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Robert Laffont
EAN : 9782221192665
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 135 x 215 mm

Avant j'étais juste immortel

Date de parution : 07/04/2016

Pas facile pour un vampire de trouver du 100 % bio…
Raphaël, quadra bobo puceau malgré lui, vit reclus dans un vieux manoir sur la Côte d’Albâtre, et n’aime les gens que pour les vider de leur sang. Malheureusement, de plus en plus sujet aux intoxications alimentaires, il passe une...

Pas facile pour un vampire de trouver du 100 % bio…
Raphaël, quadra bobo puceau malgré lui, vit reclus dans un vieux manoir sur la Côte d’Albâtre, et n’aime les gens que pour les vider de leur sang. Malheureusement, de plus en plus sujet aux intoxications alimentaires, il passe une nuit sur deux le bide en vrac et les certitudes branlantes. Un soir, après une de ses virées, dans un noir couloir du manoir, il tombe nez à nez avec un vieux lord anglais, Sir Roberts. Attendri par l’humour so british du vieux bonhomme, Raphaël le « transforme », sans lui demander son accord, pour s’en faire un compagnon. Tous les deux battent alors la campagne à la recherche d’humains gluten free. Des nonnes jouvencelles aux vieux paysans de l’arrière-pays, dénicher un humain qui mange bien devient une mission un brin compliquée. Et tout s’emballe encore davantage quand notre beau puceau aux crocs acérés rencontre une doctoresse à la beauté diablesse.

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EAN : 9782221192665
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Jehanne29 Posté le 11 Septembre 2018
    Raphaël est le dernier-né d’une célèbre lignée de vampires. Conscient de l’enjeu pour sa famille, qui attend de lui qu’il lui assure une descendance digne de ce nom, il se réserve pour le jour où il rencontrera une femme née vampire, comme lui, afin de perpétuer l’espèce. En attendant, il vit reclus dans un manoir a priori abandonné, ne souhaitant s’attacher à rien ni à personne. Jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le propriétaire du manoir, un vieux Lord anglais à l’humour so British, qu’il transforme, y voyant là l’occasion d’avoir un peu de compagnie. Mais tout bascule lorsque les deux compères, lors d’une virée à la recherche de « nourriture saine », rencontrent une belle femme médecin du genre plutôt impressionnante. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, dont le sujet est pour le moins original. Attention, ce roman n’est pas une énième histoire de vampires assoiffés de sang et dénués de tout remords, mais plutôt un portait de la société actuelle, vue sous un angle un peu particulier. Malbouffe et intolérances alimentaires, peur de l’amour et de la perte de l’être aimé, violences conjugales et parentales, xénophobie et jalousie sont autant de thèmes abordés par Juliette Bouchet. Comme quoi... Raphaël est le dernier-né d’une célèbre lignée de vampires. Conscient de l’enjeu pour sa famille, qui attend de lui qu’il lui assure une descendance digne de ce nom, il se réserve pour le jour où il rencontrera une femme née vampire, comme lui, afin de perpétuer l’espèce. En attendant, il vit reclus dans un manoir a priori abandonné, ne souhaitant s’attacher à rien ni à personne. Jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le propriétaire du manoir, un vieux Lord anglais à l’humour so British, qu’il transforme, y voyant là l’occasion d’avoir un peu de compagnie. Mais tout bascule lorsque les deux compères, lors d’une virée à la recherche de « nourriture saine », rencontrent une belle femme médecin du genre plutôt impressionnante. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, dont le sujet est pour le moins original. Attention, ce roman n’est pas une énième histoire de vampires assoiffés de sang et dénués de tout remords, mais plutôt un portait de la société actuelle, vue sous un angle un peu particulier. Malbouffe et intolérances alimentaires, peur de l’amour et de la perte de l’être aimé, violences conjugales et parentales, xénophobie et jalousie sont autant de thèmes abordés par Juliette Bouchet. Comme quoi les vampires ne sont pas si différents de nous 😉 Le style est assez déroutant, mais n’est pas sans rappeler un certain Frédéric Dard. L’humour est constamment au rendez-vous et même les situations les plus dramatiques sont prétexte à quelques mots d’esprit. Bref, un bon moment de lecture et globalement une très belle découverte.
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  • nicolashouguet Posté le 16 Juillet 2018
    Un jour que j’étais entre deux livres comme on est entre deux eaux, j’ai rencontré les mots de Juliette Bouchet. J’avais besoin d’un sursaut ou d’un aiguillon. De quelqu’un qui réveille. J’avais envie d’insolence, d’impertinence et de malice. Le monde est bien trop grave pour qu’on le prenne au sérieux et pour qu’on reste polis. On oublie parfois qu’on lit et qu’on écrit pour le fun. J’ai feuilleté des pages, son premier roman le Double des corps, un truc du ventre, un truc qui m’a pris à la gorge aux premiers mots. Une intensité, quelque chose d’une franchise qui m’a scotché. J’ai commandé le second, Avant j’étais juste immortel (publié chez Robert Laffont en 2016). Parce qu’il était irrévérencieux dès les premières lignes et m’a fait marrer. Parce que c’était du champagne et de l’audace. Et qu’au moment où je l’ai lue, je m’ennuyais un peu. Elle m’a tiré de ce vague à l’âme. Je l’ai adorée pour ça. Raphael rentre chez lui dans une jolie maison façon château gothique au bord de la mer. Lui, c’est un vampire sans histoires. Il se rend compte que quelqu’un s’est introduit chez lui. Il s’agit du vieux Peters, propriétaire légitime des lieux qui... Un jour que j’étais entre deux livres comme on est entre deux eaux, j’ai rencontré les mots de Juliette Bouchet. J’avais besoin d’un sursaut ou d’un aiguillon. De quelqu’un qui réveille. J’avais envie d’insolence, d’impertinence et de malice. Le monde est bien trop grave pour qu’on le prenne au sérieux et pour qu’on reste polis. On oublie parfois qu’on lit et qu’on écrit pour le fun. J’ai feuilleté des pages, son premier roman le Double des corps, un truc du ventre, un truc qui m’a pris à la gorge aux premiers mots. Une intensité, quelque chose d’une franchise qui m’a scotché. J’ai commandé le second, Avant j’étais juste immortel (publié chez Robert Laffont en 2016). Parce qu’il était irrévérencieux dès les premières lignes et m’a fait marrer. Parce que c’était du champagne et de l’audace. Et qu’au moment où je l’ai lue, je m’ennuyais un peu. Elle m’a tiré de ce vague à l’âme. Je l’ai adorée pour ça. Raphael rentre chez lui dans une jolie maison façon château gothique au bord de la mer. Lui, c’est un vampire sans histoires. Il se rend compte que quelqu’un s’est introduit chez lui. Il s’agit du vieux Peters, propriétaire légitime des lieux qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Dumbledore de Harry Potter (on le surnommera la plupart du temps ainsi). Ils se bagarrent et il transforme le vieil homme qui devient son compagnon. Il doit lui apprendre à se nourrir. Ensemble ils se mettent en quête de sang bio, à une époque où les humains ingèrent des tas de saloperies et des antibiotiques qui, bien souvent, rend leur sang impropre à la consommation. « C’est génial ! C’est complètement barré. », me suis-je empressé d’écrire à l’auteure dans ces messages intempestifs que mon enthousiasme m’incite à écrire parfois. Ça m’a fait penser aux Monty Pythons ou à Twilight sous amphètes. Juliette Bouchet ne respecte rien, décrivant la manière dont les compères vont se nourrir dans les couvents ou dans les hospices (pour avoir du sang de l’ancien temps, gardant encore les traces d’un mode de vie sain). Il a un côté garnement ce roman qui m’a infiniment plu, un sourire permanent. Il n’était pas rare que j’éclate de rire ou que je me fende d’un « oooooh » un brin choqué mais ravi. Parce qu’il y a de l’audace et de la satire, un regard, certes malicieux mais très profond, très acéré sur les déviances de notre modernité. Voyez-vous, Raphael est un pur. Il n’est pas un vieux vampire (il a 40 ans) mais il est toujours puceau car il a voulu se préserver des affres de la passion. Il vit sa vie en demeurant profil bas, en ne faisant pas de vagues. Il est pourtant issu d’une lignée absolument illustre comme on l’apprendra plus tard. Mine de rien, Juliette Bouchet réinterprète toute la mythologie vampirique avec sa gouaille et son insolence à elle. Comme ça, en passant, l’air de rien. Et vous vous dites « mais…mais… elle me refait Dracula, non ? ». Ben oui. Et le pire c’est que tu ne l’as pas vue venir et que ça te donne un sourire encore plus large encore. Car voilà, Raphael le chaste, à la suite d’une entourloupe destinée à piquer du sang dans un hôpital, va tomber sous le charme d’une doctoresse sublime (Alma Podeba), qui va sacrément le troubler. Il a beau résister, le désir est là, et ça le chamboule un brin. Mais quel délice, ce roman ! Les registres qui se mélangent, le classique et l’argot, le rythme qui vous emporte comme du Mozart, cette impression de reprendre le livre à chaque fois comme une récréation, avec la joie fébrile de se demander ce que Juliette va bien pouvoir inventer au chapitre d’après. La suivre. Et se sentir bien dans son sourire et dans sa lucidité. Dans son plaisir d’écrire qui éclate à chaque page. Parce que ça sonne juste, parce que ça questionne tous les travers de notre modernité, la malbouffe, tout ce qui nous empoisonne, notre quête de pureté, notre envie de retour aux sources. Même les vampires sont déboussolés, comme le frère de notre héros qui se chope toutes les MST possibles et imaginables et doit en subir les conséquences pour l’éternité. Je me suis mis à aimer cette manière de mettre un sourire sur nos turpitudes. En fait, je suis même tombé amoureux de ça. Juliette Bouchet, de ce que je connais et de ce que j’ai aperçu d’elle, m’a toujours irrésistiblement fait rire. De ses statuts sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a poussé vers elle, c’est ça. Ce sentiment de se dire qu’elle est géniale cette fille. C’est aussi simple que ça. Rien ne m’obligeait à lire ce roman, paru il y a deux ans, les bouquins plus pressants s’entassent autour de mon bureau et rétrécissent la pièce façon « écume des jours ». Mais je n’avais pas souri autant devant un roman depuis un moment. J’en avais besoin, de retrouver, juste ça, le plaisir de succomber au charme d’un livre. Pas parce qu’il sort, pas parce que je l’ai promis. Juste parce qu’il était ce dont j’avais envie. Je me suis accordé ce plaisir que j’avais un peu perdu de vue. Le chocolat qu’on prend alors qu’on est au régime. Rien n’est plus délicieux que ce genre d’incartade. Je n’ai pas envie de le finir. J’ai ce réflexe puéril, arrivé au bout d’un livre que j’ai aimé, à le prolonger encore un peu. Un jour ou deux. Encore un week-end à se dire que ces personnages vivent encore en soi. S’émerveiller de la rencontre avec un auteur. C’est une bouffée d’air frais, de drôlerie, d’audace et de spontanéité, de fraicheur. C’est extrêmement bien écrit, avec la sincérité d’un cœur qui ne s’interdit rien, avec cet irrespect et cette insolence, ce quelque chose de l’enfance et de sa lumière que Juliette a conservé dans ses mots. Tout ça m’a infiniment touché. J’ai eu le sentiment de jouer avec elle, de m’amuser avec elle, de la suivre dans ces folles aventures ou la réalité bascule et où l’extraordinaire existe, mâtiné de cette ironie qui salue l’horreur d’un haussement d’épaules et renvoie la réalité à sa triste grisaille. Elle m’a donné le sourire, Juliette Bouchet, comme une rock star ou une caricature de Charlie hebdo. Elle m’a rappelé toute une tradition de sales gamins que j’aime tant et dont je suis. Qu’elle en soit remerciée.
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  • PauseEarlGrey Posté le 26 Septembre 2016
    Pour être tout à fait honnête, j’ai mis un très long moment à savoir si le livre me plaisait ou pas. L’écriture un peu trop relâchée pour paraître naturelle, ça m’a donné un sentiment un peu bizarre et je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. J’ai mis un temps fou à accepter ce style et me laisser à sourire aux « blagues » qui parsèment l’ouvrage. Parce-qu’il faut dire ce qui est, ce livre est une parodie de vampire, clairement. Quand on a pas l’habitude, c’est assez déstabilisant. Un vampire qui ne boit le sang que d’humain, en l’occurrence d’humaines vierges (et pourquoi pas des hommes vierges ?), qui n’ont jamais mangé mcdo, bu du lait de vache et mangé d’autres barres chocolatées de leur vie parce-que ça corromps le sang. Bon en soit, ça fait rire sur la 4e de couverture, ça fait sourire dans le livre aussi…jusqu’à ce qu’une nonne se fasse doigter dans son sommeil. Là, sincèrement, j’ai trouvé ça moche. Moche dans le sens que c’est quand même assez proche d’un viol (c’est un euphémisme). Et j’ai du mal à rire de ce sujet. Humour noir ou pas humour noir. Mise à part cette scène qui m’a totalement... Pour être tout à fait honnête, j’ai mis un très long moment à savoir si le livre me plaisait ou pas. L’écriture un peu trop relâchée pour paraître naturelle, ça m’a donné un sentiment un peu bizarre et je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. J’ai mis un temps fou à accepter ce style et me laisser à sourire aux « blagues » qui parsèment l’ouvrage. Parce-qu’il faut dire ce qui est, ce livre est une parodie de vampire, clairement. Quand on a pas l’habitude, c’est assez déstabilisant. Un vampire qui ne boit le sang que d’humain, en l’occurrence d’humaines vierges (et pourquoi pas des hommes vierges ?), qui n’ont jamais mangé mcdo, bu du lait de vache et mangé d’autres barres chocolatées de leur vie parce-que ça corromps le sang. Bon en soit, ça fait rire sur la 4e de couverture, ça fait sourire dans le livre aussi…jusqu’à ce qu’une nonne se fasse doigter dans son sommeil. Là, sincèrement, j’ai trouvé ça moche. Moche dans le sens que c’est quand même assez proche d’un viol (c’est un euphémisme). Et j’ai du mal à rire de ce sujet. Humour noir ou pas humour noir. Mise à part cette scène qui m’a totalement déplu, j’ai quand même réussi à prendre un peu de recul. Le « vampire » de Juliette Bouchet est assez différent des autres mythes vampiriques. Si elle s’attache encore à Dracula, et ce n’est pas une mauvaise chose, elle crée une lignée « pure » avec des vampires nés vampires (et assez rares du coup) et une lignée plus corrompu composée des vampires transformés. Un concept qui change un peu de l’ordinaire et que j’ai trouvé intéressant. Pour tout dire, son vampire tient un peu du Dracula de Mel Brooks si vous connaissez. Un réalisateur américain qui a tourné quelques parodies de grands mythes tout à fait réussies et convaincantes. Il en a donc fait une sur le vampire, Dracula Mort et Heureux de l’être, que j’aime beaucoup même si ce n’est pas mon préféré des trois que je connais.....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/09/26/avant-jetais-juste-immortel-juliette-bouchet-parodie-vampirique/
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  • Lireoumourir Posté le 28 Août 2016
    Chronique de Melisande Avant j’étais juste immortel est un roman assez surprenant. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et je vous avoue que la 4e de couverture m’avait assez intrigué. Cela pouvait être amusant et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça allait donner. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit sans pour autant dévoiler tout de l’intrigue d’autant que les événements arrivent assez vite, notamment la rencontre entre Raphaël et Sir Roberts qui a lieu dès le premier chapitre. Avant j’étais juste immortel est un roman assez court, moins de 200 pages, et je vous avoue que j’ai trouvé ça dommage qu’il ne soit pas plus long tant j’étais prise par les événements. Cela se lit sans fin et c’est très prenant. L’action est omniprésente même si on n’est pas dans l’action pure et dure avec de l’adrénaline, ce n’est pas le sujet, mais on ne s’ennuie pas un instant car il se passe toujours quelque chose. Les dialogues entre Raphaël et Sir Roberts sont aussi mémorables. C’est vraiment très drôle et décalé et quand la famille de Raphaël va s’en mêler, cela donne quelque chose... Chronique de Melisande Avant j’étais juste immortel est un roman assez surprenant. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et je vous avoue que la 4e de couverture m’avait assez intrigué. Cela pouvait être amusant et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça allait donner. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit sans pour autant dévoiler tout de l’intrigue d’autant que les événements arrivent assez vite, notamment la rencontre entre Raphaël et Sir Roberts qui a lieu dès le premier chapitre. Avant j’étais juste immortel est un roman assez court, moins de 200 pages, et je vous avoue que j’ai trouvé ça dommage qu’il ne soit pas plus long tant j’étais prise par les événements. Cela se lit sans fin et c’est très prenant. L’action est omniprésente même si on n’est pas dans l’action pure et dure avec de l’adrénaline, ce n’est pas le sujet, mais on ne s’ennuie pas un instant car il se passe toujours quelque chose. Les dialogues entre Raphaël et Sir Roberts sont aussi mémorables. C’est vraiment très drôle et décalé et quand la famille de Raphaël va s’en mêler, cela donne quelque chose d’épique. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais il y est question d’un écureuil… pour ceux qui l’ont déjà lu, je pense que vous saurez à quoi je fais référence. Pour les autres, je vous invite vivement à lire ce livre ! Je vous avoue que parfois je me demandais bien ce que j’étais en train de lire, ce n’est absolument pas sérieux, et pourtant… Le côté humour est très présent c’est indéniable mais c’est bien plus que ça, ce qui fait de Avant j’étais juste immortel un roman très intéressant que je vous conseille de lire. Ce n’est pas un livre fantastique à proprement parlé, certes, il est question d’un vampire, mais comme pour Les Radley, ce n’est qu’un prétexte pour aborder d’autres sujets, comme l’amour et la malbouffe, critiquer la société, etc. Tout ça est bien amené, le fait que Raphaël ne puisse pas boire le sang de n’importe qui à cause de ce que les humains ingèrent, tels les Mcdo et autre malbouffe. C’est toute une stratégie qui se met donc en place et aujourd’hui c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Mais en plus de tout cela, on a aussi une histoire familiale des plus compliquées en lien avec leur condition de vampires qui ajoutent une autre intrigue à ce récit mais quand on voit les membres qui la composent, on comprend pourquoi Raphaël vit loin et seul à la base parce qu’ils sont spéciaux… La scène à l’hôpital où on les rencontre pour la première fois est juste énorme… Mais comme d’habitude, je n’en dis pas plus pour éviter tout spoiler. J’espère que cela vous donne néanmoins d’en savoir plus ! L’écriture de l’auteure est très agréable à lire et fluide. le ton est léger et humoristique si bien que les pages défilent en un rien de temps. Mais si l’histoire n’était pas aussi prenante, il ne se lirait pas aussi bien, même si le style est très intéressant. En bref, Avant j’étais juste immortel est un roman qui m’a beaucoup plu. Le ton est sur l’humour mais ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de réflexions derrière ce qui rend le tout très intéressant. Les personnages sont attachants et sympathiques et nous propose une drôle d’histoire pleine de rebondissements. A découvrir !
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  • motspourmots Posté le 28 Juillet 2016
    Peut-être parce que certaines de mes racines trouvent leur lit au pays de Dracula, les histoires de vampires m'ont toujours intriguée. Mais comme elles sont souvent traitées de façon gore ou grand guignolesque, je m'y intéresse peu. Jusqu'à ce livre dont une chronique d'une de mes consœurs blogueuses m'a mis l'eau à la bouche. Bien m'en a pris. Je me suis beaucoup amusée avec cette famille vraiment très spéciale confrontée aux maux de notre époque. Parce qu'il n'est pas facile d'être un vampire au 21ème siècle. La préoccupation majeure de Raphaël est de parvenir à se nourrir correctement ce qui n'est pas une mince affaire. Avec toutes les saletés que nous ingurgitons et qui passent directement dans notre sang, il passe son temps à soigner ses indigestions. Tout en surveillant ses arrières puisque, dernier rejeton d'une célèbre lignée de vampire, il attise la jalousie des branches moins pures qui rêvent de l'éliminer. Ajoutons à cela un frère un peu simplet et totalement obsédé sexuel, des parents vieux de cinq cents ans et amoureux comme aux premiers jours, et puis la solitude pas toujours facile à assumer. Alors quand Sir Roberts, le vieux lord anglais propriétaire du manoir normand que squatte Raphaël... Peut-être parce que certaines de mes racines trouvent leur lit au pays de Dracula, les histoires de vampires m'ont toujours intriguée. Mais comme elles sont souvent traitées de façon gore ou grand guignolesque, je m'y intéresse peu. Jusqu'à ce livre dont une chronique d'une de mes consœurs blogueuses m'a mis l'eau à la bouche. Bien m'en a pris. Je me suis beaucoup amusée avec cette famille vraiment très spéciale confrontée aux maux de notre époque. Parce qu'il n'est pas facile d'être un vampire au 21ème siècle. La préoccupation majeure de Raphaël est de parvenir à se nourrir correctement ce qui n'est pas une mince affaire. Avec toutes les saletés que nous ingurgitons et qui passent directement dans notre sang, il passe son temps à soigner ses indigestions. Tout en surveillant ses arrières puisque, dernier rejeton d'une célèbre lignée de vampire, il attise la jalousie des branches moins pures qui rêvent de l'éliminer. Ajoutons à cela un frère un peu simplet et totalement obsédé sexuel, des parents vieux de cinq cents ans et amoureux comme aux premiers jours, et puis la solitude pas toujours facile à assumer. Alors quand Sir Roberts, le vieux lord anglais propriétaire du manoir normand que squatte Raphaël décide de réinvestir sa propriété, le vampire s'empresse de le transformer et de s'en faire un compagnon de galère. Les deux compères rivalisent d'ingéniosité pour dénicher des nourritures satisfaisantes, n'hésitant pas à dévaliser les poches de sang des hôpitaux en cas de pénurie. Jusqu'à ce que Raphaël, encore puceau à 40 ans tombe raide dingue amoureux d'une femme médecin à la beauté renversante. Serait-il temps de perpétuer la lignée ? Pas si simple quand on est un vampire... Il y a beaucoup d'humour dans ce roman, des situations finement cocasses et des personnages qui n'ont pas grand-chose à envier à la famille Adams. L'ensemble est très bien traité, les différentes situations sont bien exploitées, on marche à fond. Mais c'est aussi un prétexte pour observer nos mœurs avec un léger décalage qui permet une plus grande lucidité. Enfin, son sujet principal est quand même l'amour. Celui qui réjouit, fait battre les cœurs, gomme les différences et aplanit les obstacles. Celui qui régénère, guérit et ressuscite. Comment supporter l'immortalité sans amour ? Ce roman est un joli exercice de style, bien mené et revigorant. En cette période estivale, il a de quoi séduire les amateurs de siestes littéraires intelligentes mais ni tristes ni lourdes. De quoi vous mettre de bonne humeur et vous redonner confiance dans le pouvoir des sentiments (si ce n'est dans la qualité de votre alimentation).
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