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Crions, c'est le jour du fracas
Date de parution : 19/08/2021
Éditeurs :
Seghers

Crions, c'est le jour du fracas

Date de parution : 19/08/2021
​Rentrée littéraire Seghers 2021.
1866, dans une colonie pénitentiaire pour mineurs, sur l’île du Levant, en face de Hyères, une révolte se termine par la mort de 13 enfants lors d’un incendie. 130 ans plus tard, à l'époque de Kurt Cobain et des Pixies, à quelques encablures de là, une bande d’adolescents qui peinent à trouver leur place dans le monde se préparent à un destin tragique. Comment, à l’adolescence, se rebeller contre son sort sans s’autodétruire ?

 « Je me présente, je suis la flamme d’un incendie, je suis née pour carboniser, achever, étouffer le jour, éclairer la nuit, manger des oiseaux, piquer la vedette au soleil, brûler...

 « Je me présente, je suis la flamme d’un incendie, je suis née pour carboniser, achever, étouffer le jour, éclairer la nuit, manger des oiseaux, piquer la vedette au soleil, brûler jusqu’au ciel. Et beaucoup d’autres choses encore. Alors si vous aimez les histoires qui se terminent bien, vous soufflez sur...

 « Je me présente, je suis la flamme d’un incendie, je suis née pour carboniser, achever, étouffer le jour, éclairer la nuit, manger des oiseaux, piquer la vedette au soleil, brûler jusqu’au ciel. Et beaucoup d’autres choses encore. Alors si vous aimez les histoires qui se terminent bien, vous soufflez sur la mauvaise chandelle. 
Tout a commencé en 1866, le 3 octobre pour être exact. J’ai été déposée par la foudre sur une île pour effectuer mon baptême du feu. Ma surprise fut immense quand j’ai découvert que j’étais tombée dans un pénitencier pour enfants. Ça se faisait beaucoup à l’époque, suffisait d’être pupille de la nation, vagabond, délinquant, ou être vraiment, vraiment mal né, pour y atterrir. Alors forcément quand j’ai débarqué, j’ai su qu’eux et moi allions faire de grande chose.
Là, tout de suite, les noms, Condurcer, Le troué, Boule de neige, ou encore Sabine ne vous disent rien, mais approchez, tendez l’oreille et vous les entendrez parce que dans l’arbre généalogique du monde ils sont vos enfants ancêtres. Ils sont à la fois ce que vous avez été et ce que vous êtes : des prisonniers de l’enfance et des révoltés. »
 
Post-Scriptum : Vous saviez que vous les humains possédiez une cabane intérieure où je peux mettre le feu et vous enflammer ? Vous savez que dalle, mais vous allez bientôt le savoir.
*
 
Extrait du Courrier Marseillais, décembre 1866
On lira avec un pénible et douloureux intérêt les détails sur le déplorable drame du pénitencier de l’île du levant, dont les jeunes acteurs se sont montrés aussi audacieux et aussi profondément pervertis que peuvent être des hommes endurcis dans le crime. Rien n’a manqué à un complot qui épouvante l’imagination, l’assassinat, l’incendie, une atroce vengeance exercée sur ceux qui n’avaient pas voulu s’associer à un plan médité depuis deux mois. La précocité des passions brutales, tout est venu donner, surtout à cause de l’âge des insurgés, la plus sinistre physionomie qui se soit passé sur l’île du levant.
 
*
 
« Il vaut mieux brûler franchement que s’éteindre à petit feu » (paroles de My My, Hey Hey, de Neil Young, citées dans la lettre de suicide de Kurt Cobain retrouvée sur les lieux de sa mort, le 4 avril 1994.)
 
Pour raconter la révolte des enfants du bagne de l’île du Levant Héloïse Guay de Bellissen est allée fouiller les archives de Draguignan. Et elle a écrit un roman historique à sa manière. En donnant une voix aux jeunes colons, victimes et bourreaux. Et en faisant parler le feu qui les a consumés. Elle a même écrit un roman doublement historique. Car elle a voulu raconter en parallèle, à travers l’histoire de sa bande, le sort de sa génération. Quelques garçons et quelques filles qui ont grandi à La Seyne-sur-mer, juste en face de l’île du Levant, durant les années 90, au temps de Nirvana et des Pixies, et qui, ont connu, eux aussi, un destin tragique, parce qu’ils n’acceptaient pas le rôle formaté qu’on leur avait assigné…
Dans les deux cas, des enfants, qui n'ont rien à perdre parce qu'ils n'ont rien dès le départ, essaient par leurs propres moyens de choisir leur destinée, alors qu’on voudrait en faire des adultes intégrés et malléables.
Comment trouver sa place dans le monde ? Les personnages de ce livre la trouveront par la force. Une force puissante et radicale qu’ils tirent de leur adolescence même, parce qu’elle est pure et nouvelle. Mais qui se retournera contre eux…
  
 
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EAN : 9782232145186
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 15,3 x 24 mm
EAN : 9782232145186
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 15,3 x 24 mm

Ils en parlent

« Je ne l’ai pas lâché. C’est un livre superbe, addictif avec un souffle puissant.
C’est un roman tellement actuel, sur le sens de la liberté. »
Marie-Laure Le Marc / Librairie l’aire de Broca

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AnnaZenlife 19/07/2022
    Deux histoires en parallèle, les 2 à la destinée tragique. Au large du Var, se dressait sur l'île du Levant une colonie pénitentiaire dans laquelle les garçons durs à cuire, ou n'agissant pas conformément aux désirs de leurs parents, des rebelles finalement, étaient envoyés. Violence et injustice perpétrées par les adultes rythmaient leurs journées. Un siècle plus tard, à la Seyne-sur-Mer, un groupe d'ados dont l'auteur fait partie, vit pleinement son adolescence. J'ai beau avoir vécu une dizaine d'années sur la Côte d'Azur, je ne connaissais pas cette histoire très sombre d'enfants bagnards privés de liberté et de droits. De ces adultes tortionnaires seuls coupables de la fin tragique racontée dans ce roman. En parallèle ces ados des années Nirvana et Bodyguard, avides de liberté, séchant les cours, fumant des joints, défiant l'autorité des profs... à la fin tragique pour certains. C'est l'avènement du marketing de masse, des marques qu'il faut porter, des films qu'il faut aller voir... Les parents divorcent, les femmes au foyer se retrouvent seules avec leur désespoir. Les profs sont ennuyeux. Bref ce n'est pas la joie (même si j'en ai un autre souvenir perso). Des ados rebelles dans les deux cas, qui ne se reconnaissent pas dans les lois dictées par... Deux histoires en parallèle, les 2 à la destinée tragique. Au large du Var, se dressait sur l'île du Levant une colonie pénitentiaire dans laquelle les garçons durs à cuire, ou n'agissant pas conformément aux désirs de leurs parents, des rebelles finalement, étaient envoyés. Violence et injustice perpétrées par les adultes rythmaient leurs journées. Un siècle plus tard, à la Seyne-sur-Mer, un groupe d'ados dont l'auteur fait partie, vit pleinement son adolescence. J'ai beau avoir vécu une dizaine d'années sur la Côte d'Azur, je ne connaissais pas cette histoire très sombre d'enfants bagnards privés de liberté et de droits. De ces adultes tortionnaires seuls coupables de la fin tragique racontée dans ce roman. En parallèle ces ados des années Nirvana et Bodyguard, avides de liberté, séchant les cours, fumant des joints, défiant l'autorité des profs... à la fin tragique pour certains. C'est l'avènement du marketing de masse, des marques qu'il faut porter, des films qu'il faut aller voir... Les parents divorcent, les femmes au foyer se retrouvent seules avec leur désespoir. Les profs sont ennuyeux. Bref ce n'est pas la joie (même si j'en ai un autre souvenir perso). Des ados rebelles dans les deux cas, qui ne se reconnaissent pas dans les lois dictées par la société. La recherche de liberté, les limites toujours repoussées, leur seront fatales. Etre rebelle conduirait-il forcément au drame ? Pas sûr. Mais c'est en filigrane la question qu'il me semble être posée dans ce roman parmi d'autres.
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  • Lou_Knox 07/07/2022
    Bah alors quoi ? (tu comprendras si tu lis le livre minou). Ah mais c'était la bonne idée de mettre ce livre sur ma voie, je te jure. C'est pas que ce soit hyper bien écrit ni que le côté récupération fasse un peu grincer des dents. Disons que c'est un livre de génération. T'es d'ac avec ça ? Moi je suis dac avec ça en tout cas. En 1866, sur l'île du Levant qui est une île vers le coin où j'habite (en vrai tu mets deux heures à y aller mais au moins maintenant je la connais), y'avait une pénitencier pour gosses. Des vrais gosses je te jure. Et les conditions étaient tellement terribles que y'a une partie d'entre eux qui ont mené une mutinerie, qui ont enfermé d'autres gosses qu'ils soupçonnaient d'être des espions à la botte des gardiens, et ils les ont cramés. Voilà. 13 morts, 13 petits, morts. Et ça fout les frissons dans l'échine moi quand je lis ça. Des années plus tard et un confinement dans la gueule, Héloise Guay de Bellissen est en train de faire le chemin inverse dans ses souvenirs et se rappelle que quand elle était ado, elle traînait sur la plage en face... Bah alors quoi ? (tu comprendras si tu lis le livre minou). Ah mais c'était la bonne idée de mettre ce livre sur ma voie, je te jure. C'est pas que ce soit hyper bien écrit ni que le côté récupération fasse un peu grincer des dents. Disons que c'est un livre de génération. T'es d'ac avec ça ? Moi je suis dac avec ça en tout cas. En 1866, sur l'île du Levant qui est une île vers le coin où j'habite (en vrai tu mets deux heures à y aller mais au moins maintenant je la connais), y'avait une pénitencier pour gosses. Des vrais gosses je te jure. Et les conditions étaient tellement terribles que y'a une partie d'entre eux qui ont mené une mutinerie, qui ont enfermé d'autres gosses qu'ils soupçonnaient d'être des espions à la botte des gardiens, et ils les ont cramés. Voilà. 13 morts, 13 petits, morts. Et ça fout les frissons dans l'échine moi quand je lis ça. Des années plus tard et un confinement dans la gueule, Héloise Guay de Bellissen est en train de faire le chemin inverse dans ses souvenirs et se rappelle que quand elle était ado, elle traînait sur la plage en face de cette île avec ses potes, fumait des joints, écoutait les Pixies, Prodigy et Nirvana (bon ok, j'aimais pas Nirvana) et ... Et grâce à un moyen un peu improbable elle arrive à te récupérer le truc et se comparer au besoin de liberté de ces gosses de cette île. C'est un peu gros et dommage mais j'ai kiffé, je sais absolument pas pourquoi, la touche nostalgie certainement. Ça aurait pu vite me saouler, les trucs à base de "j'ai vécu ça un peu comme quand machin avait fait ça" no way. Mais l'autrice a plus d'un tour dans son sac. Elle ne se contente pas d'inventer, de raconter, elle incorpore des documents officiels qu'elle est allée chercher elle même dans les archives afin de donner une voix et des corps à son récit. Ok l'exercice n'est pas nouveau, mais j'ai littéralement dévoré ces textes. Avide d'Histoire, influencé par Sa Majesté des Mouches (qui est un de mes romans préférés dans la vie), j'ai laissé les pages défiler avec un gros regain d'intérêt. Et puis ça se passe pas loin comme je t'ai dit toute à l'heure. Et en vrai savoir qu'à la même époque que la tienne y'a d'autres gosses un chouïa plus vieux que toi qui faisaient les mêmes conneries que toi dans les mêmes endroits bardés d'histoires de gosses que toi t'as pu connaître, ça te donne cet élan d'appartenance, de rassemblement, de connexions. J'ai kiffé, et pour les passages un peu plus relou, bah les chapitres sont courts alors tu passes vite à autre chose. C'est suffisamment bien alterné récit de vie / récit du bagne pour pas que t'ailles voir ailleurs. J'sais pas toi mais moi j'ai un peu envie de le défendre ce bouquin, tu m'diras ? Deal !
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  • Emma7874 06/12/2021
    Toujours aussi impressionnée par l’écriture de Heloise Guay de Bellissen. Cette fois, elle nous plonge dans un épisode terrible des pénitenciers pour enfants du 19e siècle et retrace en parallèle son adolescence révoltée avec sa bande d'amis. C'est brut, ça secoue, mais on ne peut pas le lâcher.
  • Fanfan-Do 04/12/2021
    Voilà une histoire qui, comme j'aime, démarre sur les chapeaux de roues ! Héloïse Guay de Bellissen, l'esprit vagabond pendant le confinement, s'est rappelée son adolescence à La Seyne-sur-Mer dans le années 90 avec ses potes, leur esprit rebelle, leur soif de liberté et puis l'évocation de l'histoire de la colonie pénitentiaire de l'île du Levant lui est revenue, ce bagne pour enfants... une centaine d'années auparavant, des enfants à l'esprit parfois rebelle étaient envoyés arbitrairement dans des colonies pénitentiaires. le parallèle était fait, le récit pouvait commencer. Trois narrateurs se succèdent : Le feu, celui qui réchauffe, purifie, mais aussi détruit tout. Héloïse elle-même, adolescente en révolte contre la société. Boule de neige, enfant bagnard de treize ans, livré en pâture à un "no future" instauré par une structure sociale inique et indécente. L'autrice alterne les chapitres entre sa "carrière" d'adolescente et le sort des enfants dont la société s'est débarrassée au XIXème siècle en se donnant bonne conscience, et le tout entre en résonance. Grâce à ses recherches aux Archives départementales de Draguignan, elle a réussi donner corps à ces pauvres gosses rejetés, à les faire revivre, à les faire exister pour nous au XXIème siècle, à leur rendre leur nom. Ce roman parle d'une réalité... Voilà une histoire qui, comme j'aime, démarre sur les chapeaux de roues ! Héloïse Guay de Bellissen, l'esprit vagabond pendant le confinement, s'est rappelée son adolescence à La Seyne-sur-Mer dans le années 90 avec ses potes, leur esprit rebelle, leur soif de liberté et puis l'évocation de l'histoire de la colonie pénitentiaire de l'île du Levant lui est revenue, ce bagne pour enfants... une centaine d'années auparavant, des enfants à l'esprit parfois rebelle étaient envoyés arbitrairement dans des colonies pénitentiaires. le parallèle était fait, le récit pouvait commencer. Trois narrateurs se succèdent : Le feu, celui qui réchauffe, purifie, mais aussi détruit tout. Héloïse elle-même, adolescente en révolte contre la société. Boule de neige, enfant bagnard de treize ans, livré en pâture à un "no future" instauré par une structure sociale inique et indécente. L'autrice alterne les chapitres entre sa "carrière" d'adolescente et le sort des enfants dont la société s'est débarrassée au XIXème siècle en se donnant bonne conscience, et le tout entre en résonance. Grâce à ses recherches aux Archives départementales de Draguignan, elle a réussi donner corps à ces pauvres gosses rejetés, à les faire revivre, à les faire exister pour nous au XXIème siècle, à leur rendre leur nom. Ce roman parle d'une réalité historique totalement révoltante pas si loin de nous, parce qu'en fait c'était quasiment hier... C'est un livre qui se dévore, qui nous parle d'une époque passée qui ne protégeait pas ses enfants, mais aussi, plus près de nous, de la génération grunge, ces ados mi Peter Pan, mi Gremlins qui ne voulaient pas grandir, pas ressembler à leurs parents avec leurs vies absurdes. L'écriture est vraiment belle, très rock, à l'image de l'autrice. J'ai adoré le rythme narratif d'Héloïse Guay de Bellissen, qui m'a rendue nostalgique de ma propre adolescence, et ça c'est vraiment un exploit car c'est une période de ma vie que je n'ai pas vraiment aimée... et l'analogie ainsi que les antagonismes faits avec ces enfants que la société avait jetés aux oubliettes. C'est un livre qui vous avale dès la première page mais ne vous recrache pas à la fin car je suis bien convaincue que tous ces adolescents vont m'habiter encore longtemps.
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  • lyanea 06/09/2021
    Avis : DUR De coups de poing en coups au cœur, le roman nous entraîne en alternances de vies, se mouvant entre les années 1860 dans un centre pénitentiaire sur l’île du Levant et les années 1990 dans un collège où l’autrice vit, avec le groupe de la Table, une adolescence révoltée. Un collège à La Seyne-sur-Mer et un groupe d’adolescents rétifs et conscients de ce que la société veut leur imposer, un cours qui intéresse l’un d’entre eux et qui leur dévoile ce que fut la vie des jeunes colons envoyés sur l’île du Levant pour y être enfermés et rééduqués : voilà la trame d’un roman qui ne peut laisser personne indifférent. L’autrice, au travers de nombreux points communs entre les personnages, nous embarque dans le monde agité des jeunes et pervers des adultes qui les ont en charge. Avec une humanité qui se dévoile parfois là où l’on ne l’attend pas. Sur 26 pages, nous avons une entrée en matière qui nous laisse percevoir que ce ne sont pas que des faits historiques ou que des histoires d’ados qui nous seront contés mais plutôt un regard sur des sociétés dissemblables au premier abord mais aux ressorts très partagés si... Avis : DUR De coups de poing en coups au cœur, le roman nous entraîne en alternances de vies, se mouvant entre les années 1860 dans un centre pénitentiaire sur l’île du Levant et les années 1990 dans un collège où l’autrice vit, avec le groupe de la Table, une adolescence révoltée. Un collège à La Seyne-sur-Mer et un groupe d’adolescents rétifs et conscients de ce que la société veut leur imposer, un cours qui intéresse l’un d’entre eux et qui leur dévoile ce que fut la vie des jeunes colons envoyés sur l’île du Levant pour y être enfermés et rééduqués : voilà la trame d’un roman qui ne peut laisser personne indifférent. L’autrice, au travers de nombreux points communs entre les personnages, nous embarque dans le monde agité des jeunes et pervers des adultes qui les ont en charge. Avec une humanité qui se dévoile parfois là où l’on ne l’attend pas. Sur 26 pages, nous avons une entrée en matière qui nous laisse percevoir que ce ne sont pas que des faits historiques ou que des histoires d’ados qui nous seront contés mais plutôt un regard sur des sociétés dissemblables au premier abord mais aux ressorts très partagés si l’on veut bien y regarder. Le dénominateur commun en est le combat larvé ou combatif entre certains adultes et certains adolescents. Les adultes sont toujours les mêmes, sûrs d’eux et de leur pouvoir pour éduquer, d’autres diront « dresser ». Pour les adolescents, on pourrait s’interroger sur ce que des élèves d’un collège du 20ème siècle peuvent partager avec des colons d’un centre pénitentiaire du 19ème siècle Mais la « révolte » hante tous les temps et tous les milieux. Le talent d’Héloise Guay de Bellissen consiste à nous amener à découvrir que toutes les violences se ressemblent même si certaines ne peuvent approcher le droit de dire et que les destructions de soi ont toujours eu les mêmes causes, portées en bannières de révoltes ou enfouies au plus profond des êtres. Je ne connaissais pas son écriture et je remercie Babelio et les Editions Seghers qui m’ont permis de la découvrir dans le cadre d’une masse critique privilégiée. Elégante, fouillée et addictive, elle m’invite à rechercher la lecture de ses ouvrages précédents. Ami lecteur aimant aller au fond des choses, je ne peux que conseiller Crions, c’est le jour du fracas.
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