trop policier et offrant peu d'avenir. S'étant quittés depuis 30 ans ils ne se connaissent plus et leurs enfants ne se sont jamais rencontrés. Ce séjour est tendu, les caractères, les manières de vivre sont parfois tellement opposées. On s'envoie à la figure les quatre vérités, qui font mal. C'est secouant. Mère intervient très peu dans ces échanges mais quand elle prend la parole elle est très mesurée, essaie de calmer le jeu. Elle est malgré tout très secouée d'entendre tout ce qui s'échange, les reproches, l'incompréhension des uns et des autres. Chacun... Livre interdit en Iran et on le comprend après sa lecture qui n'épargne pas le régime. Après avoir lu "La librairie de Téhéran" qui se passe en partie en Iran peu avant la chute du Shah et de la destitution de Mossadegh, cela m'intéressait de lire ce livre-ci. Une toute autre approche puisque ici cela se passe de nos jours. Mais avec le poids du passé, après la révolution de 1979. Mère a loué une belle villa en bord de mer en Turquie afin de réunir ses 5 enfants et leur famille. Une partie a quitté l'Iran pour s'installer à l'étranger, fuyant le pays qui devient trop policier et offrant peu d'avenir. S'étant quittés depuis 30 ans ils ne se connaissent plus et leurs enfants ne se sont jamais rencontrés. Ce séjour est tendu, les caractères, les manières de vivre sont parfois tellement opposées. On s'envoie à la figure les quatre vérités, qui font mal. C'est secouant. Mère intervient très peu dans ces échanges mais quand elle prend la parole elle est très mesurée, essaie de calmer le jeu. Elle est malgré tout très secouée d'entendre tout ce qui s'échange, les reproches, l'incompréhension des uns et des autres. Chacun pense qu'il a davantage souffert que les autres, que ce soit ceux qui se sont exilés ou ceux qui n'ont pas quitté le pays. Au milieu des 5 frères et sœurs il y a Dokhi, une jeune nièce dont les parents sont morts mais dont on ne lui a jamais rien dit. Elle a été élevée par Mère, sa grand-mère à qui elle est toute dévouée. C'est Dokhi qui raconte ce séjour de 10 jours entre tous ces membres d'une même famille et leur conjoint. C'est ici que Dokhi apprendra enfin qui sont ses parents. Habib son père a été exécuté, sa mère qui n'a jamais été acceptée par les parents d'Habib a été emprisonnée et fusillée. Tous ces échanges nous font connaître ce qu'ont vécu les membres de la famille, les uns exilés à Paris, en Suède, aux Etats-Unis, et d'autres qui sont restés en Iran. Une incompréhension inouïe règne entre eux. Une fois que chacun a vide son sac, que chacun a pu mesurer les difficultés de la vie des autres, la tension a baissé, les rapprochements sont enfin envisageables et possibles. Chacun se sent plus proche des autres. Arrivés très tendus et même hostiles les uns par rapport aux autres, après toutes ces confidences ils se retrouvent finalement en famille détendue, éprouvant de la sympathie, de l'affection pour l'autre et le besoin de se revoir, de se retrouver. Etant apaisés ils ne souhaitent plus attendre 30 ans pour se revoir. Ils ont besoin les uns des autres. Mère a réussi miraculeusement ce rapprochement qui était très loin de réussir car tout avait très mal commencé. Une belle analyse de caractères et d'évolution des sentiments dans l'acceptation et la compréhension de l'autre. Intéressante explication de la vie des iraniens qui sont restés au pays et des difficultés à s'adapter ailleurs pour les exilés. Très beau livre à recommander.
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  • xalatan 18/09/2021
    Je découvre avec plaisir l'auteur Parinoush Saniee avec son livre « A ceux qui étaient partis, à ceux qui sont restés » que j'ai beaucoup apprécié. C'est un roman en huis-clos, presque une pièce de théâtre, tout est soigneusement mis en scène. le scénario, bien ajusté, nous fait entrer dans l'intimité d'une famille se retrouvant au bout de trente ans autour de la « Mère », mère et grand-mère aimée de tous, pour une dizaine de jours de vacances. Chacun des membres de cette famille a vécu un destin très différent, souvent tragique, et porte en lui-même beaucoup de rancoeur et de souffrance. A travers les dialogues, tour à tour poignants, agressifs ou plein d'amertume, nous (re)découvrons l'histoire de l'Iran et ses déchirures. Ceux qui ont choisi l'exil sont vus comme des « richards » qui viennent frimer devant ceux qui sont restés, et ceux de l'exil accusent de lâcheté ceux restés au pays. On suit la progression des rencontres, d'abord de surface, tout va bien, on se remémore les souvenirs d'enfance partagés ; puis vient les réactions d'amertume et de jalousie ; puis l'agressivité quand la politique s'en mêle, on en vient presque aux mains ; et enfin, un... Je découvre avec plaisir l'auteur Parinoush Saniee avec son livre « A ceux qui étaient partis, à ceux qui sont restés » que j'ai beaucoup apprécié. C'est un roman en huis-clos, presque une pièce de théâtre, tout est soigneusement mis en scène. le scénario, bien ajusté, nous fait entrer dans l'intimité d'une famille se retrouvant au bout de trente ans autour de la « Mère », mère et grand-mère aimée de tous, pour une dizaine de jours de vacances. Chacun des membres de cette famille a vécu un destin très différent, souvent tragique, et porte en lui-même beaucoup de rancoeur et de souffrance. A travers les dialogues, tour à tour poignants, agressifs ou plein d'amertume, nous (re)découvrons l'histoire de l'Iran et ses déchirures. Ceux qui ont choisi l'exil sont vus comme des « richards » qui viennent frimer devant ceux qui sont restés, et ceux de l'exil accusent de lâcheté ceux restés au pays. On suit la progression des rencontres, d'abord de surface, tout va bien, on se remémore les souvenirs d'enfance partagés ; puis vient les réactions d'amertume et de jalousie ; puis l'agressivité quand la politique s'en mêle, on en vient presque aux mains ; et enfin, un échange en vérité où chacun découvre la vie vécue par son frère ou sa soeur, une vie finalement bien différente de ce qui avait été imaginé.
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  • Doralex72 31/07/2021
    La famille Yousefi, séparée depuis la Révolution islamique, se réunit à l’invitation de Mère, pendant dix jours, dans une villa louée sur la côté turque. Pour la première fois depuis vingt-huit ans, la vieille femme a autour d’elle ses deux filles et ses trois fils, accompagnés de leurs familles respectives. Si certains n’ont jamais quitté l’Iran – Mohsen et Maryam – les autres vivent aux quatre coins du monde : Mahnaz vit en France, Mohammad aux EtatsUnis et Mehdi en Suède. Mère est venue avec Dokhi, sa petite-fille, qu’elle élève comme sa propre fille depuis la disparition tragique de son fils Habib. Dix jours, c’est peu de choses et le temps passe si vite. Mère a souhaité ce rendez-vous familial pour évacuer les tensions et les problèmes avant que la famille n’éclate, gangrénée par les mensonges et les non-dits. Dokhi est le témoin privilégié de cette réunion pour laquelle elle souhaite conserver une trace. Elle nous guide au sein de cette famille écartelée et s’astreint à écrire un journal. Il faut dire qu’elle souhaite elle aussi des réponses : elle est orpheline depuis ses trois ans et personne ne lui a jamais raconté l’histoire de ses parents. Elle fait... La famille Yousefi, séparée depuis la Révolution islamique, se réunit à l’invitation de Mère, pendant dix jours, dans une villa louée sur la côté turque. Pour la première fois depuis vingt-huit ans, la vieille femme a autour d’elle ses deux filles et ses trois fils, accompagnés de leurs familles respectives. Si certains n’ont jamais quitté l’Iran – Mohsen et Maryam – les autres vivent aux quatre coins du monde : Mahnaz vit en France, Mohammad aux EtatsUnis et Mehdi en Suède. Mère est venue avec Dokhi, sa petite-fille, qu’elle élève comme sa propre fille depuis la disparition tragique de son fils Habib. Dix jours, c’est peu de choses et le temps passe si vite. Mère a souhaité ce rendez-vous familial pour évacuer les tensions et les problèmes avant que la famille n’éclate, gangrénée par les mensonges et les non-dits. Dokhi est le témoin privilégié de cette réunion pour laquelle elle souhaite conserver une trace. Elle nous guide au sein de cette famille écartelée et s’astreint à écrire un journal. Il faut dire qu’elle souhaite elle aussi des réponses : elle est orpheline depuis ses trois ans et personne ne lui a jamais raconté l’histoire de ses parents. Elle fait aujourd’hui beaucoup de cauchemars et de crises d’angoisse. Sa famille a la clé qui lui permettrait de connaître son histoire. Si l’on sent que tout le monde fait des efforts et agit en bonne intelligence, le dérapage peut survenir à chaque instant. Une parole malheureuse, un geste mal-comprit, et la bonne entente s’envole. Plus les jours avancent, moins le choc est inévitable et il se produira, permettant ainsi à chacun d’exprimer son ressenti sur sa propre vie, ses réussites et ses échecs. Les rancunes sont tenaces et parfois étonnantes. Le séjour sera éprouvant pour tout le monde mais il sera salvateur car, si tout le monde ne repart part rasséréné, tout du moins, chacun peut se targuer de s’être exprimé avec sincérité. Parinoush Saniee dresse ici un tableau aux mille couleurs de son pays d’origine, où toutes les opinions sont représentées, où tous les courants sont présents. Elle expose avec soin les opinions divergentes, tant des Iraniens restés au pays que de ceux qui sont partis, volontairement ou non. C’est une formidable fresque, un roman choral maitrisé avec brio. La lecture est agréable, la psychologie des personnages est superbement construite. Il est difficile de dire qui a tort et qui a raison, et ce n’est probablement pas le but de cette fiction. Quand on referme ce livre, on est en tout cas sûr d’une chose : la vérité des uns n’est pas celle des autres.
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